Votre rapport aux enfants et à l'enfance

Coralhada

La peur est mon langage
2 Jan 2019
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#1
Bonsoir, je poste ce nouveau topic car c'est un sujet que je rêve d’échanger avec d'autres childfree :happy:

En gros j'aimerais savoir comment vous vous positionner par rapport aux enfants voir même à l'enfance tout court? Est ce que vous les apprécier, détester ou vous laisse indifférent? Arrivez-vous à interagir avec eux? Êtes vous nostalgique de votre enfance? Le monde de l'enfance vous attires ou non? Êtes vous sensible au concept de l'enfant intérieurs? Etc...

Bref je vais m'arrêter là car j'ai pas d'autres questions ou sujets en tête pour l'instant et ce serai trop long mais vous comprenez l'idée, c'est juste un topic très général pour échanger nos ressentit sur les enfants et l'enfance mais avec des points de vus de childfree ^^
 

Shooky

Croquang gourmang
2 Jan 2019
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#2
Pour ma part, je n'aime ni ne déteste les enfants (j'ai plus souvent un problème avec leurs parents :cretin:), tout va dépendre de leur personnalité et de leur comportement, comme avec les adultes. Je ne me force jamais à gagatiser même si ce sont les enfants d'ami.es ou de membres de ma famille. D'ailleurs je ne me place jamais dans un rapport d'autorité non plus :shifty:
Je trouve pas que mon enfance ait été merveilleuse, même s'il y a certaines choses qui me manquent (notamment le manque de responsabilités :yawn: ), pour rien au monde je ne redeviendrais enfant.
 

Eldiwis

Féministe végane mangeuse de misogynes
3 Jan 2019
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Paris
#3
Pour moi, ça dépend des âges dont on parle !
Les bébés, vraiment, je comprends pas. Je trouve ça vraiment moche (comme les bébés singes ou oiseaux) et SURTOUT... ça crie touuuut le temmmps. J'aurais pas la patience, juste. Je pense qu'en vérité, ça m'énerverait très très vite. Je déteste qu'on me force à les toucher ou quoi, ça me... erk. Vraiment, je comprends pas l'engouement qu'iellels suscitent.
Les enfants, c'est plus intéressant car on peut discuter, avoir une interaction avec elleux... Mais idem, je déteste devoir leur faire la bise ou quoi, je trouve abusé de les y forcer d'ailleurs... Mais sinon, les enfants ça va, souvent ielles sont attachant-e-s. Pareil pour les ados.
Après, j'ai jamais eu de cousin-e-s, y'a pas d'enfants dans ma famille, hormis la fille de mon amie, donc je suis pas du tout habituée à intéragir avec des enfants. J'ai tendance à être mal à l'aise quand même, je crois. :rolleyes:

En ce qui concerne mon rapport à l'enfance, j'ai adoré mon enfance jusqu'à mon entrée au collège. J'ai grandi dans la campagne (la vraie, celle où y'a 5 personnes dans ton village) et c'était top comme cadre. Je suis un peu nostalgique mais je ne redeviendrais pas enfant si je pouvais car maintenant je suis indépendante, et y'a rien de plus important pour moi au monde. :giggle:

Je ne suis pas sûre de savoir ce que tu entends par "concept d'enfant intérieur" ?
 
You Rock !: Coralhada
2 Jan 2019
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#4
Pour ma part, je ne supporte pas les enfants jusqu'à l'âge de dix/onze ans environ.
Je n'aime pas les bébés, leurs cris te transperçant les oreilles, les parents qui veulent te les refourguer dans les bras parce que tu es une femme et que tu dois aimer ça...
Quand je suis avec des personnes ayant un enfant, je ne m'occupe jamais du gamin parce qu'il n'a tout simplement aucun intérêt à mes yeux :red:...
 
You Rock !: Coralhada

Coralhada

La peur est mon langage
2 Jan 2019
41
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#5
@Shooky : "Je ne me force jamais à gagatiser même si ce sont les enfants d'ami.es" ben tu as bien raison ^^ d'ailleurs quand j'étais gosse la plupart des adultes m’énervais justement pour cette raison, j'avais clairement l'impression que les adultes nous prenais pour des êtres stupide

@Eldiwis : "Je ne suis pas sûre de savoir ce que tu entends par "concept d'enfant intérieur" ?" Grosso modo est ce que tu as l'impression d'être un.e grand.e enfant par exemple? ^^

@Stag : C'est marrant le seul point de divergence face aux enfants (et adolescents) c'est que je n'aime pas interagir avec eux, ils/elles me mettent mal à l'aise mais je ne les déteste pas vraiment, même si dans l’absolu je préfères carrément les éviter:yawn:
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J'avoue que c'est relou d'être obligé de jouer la sorcière de service qui n'aime pas les enfants et les bébés pour pas que les gens s'imaginent qu'on ai un instinct maternel (et puis je suis sur qu'au fond, y'a des parents qui déteste encore plus les enfants que nous)

@Meligood : Tu n'as pas à rougir de ne pas aimer les bébés et enfants ^^ d'ailleurs les enfants je galère vraiment avec eux et les bébés m'angoisses

Et ben y'avait beaucoup de monde, c'était très intéressant à vous lire mais aussi très dure à interagir avec plein de monde à la fois, du coup c'est pas tout le temps que je le ferais :sweatdrop:
Je suis désolé d'avance, je suis pas très doué en interaction social :ninja:
 
3 Jan 2019
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Dans la lune
#6
Oh c'est super intéressant comme question!

Moi les enfants j'ai l'impression d'être l'une des leurs, quand je suis face à un enfant, j'ai pas l'impression d'être face à quelqu'un de différent de moi, donc je leur parle normalement, je suis timide comme avec n'importe quel adulte, et ça me fait toujours bizarre quand un enfant a l'air de me considérer comme une Madame x) Je suis rarement super proche d'eux par contre parce que je sais pas trop quoi leur dire (mais ça marche avec tout le monde de ne pas savoir quoi dire pour moi)

Quand les gens autour de moi parlent enfant et racontent des anecdotes d'enfants (leurs enfants), je vais avoir tendance moi à raconter des anecdotes de ma propre enfance, et je sens souvent un décalage comme si j'étais restée du côté des enfants alors qu'autour ils ont franchi la barrière et que leur enfance s'efface au profit de celle de leur progéniture.
 

Eldiwis

Féministe végane mangeuse de misogynes
3 Jan 2019
69
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Paris
#7
@Coralhada Ah ! C'est ce que je pensais donc :) Alors je ne pense pas être une enfant au fond de moi, car je n'ai plus l'insouciance de l'enfance, mais par contre je m'émerveille de tout, et je prends plaisir à le faire ! De ce côté-ci, on peut dire que je suis un peu "enfantine" je crois ? ^^
 
You Rock !: Coralhada

Octave

finding beauty in the ordinary
3 Jan 2019
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Paris
#8
J'ai toujours été mal à l'aise avec les enfants (car pas de petits cousins ou enfants dans mon entourage), jusqu'au jour où j'ai eu une nièce. Ma nièce a deux ans et demi, est adorable, curieuse, aime danser, dessiner, feuilleter des livres... Bon, je suis aussi ravie de pouvoir la rendre à ses parents quand elle pleure ou est capricieuse.
Je ne veux pas d'enfant, mon copain non plus, mais l'idée de pouvoir être la tata et le tonton cools, on adore. Prenez des vacances, on garde vos enfants !
 
You Rock !: Melou

Kitchie

Well-known member
3 Jan 2019
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#9
Je ne suis pas non plus spécialement à l’aise avec les enfants, ils m’indiffèrent en général et je les ignore.
Je ne dirais pas que j’aime les enfants ni que je ne les aime pas, c’est comme avec les adultes, il y a des enfants qui me sont sympathiques et d’autres pas du tout. Je déteste en revanche avoir l’impression que les parents scrutent mon attitude avec leur enfant, comme si déjà n’ayant pas d’enfant il fallait que je leur prouve que j’adore les enfants, et en particulier les leurs pour me justifier de ne pas être un monstre froid. En général j’ignore encore plus leur progéniture ce qui n’arrange pas mon cas :sneaky:. Je ne supporte pas non plus les parents qui essaient de nous coller leur enfant dans les pattes, souvent sur le mode « tu t’en sors déjà bien à ne pas avoir d’enfant, tu peux bien t’occuper du mien 10 minutes ça ne te tuera pas ». De plus, j’ai beaucoup de mal à supporter la nouvelle éducation que certains parents donnent à leurs enfants dans laquelle les enfants sont omniprésents et au centre de tout car dans ce cas tous les adultes en pâtissent. Personnellement les soirées ou après-midi entre amis avec leurs enfants, j’ai beaucoup de mal à supporter, mais je n’ai souvent pas le choix sinon je ne vois plus mes amis. Quant à ma propre enfance, je n’en garde pas un souvenir particulièrement bon, ni particulièrement mauvais, j’ai peu de souvenirs et cette période n’est pas sacrée pour moi, mais je n’ai pas de problèmes avec ça non plus.
 

Biscotte Mulotte

Cherche encore un sens à tout ça.
3 Jan 2019
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#10
Pour ma part, je suis hyper nostalgique de mon enfance. J'ai beaucoup de mal à grandir et à être indépendante. J'ai encore bien trop besoin de ma maman à 31ans. Je m'ennuie très rapidement avec les ""adultes"" et préfèrent mille fois faire des jeux de société avec mes neveux et nièces. Après, si j'adore trainer avec les enfants de MA famille, j'ai beaucoup plus de mal avec les gamins des autres. Surtout quand ils sont mal élevés. C'est dur, mais j'ai aucune patience et je blâme aussi bien les gamins que les parents (quand je dis que je "blâme" en soit, je dis rien, je râle généralement dans mon coin mais disons que j'ai du mal à avoir de la compassion pour les gamins mal élevés même si je sais que c'est pas forcément leur faute...).

Après, j'aimerais avoir des enfants avec mon mec (je précise avec LUI parce que je ne veux pas des enfants pour avoir des enfants). Mais je sais qu'on n'en aura pas. Pour plein de raisons à commencer par le fait que je me refuse à avoir des gamins en étant toujours dépressive et sans situation stable. C'est UNE des raisons mais surement pas la seule. Et j'ai de plus en plus de mal avec les personnes qui font des gamins sans prendre le temps d'y penser sérieusement; ça me sort par les yeux. J'aurais tendance à être hyper extrême sur ce sujet là et à limite vouloir foutre un permis à passer pour procréer. Histoire de voir si les gens se rendent compte de tout ce que ça implique... parce que c'est clairement pas le cas de tous hein :rolleyes: :facepalm:
 
Dernière édition:

Blix

Member
4 Jan 2019
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#11
En ce qui me concerne, j'aime assez bien m'occuper des primaires parce qu'ils sont souvent assez partant pour découvrir des choses, genre faire des jeux de société, des gâteaux, de la pate à sel, que sais-je encore. Et ils sont curieux et ça, c'est trop bien :).

Mais par contre les ados ! Alors là, ça, vraiment, la plupart du temps et pour la grande majorité non. Et ils m'insupportaient déjà quand j'en étais une d'ailleurs. "C'est cool ou c'est pas cool ?" Tout tourne autour d'eux. Ils sont exigeants et passent leur temps à tester leur limite. Je veux dire c'est normal, c'est compréhensible mais je ne veux pas m'en occuper. Voilà. Et puis servir des repas tous les soirs pendant 18 ans... mon dieu. :yawn:
 
4 Jan 2019
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#12
J'aime bien les enfants, mais de préférence, d'un peu loin et pas trop longtemps, et s'ils pouvaient venir sans leurs parents chiants ce serait cool.

Plus sérieusement, j'ai longtemps été paralysée face aux enfants, je ne savais pas quoi leur dire, comment discuter avec eux... C'est récemment que ça va mieux, que je m'y prends plutôt bien avec eux je trouve, que je parviens à discuter. Mais je n'ai jamais eu à m'occuper d'enfants trop longtemps, sauf peut-être les petits du cousin de ma maman que je voyais parfois des après-midis entières et dont je m'occupais pas mal, mais ils étaient si bien élevés tous les trois c'était adorable et complètement fou. Du genre l'un des trois se met à parler, un 2e interrompt, la 3e vient remettre les pendules à l'heure : "Trucmuche, Bidule était en train de parler, tu l'as interrompu ; ne le fais plus, s'il te plaît", et Trucmuche de se tourner vers Bidule : "Oh, je te demande pardon Bidule, je ne m'en suis pas rendu compte. Continue !" et Bidule : "Merci Trucmuche, ce n'est pas grave ne t'en fais pas, j'apprécie tes excuses. Bref, blablabla". Mais mais... mais la plupart des adultes autour de moi sont pas aussi polis et respectueux c'est fou !!!

Par contre, les bébés me paralysent toujours un peu. Je ne sais pas ce que je suis censée en faire, j'ai trop peur qu'on me les file à bras, je ne sais pas ce que je suis censée dire aux parents (je peux pas mentir et dire "il est beau / il te ressemble" quand même, mais je ne peux pas non plus dire "oh merde c'est quoi cette tronche de patate fripée ? c'est normal ?"). Puis leurs cris aigus et puissants, j'ai l'impression que ça fait vriller quelque chose dans mon cerveau, je ne supporte pas ça.

Parfois je me pose des questions sur quelle maman je pourrais être si je décidais d'avoir des enfants, ce que j'aimerais leur transmettre, etc. Mais je trouve ça assez narcissique au final parce que c'est MOI et ce que MOI je pourrais leur donner de MOI, de MES valeurs, de MES croyances, de MON système de pensée, etc. C'est purement égoïste, mais c'est intéressant vis-à-vis de moi-même pour voir ce que je hiérarchise dans ma personnalité, ce que je mets le plus en avant, ce que je voudrais transmettre parce que je trouve que c'est le meilleur de moi-même, et à l'inverse ce qu'il faudrait que je change. Mais ça s'arrête vraiment là et je n'ai jamais envisagé vraiment d'en avoir ; souvent je contrebalance ça avec une image mentale d'un jour de semaine normal à jongler avec des gosses, je m'imagine devoir me lever la nuit, changer des couches, les mener/ramener de l'école, je m'imagine avec une nouvelle personne dans la maison qu'il faudrait me coltiner grand minimum 18 ans, je m'imagine avec un ado, et ça me fait vraiment, vraiment froid dans le dos. C'est tout ce que je ne me souhaite pas.

En contrepartie ça me fait toujours plaisir de voir des parents et des enfants visiblement heureux d'être ensemble, de partager des moments, tout ça. C'est juste que je sais au plus profond de moi-même que ce n'est absolument pas pour moi, et c'est pas grave, ma vie est très remplie et très heureuse sans.
 

Pandora

New member
7 Jan 2019
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#13
En ce qui me concerne je n'aime pas du tout les enfants. De tous âges. Disons au moins jusqu'à 16 ans, jusqu'à ce qu'il soit capable de mener des conversations intéressantes. Du coup j'apprécie pas non plus les adultes qui n'ont pas de conversation ! :langue:
Comble de l'ironie, je suis marraine d'un petit garçon de 8 ans. Ben ouais quand on me l'a demandé j'étais jeune et naïve et j'ai dit oui. Du coup maintenant j'assume et je me "force" à faire des trucs avec lui de temps en temps pour ne pas être une mauvaise marraine ! Mais clairement je préfère avoir mon aprem pour moi que de faire une activité avec lui, même si il est très sage et bien élevé. C'est juste pas mon délire.
Je ne suis pas un monstre je ne ferais jamais de mal à un gamin et si un gamin vient vers moi je ferais le minimum syndical pour le désinteresser en douceur de ma personne. Le plus souvent j'opte pour l'indifférence vis à vis des enfants car quoi qu'ils fassent cela ne m'intéressent pas. Un enfant qui pleure/fait du bruit/un caprice m'insupporte. Un enfant qui fait des trucs "drôles" ou "mignons" ça ne m'inspire aucun sentiment, ça me laisse de marbre.
Pour autant quand quelqu'un m'annonce qu'il va devenir parent, je suis heureuse pour cette personne parce que si les gens sont heureux, je suis heureuse pour eux ! :top:
pour moi un enfant est precieux car on lui a imposé sa venue au monde, on lui doit donc tout pour que la vie qu'on lui a imposé soit la plus heureuse et la plus facile possible. Et clairement je suis incapable de sacrifier ma liberté pour assurer une telle vie à un enfant.
 

Förkastning

Active member
4 Jan 2019
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#14
Comme pour les ados et les adultes, ça dépend des individus ! Compliqué de généraliser sur toustes les enfants alors qu'iels sont toustes différent•es.

En tous cas je ne gagatise pas face au groupe enfants ni ne le rejette. En fait, j'ai été instit quelques années, car c'est un public avec lequel j'aime beaucoup travailler.

J'ai trouvé chez mes élèves une variété de modes de pensée et de personnalités très intéressante, et surtout, chose qui m'a fait vraiment accrocher, énormément de curiosité face au monde qui les entoure, ainsi qu'une grande ouverture d'esprit.

Cela nous a valu des discussions super riches.
 
5 Jan 2019
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aucoindelatre.home.blog
#15
Je travaille avec des enfants tous les jours et j'aime mon travail, je trouve qu'on peut avoir des moments et des échanges très intéressants avec eux. Je trouve que dès qu'ils ont 7 ou 8 ans, je parviens vraiment à parler avec eux. Mais j'aime rentrer chez moi et ne pas avoir à encore m'occuper des devoirs, des crises, etc.

J'ai cependant plus de peine avec les bébés parce que je ne parviens pas à communiquer avec eux, j'ai aussi peur de les faire tomber. Mais visiblement les bébés m'aiment bien eux, je ne sais pas pourquoi.
 

Cherry Bomb

Active member
12 Jan 2019
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#16
C'est simple : en dessous de 18 ans, j'aime personne :yawn: Bon j'exagère, il y a toujours un ou deux gamins qui font exception à la règle et que je peux trouver vite-fait mignons, mais la plupart du temps j'ai vraiment beaucoup de mal avec les bébés et les enfants. Ils me mettent mal à l'aise et je ne sais jamais comment me comporter avec eux, j'ai l'impression qu'ils viennent d'une autre planète (même si je me suis un peu débridée depuis que j'ai des neveux, mais je suis quand même loin d'être proche d'eux). Leur univers ne m'intéresse pas et tous ces trucs d'enfants me passent complètement au-dessus. D'ailleurs je ne m'imagine absolument pas avoir/garder des enfants et faire des activités avec eux, ça m'ennuie rien que d'y penser.
Du coup en général je les évite au maximum. Je peux faire un effort pour ne pas être désagréable/froide s'il s'agit d'enfants de collègues, d'amis, de ma famille etc., mais la plupart du temps c'est uniquement par politesse et au pire, ils m'insupportent, au mieux, je finis par les tolérer... Mais c'est toujours mieux quand ils sont loin de moi.
D'ailleurs je ne suis pas du tout nostalgique de mon enfance, c'est une période dont je garde beaucoup de mauvais souvenirs, que j'ai mal vécu, et je suis bien contente aujourd'hui d'être adulte et d'être débarrassée de tout ça !
 

Ptite plume

Well-known member
2 Jan 2019
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#17
Comme quelqun l'a écrit plus haut, j'aime bien les enfants, pas leurs parents ^^ Je n'aime pas les gosses casses couilles, mais j'aime encore moins les parents casses couilles (Mais je n'ai pas encore d'enfant, ceci explique cela) J'ai gardé un été un petit garçon adorable, il était vraiment heureux avec moi, mais sa mère trouvait que je n'en faisais pas assez à son goût niveau bonniche. J'ai dis stop, mais j'en avais gros au cœur de le quitter.

J'essai de les traiter d'égal à égal plutôt que de les prendre pour des pauvres petites choses qui ont tout à apprendre. J'avoue ils me foutent un peu les jetons, ils n'ont pas de frein, ne sont pas hypocrites, te balancent ce qu'ils pensent cash, sous peu qu'ils ne soient pas formatés par le monde des adultes.

Un truc que je déteste, c'est quand un gamin te fixe et que tu te demande ce qui peut bien passer dans sa petite tête. C'est hyper anxiogène ^^

Je ne regrette pas du tout mon enfance. C'est une période pas si insouciante que ça en définitif, même pas du tout... quand tu vois toutes les questions qu'il peuvent se poser, les émotions qui les traversent et qu'ils ne savent pas toujours verbaliser, l'ascendance des adultes sur eux . J'admire juste les capacités de résilience et la faculté de rebondir/relativiser qu'ils ont.
 
You Rock !: Coralhada

schizophrenia

Well-known member
8 Jan 2019
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#19
Mon enfance
J'ai eu une enfance de rêve. Des parents aimants et fonctionnels. Une vie au grand air, des jeux, des activités : des cours de théatre et de l'escalade. J'avais des chats et un chien, j'allais voir les moutons, me promener et ramasser des champignons. La maison était propre, j'avais de beaux vêtements chauds, des plats faits maisons avec les légumes du potager. On m'achetait des livres et ma maman adorait me fabriquer tout un tas de jeux faits maisons (comme une grande et belle maison de poupée). J'ai jamais été gardée en collectivité, mes parents prenaient des décisions justes. J'avais, et j'ai toujours, l'impression qu'ils étaient infaillibles. Trop d'amour, trop de justesse. Une façon si intelligente de nous gérer, moi et mes névroses. Je ne les jamais vu être autre chose que des parents parfaits. Vous savez, il y a ces gens qui se rappellent de la foi où leur mère les a oublié à l'école. Ou que leur père avait trop bu. Moi non, mes parents osaient pas m'envoyer en colonie de vacances de peur que je ne m'y épanouisse pas. J'ai beau chercher, au moins une petite erreur, pour me déculpabiliser, je ne trouve pas. C'est à mourir de culpabilité, tellement moi je suis dysfonctionnelle avec un enfant. Mes parents sont né pour ça, c'est leur masterpiece, l'accomplissement de leur vie : ils furent infaillible. Une somme de détails : le frigo jamais vide, toujours de la salade les soirs de pizza, une trousse cousue à la main car je ne trouvais pas de modèle adapté à moi, une gestion intelligente de mes troubles. Je pense que sans ça, sans leur bienveillance, ma vie n'aurait pas été celle-ci. J'aurai été de ceux qui abandonnent en cours de route. J'ai vingt-cinq ans et ma mère redécore encore ma chambre, plie mon linge, me fait des cornichons maisons et repère sur instagram des choses qui pourraient me plaire. M'écoute parler de soucis intime sans jugement jusqu'à quatre heure du matin, et me glisse des pulls dans ma valise quand je rentre la voir. A mon âge, elle avait fait ses armes : animatrice de colonie, mère de substitution pour sa petite soeur. Déjà en parcours fiv, elle cousait des petites robes et préparait, pinceau à la main, la chambre de son futur enfant. Quand on a eu cette bébé, quand on a eu ces parents et qu'on à un cerveau tortueux comme le mien, être childfree est une évidence.

Les enfants
Au mieux, ils me créent de l'indifférence. A quatorze ans, on m'a proposé de changer un couche. Cela sonnait comme une faveur, "super tu vas pouvoir t"entraîner". J'avais du mal à comprendre le concept de bébé, petite masse gigotante devant laquelle tu dois t'extasier. Pour moi, un nouveau-né, c'est comme un tamagoshi quand tu as passé l'âge : une longue succession de tâches ingrates sans réelle récompense à la clé. Je suis de ces femmes qui lèvent les yeux au ciel quand un bébé entre dans un compartiment, je suis de ces femmes qui ne regardent pas les poussettes et pourtant il y en a. Je pousse des cris suraigus quand un chat entre dans mon champ de vision, des soupirs quand un enfant traverse mon périmètre d'action. Les mauvaises langues diront que je vois surtout un amas de bave et de morve.
Quand ils grandissent, ma patience est limitée. Je suis frustrée parce que j'ai l'impression de ne pas réussir à communiquer avec eux. Je joue au Uno, je me dit qu'ils comprennent rien. Je me dit que je gagnerais du temps si je pouvais faire autre chose. Je reste avec eux, pour donner le change, mais honnêtement je m'ennuie. Je finis par chercher une raison de m'enfuir. Quand je vois mes potes super content de s'en occuper - voire s'en occuper mieux que moi - leur proposer des jeux, leurs faire des démonstrations etc, je trouve ça mignon mais honnêtement, j'en aurait pas la patience. J'assume totalement être celle qui bois un verre de vin et discute de politique alors que les "femmes de la famille" sont dans le salon en train de parler retour de couche. On laisse cette impunité aux êtres de sexe masculin, on leur pardonne de se désinvestir totalement du domaine de l'enfance, de regarder ça du haut d'un perchoir, d'avoir mieux à faire. Je ne trouverait jamais ça épanouissant de monitorer chaque progrès, des premiers pas au premières lectures. J'entends la phrase "il faut leur parler comme aux adultes", mais je suis pas hyper sûre que mes neveux de six ans s'intérèssent au revenu universel, à ce que c'est être queer ou à la dernière choppe de ma pote M., tant de sujets qui m'interessent et desquels je peux parler à qui bon me semble (du facteur à ma grand-mère) SAUF à des enfants.
Les adolescent, je suis fan. J'adore enseigner et transmettre quand justement, ils sont en pleine phase d'affirmation et de construction politique. J'aime leur impertinence, l'intensité de leurs émotions et toute cette période. Je suis hyper triste de ne pas avoir d'ados dans mon entourage, mon ex avait un pote qui en avait un, je l'adorais totalement.
 

HellaSly

Slytherin
3 Jan 2019
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#20
Perso je ne sais pas si je suis CF ou non.
J'ai longtemps voulu être une jeune maman puis je suis tombée enceinte à 23 ans. Mon histoire a fait que j'ai avorté sans aucun regret.

Aujourd'hui j'ai presque 28 ans, je suis en couple depuis 3 ans avec quelqu'un qui ne se voit pas pour l'instant avec des enfants, comme moi. Parfois on en parle, si jamais on change d'avis ça sera un seul. Et on ne veut pas d'une éducation classique où les adultes s'oublient. On voudrait quelque chose d'epanouissant pour l'enfant et aussi pour nous. Si on decide d'en avoir un un jour. Pour l'instant on se concentre que le professionnel, nos loisirs, on a largement le temps et des familles qui nous encouragent à ne pas en avoir même.

Sinon tous les deux on ne supporte pas les enfants des autres. Je me suis toujours sentie crispée quand un gamin venait me demander un câlin ou autre. Je remarque quand même qu'avec le temps je suis moins intolérante. J'adore les ados par contre, c'est pour cela que je passe en ce moment le concours d'infirmière scolaire.

Après je m'imagine parfois, parce que j'ai envie de tester l'apprentissage, l'allaitement, une éducation non genree. Je me pose quand même mille questions sur le sujet. J'ai peur de mal faire, d'en faire un être névrosé. En plus j'ai une polyarthrite alors est qu'avec ma maladie je serais capable d'assumer ? Je trouve que les gens ne se posent pas assez ses questions avant d'en faire un. Pour moi c'est un choix qui te change complètement la vie et ça demande énormément de responsabilités. Est ce que j'ai envie de les prendre ? Je sais pas. Pas aujourd'hui en tout cas.

Concernant mon enfance, je sais pas non plus. J'ai eu des bons et des mauvais côté. Comme ma vie actuelle. Je ne regrette pas l'enfance car je n'ai jamais perdu mon imagination. Et j'aime ma vie aujourd'hui. Même si parfois je me sens encore ados car j'ai l'impression de pas assumer correctement toutes les responsabilités qu'on m'impose.
 
You Rock !: Cactus et WQT