Une Rockie

Une Rockie Anonyme
25 Nov 2018
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Mon boulot de rêve, c’est chercheure au CNRS. Pour faire court, je suis géologue (tiens c’est plus un truc de mec normalement ?) et je travaille sur les climats à l’époque de l’homme préhistorique. C’est passionnant et très stimulant. J’ai la chance de faire partie des gens qui sont contents de se lever le matin pour aller taffer !
Un boulot très varié où l’on ne s’ennuie jamais
Au quotidien, je n’ai pas vraiment de routine. Je passe environ 25 % de mon temps sur le terrain (au grand air !) : on recherche des sites, on « gratte » des coupes géologiques pour pouvoir les étudier, on prélève des échantillons pour pouvoir faire ensuite des analyses en labo, des datations…
Je passe ensuite 10 à 15 % de mon temps à faire des analyses : je prépare les échantillons et je les pèse avant de les passer dans des machines compliquées qui me donnent des données chiffrées. J’ai de la chance car j’ai des analyses qui sont assez rapides à faire. J’ai des collègues qui passent beaucoup plus de temps...
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grenouilleau

Well-known member
9 Jan 2019
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Pour ce qui est de l'égalité homme/femme dans la recherche, le témoignage est une exception : c'est loin d'être paritaire, si on en croit ce résumé (ou bien ce rapport (certes, 2014) : "En 2014, davantage d’enseignants-chercheurs hommes que femmes composent la population des universitaires: 62% contre 38%. Les femmes constituent 43%des MCF [maîtres de conférences] contre 24% des PR [professeurs]." Ça tourne apparemment plutôt à 1/3 de femmes, 2/3 d'hommes, plutôt qu'à 50/50.

Et franchement, c'est encore un domaine où les financements publics sont largement insuffisants, particulièrement en sciences humaines et sociales. Des années de politique pour couler la fac française. Des chercheurs, avec combien d'années d'études, payés quoi, à peine plus que 2000 euros ? C'est grave, et c'est vraiment peu relayé dans les médias, cette casse de la recherche à haut niveau. Voir ce rapport sur la question (encore 2014, si vous avez plus récent n'hésitez pas).
Et même problème pour les thèses, le témoignage le dit rapidement : pour faire une thèse en science, il faut obtenir un financement. Ça oriente la recherche, l'aspect "économiquement utile" prime. Au détriment de la recherche et de la liberté nécessaire dans ce domaine, justement.

Edit : reformulation
 

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
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@grenouilleau Je suis globalement d'accord avec toi, mais le rapport dont tu donnes le lien pour la question de la parité est à propos des chercheurs universitaires, donc hors organismes de recherches (CNRS, INRA, etc...) ce sont quand même des milieux assez différents.
Sur la nécessité de financement, j'ai toujours critiqué l'absence de cette nécessité dans les lettres, langues, arts et sciences humaines. On inscrit à tour de bras sans se demander comment les doctorants vont vivre, alimentant ainsi l'idée que la recherche dans ces disciplines n'a pas de valeur. Il faut trouver un juste milieu entre d'un côté une recherche 100 % bénévole et liberté totale sur ton sujet de recherche et de l'autre recherche 100 % financée en fonction des intérêts économiques.
 

ClaireL

Well-known member
15 Fev 2019
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Super d'entendre parler de géologie sur Rockie, et de métier scientifique en général ! Moi aussi j'ai fait des études de géologie, je suis ingénieur géologue depuis 11 ans et mon métier me passionne.
Pour ce qui est de la parité dans le domaine de la recherche, je ne sais pas, mais dans le domaine de la géologie en tous les cas il y a la parité presque parfaite: dans mon école d'ingénieur on était 50/50, et dans les entreprises plus ou moins aussi. Ce n'est plus du tout un métier d' "homme" !
 

Mira

N'est pas avatarement stable...
2 Jan 2019
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Yeah un témoignage de géologue, team études en géologie aussi :highfive:. Bon j'ai fait mes études par hasard ("tu es bonne à l'école tu fera de longue études" :lunette:), j'ai adoré étudier cette matière, être tout le temps sur le terrain, analyser les paysages, et comprendre comment s'en es arriver la. Ce domaine est tellement intéressant.
Bon après je n'en ferai rien de ce bac+3. Spoiler alerte: être bon a l'école ne veux pas dire qu'on est fait pour faire des études, j'ai pas été conseiller comme il fallait, et maintenant je me rends compte que j'aurai aimé faire de l'alternance.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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J’ai apprécié de lire ce témoignage entre la description du métier et son environnement.

Je tique un peu sur l’assertion “dans le privé je serais payée le double” surtout qu’on serait dans le top 5 des salaires français (d'après les chiffres INSEE 2014 je ne pense pas qu’il y ait eu d’évolutions majeures depuis).
http://www.observationsociete.fr/revenus/salaires/les-inegalites-de-salaires-en-france-2.html

Je sais que la personne qui témoigne est en région parisienne ce qui influence probablement ce propos dans la mesure où il existe des entreprises ou c’est peut être le cas mais j’ai l’impression que c’est pas du tout général comme situation.

Je gère parfois des offres commerciales incluant des chercheurs du privé et ils ne touchent clairement pas le double alors qu’ils sont plus expérimentés. Après je ne suis pas dans un grand groupe du CAC40 mais dans un bureau d’étude de taille moyenne de province.
Mais par contre c’est vrai qu’il n’y a pas cette période de précarité qui existe avant d’avoir une place pérenne dans le public.

Ou alors c’est sur des profils de mission différents : mon père était géologue pour un gros groupe de géophysique. Il gagnait effectivement plutôt bien sa vie, mais la contrepartie c’était les déplacement permanents à l’international avec l’impossibilité d’avoir une vie de famille (ce qui l’a poussé à arrêter d’ailleurs)

@grenouilleau Ça dépend du domaine de recherche, la proportion de femmes est plus élevée en biologie, chimie,géologie ... alors qu’en automatisme la exemple la proportion est bien moindre.
 

Silure_

Pas de statut.
2 Jan 2019
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Et même problème pour les thèses, le témoignage le dit rapidement : pour faire une thèse en science, il faut obtenir un financement
Je rejoins @CCCC là dessus, de mon point de vue, heureusement qu'il faut un financement parce que faire une thèse sur son chômage ou en devant bosser à côté c'est pas possible. Et c'est vraiment emmerdant, et complètement aberrant, que les doctorant-es en SHS, littérature, etc ne soient pas financé-es systématiquement. Pour ce qui est de l'orientation des recherches, c'est une question générale du financement de la recherche, ce n'est pas cantonné au seul cas des thèses.
 

Hypatie

Summer is coming
20 Mar 2019
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Je suis aussi du côté scientifique et je trouve ça sympa de parler de sciences ici pour casser un peu cette image de disparité ou de sexisme

Pour ma part je suis plutot orienté physique-chimie. La parité en sciences est très inégale : beaucoup de filles en biologie et très peu en physique/maths
Dans ma spécialité, en école d´ingé, on était un thiers de filles. Coté profs (aka enseignent-chercheur), sans compter précisement la parité était assez bien respectée
Les sciences ne sont clairement pas destinés qu´à la gente masculine. J´en parlais justement à ma coloc il y a quelques jours.
Selon moi la cause de cette disparité sont les filles qui n´osent pas se lancer. J´espère que ce type d´article fera évoluer la chose

En tout cas je n´ai jamais vu le milieu scientifique comme sexiste. Au contraire, je n´ai jamais eu ni vu une remarque sexiste (dans un sens ou dans l´autre)
Même au début de mes études (j´ai fait une licence physique en mécanique et nous n´étions que 4 filles sur 40) je ne me suis jamais sentie mise de coté ni différente. D´ailleurs je n´avais mème pas remarqué cette disparité jusqu´à ce que ma famille me pose la question et que je fasse le compte.

Je suis actuellement en stage dans une entreprise, la moyenne d´age des ingénieurs est assez élevée (personne n´a en dessous de 40ans) et parti les 10 cadres de mon open space il n´y a qu´une seule femme. Ceci n´est pas représentatif parce que les autres open space de la boite sous plus diversifié. Et je sais également que dans la plupart des entreprises on retrouve plus de femmes notamment sur les postes les plus élevés

Je découvre peu à peu le monde de l´entrrpise et la parité dépend vraiment des entreprises et de l´age des employés (eh oui ! il y a 30ans il y avait nettement moins de femmes en science)
 
  • You Rock !
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Particule

Propage le chaos
4 Jan 2019
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Le monde de la recherche, ce beau monde merveilleux, dénué de sexisme et de problème.

Non je vous jure, il n'y a aucun problème à être une femme. Déjà c'est sur vous êtes toujours prises au sérieux, et jamais infantilisées (et on vous écoute toujours quand vous parlez). Ensuite l'évolution homme-femme est la même, d'ailleurs dans mon équipe y'a une femme DR et un homme DR. CQFD, ça fait 50-50. :drama:


Ce post est financé par Le Cynisme.
 

Caillou

Navega, velero mìo!
3 Jan 2019
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Je suis chercheuse en géosciences et malheureusement je peux témoigner que le sexisme se porte à merveille...
On commence à atteindre le 50-50 au niveau du doctorat mais dans énormément d'institutions il y a toujours un plafond de verre pour les postes de prof ou à responsabilité.
Je connais un chercheur en géologie qui a commis plusieurs agressions sexuelles, a été viré de université A suite à un conseil de discipline pour aller tranquille continuer sa recherche à l'Université B...
J'ai vécu des moments sympathiques aussi. Comme une des rares fois où je n'ai pas mis mon habituel combo chaussures de rando -jean pour mettre une jupe, et que ce chercheur a trouvé drôle de me dire que j'étais prête pour le trottoir...
Ou encore quand ce grand ponte invité à parler du futur du domaine a cité en problème majeur la féminisation du métier, c'est à dire selon lui trop de femmes, pas assez costaud pour le terrain...
Sans parler des chercheurs pas méchants mais qui favorisent inconsciemment leurs poulains masculins en leur communiquant davantage les infos pertinentes, en les considérant comme automatiquement plus compétents, en les associant aux papiers par défaut ou en leur préparant des contrats sur mesure .. Quand c'est pas des chercheurs qui ne prennent volontairement pas de thésardes car "les filles ça pleure" (entendu). J'ai une copine qui a abandonné après un an de harcèlement à base de "si tu n'es pas en mesure de répondre à tes mails à 1h du mat tu n'es pas à la hauteur".

Oh et il faut ajouter le nombre de couples qui pètent parce que la mobilité+la pression. Et tu as intérêt à être prête à reporter tout désir de maternité (toutes celles que je connais en géosciences qui ont eu un enfant pendant leur thèse ou postdoc ont dû abandonner malgré elles, bon aussi car les conjoints sont moins prêts à suivre que les conjointes quand il faut bouger pour le postdoc suivant).

Les choses s'améliorent tout doucement, les universités et Centre de recherche doivent au moins tenter de mettre en place des politiques visant à l'égalité. Mais le monde académique reste beaucoup plus difficile d'accès pour les femmes et les non blancs , comme tout milieu caractérisé si longtemps par un entre soi masculin avec des dynamiques de pouvoir qui laissent la porte ouverte à tellement d'abus.

A part ça oui les géosciences et la recherche c'est super, pour de vrai, et c'est bien parce que c'est aussi passionnant que j'y reste malgré ce que je viens de décrire....
 
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Allitché

c'est plus l'année des trois petits cochons
1 Avr 2019
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Bon j'arrive en mode dois-je vraiment être celle qui casse l'ambiance? :ninja: (bien que le temps que j'écrive ce message, y a eu du cynisme et du sarcasme, ça ressemble plus à ce que je connais de la recherche :lol: )
Le fait qu'il y ait plus de femmes ne veut de loin pas dire que la parité est atteinte, et qu'il n'y a pas de violence sexiste (mais pas que). Je suis toujours contente d'apprendre qu'il y ait des gens qui n'aient pas dû à être confronté.e.s au sexisme directement, mais dans le même temps ce serait bien de ne pas sous-estimer le problème du harcèlement sexuel et autres clichés et stéréotypes qui rendent la vie pourrie à tout ce qui est pas cis-mec, blanc, binaire, hétéro, valide.... sans compter les problèmes de harcèlement tout court, dans un environnement super hiérarchique. Enfin il y a des nombres et des études qui informent sur le problème des ciseaux (globalement, les meufs sont plus diplômé.e.s mais plus on monte dans la hiérarchie, plus les nombres sont inversés, et c'est plus dramatique dans les branches des sciences sociales où les étudiantes sont plus nombreuses; en sciences naturelles c'est simple on commence de base avec des nombres très bas, et les branches des ciseaux ne se croisent jamais), tout cela est chiffré et documenté, c'est pas juste les témoignages (trop nombreux) que j'entends/recueille :nod:

Et oui en géologie aussi, qui est plus féminisé comme domaine que d'autres, y a des très gros problèmes de harcèlement. Je me réfère à ce blog que de jeunes géologues ont lancé récemment. Je suis dans un domaine cousin donc je sais que l'AGU et l'EGU (les organisations chapeaux aux US et en Europe) sont plutôt progressistes sur le sujet, probablement parce que de base c'est plus diversifié et donc une plus grande sensibilité, et essaient de parler des problèmes sociaux, ont notamment introduit des badges sur les pronoms des gens lors de leur conférence annuelle.
https://didthisreallyhappen.net/

Est-ce aussi un hasard que ce soit en astronomie qu'il y a ait deux couples qui ont été dénoncé pour abus de pouvoir et harcèlement? Je ne pense pas parce que c'est une communauté construite différemment des autres communautés en physique (y a pas de gloire à ce qu'on fait, ça attire d'autres personnes du coup, bien que le fond des gens est très similaire hein) et je pense aussi qu'il y a un seuil de personnes prêtes à dénoncer à atteindre avant de pouvoir avoir le support émotionnel, moral et financier de dénoncer leurs superviseur.e.s. En attendant, y a je-ne-sais-pas combien de personnes qui n'ont jamais porté plainte car dépendance hiérarchique aux supérieurs etc. pour la suite de la carrière, et qui même maintenant ne veulent pas car elles n'ont pas envie d'être shamées dans le cas où elles ont accepté des avances sexuelles (car oui, ça arrive).

Ah et j'oubliais les suicides... rien que dans mon ex-école polytechnique, y a un département qui a vu 3 suicides en un an, ça donne envie. Si on ajoute à ça la prof dénoncée pour bullying, un prof dénoncé pour harcèlement sexuel sur des étudiantes... bah en fait, c'est triste à dire mais c'est juste représentatif de ce qui se passe dans ces écoles super sélectives dans le sens que c'est juste la pointe de l'iceberg. Parce qu'en tant qu'étudiant.e.s on a toux vu des professeur.e.s détruire des étudiant.e.s juste parce qu'iels le pouvaient, et parfois juste en cours après une question "conne" d'un.e étudiant.e.

Pour revenir sur le sujet de casser l'image du sexisme, bien qu'il soit important d'encourager les étudiant.e.s à faire le métier de leurs rêves, je pense aussi que ce n'est pas contreproductif à parler du harcèlement lorsqu'ielles risquent de s'y confronter. Ielles ont le droit de savoir notamment que les conférences ne sont pas des lieux safes. Non pas qu'il y ait forcément plus d'actes d'agression mais parce qu'ielles ne seront pas protégées légalement. La mobilité (si vantée) fait que l'on voyage dans une conférence organisée par des gens locaux qui ne connaissent pas forcément le système légal local, tout en étant affilié.e à une institution d'un pays qui n'est pas forcément celui dont on a la citoyenneté. Le même flou juridique règne autour de la personne qui est aggresseur.e. Autant dire qu'au niveau légal, y a pas grand-monde qui prendra responsabilité. Est-ce que ça veut dire qu'on doit arrêter de voyager en confs? Non. Tout comme on ne va pas arrêter de sortir dans les rues. Mais cela signifie qu'on doit s'allier, se protéger, obliger les organisateur.e.s de conférence d'avoir des chartes de conduite, avoir une base LEGALE aussi à suivre en cas d'agressions et de dénonciations. Cela paraît du bon sens mais en fait, dans les faits, c'est pas tout la priorité des organisateur.e.s (et on sait pourquoi vu que ce sont d'autres jeunes précaires surbooké.e.s qui les organisent, mais si jamais vous vous trouvez dans un LOC, insistez sur ce côté-là, sécurité et bien-être des participant.e.s).
De même qu'il y a toujours eu des noms de DR à éviter qui circulent, je pense qu'en attendant d'avoir des politiques efficaces, il est important de s'entraider à travers des réseaux internes de soutien/support/syndicalistes, avec des gens engagés localement qui connaissent les outils politiques et juridiques. Et médiatiques (ne pas sous-estimer leur pouvoir vu le contrôle sur le communication qu'exercent les grandes institutions).
 
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grenouilleau

Well-known member
9 Jan 2019
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@CCCC et
Je rejoins @CCCC là dessus, de mon point de vue, heureusement qu'il faut un financement parce que faire une thèse sur son chômage ou en devant bosser à côté c'est pas possible.
Il me semble que si on est inscrit comme étudiant, on n'a pas accès au chômage.
Ensuite, je ne suis pas d'accord du tout avec vous. Pouvoir faire une thèse ne devrait pas dépendre de la bonne volonté de celleux qui ont les cordons de la bourse. Ce n'est pas à elleux de décider qui doit chercher et surtout dans quelle direction.
Idéalement, il faudrait un système de financement d'État. Mais défendre une recherche qui lèche les bottes d'intérêts privés, non.
 

grenouilleau

Well-known member
9 Jan 2019
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@Piew Comme tu l'as écris, c'est illégal. Donc tu t'exposes à des sanctions (remboursement du chômage je suppose) ?

Edit : @CCCC et @Chocovore Je trouve que le fait qu'il y ait des femmes dans certains domaines, et pas dans d'autres, ne change pas grand chose au résultat final : les femmes sont minoritaires dans cette branche, et visiblement elles occupent les postes les moins prestigieux.
Est-ce que vous nuanceriez aussi l'état de l'emploi actuellement avec ce même argument : non mais les femmes sont plus nombreuses dans les métiers infirmiers, de coiffure, donc la parité ça va ? C'est comme ça que je comprends cet argument.
 
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Propage le chaos
4 Jan 2019
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4 563
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Pouvoir faire une thèse ne devrait pas dépendre de la bonne volonté de celleux qui ont les cordons de la bourse. Ce n'est pas à elleux de décider qui doit chercher et surtout dans quelle direction.
Idéalement, il faudrait un système de financement d'État. Mais défendre une recherche qui lèche les bottes d'intérêts privés, non.
Les bourses de thèse "classiques" sont publiques et je crois qu'elles sont majoritaires. (je n'ai pas de chiffre ni source sous la main). En sciences "dures" il y a des commissions qui décident de à qui et pour quel sujet iront les financements. Et là aussi, bien que ce soit publique il faut savoir vendre ton truc. J'ai un amis qui fait de la théorie des nombres c'est très très abstrait, il a fallu qu'il case "ordinateur quantique" pour faire croire que wahou il allait changer le monde.

Edit : J'ajoute qu'en sciences "dures" tu es obligée d'avoir un financement de 3 ans pour faire ta thèse, ce qui n'est pas forcement le cas en SSH.
 

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