Un sujet où poser des questions sur la transidentité et les problématiques trans!

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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Je serais bien en peine de faire une analyse tranchée sur l'interpretation des chiffres. Un rapport comme celui de SOS Homophobie vise à documenter une seule partie de ce qui se joue aujourd'hui. Il est là pour faire état des violences, les dénoncer, rendre visible un dysfonctionnement. Tout ça n'est pas voué à rendre une analyse complète des rapports qu'entretient la société avec les questions de genre et de sexualité.
En 2013, quand le mariage pour tous a été annoncé, ça a été le théâtre d'un déferlement de haine en particulier sur internet et dans la rue avec LMPT. Je ne sais pas ce qu'il aurait fallu mieux faire pour que ce soit pas ou moins le cas, mon côté pessimiste à moi me dit que chaque progrès se paye de frictions mais au fond mieux vaut en parler et frictionner que de rester dans le déni. Et le déni, c'est une phase qu'on traverse chaque fois que quelque chose dans notre histoire collective nous fait honte

Quand on demande à ce que les drames qui nous concernent ne tombent pas dans l'oublie (c'est une constante de ce genre de combat politique, faire en sorte que les évènements ne soient pas niés, que la société ne puisse pas s'en laver les mains) c'est parce qu'on veut qu'on soit obligés de se regarder en face, d'en parler et de réfléchir à ce qu'on veut comme manière d'être ensemble dans ce pays.
C'est utopique de penser que ça peut se passer sans qu'il y ait de confrontation. Bien sûr c'est un combat, bien sûr c'est difficile, parfois dramatique. Oui, il faut répéter constamment. Faire circuler l'information. S'en prendre plein la gueule. Mais à côté on en parle. On a moins besoin d'expliquer de quoi on parle, y'a un côté sujet de société qui est traité avec plus ou moins de bienveillance par des documentaires grand public, des podcast? des emissions type Plus Belle La Vie. Des agressions transphobes ont été assez médiatisés (bien que dans l'agression de Julia place de la République, on peut supposer une motivation raciste mais bon, on va pas non plus se lancer sur l'analyse de la manière dont les informations sont mises en avant et leur traitement)
Concernant internet en particulier, j'ai envie de dire que c'est dans son ADN d'être ambigu dans sa façon d'influer sur la manière dont on vie ensemble. S'il y a des minorités visibles sur internet (parce qu'il y est courant d'y afficher plus ou moins clairement des appartenances communautaires, ce qui est un peu moins dans nos pratiques au quotidien) il est logique quelque part que des groupes d'appartenance politique plus haineuses (je sais même pas les qualifier en fait tant c'est un fourre tout idéologique l'extreme droite, en particulier sur internet) leur tombent dessus. Pour la même raison que c'est un média qui favorise les comportements de harcèlement peu importe le motif de base.

En attendant, si on tape juste "trans" dans google...
On tombe en tout premier sur la page wikipédia, qu'on pourrait critiquer mais qui n'a rien d'un contenu haineux. Puis sur wikitrans.
Puis sur des vidéos de témoignages.
Puis sur les articles thématique de 20minutes qui parlent en gros de personnalité trans, de sujets d'actualité qui ont été traités par exemple sur madmoizelle et rockie.
Puis sur Amnesty.

En une seule page de recherche, tu peux avoir les bases d'une information plutôt qualitative, j'ai presque envie de dire : excellent pour les bases, et bien assez ouvert pour aller plus loin quand on veut.
J'avais étrangement jamais fait le test, mais j'en suis ravi. C'est quand même formidable que le plus important soit accessible en deux clics, quelle est cette possibilité quand on est seul dans une petite ville, sans personne a qui parler et confronté au bon vouloir des médecins, des psys, des infirmier.es scolaires, des copains à qui on se confie etc ?
Internet ça a quoi, 20 ans. C'est extremement jeune en vrai. Les problematiques qui traversent ce média evoluent chaque jour. Y'a des aspects hyper positifs, d'autres flippant, et je ne vois pasqu'est-ce qu'il y a de si compliqué à faire la part des choses entre ces différents aspects.
Je trouve par ailleurs que tu as du mal avec le sens de la nuance. Personne ne cherche à censurer des rapports qui font etat des LGBTphobies... surtout pas nous, on y aurait pas le moindre intérêt.

On a hyper conscience de ça en fait, et on a pas attendu internet pour en avoir conscience. Depuis que j'ai cinq ou six ans, sans savoir en quoi ça me touchait exactement, sans comprendre pourquoi ça me revoltait au plus profond de moi, je prenais déjà personnellement tout ce que j'entendais sur les LGBT. Toutes les remarques, toutes les blagues, je savais au fond de moi que ça me concernait d'une manière ou d'une autre. Je ne connais personne de ma communauté qui n'ai grandi dans une totale insouciance et sans un fond de crainte que quelque chose se passe mal. Même avec la soi disant transidentité comme phénomène de mode générationnel, je vois mes adelphes aussi inquiets et prudents qu'iels sont fiers en fait. Même les tout jeunes. Je ne pense pas qu'on puisse oublier ce qu'on risque ou se lover dans un faux sentiment de sécurité. C'est complètement un homme de paille : on est au courant que des gens nous détestent et veulent notre mort.
Ce n'est pas par inconscience du danger qu'on va chercher du soutien sur internet, mais c'est parce que c'est là qu'il est le plus facile à trouver. C'est là qu'il existe indéniablement. Pouvoir se sentir un peu moins seul en quelques clics, c'est une avancée formidable, hyper rassurante (et je le répète on a vraiment besoin d'être rassurés plutot que d'être avertis. Le danger on connait. L''amour et l'acceptation c'est plus rare), qui je trouve nous a rapproché à la fois les uns des autres, et avec les personnes cis et hétéro aussi, en créant des ponts entre nous, des points de compréhension. En ouvrant le dialogue.
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
@Antioche Juste une précision pour la partie sur google: les résultats ne sont pas les mêmes suivant ce qu'il sait sur toi. Pour une même recherche, une autre personne ne va sans doute trouver que des sources transphobes.

Pour le reste, je vais pas débattre plus avant, ça va bien au-delà de mes connaissances, je vais donc m'en tenir à ce que tu dis.

Ce qui ne veut pas dire que j'ai retrouvé confiance en l'avenir.
 
Dernière édition:

AprilMayJune

Well-known member
2 Jan 2019
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@Mahou @c_koi_la_suite @Songi Songi Je n'avais pas répondu avant (et je ne vais pas te faire une grande réponse) principalement parce que je ne savais pas quoi dire en fait :sweatdrop: et vos questions touchent des sujets qui me concernent pas ou peu. Mais je ne voulais pas vous laisser totalement sans réponse alors j'ai demandé un peu autour de moi, et sans que ça soit complet ni rien, voici un peu les retours que j'ai eus.

-pour le "féminin / masculin / autre": mae cousin-e avait fait la remarque que déjà rien qu'avoir "autre" dans la liste c'est une avancée, parce que ce n'est pas forcément évident ou automatique. Beaucoup d'administrations, de questionnaires, ou même d'adresses, ne proposent que "masculin / féminin" en option. Et souvent il faut mettre une réponse, même quand on peut se demander de l'intérêt réel de l'information donnée. Après pour ellui l'idéal c'était de 1 d'abord vérifier si c'était vraiment nécessaire de poser la question, et 2 de faire une case où on peut écrire la réponse.

-pour comment interpeller une personne non-binaire sans passer par monsieur ou madame: il faut regarder du côté du vocabulaire créé par la communauté non-binaire. Je n'ai pas de réponse claire à donner et je ne suis pas sûre qu'il y en ait une: je crois que rien ne fait vraiment consensus, mais qu'il y a une grande quantité d'information et de propositions existantes.



@Merlu Pour moi, la violence et les discours rejetants ont existé avant, et existent en-dehors de l'internet. J'ai grandi dans un environnement catholique, avec tout le discours homophobe et transphobe qu'il véhicule et rationalise; et en-dehors de l'église il y avait le discours général de la société, qui traitait ça par la moquerie et le dégoût plus qu'autre chose. Pour moi, avant l'internet, les problématiques lgbt+ c'était un sujet teinté de ridicule et de condamnation morale, et je n'en avais qu'une vision caricaturale; et je n'avais accès qu'aux discours qui cherchaient à étouffer ce sujet, et rejeter ces personnes, discours tenus par des gens bien organisés, et disposant d'une image de respectabilité certaine. Ce qui existe sur internet n'est au final qu'une prolongation de tout ça, et ce n'est pour moi qu'une différence d'échelle ou de degré.

Par contre l'internet a ouvert des portes, m'a permis de rentrer en contact avec des gens, et avec des groupes, qui étaient directement concerné-es par ces problématiques et qui avaient un discours très différent du discours ambiant dans lequel je vivais. Ca a été un réel contrepoids, une réelle réponse aux discours dans lesquels j'ai grandi, et puis une fois que j'ai pu mieux comprendre et connaître le sujet, et que j'ai pu poser des mots sur qui je suis, ça m'a permis de ne pas être seule et isolée. L'internet a pour moi permis d'avoir quelque chose là où avant il n'y avait rien. Il y a une différence de nature.

C'est pour moi ce qui fait que vraiment l'internet a été quelque chose de globalement positif. Je pense que c'est quelque chose de vrai pour beaucoup d'autres personnes trans, et que c'est l'une des raisons qui font que les mouvements lgbt et leurs revendications ont pu évoluer aussi rapidement. Mais je reconnais que cette réponse n'est qu'un témoignage et n'a pas vraiment de sources ou d'études sociologiques ni rien; j'espère que tu la trouveras intéressante quand même.



J'ai cherché un peu des sources, sinon, mais tu demandes un sujet méga précis (l'évolution de l'opinion des jeunes français (de quelle tranche d'âge - spécifiquement les lycéens?) envers les personnes lgbt sur une personne donnée) et je ne suis même pas sûre que quelque chose comme ça existe. J'ai trouvé cela dans mes recherches: perception de l'homosexualité en France de 1975 à 2019 c'est intéressant à voir mais c'est pas vraiment facile d'avoir des infos sur la méthodologie et la valeur de l'enquête (edit : et un article de La Croix qui rapporte des choses similaires).
 

Mahou

Et Okiko!
26 Jan 2019
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Bourges
@AprilMayJune Merci pour tes réponses!:bouquet: je me doute que ce n'est pas évident d'y répondre car cela fait appel aux ressentis personnels. Il n'y aura pas de réponses qui fassent consensus mais ca me permet de me faire une idée car je n'ai personne autour de moi qui soit concerné•e (à ma connaissance).
 
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Sora Rikudo

Alias "désolé pour le pavé"
17 Jan 2019
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Tours
@Mahou
Arf, pour la question, j'avoue que je n'ai pas de réponse qui aille à tout le monde, comme la question fait beaucoup appel au ressenti personnel. Du coup, je ne sais pas si c'est la réponse que tu cherches, mais je vais parler de mon cas personnel :sweatdrop:
Je sais qu'à l'hôpital, comme l'a dit AprilMay June, c'est déjà beaucoup d'avoir ne serait-ce que la case "autre" que l'on puisse cocher, avec éventuellement un blanc pour que le patient puisse ajouter ce qui lui convient, comme ne pas le faire du tout. Pour ce qui est des chambres doubles, je sais qu'en temps que personne assignée fille à la naissance, j'aurais peut-être du mal à être dans la même chambre qu'un homme cis, même si j'utilise des pronoms masculins pour parler de moi-même (encore une fois, c'est pour moi, il y en a qui seront au contraire moins à l'aise avec des femmes cis). Donc je dirais qu'hélas, à part demander au patient au cas par cas ce qui lae met le plus à l'aise sans rentrer dans les détails, je ne vois pas comment systématiser le truc.
Pour les pronoms et formulations non-binaires, je dirais que c'est l'usage qui fait que l'on est plus à l'aise avec. Forcément, au début, ça "fait bizarre", mais au bout d'un moment, ça vient. C'est comme l'apprentissage de nouveaux mots au final.
Si tu veux, il y a le wikitrans (encore lui mais que voulez-vous, ce site est trop bien) qui a fait une page détaillée sur la façon de parler d'une personne non-binaire, sachant encore une fois que chaque personne a des usages différents, et que souvent, on préfère quand la personne en face de nous demande (avec respect évidemment, mais c'est plus simple généralement). Par exemple, perso, je n'utilise que des accords et pronoms masculins, et ça me va, mais je connais des personnes qui préfèrent des formulation neutres et des mots épicènes (qui ne se genrent pas, comme "camarade", "votre altesse", "cher collègue" par exemple).
Voilà, j'espère que ça aide !
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
@Armus @AprilMayJune Faut-il que je reformule ce que j'ai écrit dans le débat que je viens d'avoir avec vous ? Je n'ai pas envie que des membres de la commu se détourne des réseaux sociaux à cause de moi si comme vous le dites ça peut leur faire du bien, voire leur être vital.
 

Mahou

Et Okiko!
26 Jan 2019
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Bourges
@Sora Rikudo Merci beaucoup pour ta réponse! Ne t'inquiète pas, comme je disais à @AprilMayJune , chaque réponse vous sera propre et impossible à géneraliser mais c'est très bien comme ça! La diversité des réponses ne peut que m'enrichir!:top:
Je vais me pencher sur l'article de Wiki Trans (j'avais vu le nom plusieurs fois mais le "wiki" me bloquait, je faisais trop le lien avec "Wikipédia" que j'évite autant que possible :sweatdrop: du coup merci pour la découverte!)

P.S.: même si je ne me vois pas l'utiliser au boulot, j'adore l'idée d'utiliser "votre Altesse"!:taquin:
 

Acathe

Well-known member
4 Jan 2019
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@Mahou Peut-être qu'il serait possible de demander à chaque personne qui se genre "Autre", dans quel type de chambre iel souhaite être ?
Et pour appeler la personne, est-ce qu'on ne pourrait pas juste dire "Bonjour!" au lieu de nommer spécifiquement ? :shifty: (Vous avez une règle tacite de vérifier l'identité de la personne en l'appelant par son nom?)



@Merlu
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Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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@Acathe et @Merlu

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@Mahou
Je travaille dans le commerce et j'ai le même soucis que toi, c'est parfois difficile de se passer du monsieur/madame (quand on doit interpeller une personne sans lui courir après, qu'i' y a d'autres gens...)
Moi je gruge à coup à ''s' il vous plaaaait'', "la personne avec le cabas orange..."
Dans un contexte de soin je sais pas trop, peut être que dans certains cas on peut se contenter du prénom et de vouvoyer la personne ? Ou alors y' a trop de monde pour connaître les prenoms :hesite:

Perso je me présente comme homme trans même si c'est pas tout à fait exact, je trouve ça plus simple, mais tout le monde n'a pas envie de ça. Je suppose qu'il faudrait demander au cas par cas aux personnes qui cochent cette case ''autre'', elles ne doivent pas être si nombreuses que ça ^^
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
@Acathe Mais non, tu n'as pas fait ça pour rien. ça m'a été utile à moi comme ça le sera certainement aussi à d'autres. Je suis sincèrement désolé de t'avoir mise dans cet état. Tu peux dormir tranquille, ton message a été entendu.

@Armus Merci pour ton message, mais du coup, je me sens un peu perdu. Je m'apprêtais à conclure que ma question faisait partie de celles à ne pas poser jusqu'à ce que tu postes ton message.
 

Acathe

Well-known member
4 Jan 2019
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Pardon d'avoir parlé au nom de tout le monde alors que c'était mon ressenti personnel effectivement.
Je retourne dans ma grotte.
 

Mercredos

Well-known member
2 Jan 2019
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@Mahou je jette ça à la volée, mais pour la question des chambres, ça m'est arrivé d'être à ta place dans un autre contexte, mais j'aurais tendance à si c'est possible, dans le doute faire cohabiter la personne non-binaire et/ou en cours de transition avec une femme de la même tranche d'âge :hesite:
 
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Mahou

Et Okiko!
26 Jan 2019
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Bourges
@Acathe merci pour ta réponse! Et merci @Antioche et @Mercredos pour les compléments de réponses .
Pour l'instant, je n'ai jamais été face à une personne se définissant par "autre", mais je pense qu'effectivement il vaut mieux en parler avec elle•lui directement dès qu'on le sait.

Cette case est cochée à l'entrée, soit par les pompiers/le SAMU/ les urgences soit par le service d'admission pour des entrées programmées et les rares fois où j'ai eu à le faire moi-même, je m'appuie sur la carte d'identité, pour une raison de vérification d'identité.
Ça vaut ce que ça vaut mais le genre n'est pas forcément identique à celui assigné sur la carte... et je me vois mal proposer "homme", "femme" ou "autre" à tou•te•s mes patient•e•s si elles•ils ne m'en parlent pas en premier, surtout si l'enregistrement d'identité est déjà fait... Je suis de type discrète et timide donc j'aurais du mal à m'immicer à ce point dans la vie d'un•e patient•e, même si certain•e•s ne le ressentirai pas comme intrusif mais comme une forme de prise en compte totale de son identité.

Pour le "Mr"/"Mme", je rajoute toujours le nom de la personne (sauf si trou de mémoire :sweatdrop: ) déjà pour vérifier l'identité et puis je trouve que c'est plus respectueux, c'est une prise en charge plus personnalisée, surtout en chambre double. Mais comme tout, ça devient un réflexe qu'il faut apprendre à repérer et adapter si besoin!
Par contre, je ne me vois paaaas du tout utiliser le prénom, ça casse la distance nécessaire, c'est trop familier pour moi.
Mais clairement, à distance, le "s'il vous plaaaaaiiiit" + description vestimentaire est tellement efficace!:taquin:

@Mercredos je vois ce que tu veux dire mais je ne pense pas que ce soit réalisable de placer en fonction de l'âge (en plus du moment d'entrée, du niveau de santé, du niveau de remplissage du service, si je fais un changement de chambre pour l'âge mes collègues me tuent!:sweatdrop:).
Et malheureusement je ne pense pas que l'âge joue dans la tolérance ou non d'un•e voisin•e trans ou non-binaire. Ni que toutes les femmes réagissent respectueusement à la présence d'une personne trans MtoF ou FtoM ou non-binaire...:dunno:

Après, peut-être que je me tracasse trop pour quelque chose qui se passera très bien le jour où j'y serai confrontée mais entre les questions de pudeur (ah oui, petite précision, pas de rideau entre les deux lits en chambres doubles :facepalm: donc on compte beaucoup sur la discrétion des patient•e•s les un•e•s envers les autres...) et le fait que je ne voudrai pas mégenrer une personne en cours de transition et étant encore assigné à l'autre genre ni "choquer" le•a voisin•e si je dit Mr à l'un et Mme à l'autre.:hesite:
Et je pense que ça ne ferait de mal à personne que l'hôpital fasse une formation/rencontre/discussion à ce sujet car les mentalités ont encore besoin d'évoluer (quand j'entends les réflexions homophobes faites en off par certain•e•s collègues, je me dit qu'on en est loin!:eek:)
 

Glov'

procrastineuse professionnelle
4 Jan 2019
87
342
53
@Mahou
Une idée me vient : est-ce que ça ne pourrait pas être une question incluse dans la vérification de l'identité ?
"- Bonjour, pouvez-vous me donner votre nom, prénom, date de naissance, genre masculin, féminin, autre ?"
Au pire les cis non sensibilisées vont buguer un peu, mais pour les "autres" ça serait plutôt un soulagement d'entendre cette question ?
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Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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@Glov'
Je connais surtout mon propre corps de métier, évidemment, mais la plupart des mails pro qu'on reçoit sur la boite de l'entreprise, à moins qu'ils ne soient adressés à l'un ou l'une d'entre nous, sont inclusifs.
Si tu as peur de la manière dont peuvent êtres perçues des mots comme ''iel'', ''celleux'' etc tu peux toujours te dire que ce ne sont que des abréviations du masculin + féminin et écrire en toutes lettres ''celles et ceux'' par exemple. On utilise déjà couramment pas mal d'inclusif, c'est une petite gymnastique d'utiliser des formules épicènes quand on a pas l'habitude mais en fait c'est pas si dur de faire de l'inclusif caché on va dire :)
 

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