Un sujet où poser des questions sur la transidentité et les problématiques trans!

Bronjohn

Well-known member
18 Mar 2019
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Bonjour à tou.te.s !

Je ne sais vraiment pas si je suis sur le bon sujet pour parler de ça, bien sûr n'hésitez pas à me le signaler si vous voulez que je déplace, reformule, supprime... Je m'excuse par avance de ma gaucherie, je ne sais pas comment formuler tout ça sans être pleine de maladresses, aussi parce que c'est la première fois que j'aborde le sujet.
Je vais tout mettre sous spoiler parce que c'est une question sensible qui a trait à l'identité de quelqu'un qui n'est pas moi. Merci de ne vraiment pas citer !

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In_Wonderland

ça se mange ?
8 Jan 2019
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Bonjour @Bronjohn
je ne suis pas concernée et j'espère ne pas être maladroite ou confisquer la parole, mais j'ai entendu l'autre jour à la radio le témoignage de Béatrice Denaes qui est une femme trans et qui a fait sa transition tard (elle était "grand père"). Je ne sais pas du tout ce que vaut le livre, mais j'avais trouvé son témoignage émouvant, si jamais ça peut aider à ouvrir le dialogue, le livre s'appelle "Ce corps n'était pas le Mien".
 
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Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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@Bronjohn
Personnellement, je trouve que demander directement les pronoms par exemple est assez cavalier. Ca peut se faire si on est dans une approche systématique (si c'est comme ça que l'on fait chaque fois que l'on rencontre quelqu'un, et justement sans à priori sur son identité de genre). Pour quelqu'un qui est peut-être pas très familier de ces pratiques ça peut être juste complètement incompréhensible.
Je pense que tout dépend de la relation que tu as avec ton parent. Tu peux lui dire ce que tu nous as dit, que tu as remarqué ça ça et ça et ouvrir une porte, par exemple en disant "Si tu as quelque chose à me dire je suis à l'écoute" ou "si tu préfères que je m'adresse à toi de cette façon c'est possible".
Eventuellement tu peux tendre une autre perche, par exemple si iel laisse encore entendre qu'iel aurait aimé naitre femme, tu peux lui demander qu'est-ce qui l'en empêche aujourd'hui, et ouvrir la discussion sur la transidentité. Sans lea mettre dos au mur, peut-être juste en lui demandant s'iel a déjà entendu parlé de transidentité, s'iel est au courant que des personnes font des transition tard dans leur vie.

Tout ça pourrait permettre de simplement laisser la porte ouverte, lui faire comprendre que s'iel a besoin de parler de quelque chose tu es là et tu lea soutiendras. Et je pense que c'est suffisamment peu intrusif pour ne pas lui faire peur.
 

Mahou

Et Okiko!
26 Jan 2019
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Bourges
Bonjour! Tout d'abord merci pour l'ouverture de ce topic!
En temps que femme cis-hétéro, je découvre de plus en plus la thématique. Désolée par avance en cas de maladresse, faite-le moi savoir, j'en apprendrai d'avantage :clin:

Je ne suis pas encore à l'aise avec l'usage de pronom neutre et la non-binarité, surtout dans mon milieu professionnel. Je suis infirmière, j'essaye d'être la plus tolérante possible dans toute situation mais j'ai tellement peur de faire une bourde et je n'ai pas de réponse hiérachique à certaines de mes questions (et tant qu'à faire, je préfère avoir des réponses de personnes concernées ! ).
L'hôpital, comme beaucoup de service public, est toujours très cis-normé avec la particularité d'être axé bien souvent sur le corps lors du soin. On a (enfin!) depuis qques années remplacé le fameux " nom de jeune fille" par " nom de naissance" pour tout le monde.
Par contre, on a toujours le choix qu'entre "féminin", "masculin" et "autre" que je trouve hyper violent. Qu'en pensez-vous?
Autre question, plus d'organisation : les chambres doubles sont "homme" ou "femme" et très peu de chambres seules sauf décision médicale (contagion, fin de vie...). Comment puis-je accueillir une personne non binaire ou en cours de transition (et qui ne serait pas encore à l'aise) sans non plus mettre mal à l'aise l'autre patient•e? Je ne me vois pas demander à chaque fois à la personne concernée car je trouve cela trèèès personnel, intime! Et le•la voisin•e de chambre n'a pas à connaitre la situation de l'autre patient•e! Qu'en pensez-vous?
Ah et dernière question (pour l'instant:taquin:), comment interpeller une personne non-binaire? Je trouve limite de ne laisser le choix qu'entre Monsieur ou Madame, et un peu lourd de le demander d'entrée de jeu...

Merci d'avance pour vos réponses!
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
Je viens de lire l'article de Mad sur le suicide récent d'une personne trans. Un point de l'article me laisse perplexe: « Il y a eu une prise de conscience foudroyante des jeunes ces dernières années, et ça c’est grâce aux réseaux sociaux. Twitter et Youtube ont été un terrain d’auto-formation des jeunes sur les questions LGBTQIA+ et le fossé s’est creusé avec l’Éducation nationale. »

Ça me paraît fort incompatible avec ce que je connais du fonctionnement des réseaux sociaux: haine et harcèlement impunis, gourous toxiques avec une audience aussi jeune que gargantuesque, (auto)censure, bulle cognitive, extrême-droite omniprésente et décomplexée, bref pas les conditions idéales pour une quelconque déconstruction. Surtout que la lgbt+phobie à l'école semble se porter mieux que jamais.

Alors est-ce juste moi qui suis dans un syndrome du grand méchant monde ou bien y a-t-il une réelle amélioration à ce point de vue.

Je tiens à préciser que je ne vais pas chercher à tout prix à avoir le dernier mot comme j'ai pu le faire par le passé et que je suis totalement ouvert à la contradiction.
 

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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@Merlu Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, pour moi il y a quelque chose de très problématique à rependre ce point de vue autant que tu le peux parce que les groupes minoritaires (queer, lesbienne, gay, trans, inter...) ont absolument BESOIN de se retrouver et d'échanger. On a besoin de conseils de nos pairs, on a besoin de leurs retours d'expérience, on a besoin de partager nos joies et nos peines, et ça en vrai sans internet et les réseaux sociaux c'est extrêmement compliqué. Parce que dans ''minoritaire'' il faut entendre ''on est pas si nombreuxses que ca''. Faire peur aux jeunes (et moins jeunes) LGBTI en rependant l'idée qu'iels ne trouveront que violence sur internet c'est dangereux, ça risque de les couper de soutiens précieux.

Je pense aussi que ton regard est biaisé parce que moi, les réseaux qui m'ont aidé dans ma formation militante, dans ma vie perso et dans ma transition, c'était principalement des forums et principalement madmoizelle. J'y ai certes vu parfois de la haine et de harcèlement impuni, par mal d'êxtreme droite c'est vrai, et je m'y suis fait du mal parce que toute interaction sociale est risqué, mais ce qui en ressort c'est que je suis plus heureux, mieux armé, et avec la conviction de trouver des soutiens malgré tout (et du coup j'ai plusse confiance dans ma vie irl)

Alors je veux bien que Twitter ou d'autres réseaux soient assez violents, mais comme tous les réseaux y'a des moyens de filtrer. Sur mon Twitter à moi y'a beaucoup d'artistes et beaucoup de militants de toutes sorte et ce qui est intéressant c'est que je vois LEURS réponses à des shitstorm mais jamais les messages qui en sont à l'origine. Les propos violents, LGBTIphobe etsa n'arrivent tout simplement pas jusqu'à moi et c'est tant mieux. Du coup même si c'est fatigant des fois c'est un réseau qui m'apporte plutôt du positif et de la confiance en moi, et surtout qui m'aide à sentir moins seul au quotidien et d'une certaine manière à emmener ma communauté partout avec moi. Et ma communauté majoritairement elle parle de ses animaux, elle donne des astuces, elle fait des memes et des blagues queer, des photos badass et je ne sais quoi de cool de la vie quotidienne. C'est très précieux pour moi. Il n'y a pas que de la toxicité sur internet, et on peut s'en protéger si on veut.

Par ailleurs vraiment je pense que tu zappes le boulot immense de militant.es sur toutes ces plateformes qui n'ont eu de cesse de vulgariser, d'apporter de l'information pour tout le monde et de rendre le sujet de la transidentité plus audible et moins exotique. L'exemple qui me vient c'est sans doute Hparadoxae qui a pas mal d'audience sur le YouTube français, pour moi ça a été Contrapoints qui m'a aidé à me défaire de beaucoup de préjugés. Je connais beaucoup moins les réseaux plus récents mais je ne doute pas qu' on y trouve ce genre de figure d'identification qui sont très positives et qui s'adressent tout autant aux personnes cis.

Je suis obligé de le constater dans ma vie en fait, les seuls personnes qui se doutent que je suis trans, qui me demandent comment je veux être genré et tout.. Ben soit iels sont LGBTI eux même soit iels ont moins de 25 ans. C'est ces personnes qui opposent le moins de résistance et qui vraiment s'en foutent parce qu'iels ont intégré des règles apprises sur internet (respecter les pronoms et les prénoms des personnes trans c'est important, on ne pose pas telle telle telle question c'est très indiscret etc) ce qui est plus rare avec les personnes qui traînent moins sur les réseaux. Même quand ces personnes sont bien intentionnées.

Je pense aussi que même si les jeunes sont jeunes (!) iels connaissent aussi mieux internet et ses codes que leurs aînés. Iels savent souvent mieux trier l'information, mieux s'orienter aussi.
Moi je vois effectivement une nette amélioration et ça ne me choque pas du tout qu'internet ait été un acteur important dans tout ça.

Regarde, y'a énormément de misogynie, de haine sexiste sur internet. Mais y'a aussi énormément de féministes, et internet à participé à la formation féministe de beaucoup d'entre nous, non ?



Je dis pas que les ados sont totalement exempt de transphobie ou d'homo phobie aujourd'hui. J'en ai vécu au lycée et c'était y'a moins de 10 ans, et je ne doute pas que des élèves en subissent encore de la part d'autres élèves. Mais on ne peut pas nier qu'il y a une évolution. Les témoignages d'intégrations reussies d'élèves trans auprès des autres jeunes sont assez courantes, j'ai quand même l'impression que quand le vécu est négatif il vient effectivement bien plus de l'archaisme de l'institution scolaire qui met des bâtons dans les roues pour des choses très simples. C'est en fait pas vraiment la même chose d'être harcelé par des gens de son âge (même si c'est très grave et à prendre au sérieux) et par une institution qui a autorité sur toi.
 
Dernière édition:

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
Mais est-ce que c'est pour autant judicieux des passer sous silence cette même toxicité, quitte à donner une fausse impression de sécurité ? Je ne pense pas, d'autant que les gros RS ont été précisément conçus pour encourager les dramas, le but étant de nous faire réagir un maximum pour rendre nos profils économiquement rentables, tant pis si ça implique une impunité généralisée ou une détérioration de la société.

Et pour ce qui est de l'audience, celle de hparadoxae est insignifiante au regard du tout venant de youtube, et surtout très loin en-dessous de celle du Raptor, de Valek ou d'Alain Soral.

Je me demande vraiment si il y a des enquêtes menées dans ce sens, parce que là, on est en train de débattre sur des impressions personnelles et ça risque de tourner en rond.
 

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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Pas le courage de répondre plus ce matin, mais je tiens à signaler quand même qu'aucune personne LGBTI ne se conforte dans un faux sentiment de sécurité. Comme si c'était possible.

Je maintiens, on a tellement, tellement plus besoin d'être rassurés que d'être avertis.

Quelque part je me dis, et même si c'était pas vrai, même si les jeunes n'étaient pas réellement plus ouvert et qu'internet avait majoritairement droitisé les gens (y'a bien un phénomène ancien de propagande d'extrême droite sur internet on est d'accord) ça vaut quand même le coup de faire confiance. Si des jeunes croient qu'iels ont le droit d'affirmer leur transidentité à l'école, s'iels croient que leurs camarades peuvent les accepter, si collectivement on pense que la jeunesse est majoritairement progressiste et si les jeunes croient à cette identité (''je suis jeune, je suis progressiste'') on a que plus de chances que ça devienne vrai.
Ça fait un peu prophétie autorealisatrice mais bon j'assume, un combat politique mené avec la conviction que rien ne changera jamais en mieux c'est un combat tué dans l'œuf.

Par ailleurs, les discours peuvent être nuancés. On peut dire qu'il y a des environnements violents sur internet et qu'il faut faire la part des choses, mais qu'on peut également y trouver du soutien si on sait où chercher.
Ce soutien est précieux et en priver les personnes de groupes minoritaires vraiment c'est l'une des pires choses qu'on pourrait ME faire en tout cas, et c'est pourquoi j'y suis aussi sensible.
 

AprilMayJune

Well-known member
2 Jan 2019
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@Merlu je partage les réflexions d’ @Antioche . Les réseaux sociaux (et l’internet de manière plus générale), pour tous les défauts qu’ils ont, ont amené la possibilité de créer une communauté, la possibilité de mettre en contact et réunir des gens qui étaient dispersés et isolés.

Il ne faut pas oublier que l’une des caractéristiques du fait d’être LGBT+ c’est que tu es souvent isolé. Tu es incompris voire rejeté par ta famille (où personne / presque personne d’autre que toi n’est LGBT+), tu ne connais pas forcément d’autres personnes comme toi. L’internet a vraiment changé la donne pour ça, c’est plus facile pour les individus de trouver des groupes, des gens à qui poser des questions, et pour les groupes d’être plus visibles, plus faciles à trouver. L’internet a beaucoup oeuvré à supprimer les barrières à l’accès à l’information.

Et tout ça, ce n’est pas incompatible avec ce que tu mentionnes (les effets de bulle, la haine et l’extrême-droite, etc). Les deux peuvent évoluer en parallèle.

Je dirais même au contraire qu’on voit que les connaissances des thèmes et problématiques LGBT se sont démocratisées: c’est quelque chose qu’on connaît ou qu’on peut approcher facilement quand on est à gauche, et dont toute la société parle plus ou moins. Ce forum est un bon exemple: on se parle! :D Et ce sujet, comme celui dans le blabla général, comme d’autres, sont visibles. L’article de Mad que tu mentionnes a parlé à tout le public de Mad, pas juste la communauté trans. Je perds mon temps sur reddit, et sans vraiment chercher les sujets LGBT je vois qu’on en parle, et que c’est quelque chose de mentionné un peu partout. Y compris dans les petits groupes de droite qui s’y trouvent, et qui réagissent aux infos. J’observe la même chose sur les quelques groupes politiques sur facebook que je suis. Et j’ai le souvenir qu’on a beaucoup parlé des « SJW » de tumblr, en mal comme en bien.

D’ailleurs le fait est que maintenant c’est un sujet qui passe aux infos. Et c’est un sujet débattu politiquement, et c’est un sujet où il y a des avancées générales. Je prends ça comme exemple, il y a vingt ans, pas un pays ne permettait à un couple homosexuel de se marier - aujourd’hui, c’est possible dans la majorité des pays d’europe occidentale, d’amérique du nord et du sud, et dans une poignée d’autres pays (les gros pays d’Océanie, Taiwan, l’Afrique du Sud, et d'autres je les connais pas tous). Je vois des avancées similaires pour les droits trans ainsi que pour l’accès aux soins et aux changements administratifs, pour les droits à la famille, pour pas mal de choses. Ca ne veut pas dire que tout est bien maintenant, mais il y a un mieux, et il y a un effet de « on en parle » avec le mal comme le bien.

Vraiment, mon opinion là-dessus est que oui, y’a eu une amélioration de l’accès aux informations foudroyante, et cela grâce à l’internet et aux réseaux sociaux, que cet accès n’est pas juste limité aux personnes lgbt+ mais plus largement à toute une population qui maîtrise et connait les codes de l’internet (et on voit les différences entre générations sur ce point-là). Je ne partage pas du tout ta vision du monde globalement pessimiste, et je pense vraiment qu’elle est à nuancer, ne serait-ce que sur ce point-là.
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
@AprilMayJune Ton opinion est intéressante, mais elle n'aborde pas mon interrogation principale: les jeunes sont ils réellement majoritairement déconstruits ? C'est clairement ce qui est dit dans l'article, et qui me semblait improbable au vu de la conception des réseaux sociaux, de la moyenne d'âge de la fachosphère (en tout cas, dans des groupes bien définis tels que le fandom de personnes/groupements toxiques) ainsi que l'audimat de cette dernière. Existe-t-il des enquêtes à ce propos ?
 
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Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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@Merlu Il me semble que l'article dit plutôt qu'il y a un décalage entre la manière dont les jeunes perçoivent le sujet, et celle des équipes éducatives.

Et par expérience et retour d'expérience jeunes LGBTI de mon âge ou plus jeune, oui c'est souvent le cas. De la même manière les coming out familiaux ou professionnels sont mieux accueillis par les plus jeunes (pas que les enfants, les ados et jeunes adultes aussi) qui sont souvent beaucoup plus familiers avec la transidentité, connaissent souvent les bases du comportement à avoir ET l'ont appris sur internet ou auprès d'autres jeunes qui s'affirment de plus en plus tôt.

Alors effectivement je n'ai aucun chiffres, mais je crois quand même que le ressenti de la communauté va plutôt vers le mieux et que ce n'est pas un élément négligeable
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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@Antioche Si tu me dis que ça semble être un ressenti généralisé dans la commu, je veux bien te croire, et effectivement ça crédibilise l'hypothèse d'un syndrome du grand méchant monde de ma part.

Néanmoins, ça n'empêche pas qu'il serait malgré tout intéressant d'avoir des données chiffrées.
 

Dragonya

Well-known member
3 Jan 2019
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@Merlu je pense qu'il est très délicat de faire une généralisation sur "les jeunes". Car certes internet à un impact mais dépendant énormément du milieu de ces fameux jeunes. Par exemple dans mon collège non clairement les "jeunes" dans leur majorités ne sont pas deconstruit et j'ai entendu de réel horreurs de leurs part (y compris de la part de 4e et de lycéens). Est ce pour autant qu'ils représentent "les jeunes"? Je ne pense pas. De même que lorsque je lis des articles sur des chanteurs actuels je peux lire des choses du genre "ça marche bien chez les jeunes qui le comprennent, mais les adultes ne comprennent pas le langage des jeunes d'aujourd'hui" ben... Non en fait (non aucun de mes élèves n'utilisent des expressions sortent des chansons à la mode et la plupart du temps de leur propre aveux ils ne comprennent même pas les dites paroles). Peut être vivent ils trop loin des grandes villes ? Dans un milieu trop fermé ? En tout cas tout ça pour dire qu'il me semble délicat de faire des généralités sur "les jeunes" tant il y a de vécu et de réalité différentes. Peut être faudrait il commencé par définir de quel type de jeune on parle (âge, localisation, connexion, mode de vie, voir même milieu social d'origine).
 

c_koi_la_suite

Aller on avance / elle
5 Août 2019
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@Nadja : merci pour la reco du docu Netflix. Je viens de le dévorer et il est super bien fait. Il me fait penser à Dykes, Camera, Action! dans le genre alternance entre des morceaux de film et un fil conducteur avec des interview et témoignages, qui était un docu sur la représentation lesbienne dans le cinéma.

Et franchement, le docu Disclosure sur Netflix m'a débloqué un truc. Je n'arrivais pas à me projeter dans l'écriture d'un personnage trans dans mes perso principaux dans un scénario que j'écris (étant cis), et là je pense que c'est bon, je vais oser. :sweatdrop: Ca ne m'empêchera pas de vouloir collaborer avec des personnes concernées pour m'assurer que je n'écris pas de grosses bêtises, mais en tout cas, ça me paraît maintenant accessible.
 
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Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
@Armus Non, pas du tout, sinon je me serai contenté des témoignages ayant suivi ma réponse. Je suis sans doute biaisé mais peut-être pas beaucoup plus que vous.

Je ne cherche pas à nier vos ressentis, je veux bien vous croire sur parole quand vous me dites que ça vous a fait du bien. C'est juste qu'il ne faut pas se voiler la face. Les associations contre le harcèlement et pour la défense des lgbt+ sont tristement unanimes sur le fait qu'internet est un des endroits les plus hostiles aux minorités. Est-ce qu'il faudrait censurer les rapports qui disent ça sous prétexte que ça découragerait les personnes concernées d'y trouver du soutien ?
 

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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Tu as des liens ? J'aimerai bien savoir ce que disent exactement les rapports dont tu parles.