Tout ce que mes grands-mères m’ont transmis

Clémence

Rédactrice en chef
Équipe Rockie
21 Nov 2018
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#1
Dimanche 3 mars, c’est la fête des grands-mères. Alors, OK, c’est une énième fête commerciale (qui zappe en plus complètement les grands-pères), mais je me suis dit que c’était quand même le prétexte idéal pour te parler de mes grands-mères et de ce qu’elles m’ont appris.
Je suis l’aînée des petits-enfants, du côté paternel comme maternel, et mes grands-parents sont encore tous les quatre en vie. J’ai donc la chance de pouvoir passer du temps avec eux régulièrement et en grandissant, j’ai noué une relation particulière avec mes grands-mères.
À part leur année de naissance, 1938 (si t’es fort·e en calcul mental, tu sais donc qu’elles ont eu 80 ans l’année dernière), mes deux grands-mères sont très différentes l’une de l’autre. Leurs centres d’intérêts, parcours et caractères sont à l’opposé, mais les valeurs et les leçons qu’elles m’ont transmises se ressemblent.
De la détermination et de la passion
Mes grands-mères ont toutes les deux mené de front leur carrière et leur vie de...
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grenouilleau

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9 Jan 2019
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#2
Effectivement, avoir des adultes qui prennent l’enfant.e au sérieux, qui valorise ses propos, ça peut encourager le gamin ou la gamine a avoir confiance en lui.
Simone de Beauvoir rapportait un peu le même type d'encouragement, dans ses Mémoires d’une jeune fille rangée : « ...on écoutait volontiers mes histoires, on répétait mes mots. Grand-parents, oncles, tantes, cousins, une abondante famille me garantissait mon importance. […] Mon ciel était étoilé d’une myriade d’yeux bienveillants ».

Je voudrais quand même signaler une phrase qui m’a fait, un peu, bondir : « Mes grands-mères ont toutes les deux mené de front leur carrière et leur vie de famille, à une époque où l’on encourageait plutôt les mères à rester au foyer »
C’est apparemment une idée reçue que les femmes ne travaillaient pas avant.
L’ histoire nous montre que les femmes, dans leur immense majorité, travaillaient : aux champs, tenir la caisse à la boutique, à la mine, sans être reconnues parfois comme travailleuses salariées (aujourd’hui y a le statut de « conjoint-collaborateur » il me semble, pour la même situation dans les entreprises type « familiales »).
Donc en fait les femmes au foyer n’étaient pas si nombreuses que ça dans l'ancien temps, tout simplement parce que peu d'entre elles pouvaient se le permettre économiquement. Et ça n'a pas du tout changé, au contraire.

Pour prendre un témoignage sur la question, C. Delphy en parle dans ses entretiens (au hasard ceux sur France culture), elle témoigne du fait que sa mère était pharmacienne et avait la double journée de travail. Faut arrêter avec ce cliché qu'au début du siècle et jusqu'à récemment les femmes n'auraient pas travaillé, pour la plupart. Non. Elles n'étaient pas tout le temps reconnues comme travailleuses, mais le statut ne reflète forcément pas la situation : la femme du boucher ou du boulanger qui assurait la vente, elle travaillait, sans être officiellement reconnue comme salariée. D'ailleurs cette absence de statut officiel de "salarié" entraînait de graves conséquences financières lors des séparations : la femme perdait non seulement son niveau de vie, mais en plus son boulot, sans que le mari ait besoin de faire une procédure de licenciement et lui paye des indemnités. Je ne connais pas le détail de l'histoire des aides au chômage de l'époque, mais je suppose que ça devait aussi se répercuter là-dessus : pas de statut de salarié, pas d'aides au chômage. Et je ne parle pas des cotisations retraites (là non plus je ne sais pas comment c'était calculé, si certain.es ont les informations, je suis preneuse :))

La formule : « Leur exemple me montre que c’est possible d’avoir les deux [travail et vie familiale] si on le souhaite » m’a beaucoup gêné : ce n’est pas si on le souhaite. Dans l’immense majorité des cas les femmes n’ont absolument pas le choix de faire les deux. Ce n’est pas un choix, et le terme souhaiter me paraît très inadapté ici. Moi ma grand-mère travaillait aux champs, et je peux assurer que son souhait aurait été de s’occuper seulement de ses gamins. Mais il fallait bien faire bouillir la marmite.

En fait ça me fait penser aux messages qu'ont reçu nos mères : comment concilier vie pro et vie de famille. Et ben franchement : en galérant. C'est pas possible de faire deux journées de boulot, seule, sans s'épuiser. Si le conjoint.e n'aide pas, c'est l'épuisement qui guette. Autre option : on lâche sur un truc : l'éducation des gamin.es, ou le salariat à plein temps. Ce n'est pas un souhait du tout, c'est une démission imposée par le système économique actuel.

Edit : sur le cliché "les femmes avant étaient majoritairement au foyer", je mets en lien cet article, qui résume un livre intitulé Histoire du travail des femmes, je cite un passage éclairant :
" les femmes ont toujours exercé des activités débordant la sphère domestique, que ce soit à travers des métiers indépendants, l’industrie rurale à domicile, l’atelier urbain. L’essor de la mécanisation entraîne l’abandon progressif du travail à domicile et le développement du travail des femmes dans les fabriques. La spécificité de l’activité féminine, qui compose avec les cycles de la vie familiale, est alors sa discontinuité et la multiplicité de ses formes (on quitte sa place après la naissance d’un enfant pour reprendre ensuite une autre activité, mieux adaptée aux contraintes familiales du moment).
Cette fluidité se trouve mise à l’écart des « catégories savantes » et conventions statistiques qui président, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, à la classification de l’activité laborieuse. "
"[...] les adaptations successives [de l'économie, on passe de l'usine au secteur] tertiaire, [...] n’auraient pu se faire sans cette main-d’œuvre féminine et la construction de ses « propriétés sociales ». Les postes à responsabilité s’ouvrent aux plus diplômées, l’espace d’une décennie (les années vingt), pour raison de pénurie de main-d’œuvre. La crise des années 30 y met un terme, la concurrence entre les sexes s’intensifie et les femmes se replient sur les postes de secrétariat, où « loin de concurrencer les hommes, les femmes les secondent »"

Edit : j'ai trouvé une réponse pour la question de ce que touchent les femmes agricultrices comme retraite : apparemment, moins de 500 euros, justement parce qu'elles n'étaient pas déclarées, vu que le statut d'agricultrice n'existait pas.
 
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16 Jan 2019
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#3
En parlant grands-mères et technologie... La mère de ma mère est accro à sa tablette, elle à une montre connectée, elle nous envoie des snaps de son jardin dans le groupe "famille" (composé de mes soeurs ma cousine, ma grand-mère et moi) ainsi que des mémos vocaux. Elle réagit toujours à mes stories Instagram et m'envoie des messages privés facebook. Lorsqu'elle part en vacances elle ajoute un chapeau et des lunettes de soleil à son bitmoji sur snap, et si je me balade en France elle ne manque pas de me demander comment c'est là-bas (merci la carte snapchat).
Mais à côté de ça elle jardine, elle tricote et concocte de bon petit plats. C'est ma grand mère quoi. :taquin:
 

Clémence

Rédactrice en chef
Équipe Rockie
21 Nov 2018
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#4
@grenouilleau : Merci pour ton message hyper intéressant. J'ai reformulé ces deux phrases pour préciser le contexte. Mes deux grands-mères viennent de milieux relativement bourgeois dans lesquels il était plus courant pour les femmes de renoncer à travailler (en-dehors de la maison, on est OK que l'éducation des enfants et les tâches domestiques sont un travail).

Et effectivement, on n'a malheureusement pas toujours le choix de pouvoir s'arrêter de travailler pour passer du temps avec ses enfants si c'est ce que l'on souhaite. Personnellement, j'adore mon métier et je ne me vois pas m'arrêter de bosser, mais j'ai aussi potentiellement envie d'avoir des enfants un jour. Donc ça me rassure de voir qu'elles ont été heureuses en faisant les deux. :clin:
 
3 Jan 2019
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#5
Mes grands mères m'ont aussi beaucoup transmis et j'ai aussi la chance de les avoir encore toutes les deux.
Elles ont aussi essayé de transmettre des choses, genre le tricot.... tous les ans elles ont essayé mais rien à faire ça ne rentre pas.

Je me suis aussi rendue compte récemment que ma grand mère maternelle est la dernière de la famille a comprendre le breton (elle ne le parle pas mais elle le comprend). J'ai pris conscience que quand elle s’éteindra (même si aujourd'hui elle se porte très bien!), plus personne dans la famille ne sera en capacité de transmettre ça et la famille perdra un morceau de son histoire. Ça m'a rendue tellement triste de me dire que dans quelques années ou dizaines d'années ce sera perdu...
Du coup je me suis mise en tête d'apprendre le breton... (sur un CV je ne sais pas si c'est une grande plus-value mais au moins cette partie de mon histoire familiale ne s'éteindra pas avec elle)
 
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Mahou

Et Okiko!
26 Jan 2019
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Bourges
#6
Ma grand-mère maternelle m'a transmis le lâcher-prise avec ses deux phrases fétiches "si ça se passe comme ça, c'est que ça doit se passer comme ça" car il y aura toujours du positif à tirer des épreuves et "mieux vaut laisser l'enfant morveux que de lui arracher le nez!" Il ne faut pas viser la perfection car en essayant de se rattraper on ne fait qu'empirer la situation!

Ma grand-mère paternelle, moins de feeling...donc moins de rapport "transmission"... @Lu and cie même perdition du breton, elle devait le comprendre mais a grandi à l'époque de l'interdiction et épouse d'instituteur... elle préférait le latin de messe! J'étais trop jeune pour lui poser la question et m'y intéresser avant son décès.Tout n'est pas perdu, mon père a une base de compréhension et d'expression de la langue. Je m'y replongerai sûrement un jour!
 

Shoujiki

Well-known member
3 Jan 2019
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#7
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Ma grand-mère regarde aussi beaucoup la TV par exemple : plus belle la vie car elle dit que c'est pour les jeunes. Au début ça me faisait sourire, mais en fait j'ai remarqué que les problématiques abordées sont contemporaines et j'ai l'impression que ma grand-mère est plus ouverte d'esprit sur les sujets comme l'homosexualité, la transidentité, l'adoption pour tous grâce à cette série.
 

SoldatLouise

Well-known member
4 Jan 2019
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#8
Je n'ai pas la chance d'avoir de grand-mère.

Ma grand-mère maternelle est décédée bien avant ma naissance. Du côté paternelle ma grand-mère biologique s'est barré quand on père était petit et on peut pas dire que la seconde femme de mon grand-père ait été une mamie digne de ce nom. Je ne la vois plus depuis des années.

Mais j'ai eu la chance d'avoir une arrière-grand mère maternelle de compet' jusqu’à mes 9 ans et que ma Maman me parle beaucoup d'elles deux. J'ai donc l'impression de les connaître et d'avoir bien hérité du côté très fort des femmes de la famille.

Mais c'est vrai que je ne connais pas cet échange intergénérationnel. Enfin un peu avec mon grand-père maternel qui est encore là mais c'est pas la même chose.

Et pareil chez nous le breton s'est arrêté avec ma grand mère maternelle elle le comprenait mais ne le parlait pas, mais je me suis mis en tête d'apprendre le breton pour faire repartir cet héritage.

En tout cas, j'ai l'impression qu'à ne pas avoir de grand-mère, je loupe un truc exceptionnel.
 

Chabada

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28 Fev 2019
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#9
L'une de mes grand-mère m'a appris de belles valeurs concernant la famille, bon je sais que c'est surtout lié à l'éducation catholique qu'elle a reçu.
Elle m'a surtout appris lors de son hospitalisation que faire preuve d'une force de caractère pouvait se montrer de différentes façons : rester soi même jusqu'au bout.

Bon la seconde m'a démontré que la famille n'était pas ce trophée auquel on devait se raccrocher : ne pas hésiter à couper les ponts si cette famille nous apporte malheur et douleur.
 

ronin

I don't kill kittens.
19 Jan 2019
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#10
Ma grand-mère maternelle m'a transmis cette sorte d'apathie mélancolique à mi-chemin entre Debussy et une nouvelle de Poe, qui, dit-on court dans la famille comme une malédiction, et dont elle a été l'incarnation la plus flagrante, et qui, au-delà de me pourrir continuellement la vie, m'offre aussi parfois de sublimes moments de contemplation ; ma grand-mère paternelle, je suppose, un goût pour le maquillage outrancier, les chaussures impraticables et Question pour un Champion (et les robes portefeuille en polyester, mais seulement sur les autres).
 

mubams

Well-known member
2 Fev 2019
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#13
cet article est tombé a un drole de moment pour moi. Ma Mamie, la seule grand mere que j'ai connue, s'est éteinte mercredi.

Je me suis demandée a la lecture de l'article qu'est ce qu'elle m'a appris?

Elle est polonaise, elle a connu mon grand pere en allemagne. Elle ne travaillait pas, car meme apres 70ans en France la langue c'était toujours pas ca. Elle a pas toujours été facile, mais elle m'a appris des trucs pleins de bon sens.
J'ai appris a jardiner, la cuisine, le tricot. Elle m'a appris sur sa vieille singer a coudre.
Elle était pas moderne du tout, mais elle m'a transmis des valeurs fortes (et des cloques).
Elle ne nous gardait pas beaucoup (le synthol sur les plaies bof), mais on repartait toujoursr en apprenant un truc.
Elle m'a donné des sacré fous rires, m'a passé des savons monumentaux, mais m'a toujours ouvert les yeux.
on l'appelait la gestapo. Dès qu'elle rencontrait un de nos hommes elle posait 2 questions, dans le meme ordre: tu t'appelles comment? tu gagnes combien?
on parlait de la révolution polonaise. Quand elle partait dans ses grandes colères.

bref c'était pas la grand mere de mes copines, qui affichaient une sacré complicité etc. Mais c'était une matriarche, avec du caractere.
Et elle me l'a transmis.
Au revoir ma mamie...
 

Lol'ô

Well-known member
6 Jan 2019
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#14
@Clémence C'est marrant, tes grand-parents ont l'âge de mes parents .... Je ne suis pas certaine que mes parents donnent des valeurs à mes enfants.
Ce qui est évident c'est que ce XXème siècle aura été un grand tournant, sociétal et économique, ce qui a grandement perturbé les relations intergénérationnelles. Mes grand-parents étaient de la génération des arrières grand-parents de Clémence, et ça a été très compliqué pour eux de passer du presque moyen-âge (c'étaient des ruraux) au XXIème siècle. Mes grand-mères ne voyaient pas l'intérêt de nous apprendre à tricoter ou à coudre puisque c'était si facile d'aller acheter ses vêtements aux magasins, alors qu'elle cousaient et tricotaient elles-même o_O. Elles étaient très différentes, mais elles avaient ce même complexe, de nous voir devenir beaucoup plus savant.es qu'elles, l'une voulaient nous voir en profiter, l'autre contente si on travaillait bien à l'école (mais surtout si on était sage :drama:), avait la trouille de nous voir de l'ambition. (Mon oncle a fait des études de médecines, ils ne se sont pas parlé pendant des années parce que mes grand-parents pensaient que c'était une façon de les rabaisser !!! :mur:)
Dans l'ensemble, je ne pense pas que mes grand-mères, et encore moins mes grand-pères nous aient aidé à grandir, quelques valeurs familiales, tout au plus. Peut-être que si nous avions grandit plus près de chez mes grand-parents maternels, cela aurait été différent, ils étaient plus modernes d'esprit, et plus instruits, même si ils sont resté vivre en milieu rural.
Ca me manque beaucoup de ne rien savoir de mes racines, des traditions de mes origines. Je me sens comme une espèce d'immigrée orpheline, sans histoire, sans passé.
Maintenant, que j'ai l'âge d'être grand-mère je me trouve des ressemblances avec mes grand-mères, mais comme pour élever mes enfants, j'ai fait carrément autre chose que l'éducation reçue de mes parents, je m'efforce d'être une autre grand-mère, sans traditions, à part celles que j'ai inventées avec ma famille.

Moi aussi je suis jalouse de celleux qui ont beaucoup partagé avec leurs grand-parents.:tears:
 

Pirlouit

New member
3 Jan 2019
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#15
Les miennes m'ont transmis des savoir-faire: couture, broderie, tricot, mais aussi écouter les chants d'oiseau, le jardin, cultiver les légumes, jouer du piano... L'une a bercé mes oreille d'enfants avec son accent basque dont elle ne s'est jamais départie, et qui l'a toujours fait considérée comme une étrangère dans le nord de la France. L'autre m'a offert des souvenirs d'enfance assez merveilleux, avant que je grandisse et comprenne qu'elle avait aussi de très gros défauts... Relations complexes mais relation jusqu'au bout. L'une est décédée et quatre ans plus tard, la peine reste. L'autre perd doucement la tête... Elles sont longues, leurs vies.
 

Ann Ha

Well-known member
6 Jan 2019
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#16
C'est hyper intéressant de lire les témoignages de tout le monde ! De mon côté je crois que les choses ont beaucoup évolué récemment. Jusqu'à il y a peu, j'entretenais des relations d'habitude avec mes grands-parents. Je les aimais, ils m'aimaient, mais c'était vraiment des relations de grands-parents à petit-enfant : finalement pas tellement de relation personnelle. Ils m'ont très peu transmis, à part ce que je les ai vu faire. Ils parlaient breton, mais pas avec les enfants (saloperie d'école jacobine de mon c*l), donc ni avec mes parents ni avec moi. Ils jardinaient, mais sans m'apprendre à faire, et idem pour la couture, la cuisine, etc.
Il y a juste un grand-père avec qui je partageais un peu plus. On aimait chanter tous les deux, et la poésie, alors on discutait et on chantait ensemble.

Et puis mes grands-pères sont décédés, alors j'ai commencé à aller voir mes grands-mères et à me retrouver seule avec elles. J'habite loin, donc forcément je les vois peu, j'essaie de trouver d'autres manières d'entretenir des relations que les visites, qui sont forcément rares et souvent faites avec plein de monde.

J'ai appris le breton en cours du soir, et avec des stages. Je n'ose pas encore leur parler en breton, mais j'échange par lettre en breton avec l'une d'elles. On se raconte peu de chose, la pluie et le beau temps, mais déjà ça permet de resserrer un peu les liens. Son orthographe est phonétique, mais franchement ça ne gêne pas du tout, au contraire ça me permet d'apprendre sa prononciation, qui est celle qui m'intéresse le plus.

Et puis j'ai découvert la série Les Aînés de Léa Bordier ( :cupidon: ) et je me suis dit que j'aimerais bien faire parler mes grands-mères de cette façon. Ça n'a pas trop pris avec l'une d'elle (je crois que ça la rend triste de parler du passé, alors je préfère lui parler du présent), mais avec l'autre ça marche trop bien. Je lui téléphone et je l'enregistre en train de me raconter ses souvenirs, c'est trop chouette. Au début elle faisait "grongron", peut-être parce que ça la gênait, mais maintenant c'est elle qui m'appelle quand elle a des souvenirs en tête.

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Du coup maintenant je me retrouve avec une tripotée d'enregistrements, que je transcris patiemment, et je cherche encore l'idée brillante pour en faire quelque chose. Ma grand-mère ça l'amuse, elle dit que j'écris ses mémoires. Dans tous les cas ça nous fait une belle relation. :jv:
 

SoldatLouise

Well-known member
4 Jan 2019
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#18
Moi je connais les histoires de mon arrière-grand mère pendant la guerre par ma mère. Elle avait un lien très fort de grand-mère à petite fille. Donc elle lui a raconté beaucoup de choses. Pas tout. Mais beaucoup. Mon grand-père, son fils avait 6 ans 39, il m'a raconté pas mal de choses aussi.
 
You Rock !: Lol'ô