Topic des coureur.se.s !

In_Wonderland

ça se mange ?
8 Jan 2019
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#41
Hello !
@Manins je me permets d'intervenir concernant ton souci de GPS avec Runtastic parce que j'avais le même : as tu essayé de désactiver l'optimiseur de batterie pour l'application Runtastic en particulier ? Depuis que j'ai fait ça, il marche nickel alors qu'avant il se coupait au bout de 800m / 1km maxi.

C'est tout pour moi ! :ninja:
 
You Rock !: Selmelbi56 et Manins

Eglantine

Obsédée par les câpres
3 Jan 2019
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#42
@Manins

Mon plateau de distance c'était pendant la préparation de mon premier semi, il y a un an et des brouettes. Le passage des 10 km était toujours difficile, j'avais mal aux chevilles à ce moment-là, et en fait finalement il est parti après les quelques sorties longues que j'ai faites en préparation (14-15 km) pour ne plus jamais revenir. J'imagine que c'était juste par effet de comparaison ("hé mais 10k c'est court en fait !")

Si ton copain allait trop vite pour toi, c'est normal que tu te sois essoufflée. Pour tenir une longue distance (et si tu n'avais jamais couru plus de 4-5k avant, les 9k avec ton copain c'était une longue distance), il faut la courir en endurance fondamentale, au moins au début. L'endurance fondamentale, c'est une allure à laquelle tu peux tenir une conversation avec quelqu'un sans difficulté, et où tu es à moins de 75% de ta fréquence cardiaque maximale. Si tu ne pouvais par exemple pas parler avec ton copain en courant, il y a fort à parier que tu étais au-dessus, et que ça te limitait en distance. Tu peux tester la tienne, en ralentissant au fur et à mesure et en voyant en-dessous de quelle vitesse tu arrives à dire des phrases entières sans t'essouffler outre mesure - si ça te paraît très lent ce n'est pas grave, et c'est normal ! Ton endurance fondamentale progressera en même temps que le reste.
Si ton copain et toi voulez recourir ensemble, il faut qu'il se mette à ta vitesse (la vraie, pas une où tu te mets la pression). Je ne pense que ce soit si difficile que ça à tenir pour lui, qui peut le plus peut le moins :cretin: - il n'y a pas longtemps j'ai couru avec quelqu'un de beaucoup plus lent que moi (40 sec/km au-dessus de mon "rythme lent" habituel), je me suis mise à son rythme et ça s'est très bien passé, c'était même très agréable de ne pas forcer du tout. S'il a un goût de trop peu à la fin d'une séance avec toi, il peut toujours repartir pour 2-3 km supplémentaires tout seul en fonçant comme un fou :yawn:

Pour les podcasts je n'en écoute pas avec des histoires, désolée :( En ce moment j'écoute un podcast féministe qui s'appelle "Les couilles sur la table".
 
Dernière édition:

Balor

T'as du feu ?
21 Fev 2019
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Ouest lyonnais
#43
Juste des constatations que j'ai fait, qui pourront éventuellement être des conseils pour ceux qui rencontrent des problèmes d'essouflement. Je n'aime pas courir mais je le fais régulièrement, parce que j'ai une endurance horrible et qu'il faut éviter qu'elle baisse encore, et j'ai donc bien galéré à trouver un palier "de base". Et j'ai remarqué que parfois, je finissais la course peinard, mais d'autres fois j'en pouvais plus et j'étais obligé d'écourter/de ralentir bien avant. En tâtonnant pas mal, j'ai trouvé deux éléments qui m'ont beaucoup aidé :

1)Le sommeil. J'ai souvent pensé intuitivement que le manque de sommeil gênait le travail de force, mais que pour l'endurance ça allait. En fait j'ai l'impression que c'est l'inverse, limite avoir peu dormi me permet de pousser plus fort, mais si je cumule trop de nuits courtes c'est catastrophique pour la course.

2) Souffler de manière "explosive". C'est à dire respirer profondément, mais par contre expirer en éjectant l'air très vite. Pour une raison ou une autre (peut-être que ça évacue plus d'air chargé en CO2, peut-être que ça raccourci le temps avant la bouffée d'air suivante ?), ça m'a considérablement aidé à pouvoir finir mes séances.

Voilà, c'est peut-être une évidence pour certains, mais ça sera peut-être utile à d'autres ^^
 

Manins

Well-known member
3 Jan 2019
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#44
Bon, je continue ma routine et je suis allée courir ce matin avant le boulot en écoutant le podcast "super-héros", que je viens de découvrir (pour le moment je recommande chaudement). Cela s'est bien passé, même si sur la fin ça sentait le début de point de côté + j'avais mes habituelles cernes rouges des moments d'effort intense.

J'y suis encore allée à jeun, parce-que comme je cours le matin c'est galère de manger avant le sport en fait. J'ai tenté la demi-banane hier avant ma muscu, mais j'ai bien sentie qu'elle m'était restée sur l'estomac. Je pense que c'est ma manière de procéder qui a posé problème : j'ai mis mon réveil à 6h pour la manger, me suis rendormie et réveillée à 7h15 pour la muscu :cretin: Evidemment dans ma tête c'était le super plan pour éviter d'avoir à se réveiller trop tôt SAUF QUE le sommeil ralentit à fond la digestion (duh). Je suis donc un peu coincée, car je suis une grosse dormeuse et à moins de me coucher à 21h45 tous les soirs (RIP ma vie sociale, sentimentale et sexuelle :goth:) je ne serai pas capable de me lever à 6h pour prendre mon petit-déjeuner puis de rester éveillée en attendant de pouvoir faire mon sport.

Cela m'embête d'autant plus que j'aimerais commencer à faire des programmes de courses pour progresser et j'en ai repéré un chouette qui alterne séances "classiques" et séances à jeun. Je suppose donc que si je veux le suivre, je vais devoir caler certaines de mes courses en soirée après le boulot, alors que c'est le moment où l'air est le plus pollué à Paris. Et où, accessoirement, j'ai envie de rentrer chez moi pour n'en plus jamais ressortir.

@Balor C'est marrant ce que tu dis sur le souffle, j'ai mis du temps à trouver le mien aussi et j'en suis arrivée à une conclusion opposée à la tienne. Initialement j'expirais en soufflant deux fois, comme on m'avait appris mais je me suis rendue compte que ça allait mieux en respirant "normalement". Maintenant j'inspire et j'expire profondément par le nez et la bouche tout au long de la course, et ne reprend mon ancienne expiration plus explosive (en deux fois) que dans les montées raides. Après j'ai remarqué que mes expirations sont toujours plus longues que mes inspi (évacuation du CO2 aussi ?) et restent légèrement "entrecoupées" par mes foulées.

Sinon, pfouah, incroyable ce que courir avant le boulot fout la patate ! Je suis tellement plus productive et détendue, c'est le jour et la nuit :danse:
 

Eglantine

Obsédée par les câpres
3 Jan 2019
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#45
Y'a déjà plus personne ? Bon bah je relance alors :shifty:

@Manins On est bien d'accord, le matin c'est la meilleure période :happy: Je compatis pour tes soucis d'alimentation le matin, je n'ai pas les mêmes (typiquement une banane si je dors une heure je ne la sens plus du tout à mon réveil) mais j'imagine que ça doit être très chiant ! Je m'interroge sur ton programme par contre: Est-ce qu'ils précisent pourquoi il faut faire spécifiquement certaines séances à jeun ? Je suis curieuse, vu que je n'ai encore jamais vu ça dans un programme d'entraînement et je me demande s'il y a des implications métaboliques particulières (perte de poids ?).

Votre conversation sur le souffle me perturbe, je crois que j'ai jamais vraiment fait attention au mien :yawn:

Des nouvelles de mon côté qui ne vont absolument pas être redondantes avec l'autre forum: Je suis marathonienne et en un seul morceau :cretin: L'enseignement principal de dimanche dernier aura été que le carb-loading et le tapering (les termes barbares qui veulent dire "régime hyperglucidique" et "diminution drastique de l'activité physique" dans les jours qui précèdent une épreuve longue) fonctionnent vraiment, faites-les, vous ne regretterez pas :cretin: Bon par contre j'ai pas eu d'expérience spirituelle intense comme certains comptes Insta me l'avaient vendu, ni même de larmes pendant la course ou à l'arrivée (pourtant j'avais vraiment cru que je pleurerais, vu comme j'avais versé toutes les larmes de mon corps en mai quand je m'étais blessée en fin de prépa et que j'avais dû annuler). Mais c'était très chouette quand même, et j'ai fort hâte de recommencer avec un peu plus de confiance en moi cette fois !

Sinon, je viens de débarquer dans une nouvelle ville et c'est super perturbant de ne plus avoir mes repères de course :shifty: Dans mon ancienne ville j'avais tous mes parcours calibrés pour une bonne échelle de distances (5, 7, 10, 14, 18 et 22 km), là j'ai fait 2 sorties (courtes, forcément) cette semaine, j'en fais une moyenne demain, et à chaque fois j'errais sans but en ne sachant même pas si j'allais retrouver mon chemin pour rentrer chez moi et en dessinant des zigouigouis atroces sur la carte :cretin: Mais j'ai trouvé un groupe de course, je testerai leurs séances la semaine prochaine, ça me donnera sûrement aussi des idées d'itinéraires. Par contre ce qui ne changera pas c'est que ma nouvelle ville est plus vallonnée que l'ancienne, y'a des faux plats partout, je vais devoir m'y faire !
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#46
@Eglantine Peut être que les courses à jeun ont pour but de favoriser la lipolyse mais je pense qu'au delà d'un certain niveau d’entraînement c'est plus forcément efficace et si on est vraiment pas habitué c'est pas conseillé non plus.

Sinon je connais bien cette sensation de devoir refaire tout ses parcours, lorsqu'on déménage. Avant j'allais régulièrement à un parc ou je pouvais faire un tour de 500 m depuis que j'ai déménager c'est dur de refaire mes marques et le quartier s'y prête moins mais j'ai réussi à me faire un petit circuit biscornu.
 

Manins

Well-known member
3 Jan 2019
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#47
@Eglantine OH MAIS BRAVO ! :rainbow: Après les déceptions dues aux blessures, je suis super contente pour toi ! :puppyeyes: Si je peux me permettre, pourquoi as-tu autant envie de recommencer ? Qu'est-ce qui est le plus addictif : les sensations pendant la course ou le sentiment de se donner à fond, de dépasser ses limites ? Est-ce que maintenant tu vas changer ta routine de course hebdomadaire ? Est-ce que ça t'apporte une forme de bénéfice psychologique de savoir que tu as réussi à aller si loin dans ta pratique sportive ? Tant de questions :coiffe:

Sinon (je viens de vérifier) le programme que je suis sur decath'coach poursuit un double objectif : garder la forme et affiner la silhouette. Les séances à jeun permettent, selon mon coach sexy à moustache, de brûler plus de graisses mais "doivent être utilisées avec parcimonie" (pourquoi ? well, no idea). Personnellement j'ai surtout choisi de suivre cette routine parce-qu'elle permet de prendre l'habitude de courir 40 minutes facilement, en montant graduellement en difficulté. Et le fait d'alterner les séances à jeun et les normales participe à cette gradation, je trouve. Les séances à jeun sont toujours plus dures, donc ça aide d'avoir eu avant une séance "normale" où on a rempli à minima les mêmes objectifs (en temps, en vitesse, ou en kilomètres).

Hier, grand moment : j'ai réussi à me lever à 6h50 du mat' pour aller courir. Mon mec était sur le cul, il m'a dit qu'il était fier de moi avant que je parte, me l'a redit à mon retour, puis le soir même :jv:. Je pense que s'il avait pu me téléphoner pendant ma course pour me féliciter, il l'aurait fait aussi :yawn:. Il est toujours très soutenant, mais là ça fait beaucoup, même pour lui. Je ne suis vraiment pas du matin :lol:.

J'ai couru 6 kilomètres, en accélérant pendant 5 minutes, sans souffrir le moins du monde, c'était vraiment bien. Et j'ai enfin trouvé une solution pour ne pas courir à jeun le matin sans courir trop tôt ! Comme je me lève de toute façon au moins deux fois par nuit, je profite de mon dernier réveil pour aller farfouiner dans le frigo. Je ne programme rien, j'avise en fonction de l'heure et j'ai donc mangé ma banane à 4h15, me suis rendormie aussi sec, et c'est très bien passé. De rien pour ces aventures palpitantes.

Sinon, pour en revenir à mon mec (aka le suricate soutenant), le pauvre est au bout de sa vie en ce moment car il a mal au genou et ne peut plus courir. Ça le fait vraiment déprimer, ce qui se répercute sur à peu près tous les pans de sa vie. On fonctionne très différemment, donc j'ai mis du temps à comprendre à quel point c'était important pour lui de courir, et à quel point il se sentait tout nul quand il ne le pouvait pas pour une raison ou une autre. Maintenant que, ça y est, j'ai capté, et bien je ne sais pas du tout ce que je pourrais faire pour l'aider en attendant qu'il se remette. Ce qu'il pourrait avoir besoin d'entendre, ce genre de choses. Si vous avez été dans sa situation et que vous avez des conseils, je prends bien volontiers !
 
Dernière édition:

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#48
@Manins ma théorie : Lorsqu’on court à jeun, le corps à besoin d’énergie qu’il puise un peu partout ou il peut. Il réalise ce qu’on appelle à la néoglucogenèse et peut convertir en glucide nécessaires à la production d’ATP (voir le cycle de Krebs) soit les triglycéride via lipolyse (l’effet recherché) soit les acides aminés constituant les muscles (ce qu’on ne souhaite pas).

L’organisme n’est pas un ordinateur numérique mais un réacteur chimique alors il fait souvent un peu tout en même temps dans des proportion plus ou moins grande. En course à jeun on cherche à améliorer ou profiter de sa lipolyse et on ne souhaite pas perdre sa masse musculaire.

Si on en fait avec parcimonie la quantité de muscle consommée sera négligeable et il aura le temps de se reconstruire entre les course à jeun, alors que si on en fait trop il ne peut récupérer et va diminuer petit à petit (phénomène un peu similaire au surentraînement)
 

In_Wonderland

ça se mange ?
8 Jan 2019
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#49
@Manins Plein de soutien pour ton copain, j'ai le même à la maison et récemment il est passé à travers une grosse entorse. Pas de course pendant 6 semaines, ça a été très dur pour lui qui court 3 à 4 fois par semaine.
Il a été extrêmement frustré, et il a trouvé une solution de repli avec le vélo, et un peu de renforcement musculaire. Est-ce que tu sais ce qui lui manque exactement ? Les endorphines, la sensation, le fait de s'évader ? Peut-être que ça peut être remplacé temporairement, le temps que son genou aille mieux, par une autre activité ?
 

Manins

Well-known member
3 Jan 2019
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#50
@In_Wonderland Merci pour lui :fleur: Alors il fait déjà du renfo musculaire, mais je lui ai dit de se calmer sur les squats et les fentes, qui, à mon avis, sollicitent trop le genou (surtout si on en fait tous les jours) donc bon, il se rabat sur le reste, mais j'ai l'impression que c'est très secondaire à ses yeux.

D'après ce qu'il me dit, ça impacte surtout sa confiance en lui. Il est le mec qui court vite et bien, il est taillé pour (tout en longueur, avec des membres fins, assez grand) et il aime se pousser au max. Et puis avoir mal au genou ça le renvoie à une période douloureuse de son adolescence où il a eu des gros problèmes (pas les mêmes qu'actuellement) au genou et où il a dû arrêter le sport pendant longtemps, ce qu'il avait déjà très mal vécu à l'époque.


Je vois pas trop quand est-ce qu'il pourrait faire du vélo, mais je vais essayer de l'encourager à faire travailler d'autres parties de son corps. Je ne sais pas pourquoi il investit autant ses jambes, comme si c'était cet élément qui faisait sa valeur...
 
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In_Wonderland

ça se mange ?
8 Jan 2019
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#51
@Manins j'espère qu'il va trouver un autre exutoire ou un autre vecteur de confiance en lui.
Il a déjà vu un ostéo et/ou un podologue pour son genou ? Peut être que si vous avez des praticiens spécialisés dans le sport ils auraient des techniques d'entraînement spécifiques adaptées ?
 

Eglantine

Obsédée par les câpres
3 Jan 2019
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#52
@Manins

Très merci :cretin: Beaucoup de questions, effectivement :cretin:
Pourquoi je veux recommencer: Parce que c'était bien :yawn: Je pense que je n'aurais pas eu le même ressenti si je m'étais pris le fameux mur des 30, que j'étais surprise d'éviter, mais du coup j'ai trouvé que la distance était agréable à courir (merci les endorphines qui mettent dans un état un peu second), tout en restant suffisamment longue pour ne pas pouvoir la faire souvent (j'ai quand même eu de très belles courbatures les jours qui ont suivi). Je pense que la prépa marathon, avec les sorties longues, a "normalisé" les distances proches de 20 km à force d'en faire littéralement tous les dimanches, et que du coup ça m'a agréablement changée de d'habitude de faire une sortie-vraiment-très-longue.
Qu'est-ce qui est addictif: Les deux mon capitaine :cretin: La sensation est vraiment chouette, mais mine de rien le moment de "Je n'ai jamais couru aussi loin, et je vais continuer quand même" (qui a tilté dans ma tête au 30e km) aussi.
Est-ce qu'il y a une forme de bénéfice psychologique: Oui, quand même. Mais ça je pense que c'est aussi lié à mon histoire personnelle: C'est probablement la première fois que je réussis à faire quelque chose d'universellement reconnu comme difficile et pour lequel je n'ai pas naturellement des capacités (much souvenirs de la première fois que j'ai essayé de courir 3 kilomètres). Ca m'a donné confiance en ma capacité de faire des projets à long terme, et de m'améliorer dans des domaines qui n'ont rien à voir avec la course et me semblent difficiles au début. :happy:

Je suis contente que tu aies trouvé une solution pour l'alimentation :happy: Bravo pour tes courses matinales !

Pour avoir été dans la même situation que ton copain, je suis vraiment désolée pour lui. J'étais une boule de nerfs et de tristesse pendant mes blessures.
Ce qu'il a peut-être besoin d'entendre (mais qui est dur à accepter pour les premières blessures):
1/ Ca prendra le temps qu'il faut, mais ça guérira, le corps est extraordinaire et s'en remettra, même si sur le moment quand on est blessé on peut avoir l'impression que notre jambe ne marchera plus jamais, qu'elle est totalement détruite et que c'est absolument impossible qu'elle se remette. Ca peut peut-être l'aider d'entendre des success stories, d'athlètes blessés et revenus ? Le monde sportif en foisonne !
2/ S'il s'y prend bien, cette blessure peut faire de lui un meilleur coureur à long terme. Passé les premières semaines à juste être triste et en colère, je sais que chacune de mes blessures a fini par m'apprendre quelque chose. Sans ma première longue blessure et le kiné que j'ai alors consulté et qui m'a dit que je n'étais pas assez musclée du dos et des abdos et que ça avait participé à créer un terrain favorable à ma blessure, je ne me serais pas inscrite dans une salle de sport (à la fois pour faire de la muscu, et pour faire du vélo de gym qu'on m'avait autorisé en remplacement de la course). Finalement je suis restée dans cette salle jusqu'à mon déménagement, je l'ai fréquentée assidûment, je suis revenue de ma blessure sans chute de performance, et je suis persuadée que je suis plus solide aujourd'hui que si je n'avais pas eu cette blessure-là. La deuxième m'a plus appris à mieux gérer mon entraînement (j'étais revenue trop vite après presque 3 semaines d'arrêt pour grippe enchaînée avec une angine carabinée), leçon apprise, je ne referai plus cette erreur. La troisième m'a valu une paire de semelles orthopédiques de sport avec laquelle je cours encore. Etc. Bref, une blessure ça peut être l'occasion de tirer des leçons, d'apprendre de ses erreurs, et éventuellement d'en "profiter" pour se focaliser sur une autre partie de son entraînement qu'on a tendance à oublier quand la course prend toute la place (ça peut être la musculation, ou le travail de la souplesse, etc).
Sinon, outre le vélo, ton copain peut peut-être faire de la natation ? Je sais que c'est LE sport qui n'est quasiment jamais interdit en contexte de blessure :cretin: Qui sait, il a peut-être une porte ouverte vers le triathlon !
Pour le fait que ça impacte sa confiance en lui, je comprends très bien aussi. Ma psy m'avait un peu aidée à comprendre pourquoi je vivais aussi mal ma blessure à l'époque: Mon estime de moi est un tabouret à trois pieds (mon couple, mon boulot, la course), parce que les autres aspects de ma vie (famille, amis, autres hobbies) ne me donnent pas spécialement confiance en moi depuis un moment. Or, quand un tabouret n'a que un, deux ou trois pieds, si tu en casses un, il se casse la figure, alors qu'un meuble rond à 6 pieds par exemple peut très bien continuer de tenir debout le temps de le réparer. Peut-être que ton copain donc a besoin de pouvoir se définir aussi autrement que comme un coureur, d'exploiter d'autres aspects de lui qui ne dépendent pas de sa condition physique.
 
You Rock !: Selmelbi56 et Manins

Manins

Well-known member
3 Jan 2019
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#53
@Eglantine

Merci pour cette longue réponse détaillée. Je pense reprendre plusieurs éléments de ton message pour lui en parler ce soir mais j'ai l'impression que ça va déjà un peu mieux depuis qu'il a accepté d'aller voir un médecin du sport (le rendez-vous est fixé à vendredi prochain)(merci @In_Wonderland !). Dans son cas, cette démarche signe clairement une volonté d'agir sur sa situation plutôt que de la subir, ce qui me semble extrêmement positif. Enfin, je suis franchement admirative des leçons que tu as su tirer de tes différentes blessures, au-delà du sport c'est une belle philosophie de vie. Et avoir réussi à prendre ce recul là sur un sujet qui constituait l'un des pieds de ton tabouret... Et bien chapeau :fleur:.

En fait plus ça va, plus je réalise à quel point le sport a des répercussions psychologiques importantes. Au-delà de l'effet produit par les endorphines, c'est une pratique qui est complètement liée à tout un tas de schémas cognitifs complexes et souvent tenaces : rapport au corps, croyances sur nos limites, conception de l'effort, perception de la capacité à se mobiliser, à atteindre un objectif fixé, à progresser... Enfin bon, j'ai un peu l'impression de réinventer l'eau chaude en m'extasiant de la sorte, mais ça m'impressionne de le constater chaque jour un peu plus, walah :coiffe:

Sinon j'ai réussi à courir 45 minutes à jeun samedi matin, c'est passé crème. Ce programme est juste tellement bien foutu, comme c'est progressif j'ai limite l'impression de courir tout le temps la même distance alors que pas du tout. Je m'améliore vraiment sans souffrir, en douceur, c'est teeeeellement agréable. Ce qui est moins agréable, en revanche, c'est mon appli de course qui plante et qui considère qu'en 45 minutes j'ai couru 2,5km et donc fait du 22km/h :yawn:. J'espère qu'elle tiendra le coup ce soir, je vais aller courir 50 minutes (dont 5 minutes de course rapide) et j'aimerais bien avoir un suivi moins foireux !
 
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Manins

Well-known member
3 Jan 2019
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#54
Bon beh... Je double-poste :shifty:

Mon objectif, en reprenant la course, était de réapprendre à aimer ça. Et bien c'est désormais chose faite ! Désormais j'aime et j'attends avec impatience le moment d'enfiler mes baskets, ce qui me paraissait encore totalement improbable quelques mois plus tôt. C'est un moment juste à moi auquel j'accorde de plus en plus d'importance.

Bon hier j'ai couru 1h (avant-dernière séance de mon programme, qui a débuté sur des mini-sorties de 30 minutes) et j'en ai bien chié. Enfin j'ai senti que d'un point de vue physiologique, ça avait été intense : retour des cernes rouges, et, entre autres joyeusetés glamour, petit malaise dans l'heure qui a suivi la course (j'en fais de temps en temps, je ne sais jamais si c'est une baisse de tension ou de l'hypoglycémie mais dans le doute je m'assieds et je bouffe, ce qui fonctionne à peu près :lunette:).

Comme j'ai bientôt fini mon programme, je doute quant à la suite des réjouissances. Faire des programmes pour m'améliorer tout le temps me semble contre-productif, donc j'aimerais bien revenir à des séances "classiques" pendant quelques semaines afin de consolider tranquillement ma pratique avant de reprendre des exercices pour, cette fois, améliorer ma vitesse. Mais je ne sais pas, du coup, quelle forme donner à ces deux séances de "consolidation" par semaine. Je cours très facilement 30 minutes, 45 minutes c'est ok, 1h c'est dur. Est-ce que je devrais, par exemple, faire deux sorties de 45 minutes ? Ou est-ce qu'il vaut mieux que j'en fasse une de 30 minutes, où j'essaye de pousser un peu en courant plus vite, et une de 1h où j'y vais bien tranquille ? C'est en cours de réflexion.

Ah, et pour celles qui ont suivi les mésaventures du suricate, il a été voir un médecin du sport et va faire une IRM fin octobre + des séances de kiné. Il relativise beaucoup mieux depuis !
 
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Eglantine

Obsédée par les câpres
3 Jan 2019
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#55
@Manins

En termes d'amélioration de performance, c'est mieux de séparer le travail de vitesse et le travail d'endurance plutôt que d'essayer de faire un mix des deux. Donc si tu espères continuer de t'améliorer pendant les semaines à venir, même sans faire des exercices très spécifiques, je pencherais sur une rapide de 30 minutes et une lente d'une heure. :lunette: Après, si tu veux lâcher l'entraînement à proprement parler car tu en as ras-le-bol et que tu veux surtout retrouver le plaisir de courir pour courir, si c'est 45 mn à vitesse moyenne qui te procure le plus de plaisir, go :cretin: Donc tout dépend de ce que tu attends en fait. Tu progresseras plus avec la première option, mais peut-être que ça ne t'intéresse pas spécifiquement.

Bon, sinon, ne perdez pas le chargeur de votre montre les enfants. C'est l'enfer pour en retrouver un. Ca fait une semaine que je suis orpheline de ma montre (pas merci Amazon qui a paumé mon colis, alors que je n'arrive pas à retrouver un chargeur dans les magasins "physiques" :sad:).
Du coup cette semaine 2 séances (HS jusqu'à jeudi à cause d'un virus pas sympa et d'un mal de dos suspect, donc séances vendredi et dimanche), 1h-distance-inconnue et 2h20-distance-inconnue :lol: (Mais dans les deux cas je pense que je n'étais pas très rapide).
 
You Rock !: Chocovore et Manins

Vagabonde

Well-known member
3 Jan 2019
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#56
Je cours depuis le printemps 2015. Mais je n’ai pas couru depuis quasi 1 an pour cause de grossesse. Je viens de commencer la rééducation et donc je vais pouvoir reprendre d’ici 2-3 semaines ! J’ai hâte mais je ne veux pas faire n’importe quoi. Du coup je pense recommencer du début en alternant marche/course.
Vous auriez des programmes ? Sachant qu’avec mon petit loup je peux courir deux fois par semaine le midi (donc max 45min) et une fois le week-end (max 1h30 je pense)
 
You Rock !: Eglantine

Eglantine

Obsédée par les câpres
3 Jan 2019
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#57
@Vagabonde

Tu peux peut-être faire une adaptation de ce programme de la Clinique du Coureur (je ne sais pas ce que celui-ci vaut, mais j'ai utilisé plusieurs fois leurs programmes de retour après blessure), pour l'adapter à 3 fois par semaine et non 4. C'est un programme de marche-course. Normalement les séances proposées sont assez courtes, donc ça devrait coller avec ton emploi du temps !