Qui ai-je envie d'être à 30 ans ?

Plouha

Speed bonnie boat ...
2 Jan 2019
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#21
J'aurai 30 ans dans un an et demi donc je suis laaaaaarge pour m'y préparer .... Mais certains de mes amis ont eu 30 ans en 2018 et pour beaucoup (y compris mon copain) c'est pour 2019. J'ai un l'impression d'avoir déjà trente ans du coup!
En même temps, le jour de mon anniversaire il est possible que j'aie un sacré vertige!

Pour les questions :
- est-ce que vous arrivez à vous projeter dans le futur?
Pas vraiment, j'ai repris une formation avec un poste dès septembre ... mais je n'ai aucune idée où ce sera (ça dépendra du classement). De toute façon, depuis que j'ai fini les études, en juin 2014 je n'arrive plus à me projeter, ça change tout le temps. Et je me stresse facilement sur des bêtises (par exemple, depuis le début je suis persuadée que mon copain m'aura quittée 12 mois plus tard ... et ça fait 3 ans et demi qu'on est ensemble).

- est-ce que quand vous étiez petit.e.s vous arriviez déjà à imaginer le vous de 30 ans
Je crois que je m'imaginais avec le scénario classique : mariée avec des enfants. Et puis à 17-18 ans ce schéma m'angoissait. Bon, je vois mes amis de plus en plus suivre ce chemin et je me sens un peu à la traine mais je ne peux pas dire que je le vive mal. Je me sens bien d'être à la traine je crois.

- si vous repensez à la personne que vous étiez il y a 10 ans, quelles sont les valeurs que vous avez conservé dans votre vie ? Quelles sont les passions, les habitudes, les pensées que vous avez trimballé jusqu'ici ? A l'inverse, quelles sont les choses que vous avez laissé derrière vous ?
Il y a 10 ans j'avais 18 ans, bientôt 19 et je venais d'entrer à la fac. Je dois dire que je suis plutôt contente du chemin parcouru! Je n'avais pas trop aimé le lycée et j'étais encore un peu timide. Je pense l'être encore, mais maintenant les gens sont surpris quand je leur dit! J'ai donc gagné en assurance sans vraiment m'en rendre compte et j'en suis extrêmement contente!
Concernant les passions, je lis beaucoup moins de manga et je lis moins tout court d'ailleurs. Ça m'embête et j'espère pouvoir me consacrer plus à la lecture d'ici mes 30 ans! Je me suis mise à regarder des séries anglo saxonnes et j'ai progressé en anglais, je suis partie en Erasmus, j'ai donc vécu seule à l'étranger et je suis retournée plusieurs fois en Grande-Bretagne depuis! J'étais déjà féministe mais sans revendiquer ce mot, ce que je fais depuis! Je tend de plus en plus vers la "déconsommation" (alors qu'il y a encore 3-4 ans j'achetais sans trop réfléchir).
En France, j'ai vécu dans 3 villes différentes (et je viens de passer deux mois dans une ville près de Paris). J'ai vécu seule et en coloc, seule et en couple. Et tout me va!

D'ici mes trente ans j'aimerais pourtant être installée avec mon copain, pour du long terme. Je ne veux pas forcément être propriétaire. Je ne sais pas si je veux me marier, je crois que j'aimerais être parent un jour mais je me laisse du temps pour ça. J'aimerais aussi ne plus m'inventer des angoisses et ne plus avoir cette peur de l'abandon. En fait, j'aimerais être tout à fait sereine pour l'avenir (indépendemment de ce qu'il se passe en termes de relations internationales et d'écologie, parce que là je suis à deux doigts de me terrer dans un bunker :yawn:).
 

Nadolig

cyberspace ace
2 Jan 2019
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#22
Merci à tout.e.s de vos réponses, c'est super enrichissant d'avoir d'autres points de vue sur le sujet :)

Quand j'étais petite, j'avais du mal à m'imaginer "vieille" (et c'est toujours le cas), mais je crois que je me visualisais vaguement mariée, avec enfants, maison, toussa. Mais aujourd'hui je me demande si ce n'était pas juste une projection de la société et des œuvres culturelles qui m'entouraient. Mes modèles adultes étaient pour la plupart des couples non-séparés avec enfants. J'avais bien un oncle qui était célibataire sans enfants, et tout le monde le plaignait. Du coup, je pense que ça a formaté ma vision des choses.

Aujourd'hui je suis child-free et fière de l'être :D Par contre, là où ça pique un peu, c'est que j'ai toujours pensé que je serais en couple à 30 ans. Pas un couple tout récent, non, quelque chose de stable depuis plusieurs années auparavant. J'ai encore un peu de mal à admettre que ça ne va pas arriver - là tout de suite je suis complètement célib et rien à l'horizon.
Pour autant, je ne me sens pas dans la peau de Bridget Jones - en plus je fais plein de trucs cool de ma vie, je me suis expatriée il y a 2 ans, j'ai un boulot cool, des projets artistiques dans tous les sens, je voyage. Mais j'sais pas... j'aurais aimé partager cette période cool de ma vie avec quelqu'un.

Une chose est sûre, je me sens bien mieux dans ma peau et dans ma vie qu'à 20 ans. A 20 ans j'étais pétrie d'angoisses, de peurs qui me bouffaient la vie, je n'osais rien tenter, je n'avais d'ailleurs jamais voyagé car je me mettais toujours des barrières réelles ou imaginaires. J'avais certes un copain stable mais ma vie était routinière et j'allais de crise d'eczéma en crise d'angoisse. Je ne sais pas comment mais tout ça s'est beaucoup calmé, et le changement le plus surprenant est que j'ai pris confiance en moi, et maintenant j'ose plein de trucs. Y compris partir m'installer dans un pays étranger sans en parler la langue. Mais je serais incapable d'expliquer comment j'ai fait, c'est juste venu... avec l'expérience ? L'âge ? (insérer le smiley vieux et sa cane ici haha)

M'intéresser au développement personnel a certainement aidé ceci dit. A 20 ans j'étais pas vraiment capable d'analyser mes réactions, de reconnaître des schémas destructeurs, d'identifier et changer les facteurs négatifs dans ma vie. Aujourd'hui je sais un peu mieux faire.

Toujours est-il que les normes sociales sont toujours bien ancrées en moi et je me sens vaguement coupable de ne pas encore avoir de mari, de maison, de gagner un salaire confortable permettant d'alimenter un compte épargne retraite :eek:
 

LilyOnMarch

Your lips my lips, apocalypse
3 Jan 2019
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#23
Je viendrai répondre quand j'aurais le temps, mais je suis exactement dans la même configuration (30 ans dans 6 mois...) et je me sens aussi dans un flou artistique encore plus intense que quand j'avais 20 ans...

EDIT : Je ne vais pas faire un double post pour mon premier post ici quand même :cretin: J'ai pu lire vos réponses et ça amène des choses intéressantes. Donc voici les miennes :

- Est-ce que vous arrivez à vous projeter dans le futur ?

J'ai beaucoup de mal parce que j'ai une vie au jour le jour. Je suis compositrice de musique de films, réalisatrice et scénariste à mes heures perdues, je suis plus ou moins (en ce moment moins) active dans les réseaux associatifs de l'audiovisuel, et je bosse à temps partiel en tant que pionne dans une cité scolaire, pour payer les factures. J'arrive à pas trop mal vivre, je ne suis pas quelqu'un qui consomme énormément donc c'est facile (je ne suis pas du tout du genre à faire les magasins, les soldes, etc). Du coup, je ne mets pas beaucoup de côté, mais en même temps, ben je ne sais pas trop comment mes activités artistiques peuvent évoluer, ça peut fonctionner comme ne pas fonctionner du tout, j'ai quelques contrats mais rien d'assez régulier pour en vivre. Donc il m'est difficile d'imaginer le futur. Je sais que je ne serais probablement jamais propriétaire, que je n'aurais probablement jamais le sacro saint CDI et la stabilité pro et financière, pour autant, je me vois forcément avec un/des enfant(s), dans un couple stable, à faire ce que j'aime.

Est-ce que quand vous étiez petit.e.s vous arriviez déjà à imaginer le vous de 30 ans ? Si oui, comment ?

Quand j'étais petite, j'imaginais vaguement, être en couple, avoir peut-être un enfant, mais après 30 ans. J'avais commencé une licence de psycho, mais au final je me suis réorientée, en musicologie, parce que je m'étais mis des barrières ("j'ai commencé trop tard, je suis pas assez douée, blabla"), et que j'ai décidé de les envoyer bouler, pour faire ce que j'aimais faire. Par contre, jamais j'aurais osé rêvé être vraiment compositrice de musique de films un jour, de voir mon nom au générique dans une grande salle de cinéma. J'imaginais plus être prof de musique. Comme quoi. :supermad:

Si vous repensez à la personne que vous étiez il y a 10 ans (pour ma part, la moi-de-20-ans donc) quelles sont les valeurs que vous avez conservé dans votre vie ?

Je dirais l'importance de la famille, qui reste un pilier dans ma vie. L'importance de faire ce qui me plaît vraiment, ne pas m'enfermer dans un travail dont la seule fonction est de rapporter de l'argent. Je commençais à voir les choses d'un côté bien moins matérialiste, ce qui était en totale contradiction avec mes parents. Tenter de rester honnête et sincère, au maximum. D'être une personne sur qui on peut compter.

Quelles sont les passions, les habitudes, les pensées que vous avez trimballé jusqu'ici ?

La musique est restée, je suis toujours amie avec ma meilleure amie d'enfance (et de mes 19-20 ans donc), je lis malheureusement moins, je combats toujours ma timidité (ce qui se voit de moins en moins) et ma tendance à l'auto-flagellation (cette petite voix qui te rabaisse à chaque instant), j'essaie toujours de me "tolérer", je ne dis pas que je m'aime car j'en suis très loin mais au moins je ne me déteste plus comme ça a pu être le cas avant. Difficile de faire une liste exhaustive ! Ah si, j'aime toujours les jeux vidéo.

A l'inverse, quelles sont les choses que vous avez laissé derrière vous ?

La viande et le fromage :yawn: en devenant vegan il y a... bah deux ans ? Bref. Le banania tous les matins (je ne pouvais pas faire sans). C'est pas encore tout à fait vrai mais j'essaie de me défaire de mon obsession à vouloir me faire apprécier des autres, je ne veux plus faire de choix en fonction de ce qu'on attend de moi. Je ne lis plus de mangas, je n'écoute plus de Noir Désir.


En tout cas je vais suivre vos autres réponses avec intérêt !
 
Dernière édition:

JaneEyre

New member
4 Jan 2019
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#24
Bonjour à tous, quelle bonne idée de sujet, j'ai 30 ans depuis 6 mois ! C'est la première fois que j'ose poster quelque chose (je suivais avec intérêt le forum de Mademoizelle mais je n'ai jamais osé me lancer) ! Nadolig, ton dernier poste me fait tellement penser à mon parcours, c'est terrifiant et rassurant en même temps :) Je me suis expatriée il y a plus de 2 ans dans un pays où je ne parlais pas la langue :oops:, j'ai suivi mon copain de l'époque puis j'ai rompu avec lui mais je suis restée dans mon nouveau pays ! Bref, ça c'était pour la petite histoire.

- Est-ce que vous arrivez à vous projeter dans le futur ?
Pas vraiment mais je n'ai JAMAIS réussi à me projeter dans le futur, ce n'est pas nouveau. Surtout maintenant que j'habite à l'étranger depuis un peu plus de 2 ans et demi. J'ai du mal à savoir si je souhaite rester là ou non. Je n'aime pas l'idée de quelque chose de permanent, j'aime le mouvement. En tout cas, je peux au moins me projeter pour 2019, puisque je commence un nouveau job lundi qui est pour l'instant limité à 1 an ! Par contre, j'aimerais, dans le futur, parvenir à trouver une sorte de paix intérieure qui me permette d'avancer tranquillement sans me questionner constamment. Quitte à avoir une vie non conventionnelle, je souhaite faire en sorte de pleinement l'assumer.

Est-ce que quand vous étiez petit.e.s vous arriviez déjà à imaginer le vous de 30 ans ? Si oui, comment ?
Je n'ai jamais voulu d'enfant et ça c'est toujours le cas. Mais quand j'étais petite, je voulais avoir une maison, c'était mon but ultime. Je pensais qu'à 28 ans je serais posée tranquille dans ma petite maison avec un jardin. De plus, je pensais que 30 ans c'était le bout de la vie, tu es adulte et tu ne te poses plus de question. Enfant, je pensais que l'Adulte est un puit de sagesse stable, presque un être éthéré tellement il "sait quoi faire dans toutes les situations". Or, maintenant je me rends compte qu'à 30 ans, je me poses toujours autant de questions sur mes choix et mon existence en général.

Si vous repensez à la personne que vous étiez il y a 10 ans (pour ma part, la moi-de-20-ans donc) quelles sont les valeurs que vous avez conservé dans votre vie ?
Je suis tellement contente de ne plus avoir 20 ans ! Il y a 10 ans, j'avais une confiance en moi proche du néant. Je me disais que quitte à être moche et grosse je pouvais toujours essayer d'être cultivée/drôle/pas trop bête, du coup, je bossais pour compenser ma mocheté. C'était la façon dont je me voyais et c'était bien triste. Cependant, j'étais déjà féministe et très indépendante, ça je l'ai conservé et renforcé.

Quelles sont les passions, les habitudes, les pensées que vous avez trimballé jusqu'ici ?
L'intérêt pour les arts, la lecture, l'écriture de mon journal (depuis que j'ai 11 ans, ce qui implique un questionnement perpétuel sur moi-même assez fatiguant à la longue), l'angoisse tenace, faire des listes, allez dans la forêt, faire du piano, la soif d'apprendre, essayer de gérer mon stress et mes questions existentielles, se lancer et essayer des choses nouvelles.

A l'inverse, quelles sont les choses que vous avez laissé derrière vous ?
Le grignotage intempestif entre les repas quand j'utilisais la nourriture comme réconfort. J'ai réussi à me débarrasser de ma "non-confiance en moi totale", j'ai réussi à prendre confiance en moi et ça a réellement changé toute ma vie. J'ai toujours des moments de non-estime mais ils sont moins forts qu'auparavant.

Par contre, quand je regarde en arrière, ces 10 ans qui sont passés, je suis franchement contente d'être là où j'en suis ! Jamais j'aurais osé imaginer en être là aujourd'hui même si c'était mouvementé et que cela risque de l'être encore. Alors certes ma vie sentimentale est relativement chaotique, ma vie professionnelle est loin d'être stable (mais j'aime bien mon parcours puisque mes jobs ont tous été intéressants), pour autant je ne regrette rien.
 
4 Jan 2019
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#25
Je vais avoir 30 ans en 2019 moi aussi et globalement, je me kiffe bien plus en tant que personne maintenant qu'à 20 ans. J'ai une idée plus précise de qui je suis, et de la personne que j'ai envie d'être. J'ai quelques ajustements à faire pour retrouver ma vie idéale, car je l'ai laissée derrière moi en m'expatriant il y a quelques mois et maintenant je dois tout reconstruire, mais je trouve ça tellement excitant ! J'ai réalisé un rêve de gamine en m'expatriant en plus, et j'ai l'impression que maintenant que j'ai réalisé ce rêve et ce défi, plus rien ne pourra jamais m'arrêter :boxing:

Au niveau de mes valeurs, rien n'a jamais vraiment changé depuis mes 12 ans environ : la protection animale avant tout pour moi, l'ouverture sur les autres, l'inclusion des autres. J'ai toujours essayé d'aider à ma toute petite échelle que ça passe par quelques sous, une barre de chocolat, un café pour les gens dans la rue ou le bénévolat dans le milieu animalier ; j'ai pris la décision vers 13-14 ans d'arrêter de manger de la viande, je suis toujours à l'heure actuelle végétarienne (à grosse tendance vegan : je dirais que je suis "flexitalienne" dans le sens où je ne mange de produits animaux (œufs, laits) qu'à l'extérieur quand je n'ai pas d'autre option) ; je n'ai jamais voulu d'enfants, même petite, et je reste sur ces décisions. Mes valeurs n'ont donc globalement pas changé depuis l'enfance. En l'écrivant je me demande si ça n'est pas un peu triste de ne pas évoluer comme ça :hesite::lol:

J'ai confiance en moi, en mes capacités, en mes connaissances, en qui je suis de manière globale ; ces 5-7 dernières années j'ai fait la paix avec moi-même, j'ai fait le deuil de la personne idéalisée vers laquelle j'aspirais mais qui n'était pas moi du tout, j'étais en constante déprime de ne pas arriver à être celle que je voulais, jusqu'à ce que je décide d'être moi simplement et de m'accepter. Je dis simplement mais ça a pris pas mal de thérapie hein, soyons francs. Je pense que ce qui m'a aidée à me réaliser le plus, a été de me lancer dans des trucs dont je me croyais pas capable, que ce soit au niveau sportif, au niveau de mon implication pour mes valeurs, au niveau professionnel, au niveau de mes passions.

Ce que je n'aime pas dans le fait d'avoir (presque) 30 ans : les rides qui commencent à se sentir à leur aise sur mon front et autour de mes yeux, et les cernes immenses qui trahissent mes insomnies. Heureusement, je porte de grosses lunettes :lunette:. Mais à part ça je me trouve beaucoup plus jolie qu'à 20 ans. Je m'accepte plus aussi, ça doit pas mal jouer. Je m'apprécie beaucoup plus physiquement et j'assume beaucoup plus mon style vestimentaire, à chemin entre "je suis une professionnelle" avec mon blaser noir cintré et mes pantalons ajustés et "mais je reste une grande enfant" avec mes chaussures à paillettes et mon sac à dos avec des oreilles et des dents de monstre.

En plus à notre époque, 30 est le nouveau 20 je trouve, ça ne me fait pas peur du tout cette décennie, au contraire, je la trouve beaucoup plus emballante que la 20aine. Après, j'ai subi pas mal de lourdes épreuves et de tragédies dans la vingtaine, et la trentaine est l'occasion pour moi de mettre tout ça derrière moi pour de bon.

Quant à la projection dans le futur, la seule chose que je sais c'est qu'on ne sait pas de quoi demain est fait, je pourrais mourir dans mon sommeil comme mon père, sans aucun signe avant-coureur, alors je ne me projette pas du tout. Je ne sais pas où le vent me soufflera demain mais je sais une chose, c'est que, où que j'atterrisse, ce sera debout sur mes deux jambes, j'aurai à peine à frotter la poussière de mes manches, et je serai prête à relever tous les défis qui surgiront devant moi.

30 rocks !!!
 

Nadolig

cyberspace ace
2 Jan 2019
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#26
Merciii à tout.e.s pour vos posts, j'adore les lire, je me retrouve un peu dans chacun de vos récits et je me sens moins seule :happy:

Notamment ceux qui parlent d'expatriation et de la certitude d'atterrir sur ses jambes. Je me sens pareil, j'ai réussi l'exploit de m'expatrier et m'adapter là où je suis, alors que je n'y aurais jamais cru à 20 ans. Et le fait d'avoir "survécu" à ça, et d'autres moments difficiles durant la vingtaine, me donne confiance en le fait que quoi qu'il arrive par la suite, d'autres changements voulus ou non, je saurai m'adapter et rebondir :)

Sinon, un truc que j'ai définitivement laissé dans le début de ma vingtaine : la procrastination ! Et ça a tellement changé ma vie ! Alors évidemment rien n'est parfait et il me reste toujours des moments de flemme ainsi que certaines tâches que je repousse, mais globalement par rapport à quand j'étais plus jeune ça n'a plus rien à voir. Quand il y a un truc pas cool à faire je ne tente pas de fuir et je me dis "allez, plus vite c'est fini plus vite tu seras tranquille". Ça vient du fait que j'ai réalisé au bout de mille ans que la sensation permanente d'angoisse sur mes épaules était en grande partie liée à tous les trucs que je repoussais et à propos desquels je me culpabilisais, et que miracle, si je m'occupe de tous les trucs qui traînent, après je me sens détendue, libérée d'un poids ! Je suis devenue accro à cette sensation de "todolist accomplie" :cretin: Ça et des outils d'organisations basiques qui m'ont permis de beaucoup mieux gérer le flux de tâches à faire.
Oui je suis la meuf qui fait sa déclaration d'impôt le premier jour où c'est ouvert, et fière de l'être :cretin:
 
4 Jan 2019
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#27
@Nadolig ah par contre si tu as des solutions contre la procrastination...

Je pense que le truc dont j'aimerais me débarrasser, c'est vraiment ça.
Et autre chose aussi : comment se motiver à bouger son cul une fois qu'il est confortablement installé dans le fauteuil, une fois rentrée ?
C'est vraiment ma croix : quand je rentre, je ressors plus ! Mais c'est nul parce que je rentre chez moi, il doit être quoi, 17h15 ?
Ce qui fait que j'ai vraiment pas mal de temps pour profiter de mon reste d'après-midi, puis de ma soirée ! Je me lève vers 7h du matin, et je n'ai pas besoin de plus que de 4 à 5H de sommeil pour être en grande forme. Le temps, je l'ai. C'est l'envie/la motivation que j'ai pas... Quand je suis au travail, je pense à tous les trucs cools que je pourrais faire après : aller patiner, aller au café--jeux d'arcades, aller au bar à jeux de société, boire un verre au bar à chats pas loin de chez moi, etc.
Une fois rentrée, je vais promener le chien, je rentre et... c'est fini, j'ai juste envie de mettre des fringues confortables et de zoner sur Internet en regardant une série. J'ai même la flemme de me faire des trucs à manger alors que j'ai des menus de la semaine et un frigo rempli, et je finis par me faire des pâtes au beurre de cacahuète ou des quésadillas de la flemme.

Vous avez des astuces ?
J'ai toujours été comme ça, mais ça me gonfle ! J'ai eu une brève épiphanie en 2017 mais j'étais au chômage, puis à mi-temps. C'était plus facile.
Je compte reprendre mon sport préféré, mais même ça j'arrive pas à m'y mettre. :facepalm:
 

JaneEyre

New member
4 Jan 2019
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#28
@Nadolig pareil, je procrastine toujours pour tous les trucs administratifs. Quand enfin je m'y mets, j'ai vraiment l'impression d'être une grande fille et je me répète "Moi j'ai déclaré mes impôts !" (façon Tom Hanks dans Seul au monde quand il arrive à faire du feu :yawn:)

Sinon @Scarlett O'Hara est ce que ça dépend pas du temps qu'il fait dehors ? Je ne sais pas où t'habites mais là où je suis, quand il fait nuit à 17h, ça me donne pas franchement envie de sortir. Je suis pas un oiseau de nuit. Pourquoi tu n'essaierais pas de t'inscrire à un cours du soir par exemple, quelque chose que tu aimerais faire ? J'avais un peu le même problème que toi et il y a peu, je me suis inscrit à un cours qui était sur ma bucket list, et ça me motive à fond !
 
4 Jan 2019
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#29
@JaneEyre c'est vrai que ça doit jouer pas mal... En ce moment chez moi il fait nuit à 16h, il fait -15°, j'ai de la neige jusqu'aux genoux quand je sors de chez moi... Ca ne motive pas vraiment !
J'ai peur de m'inscrire à des cours et de ne pas y aller à cause de la flemme en fait ! Je sais que j'adore mon sport préféré, je sais que je kiffe quand j'y suis, c'est juste le fait de rentrer, puis ressortir pour y aller qui bloque. Si je fais une activité tout de suite après le boulot, j'ai pas de problème. Si je rentre entre, c'est fini :erf:
L'an dernier j'avais pris des cours du soir et c'est vrai que comme j'y allais directement après le travail et que ça m'intéressait énormément, j'y allais plus facilement.
Mais il faut bien que je rentre pour mon chien, qui est déjà seule de 7h30 à 16h30 ! :(
J'essaie du coup de tirer le maximum de mon temps à la maison : cours par correspondance, films obscurs et classiques, cuisiner un truc un peu plus spécial ou préparer mes lunches de la semaine...
Mais c'est quand même chiant, de se sentir moule comme ça.
 
You Rock !: Selmelbi56

Nadolig

cyberspace ace
2 Jan 2019
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#30
@Scarlett O'Hara Je ne peux pas te donner les solutions parfaites pour toi, car il faut qu'elles soient adaptées à toi justement, mais je peux te donner des pistes sur ce qui m'a aidée :)
  1. mieux comprendre comment fonctionne ta motivation et ses sources (plutôt motivations externes ou internes ? voir cet article pour plus de détails)
  2. découlant du premier point, déterminer quelles sont les astuces qui pourraient te motiver (par exemple : motivation externe = donner rdv à un.e ami.e, comme ça tu est motivée pour ne pas annuler et lea décevoir / motivation interne : écrire quelque part pourquoi l'activité te fait envie, et relire le mot en arrivant chez toi)
  3. ma technique favorite est de ne pas repasser chez moi :cretin: quand je veux aller au sport, je prends direct mes affaires de sport pour aller au boulot, et j'évite la tentation de laisser tomber. Évidemment il y a des limitations (horaires, animaux). Alternative : avoir les affaires en question toutes prêtes devant ta porte, pour que tu n'aies qu'à les choper et repartir
  4. identifier les éléments de la "routine" qui font que tu te "poses" : est-ce enlever tes chaussures ? allumer ton ordi ? sortir la tablette de chocolat ? :cretin: Une fois identifiées, tu peux les esquiver
  5. concernant la motivation à faire mes tâches à l'intérieur, repas, rangement, etc. J'avais remarqué que dès le moment où je m'asseyais derrière mon ordi, c'était foutu. Donc j'ai pris des mesures drastiques : je ne m'assois pas tant que je n'ai pas fini les tâches à faire. Je m'autorise à allumer mon ordi pour mettre de la musique, mais je le fais debout. Du coup, une fois les tâches finies, la cuisson du repas démarrée etc. le fait d'enfin me poser est associé à une récompense, pas à un acte "par défaut".
J'espère que ça répond un peu à ta question :giggle:
 

Nedjma

Punk bibliothécaire
3 Jan 2019
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#31
J'ai 30 ans dans quelques mois et franchement, je sens que je suis sur la bonne voie en termes de bonheur/développement perso. Pour rien au monde je ne revivrais les années de mes 20 à mes 30 ans. Il y a eu de chouettes moments mais dans l'ensemble ça aura plus été une période de croisades. J'étais tellement concentrée sur les pressions sociales ( notamment avoir un boulot valorisé socialement ) que j'en ai oublié qui j'étais au fond de moi.
Donc ce que je me souhaite pour la décennie à venir est de continuer de récolter les fruits de ce que j'ai semé ( parce qu'il y en a ), tout en continuant à assumer ce qui est le plus important pour moi : mes proches, mon intégrité et ma créativité. Je veux passer cette nouvelle décennie de ma vie à réaliser les rêves de gosse que je me suis interdits auparavant.
 
4 Jan 2019
821
6 861
93
#32
@Nadolig merci beaucoup pour ces pistes ! J'ai déjà beaucoup vu le "il ne faut surtout pas se poser, même cinq minutes", c'est difficile de l'appliquer, surtout quand il fait -20 dehors ahah. Je vais lire avec attention l'article sur les sources de motivation.
 
3 Jan 2019
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#33
@Scarlett O'Hara
Pour se motiver, il y a aussi :
1) tout ce qui passe par la préparation/l'anticipation : faire un planning de ça semaine, voire de sa journée, ça motive pour faire les choses à faire, même une fois chez soi. Faire des listes to do list qu'on peut barrer au fur et à mesure. Quand on sait qu'on a telle chose à faire, que c'est prévu à telle date depuis longtemps, c'est plus simple pour le faire.
2) Découper les tâches en petites tâches quand elles paraissent trop longues et insurmontables (séquencer les tâches à faire dans l'ordre)
3) Se récompenser : choisir en amont quelques petites récompenses ont peu s'accorder une fois la tâche ou une étape de la tâche terminée.
 
You Rock !: Selmelbi56 et Livy-m
4 Jan 2019
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#34
@Roquette j'ai déjà essayé tout ça, mais ça ne marche pas sur moi malheureusement ! Ce ne sont pas des tâches que j'ai à faire et que je repousse car au final les obligations (ménage, boulot, papiers, gérer les factures...) je les fais, à mon rythme certes mais toujours dans les temps ; c'est surtout d'avoir une vie après le boulot : loisirs, sport, soin de moi, etc. Je n'arrive pas à me motiver. Après le boulot je rentre en me disant je vais faire ceci, ou cela, mais... une fois rentrée, c'est mort bien souvent. C'est vraiment le fait d'aller faire quelque chose en fait. Une fois que j'y suis c'est cool mais c'est le fait de me trainer jusque là :lol:
J'avais essayé le bullet journal pour me motiver et au final j'aime plus faire des listes que de réaliser les tâches inscrites dessus ; l'anticipation me procure une grande satisfaction, et réaliser l'action après m'en procure moins que de la prévoir, et je ne suis pas non plus insatisfaite quand je ne l'ai pas fait.

Mais je pense que je vais essayer de programmer des choses plus simples, comme tu le dis. Commencer par des choses qui n'impliquent pas specialement de repartir, que je peux faire de chez moi : finir tel livre, écrire pendant une heure, travailler l'apprentissage de telle langue pendant 30 minutes, faire x et y soins de beauté/cheveux. Par contre le système de récompense ca ne marche pas avec moi, instinctivement ça me braque ! Je n'ai jamais aimé le fonctionnement bon point/mauvais point, tel comportement = bien = récompense. J'ai essayé mais ça m'apporte plus de frustration qu'autre chose parce qu'au final ce n'est pas une motivation assez forte que pour me faire bouger :erf: même quand j'économise, ou que je surveille mon alimentation, je ne parviens pas à fonctionner par récompense. Pour tout ça c'est la compétition avec moi même qui me fait avancer, faire mieux qu'hier, que la semaine passée, que le mois passé, et surtout atteindre mes objectifs.

En fait c'est aussi sur le long terme que ça coince, quand j'entame quelque chose la motivation est un moteur important, par contre je manque sérieusement de discipline. Comme la motivation ne dure qu'un temps, il faut vraiment que je travaille sur la discipline, que faire telle chose devienne aussi normale et mandatoire que le travail par exemple, où je suis bien obligée d'aller même quand je n'ai pas envie. Bon bien sur si l'activité ne me plait plus je ne vais pas m'acharner par principe mais quand c'est quelque chose que j'aime c'est vraiment dommage et con de ne pas avoir la discipline suffisante pour lever mes fesses du fauteuil :dunno:
 
You Rock !: Selmelbi56 et Lataie

Goldmund

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5 Jan 2019
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#36
C'est fou, plus jeune quand je m'imaginais adulte accomplie dans ma trentaine, je me disais que j'aurais une situation stable et que j'aurais trouvé ma voie, que tout serait clair pour moi...on est bien naïfs quand on essaye de prévoir l'avenir. Aujourd'hui, je m'approche doucement mais sûrement de la trentaine et je suis plus paumée que jamais dans ma vie. J'ai l'impression d'échouer tout ce que j'essaye tant bien que mal de construire et ce dans tous les domaines possibles (pro, vie sentimentale, amicale...) et je ne sais pas comment m'y prendre pour inverser une bonne fois pour toute la tendance. Le premier mot qui me vient en général quand je réfléchis à tout ça, c'est "fucked up".
 

Marty

Flowers&PolkaDots
3 Jan 2019
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Montréal, Canada
#37
La trentaine arrive en octobre pour moi. Je commence à la redouter depuis mon dernier anniversaire. Pourtant, je vois bien que ce ne semble qu'une continuité, du moins si je me fis à l'homme. Je pense, j'espère. Je sais déjà que ce sera une grosse année, derrière année de mon premier cycle universitaire. Le choix s'il y aura une suite universitaire et le mariage prévu pour l'été juste avant mes 31 ans. Je me sens comme une enfant encore la moitié du temps, j'ai de la difficulté à garder le cap au dirait...


Est-ce que vous arrivez à vous projeter dans le futur ?
Du tout. J'arrive à imaginer des moments spécifique mais pas la globalité. Je pense que c'est encore plutot une capacité de rêverie.

Est-ce que quand vous étiez petit.e.s vous arriviez déjà à imaginer le vous de 30 ans ? Si oui, comment ?
Haha... vraiment pas. En vérité, je pensais mourir pour mes 25 ans pendant la majorité de ma vie et depuis que j'ai dépassé ce cap, c'est un peu comme si je flottais dans le temps. Un sursis? Une incertitute.. mais non, pas d'inquiétude, je suis heureuse d'être vivante, mais surprise.

Si vous repensez à la personne que vous étiez il y a 10 ans (pour ma part, la moi-de-20-ans donc) quelles sont les valeurs que vous avez conservé dans votre vie ?
En fait, il y a 10 ans, j'étais entièrement perdue. Entre l'hospitalisation relativement à des opérations majeures et une incertitude face au but de ma vie. Une pression pour me caser dans un job rapidement et rendre les parents fiers. J'étais dans une pente descendante. J'ai touché le fond dans les années qui suivirent..

Quelles sont les passions, les habitudes, les pensées que vous avez trimballé jusqu'ici ? A l'inverse, quelles sont les choses que vous avez laissé derrière vous ?
J'ai toujours les mêmes goûts globalement. Je reste passionnée de medieval fantasy et d'horreur. J'ai repris la lecture et l'écriture en remontant de ma période dépressive. Je les avais abandonnés à la fin de l'adolescence, pour être moins rêveuse, plus adulte. La musique que j'aime a évolué mais non pas changé, je reprends les bands de ma jeunesse avec amour dans mes playlists...
 
You Rock !: Selmelbi56

LuLa

That awkward moment between your birth and death
4 Jan 2019
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Lyon
#38
Je suis à la moitié de mes 31 ans (aïe, ouille) et pour moi le passage à la trentaine a été plutôt douloureux psychologiquement. Dire bye bye à la vingtaine c'était pour moi devoir me préparer à la quarantaine parce que je suis du genre à voir le sommet de la montagne et pas le chemin juste sous mes pieds.
Symboliquement la décennie de la trentaine est sensée être la meilleure de la vie d'une femme, voilà pour la pression ! Ben oui parce qu'on est encore jeunes et on est supposées avoir dit au revoir aux galères de la vingtaine.

- est-ce que vous arrivez à vous projeter dans le futur?
Pas du tout, ni avant, ni maintenant.

- est-ce que quand vous étiez petit.e.s vous arriviez déjà à imaginer le vous de 30 ans ? Si oui, comment ?
Quand j'étais enfant, ma vie étant un peu pourrie, j'imaginais que "quand je serais grande", je serais hyper autonome et indépendante et que je pourrais faire ce que je veux de ma vie. C'était déjà plutôt flou donc...

- si vous repensez à la personne que vous étiez il y a 10 ans quelles sont les valeurs que vous avez conservé dans votre vie ?
L'ouverture d'esprit, la curiosité, l'authenticité.

Quelles sont les passions, les habitudes, les pensées que vous avez trimballé jusqu'ici ?
A l'inverse, quelles sont les choses que vous avez laissé derrière vous ?
Mon goût pour les questions de société, la politique, la fiction (cinéma, séries tv, livres...). La mauvaise habitude d'angoisser pour tout, l'impression de ne pas savoir quoi faire de ma peau.
Par contre j'ai réussi à reprendre à peu près le contrôle de ma vie, je n'ai plus le sentiment d'être complètement dépendante de mon environnement. Je me connais mieux.
 
4 Jan 2019
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#39
@Roquette c est plutot important, sinon je n'en parlerais pas et je n'essaierais pas de trouver des techniques pour me motiver :happy:
Je veux pas faire absolument tous les jours un truc je trouve ca important aussi la glande et la non-productivité dans une société qui nous en demande toujours plus. Mais à coté de ça je refuse que ma vie se résume à métro, boulot, dodo. La meilleure année de ma vie a été 2017 oû j'ai eu un élan de motivation et d'énergie inédits jusqu'alors, je faisais vraiment beaucoup de choses en dehors du boulot. Mais je n'avais pas les memes horaires, ça aidait pas mal ceux que j'avais.

Bref c'est vraiment à peu près la seule chose que je veux changer dans ma vie. Ca viendra j'espère :happy:
 

Oblomov

J'aime le gluten
3 Jan 2019
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Pays d'Olmes, Occitanie sur mer.
#40
J'ai eu 30 piges en octobre dernier et on m'a souvent demandé "alors, ça fait quoi d'avoir 30 ans?" et bon, l'an dernier j'ai passé le permis et eu un CAP donc c'est pas que je me sente en retard sur le planning mais je suis pas vraiment dans un état d'esprit où "avoir 30 ans" a une signification particulière. Ce qui m'importe c'est que je me vois évoluer, m'épanouir, m'affirmer dans mes choix et convictions et prendre aussi conscience de quelles sont mes faiblesses et mes détours d'esprit, et je fais au mieux, plus je vieillis plus j'essaie de mieux faire mais il n'y a pas un fossé entre la fille que j'étais à 20 ans et celle que je suis à 30. Je ne pense pas avoir ÉNORMÉMENT changé, je suis juste devenue un peu plus cool.