Psychanalyse

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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#2
Ben alors, commence par parler de toi :cretin:

Je n'ai lu que Dolto, que j'ai adoré, mais je ne crois pas que ce soit de la théorie psychanalytique pure même si elle écrivait à travers ses concepts (importance de la parole) et A.S Neill (Libres enfants de Summerhill) mais idem c'est un mémoire sur une école, pas un exposé théorique.
En philosophie au lycée on étudie Freud mais c'est très superficiel, il s'agit juste de dire qu'il a rendu populaire l'idée d'inconscient lié aux pulsions et qu'on peut se servir des irruptions de l'inconscient dans le réel - rêves, actes manqués, lapsus - pour tenter de l'apprivoiser et de le sublimer.
J'ai entendu beaucoup de gens parler de Freud en bien comme en très mal et du coup j'ai pour l'instant peu d'avis sur le sujet.

Je sais que Lacan est apprécié dans ma famille politique (mais pourquoi ? Mystère:dunno:)

De fait ! J'aimerai bien lire du Lacan, Jung et Freud cette année, si tu as des titres à me conseiller :nerd:

Je me demande si l'analyse des rêves est encore très d'actualité dans les courants actuels ? Parce qu'on a eu une discussion intéressante à ce propos avec des amis il y a peu et c'est suite à ça que j'ai enfin compris le fondement de cette idée, qui me paraissait hyper obscur jusque là.
 

Chane

La légende raconte que je suis un truc à écailles.
6 Jan 2019
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#3
@Chopin Je le redis, t'es mon héroïne <3 Suis pas sûre d'avoir l'énergie pour beaucoup interagir mais je vais suivre ce topic avec intérêt :lunette::frotte:

Et rapidos @Antioche en ce qui concerne les lectures sur Freud, totem et tabous m'a pas mal marqué :hesite: Il est simple et facile d'accès :)
 
You Rock !: Antioche et Chopin

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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#4
Merciiii

C'est vraiment chouette ce que tu veux faire, et je te soutiens de tout mon coeur. J'ai vraiment envie d'être de nouveau suivi par un psychologue dans un premier temps, et la psychanalyse m'intéresse aussi, mais c'est un luxe :crying:
En tout cas c'est passionnant de te lire et j'ai hâte de rencontrer Sigmund.


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You Rock !: Chopin

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
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#5
DP aussi pardon

Pour Lacan je crois que je l'ai vu plusieurs fois cité avec les constructivistes à côté de Bourdieu, Foucault etc, et du coup c'est une référence pour certains coco/anar/libertaires en tout genres qui ne rejettent pas le milieu psy.
 
You Rock !: Chopin

MxPineapple

Pronom : iel + neutre ou masculin
2 Jan 2019
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#6
J'ai seulement entendu parler de psychanalyse de façon détournée jusque là dans mes études (littérature et un peu de philo), et je n'ai pas été très convaincu-e par ce que j'ai compris en général, donc je vais probablement sous-mariner pour voir!

@Chopin toi qui t'intéresse beaucoup aux problématiques de classe, tu seras peut-être intéressée par Eros et Civilisation de Herbert Marcuse, dans lequel il lie l'étude de Freud àsa lecture de Marx. :happy:
 
You Rock !: Antioche

Antioche

Las Fritas Barricadas
3 Jan 2019
557
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#7
@Chopin Ah bah les rêves lucides je sais pas, c'est son truc à elle. Elle prétend, comme un certain nombre de gens, pouvoir évoluer dans ses rêves en ayant conscience d'y être (en gros, maintenir cet état de prise de conscience qu'on a tous déjà expérimenté mais sans se réveiller). Et ça permettrait de contrôler, d'une certaine manière, ce qui s'y passe.
Je ne veux pas mettre en doute ce qu'elle me dit de sa propre expérience mais je suis dubitative, personnellement. Même si c'était possible, ça ne m'intéresse pas spécialement pour l'instant.
Oui pardon embrouille c'était pas très clair. En gros le rêve devient hostile (dans le cas que j'ai raconté, les personnes présentent se mettent à me regarder mal, à me faire comprendre que j'ai dit un truc tabou, un peu comme si j'étais une actrice à fond dans son rôle durant un tournage et que soudain j'arrêtais tout pour crier "C'EST DU FAKE !!!" et que tout le monde m'en voulait d'avoir gaché la prise)

Après pour l'instant je n'ai aucune idée bien arrêtée, je pioche à droite à gauche comme d'habitude.
Du coup HS avec la psychanalyse je sais bien que ça se place sur un plan différent, mais si ça t'intéresse un peu j'étais tombée sur une interview d'une neurologue à propos des rêves
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En tout cas tu me tease trop, j'ai trop hâte d'être demain et de me procurer tout ça :lunette:
Mais j'ai déjà plein de trucs à lire bordel :lunette:

Quand tu dis que tu comptes rendre la santé mentale plus accessible, tu as une idée de comment t'y prendre ?
 
You Rock !: Chopin et MxPineapple

HellaSly

Slytherin
3 Jan 2019
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#8
Salut,

Je vais suivre ce topic avec attention.

Je ne suis pas du tout dans l'approche psychanalytique mais plutôt dans l'approche clinique de la santé mentale. Je suis par exemple très proche des thérapies du comportement.

De part ma formation (infirmière) et mon activité (psy) je n'ai pas vraiment eu de cours sur l'approche psychanalytique. Et j'ai longtemps voulu ignorer ce concept. Je crois que je suis prête aujourd'hui à en apprendre un peu plus même si j'y vais à reculons.

J'ai très envie de lire le livre sur les rêves. Je pense quand même que nos reves sont le reflet de nos peurs, de nos émotions, de nos frustrations. J'ai pris l'habitude de noter les miens dans un carnet, je vois souvent les mêmes types revenir et plus je pratique cet exercice, plus je m'en souviens.

Je suis depuis un an une thérapie avec une psychiatre, qui a pour approche la thérapie comportementale. Ça m'aide énormément au quotidien. Je me questionne sur l'association des deux types de thérapies.

Dans mon hôpital, l'approche clinique est la plus répandue. Seul les psychologique pratique l'approche psychanalytique et pas de manière régulière.

Je vais vous suivre avec intérêt :)
 
You Rock !: MxPineapple et Chopin

Pétrichor

Qu'est-ce qu'on mange ?
4 Jan 2019
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#10
@Chopin
Je te réponds ici, je veux pas trop polluer la bas.
Je m'étais dit que pour préserver ma santé je n'allais pas participer à ce topic passionnant, mais bon, tant pis :yawn:

Mais même, c'est le système théorique sur lequel repose la psychologie cognitive qui est prouvable scientifiquement (et encore, jusqu'à que l'on prouve le contraire, les mécanismes sont suffisamment complexes pour qu'on avance et adapte les connaissances en lien). Il y a éventuellement la neuropsychologie (genre, traitement du split-brain), la remédiation cognitive qui ont des supports "certains".
Et là encore, ça avance.
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Donc bon.. parce qu'avec un échantillon suffisamment grand, on peut aussi théoriquement apporter des preuves scientifiques (du moins statistiques) d'un mieux être avec la thérapie analytique (ou tout autre thérapie).

Ca me fatigue grandement au quotidien. Entre certains collègues analystes qui ont une vision behavioriste des TCC, ceux TCC qui ont une idée purement lacan-caca et freud-cucul (je change à peine le discours :lol:).
HEUREUSEMENT qu'il existe les systemiciens et les humanistes, les seuls vrais thérapeutes efficaces dans ce monde :troll:

Bon, par contre, la psychanalyse a aussi fait beaucoup beaucoup beaucoup de mal avec pleins de jugements à l'emporte pièce (au hasard, à propos de l'autisme et son éthologie, les tda/h) et certains pro ont tendance à ignorer la littérature scientifique hélas, parce que je ne sais pas, ils ont trop peur que ça remette leur confort en question ?
 
Dernière édition:

Pétrichor

Qu'est-ce qu'on mange ?
4 Jan 2019
418
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#11
Le truc, c'est qu'il n'y a pas que l'analyse, la cure. Y'a la thérapie d'orientation analytique. Généralement moins longue que la cure, mais pas dans les mêmes objectifs si j'ai bien compris.

Pour le topic et la santé, c'est parce que je peux parler de psychologie, théorie analytique ou pas, pendant des heures, et je risquerais de passer mes journées dessus. Mais c'était une boutade plus qu'autre chose hein :shifty:
 
You Rock !: Chopin

Lumiopteron

(Iel ou il / neutre ou masculin)
18 Jan 2019
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#12
(Message en deux parties, je n'arrive pas à enlever assez de caractères pour que ça passe.)

Coucou, je ne suis pas adepte de psychanalyse, bien au contraire, mais je trouve ce sujet intéressant. Depuis le lointain moment où j'ai ouvert pour la première fois un livre de psycha à aujourd'hui, je ne suis allé-e que de déception en déception, jusqu'à nourrir une aversion pour ces pratiques. J'ai surtout à l'esprit les nombreuses victimes de la psychanalyse, aussi ce sujet n'est pas émotionnellement neutre pour moi.

Néanmoins, j'aimerais bien pouvoir lire ou entendre des arguments en faveur de la psychanalyse, autres que ceux que j'ai rencontré jusque là (principalement "chacun son avis", "mais les TCC c'est rien que du comportement sans âme" et "la science est une doctrine qui refuse les contradictions"). Je précise que je n'ai pas commencé par situer ma position pour vous être désagréable, mais pour être honnête avec vous et ne pas faire semblant d'être neutre. Ainsi vous pouvez décider si vous avez envie de me répondre ou non et si vous pensez que je devrais enlever ce message (après tout c'est un sujet pour les personnes qui apprécient la psychanalyse et ce n'est pas mon cas, donc je suis potentiellement hors-sujet, voire nuisible). De mon côté je ne viens pas ici pour vous dire "abandonnez ça c'est nul".

Je vais amener les points qui me dérangent le plus avec la psychanalyse et auxquels je n'ai jusqu'à présent jamais trouvé de contre-argument de poids. Libre à vous de répondre à l'un ou à plusieurs (ou à aucun évidemment).

1) La dangerosité

Je lis et entends beaucoup que la psychanalyse a fait du mal, notamment aux personnes autistes (dont je fais partie), mais que maintenant globalement ça va. D'abord, ce danger n'est nullement du passé, il y a toujours actuellement un nombre considérable de personnes qui sont culpabilisées, empêchées d'accéder à des soins ou des accompagnements adaptés, etc. Je lisais encore dernièrement une personne narcoleptique qui a passé 20 ans avec des psychanalystes et qui n'a accédé que récemment à un médicament contre la narcolepsie. On ne l'en a jamais informé, on a voulu lui faire travailler des constructions personnelles autour de la narcolepsie, ça n'a servi à rien et ce n'est que maintenant qu'elle redémarre vraiment quelque chose.

Ensuite, même si un certains nombre de professionnel-les ont évolué et quitté les positions les plus problématiques (comme les "mères réfrigérateurs"), le mal a été fait et nous ne l'avons pas oublié. Les retards accumulés par la France sur divers sujets, notamment l'autisme, sont toujours là et ont besoin d'autre chose que des "oui mais c'était avant". J'ai également beaucoup de mal à accepter qu'on passe à autre chose l'air de dire "le passé c'est le passé, vous allez pas rester là-dessus quand même" alors que les victimes d'autrefois sont encore là. Il manque pour moi de réelles excuses et une position ferme des psycha et pro-psycha contre celleux qui perpétuent le problème ou diminuent la souffrance provoquée.

(Je pense ici aussi aux victimes du syndrome des faux souvenirs, aux personnes LGBTI+, aux victimes d'inceste...)

2) Le manque de scientificité

On oppose vite les sciences et la psychanalyse et c'est déjà pour moi révélateur d'un problème. A chaque fois qu'on pointe de façon sérieuse un travers de la psychanalyse, les grands noms de la profession (Roudinesco, Miller, Jourdain...) et bien d'autres ripostent avec l'idée que les pro-science, surtout les cognitivistes, étoufferaient le dialogue et déshumaniseraient les gens. Je pense ici en premier au fameux rapport de l'Anesm de 2004 qui concluait à une inefficacité de la psychanalyse dans presque tous les cas étudiés et qui à l'inverse affichait des résultats honorables pour les TCC. Plein de choses intéressantes pouvaient être dites, par exemple que les thérapies psycha de ces études étaient principalement des thérapies brèves. Mais tout ça a été juste jeté à la poubelle sans vrai débat de fond. On en vient souvent à la même chose je trouve : on montre des problèmes avec la psychanalyse (incohérences, manque de preuve, preuve contraire à un de ses concepts) et elle répond : "non c'est faux, mais on ne peut pas le prouver parce que nous on travaille pas en labo". La psychologie et les sciences en général n'ont pas toujours eu de quoi tester correctement leurs idées, mais c'est bien pour ça qu'on a travaillé à développer de quoi effectuer ces tests. Que les protocoles actuels ne conviennent pas aux psychanalystes, pourquoi pas, ça se tient assez bien. Mais pour moi il y a de la malhonnêteté à refuser de produire des preuves et à se contenter de refuser celles qui vont dans l'autre sens (celles issues de la psychologie du développement par exemple). Si les outils actuels ne fonctionnent pas, eh bien inventons ceux qu'il faut.

Je trouve que l'irréfutabilité de la psychanalyse est un gros problème aussi. J'ai rencontré un certain nombre de psycha et pro-psycha, que ce soit des psychologues ou non, et je rencontre à chaque fois le même problème. Quand on leur soumet un cas qui ne colle pas avec une théorie psychanalytique, la réponse c'est : "si si ça colle, vu que la théorie le dit". C'est littéralement ce qu'on a répondu à moi et à d'autres personnes quand on a questionné le fait qu'on n'avait pas grandit avec une figure maternelle et une figure paternelle. Ma mère a demandé aussi de son côté quand elle a fait sa formation d'AVS et la réponse a été la même : "mais si ça a forcément dû se faire comme ça (une autre figure a dû exister)". En cours c'est la même chose, chaque fois qu'un-e élève propose un exemple incohérent avec l'explication psychanalytique, on lui bricole son exemple ou bien on lui dit que non mais ça marche quand même de toute façon. Ou alors encore mieux : "je ne sais pas mais Freud a dit que".

Quant à l'argument de la pluralité des avis, j'avoue qu'il me fait rire jaune. Dans ma fac, 90% des cours de psychologie clinique sont de la psychanalyse et les 10% restants mettent surtout en valeur les praticien-nes issus de la psychanalyse. Tout le monde en France connaît le mot psychanalyse, très peu connaissent les thérapies comportementales ou la psychologie positive, même chez les professionnel-les de la santé. Les psychanalystes ont encore largement des places importantes dans les institutions et les médias, on voit régulièrement trôner dans les librairies des livres sur le sujet (même à Nature et Découvertes). Du coup, il me semble que le déséquilibre de représentation, en France il n'est clairement pas en défaveur de la psychanalyse, c'est tout le contraire.

[Partie 1/2]
 

Lumiopteron

(Iel ou il / neutre ou masculin)
18 Jan 2019
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#13
[Partie 2/2]

3) "Tu n'es juste pas tombé-e sur les bonnes personnes"

Je ne considère absolument pas que la majorité des soignant-es non-psychanalystes sont respectueuses et ouvertes à la critique. J'évolue dans des milieux neuroatypiques et queers, alors je sais bien que la psychiatrie et la psychologie sont remplies de problèmes à traiter. Néanmoins, je constate depuis longtemps que les discours les plus atroces et les victimes les plus malmenées viennent de praticien-nes psychanalystes. Et je vois l'inverse également. Par exemple, les profs que je pense être les plus bienveillant-es à ma fac (s'inquiètent de savoir si des personnes en difficulté sont dans leur cours, font l'effort de ne pas restreindre le couple aux hétéro, explicitent les problèmes d'éthique...) sont systématiquement des personnes non-psychanalytiques. Dans l'autre sens, les moins respectueux-ses (transidentité = maladie mentale, blagues sur des diagnostics, misogynie, refus de la contradiction...) sont chaque fois des psychanalystes ou pro-psycha. Même constat au niveau des témoignages d'usager-es de la psychiatrie : les choses les plus traumatisantes qui remontent sont particulièrement souvent psychanalytiques (pathologisation de la sexualité et de la transité, dévalorisation des vécus traumatiques sexuels, pratiques effroyables de type "on vous recoud sans anesthésie aujourd'hui pour que vous preniez conscience de votre enveloppe corporelle"...).

Je pense aussi à celleux qui ont quitté la psychanalyse suite à des déceptions (comme dans le document "Les déconvertis de la psychanalyse" de Sophie Robert (lien ici), comme ce qui est décrit dans cet article sur l'impact de la psychanalyse sur le soin des addictions). Je pense à tous ces pays qui sont aujourd'hui plus avancés que la France dans l'inclusion et l'accompagnement des personnes handis et qui ont depuis longtemps quitté la psychanalyse. Je pense aussi à ces publicités que je vois passer dans ma fac et sur les groupes d'étudiants pour des conférences psychanalytiques au contenu dangereux (les "bébés à risque d'autisme" dernièrement, "le transgenre" plus tôt dans l'année avec moult horreurs rien que sur le flyer), ainsi que les formations hors de prix pour des pratiques douteuses (200-400 euros pour 1-2 jours sur le Rorschach par exemple).

Alors je suis ok avec le fait que cet argument manque de rigueur, car je pourrais être toujours tombé-e sur le mauvais cas et avoir petit à petit nourri un biais de confirmation. Mais pour moi ça alourdit le bilan. De plus, je trouve rarement dans les arguments pro-psycha une réelle considération pour les personnes qui souffrent de ces propos, on soutient même assez souvent que bon c'est des gens malades iels ne savent pas forcément et que c'est pas faux de dire ceci ou cela.

4) Le reste

Au milieu de ces trois grands sujets de conflit, en voici d'autres en vrac :

- le langage psychanalytique, en particulier de Lacan. Je m'en suis farci une palanquée de textes de Freud, Lacan et autres et c'est quand même une horreur à lire. Aucun autre sujet considéré comme complexe ne fait ça. On peut comprendre le système hormonal ou l'astro-physique avec des explications adaptées même si on n'y connaît rien. Alors que la psychanalyse, même quand on sait de quoi ça parle, c'est très obscur ;

- le culte de Freud et/ou de Lacan. C'est quand même très différent de dire "Piaget est le père spirituel de la psychologie de l'enfant" et "Freud c'est notre Dieu" (souvent entendu). D'autant que Piaget, on n'hésite pas à le mettre face à ses détracteur-euses, on débat abondamment de ce qui clochait dans ses travaux et de ce qui ne fonctionne plus aujourd'hui. Avec Freud on est très souvent bloqué-es dans le passé, on doit s'en tenir à ce qu'il a écrit, c'est comme ça ;

- le rapport à l'argent. "Faut payer la cure et faut mettre un prix significatif pour que lea patient-e s'engage vraiment dans un processus de soin", c'est assez gênant quand même. Parce que oui ça engage, forcément, plus on va donner plus on va avoir du mal à abandonner. Mais ça ne veut pas dire que c'est une bonne chose et ça implique qu'il faut avoir assez d'argent à mettre là-dedans ;

- le sexisme et l'homophobie. On a beau dire "c'est du passé ça, on s'est adapté-e", je ne trouve pas que ce soit tellement le cas. On continue usuellement de présenter l'homosexualité comme une sorte d'erreur de parcours lors de l'Oedipe, la bisexualité comme un non-choix, le reste comme rien du tout. L'hystérie est toujours illustrée par le cliché sexiste de la femme "allumeuse", la névrose obsessionnelle est fréquemment issue du cliché sur les hommes qui ne devraient pas normalement s'intéresser à la propreté. Y a aussi encore nombre de psychanalystes qui expriment une vision des femmes très négative (notamment via le phallus qu'elles n'auraient pas et ne devraient pas revendiquer) ;

- (édition) le manque de contrôle et d'indépendance de la profession. Il n'existe pas d'école de la psychanalyse et pas non plus de test pour prouver qu'une personne est compétente ou non en psychanalyse (les psycha s'y étaient lourdement opposés il y a quelques années). Du coup, les thérapeuthes qui ne sont ni psychologues ni psychiatres peuvent potentiellement être n'importe qui. Dans l'autre sens, la psychanalyse s'est taillée une place de choix dans les cursus de psychologie et de psychiatrie, sans forcément se distinguer explicitement de la psychologie clinique et éloignant souvent les autres points de vue.

Voilà, je crois que j'ai tout dit. C'est long, pardon pour ça, merci si vous m'avez lu. J'espère n'avoir blessé personne, n'hésitez pas à me signaler si quelque chose vous dérange. En tous les cas je vous souhaite une bonne journée et une bonne continuation dans vos études et projets respectif-ves ! :)

(PS : Chopin, vu que je pense comprendre qui tu es, au cas où tu te poses la question je suis bien lea même Lumi que tu connais.)
 
Dernière édition:

Moonwyn

Well-known member
3 Jan 2019
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Paris
#14
Plop !
Je suis également très curieuse de lire les réponses que vous accepteriez de faire à @Lumiopteron ; ça m'intéresse beaucoup, d'autant que j'ai vu à l'oeuvre certaines des choses dont il parle sur mon petit frère (qui est Asperger).
J'ai hâte :happy:
 
You Rock !: Arsinoée

Moonwyn

Well-known member
3 Jan 2019
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#15
@Chopin J'ai bien tout lu mais mon existence est une succession d'obligations et d'urgence et ton développement mérite qu'on s'y attarde pour faire une vraie réponse (merci pour ça d'ailleurs, j'aime beaucoup tes interventions, que je trouve toujours respectueuses et constructives !)
Je poke @Lumiopteron parce que le message initial est de lui mais il n'est pas cité dans tes posts, du coup je ne sais pas s'il a vu.
Dès que c'est moins la folie par ici je relis tout ça et j'y réponds !
 
You Rock !: Chopin

Lumiopteron

(Iel ou il / neutre ou masculin)
18 Jan 2019
8
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#16
(Je précise en amont que je ne souhaite pas faire de mal, si c'est dur pour toi de lire ou de répondre je ne vois réellement aucun problème à m'arrêter là. Aussi, au moment où je valide ce message, je suis plutôt fatigué-e, je m'excuse donc si des parties sont trop longues, floues ou émotionnelles.)

Que la psychanalyse aie apporté des choses par le passé, ça je ne le refuse pas. De même que les universités d'Amérique du Nord ne sont pas contre non plus, seulement elles la replacent dans l'histoire de la psychologie, pas au même niveau que les pratiques modernes. La psychanalyse ne soulèverait pas tant de controverses si on en était resté là je pense. Je ne discute donc pas de ses contributions passées mais de sa légitimité en temps que pratique actuelle.

La psychanalyse n'a pas le même impact et les mêmes retours que les autres branches de la psychologie clinique et de la psychologie en général. Pour l'argent par exemple, les sommes demandées sont souvent plus élevées, nombre de psychanalystes considèrent qu'il ne faut pas s'arrêter à un prix de base parce qu'il ne serait pas suffisamment engageant. En psychologie non-psychanalytique, la tendance est plutôt à chercher à passer dans la régime de la sécurité sociale, le tarif n'est pas considéré comme faisant partie du soin. C'est différent de payer à cause du capitalisme et de payer parce que lea praticien-ne pense que tu ne progresseras pas sans ça.

Le problème est similaire pour tous les autres sujets. Il y a de la LGBTI+phobie partout, mais en moyenne la psychanalyse est plus blâmée et fuie par les concerné-es de ces identités. Il y a des tas de retours atroces des institutions, mais les plus dures sont abondamment psychanalytiques. Je n'ai pas de stats à l'appui, c'est vrai et c'est pourquoi je pars du principe que ce n'est pas forcément l'exacte réalité. Mais je ne peux pas ignorer toutes les personnes concernées par diverses oppressions qui sur les groupes demandent des psy non-psycha absolument, témoignent avec beaucoup d'émotion et ont un avis ferme sur la psychanalyse. C'est toujours un sujet enflammé, je constate qu'au plus les personnes sont usagères de la psychiatrie et de la psychologie et au plus elles nourrissent de rancœur envers la psychanalyse. Et que dire des milieux autistiques où la colère est vive, c'est d'ailleurs par là que j'ai découvert ce qu'on reprochait à la psychanalyse.

Pour moi, c'est comme tous les "not all", je ne mets pas à la poubelle les cas positifs, mais ça ne peut pas suffire aux très nombreux cas allant de désagréable à désastreux. Je ne me vois pas leur dire "ça aurait peut-être été pareil avec un-e autre psy", ça ne correspond pas à leur expérience, ça ne ferait que les blesser. Par rapport à ce que j'ai pu voir jusque là, j'ai plutôt fort l'impression que ce sont les expériences positives qui sont des exceptions et pas l'inverse.

Pour comparer librement la psychanalyse aux courants de la psychologie clinique, il faut qu'on aie accès à un enseignement plus diversifié et plus neutre. Comment discuter des différentes positions quand pour connaître au moins à moitié autant le reste que la psychanalyse il faut s'être renseigné-e tout-e seul-e ? La majorité des arguments qu'on lit contre les thérapies non-psychanalytiques sont des mensonges relayés sans source parce qu'on ne sait pas de quoi on parle. (Je ne dis pas que c'est le cas partout pour tout le monde, mais c'est un problème répandu.)

Pour la scientificité, c'est encore le même problème. L’entièreté des sciences humaines a un problème avec les expérimentations et les statistiques, il y a bien assez de blagues là-dessus dans les milieux zététiques pour nous le rappeler. Mais la psychanalyse coche plus de points noirs que les autres. Réinterpréter les choses à l'infini est un foyer à biais de raisonnement. Les textes de psychanalyse sont riches en "cela ne fait aucun doute", "vous en avez des preuves tous les jours" et autres affirmations non-questionnées. Je voudrais bien dire que certains sont vieux et qu'il y a donc à contextualiser, mais quand on nous les fait apprendre comme valables actuellement, alors ils se doivent de fonctionner à notre époque. Je voudrais bien dire aussi que c'est la faute de ma fac en particulier, mais elle n'est ni plus ou moins que ce qui est visible en France d'habitude (moins à Paris apparemment) et ce n'est pas juste mon avis que je rapporte.

La principale différence que je fais entre la psychanalyse et les autres courants principaux de la psychologie clinique, c'est leur impact. La psychanalyse affirme beaucoup de choses et crée un fort engagement, sa responsabilité est nécessairement plus grande. On a aussi des situations où sans forcément avoir de preuves issues de statistiques, on a des retours éclairants. Pour les addictions et les phobies, on a des outils qui donnent des réussites encourageantes (comme les TCC), là où la psychanalyse a des résultats mauvais. Il y a pour moi une mise en danger des personnes si on ne les redirige pas vers ce qui a le plus de chances de les aider. Et encore une fois, on a trop de témoignages de personnes qui sont restées en psychanalyse et se sont vues empêché-es pendant de longues années d'accéder à des soins pertinents.

Je finis sur un exemple plus détaillé qui est finalement le plus simple à traiter pour moi : l'autisme. Je considère qu'on fait globalement n'importe quoi là-dessus partout sur Terre, parce qu'il manque encore la compréhension élémentaire que nous sommes des personnes et que nous sommes plus heureux-ses en étant nous qu'en étant entrainé-es à ressembler à des non-autistes. Donc c'est pas moi qui vais dire "bouh la psycha c'est nul alors qu'on fait tellement mieux pour les gens autistes". Les méthodes comportementales sont en grande partie du foutu dressage et je trouve que c'est à pleurer. Mais la psychanalyse est le pire danger de mes semblables, surtout les plus dépendant-es. C'est l'ombre qui menace chaque famille qui sera tombée sur un-e psychanalyste en premier en cherchant à comprendre leur enfant, c'est la pression pour ralentir et éjecter les praticien-nes non-psycha qui font de bonnes choses pour les personnes autistes (comme cela a été le cas en Bretagne il y a quelques années). C'est le poison qu'on enseigne aux travailleur-euses sociaux-les, comme cette idée très répandue que les personnes autistes n'auraient pas conscience de leur enveloppe corporelle (rapport aux stades de développement freudiens) et qu'il serait donc normal qu'elles se mutilent sévèrement dans les structures. Sans oublier que l'idée que l'autisme est provoqué par l'attitude de la mère ayant enfanté est loin d'avoir disparue, pour beaucoup ça a juste glissé sur "il ne faut pas culpabiliser les mères, même si c'est quand même la cause de l'autisme".
Si la psychanalyse prétend être l'alliée des personnes autistes et de leurs proches, sa priorité devrait être de nous débarrasser de toutes ces horreurs. Sa responsabilité est immense et ses apports pour l'instant n'ont été que destructeurs. Ce n'est pas le cas d'autres approches, qui parfois sont correctes (la communication Makaton ou l'organisation TTEACH par exemple).

En conclusion, je dirais : tant mieux si des personnes trouvent leur bonheur dans la psychanalyse, mais qu'est-ce qu'on dit à toutes celles qui en ont souffert ?
 
You Rock !: Hercynie

Lumiopteron

(Iel ou il / neutre ou masculin)
18 Jan 2019
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#17
Bon courage pour la grippe et les partiels ! :cheer:

Je suis intéressé-e par comment tu "vis" la psychanalyse, ce que ça t'a apporté. Mais c'est peut-être trop personnel, je dis ça au cas où tu aurais envie d'en parler. En tous les cas priorité à ta santé et à tes projets en cours ! :giggle:
 
You Rock !: Moonwyn et Chopin

Imago

Well-known member
4 Jan 2019
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#18
Je dirais que pour avoir travaillé avec des psychologues et des psychiatres de tous bords, ce qui apporte le plus de dérives est le manque d'ouverture des psychanalystes et non la pratique de la psychanalyse en elle-même.
Je suis fatiguée également de la prédominance de la psychanalyse dans l'instruction de la psychologie, mais je suis surtout fatiguée de la position dans laquelle se placent certains psychanalystes : "nous sommes les seuls à respecter le sujet", "les autres approches sont d'emblée maltraitantes, surtout les approches comportementalistes"... Beaucoup diabolisent ce qui ne fait pas partie de leurs théories et restent fermés.
J'ai rencontré en revanche une psychologue clinicienne qui a une approche psychanalytique de ses patients avec qui j'ai adoré travailler. Sur la question de l'autisme, par exemple, elle laissait la place aux autres sur certains sujets et prenait la sienne à d'autres moments. Certains enfants (dont la pathologie ne se résumait pas à l'autisme, et dont même le diagnostic d'autisme n'était pas sûr) bénéficiaient de méthodes comportementalistes inspirées d'ABA et d'un suivi avec elle, et ça marchait du tonnerre. Les réunions étaient passionnantes.
Bref tout ça pour dire que je pense qu'il est surtout question d'une posture professionnelle et d'une ouverture aux autres, et notamment d'un deuil de sa pratique telle qu'on l'a connue. Avec toutes les nouvelles données scientifiques, on ne peut plus, par exemple, prendre en charge les autistes comme avant (car ça peut donner des choses affreuses, voir le documentaire "le mur" sur les dérives de la psychanalyse auprès de personnes autistes). Mais ce n'est pas pour ça qu'on ne peut pas faire un travail conjoint quand c'est nécessaire.
 

Moonwyn

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3 Jan 2019
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#19
@Chopin Comme promis je prends le temps de faire une vraie réponse maintenant :giggle:
@Lumiopteron a une base solide pour dérouler sa pensée ; ce n'est pas du tout mon cas. Je n'ai jamais lu un livre de psychanalyse, je n'ai qu'une vague idée de la différence d'approche entre psychanalystes et comportementalistes et je ne sais pas si c'est la même différence qu'il faut voir entre psychanalyse et "clinique".
Du coup, je suis quasi vierge :)winky: si l'on peut dire) de toute la partie théorie de la question. Ce que j'en sais se limite à une brève présentation du ça, du moi et du surmoi, que nous avait faite une pionne au collège pendant une heure de permanence + deux trois concepts que j'ai du chercher quand je suis tombée dessus culturellement (le complexe d'Oedipe, l'importance des mots pour Lacan, des pulsions pour Freud). Tu noteras que c'est hyper schématique, mais c'est pour de vrai ce qu'il y a dans ma crâne là-dessus :taquin:
En revanche, côté pratique j'ai eu ma propre expérience et ai été témoin de celle de mon petit frère.
Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que c'est sa vie à lui, mais la prise en charge qu'il a eu a eu un impact sur TOUTE notre famille, qui a encore aujourd'hui des implications dures. C'est donc bien une autre vie accidentée de la psychanalyse, voire 7 autres (oui on est beaucoup chez nous :langue:) qui s'ajoute(nt) aux nombreux témoignages dont parle aussi @Lumiopteron .
Comment alors se dire que ce n'est pas systémique ? (Pourrais-t-on faire un parallèle osé avec... le harcèlement de rue ?)
Je me dis que non, ce ne sont pas juste des gens qui sont tombés sur les mauvaises personnes et qu'il y a bien, dans cette discipline, quelque chose qui pose problème. Et, de loin, le premier souci est le fait que ce champ de connaissance a l'air immobile.
De ce que tu en dis, je pressens bien qu'il y a plusieurs écoles, qu'en réalité ce n'est pas monolithique. Mais ce n'est pas ce que voit la majorité des gens qui ne lisent et n'étudient pas la psychanalyse. Dans les médias, seuls les freudiens sont (sur)représentés ; quand on regarde le programme de la première année à l'UFR d'études psychanalytiques (voici le lien vers le synopsis de la licence) l'UE sur la naissance de la psychanalyse est exclusivement consacrée à Freud (il n'y a que Freud en fait dans la bibliographie) ! En socio, il ne viendrait à l'idée de personne de faire une UE exclusivement sur Auguste Comte par exemple (ou d'ailleurs sur exclusivement n'importe quel sociologue, même Bourdieu a des petits camarades à chaque fois).
De ce point de vue extérieur que j'ai, je peux dire que pour la majorité d'entre nous, public non averti, psychanalyse = Freud (du coup = théorie trop ancienne et pas assez remise en question pour être valide et actuelle, ça c'est mon raccourci perso).
Dans cette ambiance pesante, la présentation au grand public d'un autre type de docteur de la tête, les comportementalistes, apparait tout de suite beaucoup plus glamour, ne serait-ce que parce que c'est autre chose que Freud en fait. Ca a l'air plus récent (j'imagine que ce n'est pas vraiment le cas, mais je n'y connais strictement rien), basé sur des travaux collectifs, et non sur les écrits d'un seul homme, et donc plus adapté à notre siècle et plus solide (parce que l'intelligence collective est puissante :rockon:).
Et même quand on se raccroche, pour se dire qu'il n'y a pas que Freud, à ce qu'il y a d'autre à mes yeux de connu, c'est-à-dire Lacan, les exemples qu'on en voit relèvent quasiment de la paresse voire franchement de l'imposture intellectuelle. Des mecs (de préférence avec les cheveux blancs vaporeux non coiffés et des vestes en tweed plus-que-passées) sont interrogés face caméra et font des phrases sans queue ni tête du style "La canette c'est le métal et le métal c'est le froid donc c'est la distance et dans distance il y a "dis", soit la pure altérité ; donc vous n'aimez pas le Coca" :oo: (franchement je grossis à peine le trait et oui, j'ai tout à fait utilisé ce que j'avais sous le pif pour trouver un point de départ :lol:). Pour moi, "c'est" n'est pas un connecteur logique valable, et il faudrait un minimum plus se fouler pour démontrer les rapprochements qu'on fait entre signifiants...
D'accord il faut parfois avoir des raisonnements alambiqués pour arriver à une conclusion surtout quand on manipule des concepts abstraits. Mais déjà ça se vulgarise (on le fait très bien en socio, tous ne parlent pas comme un Bourdieu justement) et ensuite, à ce compte-là, on peut faire dire absolument tout et n'importe quoi aux mots qu'on utilise, non ? Ou alors il y a des "liens" officiels et pas les autres ? Mais qui décide alors des articulations de raisonnement valides ou non ? Et finalement, quelle crédibilité ce champ de "connaissance" peut avoir si son seul ressort est d'avoir l'air pénétré et incompréhensible au commun des mortels ?
Sur ce dernier point, j'admets très volontiers que beaucoup de sociologues s'enferment dans leur tour d'ivoire et finissent par ne manipuler que des concepts qu'ils comprennent eux et entre eux (oui c'est toi que je regarde, Luc Boltanski:vex:, plus difficile lecture ever) ; et aussi qu'il y a des sociologues qui ressemblent physiquement comme deux gouttes d'eau aux Lacaniens que je décris plus haut (coucou Robert Castel :hello: et RIP bro, j't'ai grave kiffé) (bon on atteindra jamais un Christophe Dejours chez les sociologues mais quand même, on en a :cretin: )
Les deux disciplines gagneraient certainement à être plus justement connues et pour ça, il faut que du monde se dévoue pour vulgariser :)ninja:).

Je termine sur le fait que peut-être tout simplement que la cohorte de praticiens mets du temps à se renouveler, pour arriver à une majorité de gens comme toi qui font appel à plusieurs outils et exercent de façon holistique et respectueuse ? Et que l'ancienne génération est moins portée sur la formation continue et la réactualisation de ses connaissances ?
Dans les faits en tout cas, quand j'ai senti que j'avais besoin d'aide, j'ai pas voulu piocher chez des psychanalistes, parce qu'il y a trop de fruits pourris dans le panier à mon goût, et je tiens suffisamment à ma psyché pour ne pas vouloir prendre le risque de l'exposer à un·e praticen·ne malveillante et que c'est difficile de savoir sur le papier sur quoi on va tomber...
 
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Moonwyn

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#20
@Chopin T'inquiètes pas je le prends pas du tout comme ça et surtout je me laisse la possibilité bien ouverte de changer d'avis, en rencontrant d'autres personnes et en voyant à l'oeuvre d'autres pratiques ! Je ne suis pas butée sur ce point (d'où d'ailleurs mon intérêt pour ce sujet). (Voire, peut-être, un jour, j'ouvrirai un livre de psychanalyse, qui sait ? :shifty:)
 
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