Poids et beauté

LuLa

That awkward moment between your birth and death
4 Jan 2019
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Lyon
#41
@pravda1917 je suis comme toi, je n'y arrive pas. Et les discours sur la volonté m'horripilent. Je prends l'été pour réfléchir à l'hypnothérapie, et je crois bien que je vais commencer à la rentrée. Je ne vois plus aucune solution parce que de moi-même je sens bien que je n'arriverais jamais à arrêter les crises compulsives. Et je me sens de plus en plus mal physiquement.
 

pravda1917

Well-known member
7 Avr 2019
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#42
@LuLa l’hypnotherapie a de super résultats sur la clope donc pourquoi pas les compulsions. Moi j’ai peur de « bloquer » mon esprit deux psy avait essayé et ça n’avait pas marché. Mais ma nouvelle psy est hypnotherapeute alors que les deux autres non (elles avaient juste les bases) donc je pense que je vais essayer aussi.
Allez courage on va y arriver, le premier pas c’est de vouloir s’en sortir (tout petit face à la suite mais pas quand même )
 

Acathe

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4 Jan 2019
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#43
@pravda1917 Je te trouve très courageuse d'avoir ouvert ce sujet et parler ainsi ouvertement de ton poids, ton rapport au corps, à la beauté, à ton mari etc. Ce sont des sujets difficiles à discuter je trouve parce que la société est baignée de messages grossophobes qui font qu'on a bien souvent des réponses inadaptées, parfois même irrespectueuses sans se rendre compte de la violence qu'elles peuvent transmettre.
Et quand on reçoit constamment des discours culpabilisants ou violents, on a tendance à se surprotéger ou anticiper tout ce qui pourrait devenir violent pour nous avant même que ce soit arrivé :fleur:

Aujourd'hui, même si je sais que je n'accepte pas mon corps tel qu'il est, je m'efforce d'en prendre soin et de le respecter pour ce qu'il me permet encore de faire. Ca m'a pris du temps à me forcer à m'aimer avec des résultats très aléatoires avant de comprendre que ce n'était pas une obligation finalement. Et aujourd'hui je travaille plutôt à faire au mieux avec lui, car ce qui me dérange ne disparaîtra pas soudainement. J'ai tellement longtemps été dans une idée de "je ferai ca quand j'aurai perdu...", alors que si je regarde les photos j'étais déjà très bien avec mon petit surpoids, aujourd'hui je regrette d'avoir autant attendu pour faire quoi que ce soit, car peut-être ca n'arrivera jamais. (Ou peut-être oui mais en attendant?)

Je me donne de petits objectifs. Je veux retrouver de la mobilité physique, car si je suis grosse, mon plus gros problème est surtout que j'ai fui toute activité physique presque toute ma vie, de peur du regard des gens sur moi, si je m'essouffle, ou transpire, ou deviens rouge, ou suis nulle........ :facepalm: Et tout ce processus c'est lent hein! Ca fait 2-3ans que j'en suis arrivée à cette conclusion, mais toujours avec la honte de me pointer à un cours de sport, j'ai fait quelques mini-essais aléatoires que je n'ai pas réussi à tenir. Et cette semaine je me suis inscrite au yoga et à de la danse. Autant le yoga je me disais que ca passerait, il y a des personnes âgées qui en font, des femmes enceintes etc, donc la différence de niveau est bien acceptée, mais quand il a fallu s'inscrire à la danse, j'avais de nouveau la trouille...! Le cours d'essai est demain et j'ai encore peur :lol:
Je crois qu'il faut parfois se lancer sur de touts petits objectifs, et constater et apprécier le fait que ca se soit bien passé. Pour notre corps au niveau de l'effort physique par exemple, mais aussi par rapport au regard des gens autour qu'on a réussi à gérer. Une fois j'ai tenté un cours de zumba une fois par semaine avec mes collègues de travail. J'étais terrifiée pour 1001 raisons, et j'ai été tellement heureuse de voir qu'aucune de mes collègues n'avait eu ce regard ou ce discours jugeant que je redoutais tant. Ca m'a énormément motivée, même si quand ca s'est terminé je n'ai pas plus osé aller vers un autre cours de sport parce que je me disais tellement que c'avait été une exception dans un milieu safe. ^^
En tout cas je trouve hyper courageux que tu te motives à vouloir aller à la piscine si elle est loin comme tu le dis!

Enfin bref je raconte ma vie mais je comprends complètement tes appréhensions aux nouveaux médecins. Mais tu as l'air d'avoir trouvé une super diéteticienne!
Concernant l'image de soi, je trouve effectivement que les vêtements font beaucoup. Ne jamais trouver de vêtements à sa taille et bien coupés est vraiment désespérant. Ni de voir de personnes qui nous ressemblent sur les pubs et catalogues de vêtements.
J'ai remarqué que suivre sur instagram des modèles grande taille me faisait beaucoup de bien par exemple. J'ai un regard plus indulgent sur elles, puis par la suite sur moi... Parfois je regarde des photos en me disant qu'effectivement la tenue ne la rend pas moins grosse, mais en fait elle lui va bien, malgré son ventre ou ses cuisses, qu'elle est belle. J'aime notamment le compte de Stephanie Zwicky.
Et si tu as des boutiques grande taille c'est aussi agréable pour trouver de jolies choses et être bien conseillée :happy: Sinon en ligne c'est pas mal aussi!

Courage, sois douce avec toi-même :happy:


EDIT: J'ajoute d'autres comptes instagram que je suis. Ca me tient à coeur parce qu'il a été prouvé qu'après avoir consulté ce type d'applications, on constastait un plus grand sentiment dépressif chez la personne, dû aux images irréalistes qu'on voit défiler. C'est vraiment important de nettoyer son fil de ce type de comptes, parfois même ces amies qui ne mettent que des photos idylliques, ou qui mettent en scène leur corps pour paraitre plus mince qu'elles ne le sont (l'été est les photos de cuisses à la plage, ventre rentré, taille de 3/4.... instagram peut tout faire paraître!).
Alors des comptes qui font du bien!
https://www.instagram.com/fattiesandfeelings/
https://www.instagram.com/bopo_watercolour/
https://www.instagram.com/theunderbellyyoga/ (une prof de yoga grosse :jv:)
Par exemple Sophie Marie Larrouy n'est pas grosse mais j'adore sa façon de s'exposer au naturel, avec des bourrelets, sans maquillage, avec des boutons, sans forcément être "à son avantage"... et j'aimerais voir plus de gens comme ca en fait https://www.instagram.com/sophiemarielarrouy/
 
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pravda1917

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7 Avr 2019
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#44
@Acathe
Merci pour tes compliments (je les prends comme ça ) ton retour et les insta
J’avoue j’ai un peu de mal avec le mouvement body positive parce que je trouve qu’on y voit que des grosses bien foutu (gros seins mais qui tombent pas, grosses fesses qui font bien, ventre souvent plat, en tout cas sans tablier, bras et cuisses toniques) bref moi je m’y retrouve pas du tout. Mais peut être que les fils que tu propose ne sont pas comme ça
Pour le sport je suis pareil, j’ai fait du Pilates un temps et une des prof m’aimait bien parce que même si je galèrais plus que les autres elle trouvait que j’avais la gniac. Malheureusement, je me sentais mieux dans un autre cours (même studio mais moins dur physiquement) j’en sortais vraiment relaxer, jusqu’à ce que je réalise que j’étais la seule élève que le prof ne touchait pas (par exemple pour corriger une posture), j’ai direct mis ça sur le dégoût que je lui inspirais (peut être que ça n’avait aucun rapport mais c’est ce qui m’est venu) et je n’ai jamais pu y retourner.
Là pour mes 40 ans ami.e.s. Famille et mari se sont mis ensemble pour m’offrir 20 cours de sport à la maison avec un coach, je suis super contente, j’espère que ça va bien se passer ( c’est un gros sacrifice financier pour ma famille et mon mari)
 

Eglantine

Obsédée par les câpres
3 Jan 2019
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#45
@pravda1917

La critique de la représentation d'un seul corps gros est assez récurrente dans une partie du mouvement BodyPositive, et il y a quelques comptes pas mal du tout avec des corps un peu différents (gros ventres, seins qui tombent, etc). Je t'en donne quelques uns, j'espère que tu trouveras ton bonheur !

https://www.instagram.com/shooglet/ (Mon compte préféré dans le genre, incontournable. Excellent.e photographe, gros.se et spécialisé.e dans les représentations d'autres personnes grosses, avec une énorme variété de silhouettes :happy:)
https://www.instagram.com/iamdaniadriana/
https://www.instagram.com/themilitantbaker/ (Poste aussi beaucoup de contenu militant)
https://www.instagram.com/meg.boggs/ (Grosse, très bonne haltérophile et maman, je l'aime beaucoup !)
https://www.instagram.com/fatlippodcast/ ("Infinifat", c'est-à-dire au-dessus de la taille 56, le hashtag #infinifat est très bien pour Insta si tu veux voir des photos de personnes de cette taille)
Sinon, le site de la photographe Substantia Jones, intitulé Adipositivity, est merveilleux.
 

Melys

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2 Jan 2019
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#46
@pravda1917 J'espère ne pas être indélicate. As-tu déjà essayé un suivi par un psychologue? Souvent les problèmes de poids sont causés par des problèmes sous-jacents pour lesquels l'aide d'un nutritionniste n'est pas suffisant. Il pourrait aussi t'aider pour tes problèmes de manque de confiance en soi.
Je te souhaite en tout cas plein de courage
 
You Rock !: Koala et KatEdison

pravda1917

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7 Avr 2019
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#47
@Eglantine merci beaucoup je vais regarder tout ça
@Melys je suis en thérapie et sous traitement depuis plus de 20 ans (oui je sais c’est long moi aussi je trouve ça long, je pensais pas que j’en prenais pour la vie quand j’ai commencé). Je suis même en train de monter un dossier MDPH pour obtenir un statut de travailleur handicapé (à cause de mon trouble anxieux) et le droit à l’Allocation Adulte Handicapé (même si je ne la toucherais pas vu les revenus de mon mari, mais on est jamais trop prudent).
Mais merci de penser à moi :)
 
You Rock !: KatEdison et Melys

pravda1917

Well-known member
7 Avr 2019
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#48
@KatEdison
Je serais bien en peine de te répondre. Les mêmes problèmes ne venants pas de situations similaires je comprends ton ressenti avec mes tripes mais je n'arrive pas à mettre de mots dessus (un problème récurrent chez moi). en tout cas j'ai envie de te faire un gros câlin
 
You Rock !: KatEdison

Clem'

HP bien dans ses pompes (enfin trouvé ma pointure)
22 Sept 2019
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Lausanne
#49
Pravda, bonjour!

Je fais 118 kilos pour 160 cm, et j'ai entamé il y a 14 mois la démarche pour la chirurgie bariatrique, avec une équipe de CHU - consultation de traitement et de prévention de l'obésité, service d'endocrinologie - chez moi, en Chuiche.

Je parle donc en connaissance de cause - excusez-moi, les autres, mais parfois j'ai trouvé vos idées dangereuses (comme d'aller avec un tour-operator à l'étranger, pour se faire créer un "barrage" gastrique), ou simplement déplacées: donner des conseils de nutrition ou d'alimentation à quelqu'un dont les noyaux gris cérébraux et le circuit de récompense sont niqués pour la vie, ou des conseils de sport à quelqu'un qui doit frôler la crise cardiaque juste en montant des escaliers, et est probablement en train d'abîmer silencieusement ses articulations qui doivent supporter la surcharge (et forcer sur l'exercice va simplement dégommer plus vite les cartilages), c'est… heu… merde je trouve pas comment le dire gentiment… bref.

Autre chose: régimes restrictifs divers et variés = mise en alerte du corps, qui réagit au moindre écart en accumulant les réserves de guerre. D'où les courbes en yoyo: perdre 12 kilos, en reprendre 15, en perdre 17, en reprendre 20, et ainsi de suite. Je suis partie de 80 kilos à 20 ans, pour arriver à 43 kilos de plus à 60 balais, poids maximum observé.


Pravda, je reviens vers toi.


Avant d'obtenir le sésame pour l'opération, il peut se passer une bonne année, au minimum… impossible de se présenter et d'agender la chirurgie comme pour aller se faire enlever des verrues, comme tu peux le faire en Tunisie. D'ailleurs, gros danger d'y aller comme on va faire ses courses: si tu bouches le lit d'une rivière, elle va juste déborder ailleurs… traiter le symptôme et rien que lui, pas bonne idée. Je te parlerai plus bas de ce que l'on a découvert chez moi, et qui m'a déjà permis de soigner une partie du problème, et d'autres soucis qui n'auraient pas été découverts si je n'avais pas été consulter.


D'abord, il fait remplir son dossier d'admission avec son médecin, et y joindre 2 résultats d'examens: une fonction pulmonaire et une coloscopie.
En premier rendez-vous, on t'aiguille sur les diverses possibilités (entretien avec psychologue, diététicienne / cours de rééquilibrage alimentaire), mais surtout on t'inscrit à 3 matinées obligatoires de rencontre de groupe, où tu rencontres successivement médecin, diét, et quelqu'un qui en est passé par la chirurgie.

Là, tu te rends compte que tu vas jamais devenir une sylphide, que suivant la technique opératoire usuelle, il va falloir apprendre à composer avec une poche stomacale de 20 ml, qui doit être vidangée avant la bouchée de nourriture suivante (sinon, ben tu dégueules). Et que ce qui t'attend ensuite, c'est des examens sanguins à vie pour adapter ta supplémentation en vitamines et oligo-éléments. Et avec une perte de poids conséquente, suivant ton type de peau, tu vas ressembler à un sharpeï, et la chirurgie esthétique doit probablement s'ajouter au reste, mais une année après la stabilisation du poids… et que c'est pas remboursé sauf dans de rares cas médicalement argumentés en béton.

Bref, avant de se faire charcuter, plusieurs étapes. Et quelques examens pas trop sympas, pour voir la tronche de l'appareil digestif.

First: apprendre à manger en mâchant au maximum, à ralentir son rythme de prise alimentaire, pour arriver à 25' par repas environ. Parce que si on dépasse cette cadence après l'opération, c'est vomissements assurés. Et si on y arrive, c'est là qu'on tombe parfois sur des prises de conscience déroutantes, voire déprimantes. Bref, il ne suffit pas de réduire l'estomac, ou de manger moins, ou la moitié, etc. S'il suffisait de ça, on ne se parlerait pas ici, hein dis… :p;):giggle:


Mon historique en raccourci: découvertes en cours de route d'un syndrome métabolique, thyroïde en déroute, donc mise sous extraits thyroïdiens. Apnées du sommeil gravissimes, donc dormir avec une CPAP. Ceci et cela = perte de 5 kilos, spontanément, un kilo par mois, j'en étais sur le cul!

Et ça s'explique par le fait que comme je me suis remise à dormir vraiment, en 3 semaines mon métabolisme gravement et durablement perturbé pendant 4 ans par le stress de me réveiller, sans m'en rendre compte, toutes les 50 secondes en moyenne, et bien ce métabolisme s'est régulé.

4 hormones sont concernées: le cortisol (hormone du stress), l'insuline (régulation du taux de sucre dans le sang), ghréline (régule la sensation de faim) et leptine (régule la satiété). Et le réflexe du corps, c'est d'aller chercher du gras et du sucré pour compenser l'épuisement. D'où ce qui m'est arrivé tant de fois: me rhabiller en pleine nuit pour aller au dépanneur chercher des chips, de la glace, du chocolat, des biscuits, n'importe quoi. C'était pas de la boulimie, mais un réflexe puissant et salvateur pour remettre de l'essence dans le moteur qui toussait, sur fin de réserve.

J'espérais beaucoup que mon poids continue de descendre spontanément, mais ma thyroïde ne répondait plus… alors je me suis résignée, en toute lucidité, à relancer le projet opération. Ca m'emmerde, mais il n'y plus que cette solution, pour moi en tous cas.

A ce moment, le médecin a relancé divers examens: ultrason abdominal, et consultation psy externe, entre autres - faut être sûr que l'opération ne va pas déclencher de "mouvements de défense", comme le refuge dans l'alcool (un classique paraît-il), ou une dépression grave, entre autres. Et une fois le feu vert obtenu, comme j'ai choisi la sleeve (simple réduction de l'estomac), je dois encore me taper une gastroscopie pour me poser une petit appareil de mesure en bas de l'œsophage, histoire de voir si je ne fais pas de reflux gastrique, auquel cas, la sleeve je peux m'asseoir dessus - c'est un by-pass que je vais devoir encaisser. Et intuitivement, même si la sleeve entraîne une moindre perte de poids que le by-pass, je suis plus à l'aise à l'idée d'avoir 200 ml d'estomac que 20... en plus d'un bricolage de tuyaux réabouchés à des endroits pas prévus par la nature au départ. C'est mon corps, ma plomberie… et je me souviens encore de mon ablation de la vésicule biliaire d'il y a 8 ans, 20', par laparoscopie (4 incisions minimes et sortie en ambulatoire le lendemain) : pendant 8 mois, j'ai eu l'impression qu'on m'avait "bougé les meubles de place dans l'appartement" et que l'agencement ne collait pas. Et si tu me disais "œuf", j'avais la nausée. Et comme avec un by-pass, on te retire la vésicule… tu vois l'idée.

Alors aller se faire bricoler l'estomac, c'est pas anodin: ni en soi, ni concernant les retombées, donc la prévention soigneuse en amont, c'est indiqué, histoire de ne pas remplacer un problème par un autre, ni de se sur-niquer la santé.

Mais se faire accompagner, et surtout recevoir l'assurance que ce n'est pas une question de volonté, mais que l'on est MALADE, simplement et vraiment… ça je trouve bon à prendre dans son sac de voyage.
 
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pravda1917

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7 Avr 2019
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#50
@Clem' merci beaucoup (pour tout:clin:)
Perso je n’arrive à me résigner à me faire opérer. D’une part parce que pour le moment je suis hyperphage donc pas question d’opération avant d’avoir réglé ce problème (qui est chronique donc même si j’arrive à m’en sortir je ne sais pas si un jour je me ferais confiance pour ne pas retomber).
Par ailleurs, passer ma vie à calculer ce que je mange... ça me parait tellement insurmontable, je trouve que tu as beaucoup de courage.
Et pour finir me faire amputer d’une partie d’un organe sein c’est trop bizarre pour moi.
Je ne dis pas que je n’y viendrais pas mais pour l’instant c’est vraiment pas une option pour moi.
J’espère encore que le travaille débuter en juillet m’aide à sortir de l’hyperphagie et entraîne une perte de poids (peut être que c’est un fantasme mais de toute façon c’est indispensable si un jour je changeais d’avis pour l’opération)
 
You Rock !: Chryseis et KatEdison

Clem'

HP bien dans ses pompes (enfin trouvé ma pointure)
22 Sept 2019
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Lausanne
#51
De rien, @Pravda.

Tu sais, je ne vais rien calculer, d'un coup œil maintenant je vois la quantité qu'il me faut pour remplir mon estomac (400-500 ml à l'heure actuelle).

Par la suite, ça veut dire que la moitié va suffire pour me faire arriver à satiété. Je vais faire des économies, hi hi!

La seule chose à laquelle je vais devoir faire gaffe, c'est d'avoir des protéines, des féculents/des fruits (sucres lents et rapides), des fibres et des lipides en suffisance sur la journée. Mais je ferai pas plus gaffe que maintenant, je connais ma pyramide alimentaire par cœur, ça vient intuitivement (bon, OK, ça fait 40 ans que je bosse avec ça dans mon quotidien pro, quand je prends en charge des diabétiques, j'ai de l'avance…).

Et je prends ça comme un jeu, et même une incitation à ne prendre que des aliments choisis, goûtus, à saveur forte, pour satisfaire le besoin de variété et de contraste.

Un temps, je rêvais qu'on me propose une intervention sur le cerveau pour rectifier mon circuit de récompense, mais les moyens à disposition ne sont pas là.

Maintenant, tout est en place pour que le poids redescende, mais mon syndrome métabolique ricane dans un coin en disant "Tu es ma chose". L'opération est la seule option qui reste.


Il y a quinze ans, j'avais consulté au même endroit, ils ont fait de sacrés progrès: à l'époque on m'a dit que j'avais de la chance, à quelques kilos près on me posait illico un anneau. Le discours m'avait choquée, hey les gars, c'est ma propriété privée, mon corps!

Ils ne voyaient que la diminution de poids dans le viseur, ils ont bien mis de l'eau dans leur vin, avec l'apparition de l'éthique dans le paysage. C'était ultra-risqué de mettre en place de quoi faire péter, sur hyperphagie toujours présente, un œsophage et des sutures externes, qui se cicatrisent très mal puisque le tissu graisseux est à risque de s'infecter…

Travailler sur l'hyperphagie, bon début. Mais poser des actes concrets (comme mâcher bien plus longtemps), c'est indispensable. Ne serait-ce que pour contacter l'immense frustration de ne plus compenser (quoi, c'est toi qui pourras le sentir et le dire), en engouffrant à toute vitesse, ce qui ne donne pas le temps à l'estomac d'envoyer le signal "je suis plein". Frustration = montée des larmes, car le bouclier utilisé des années durant pour ne pas recevoir le truc qui fait mal, il est bel et bien là.

C'est tellement complexe, ce genre de chemin, comme un jeu de mikado: tu veux le Mandarin, mais les autres bâtons qui se mettent à bouger forcent à marquer le stop et passer son tour momentanément.

Il y a quelques semaines, je me suis rendue compte d'un truc important - qui m'avait échappé, bien que se déroulant sous mon nez si j'ose dire - seulement quand la doctoresse m'a posé la question "Est-ce qu'il vous arrive de ne pas terminer votre assiette?"

J'avais appris à ralentir en mâchant bien, je faisais ça depuis de semaines, et je ne m'étais pas rendue compte que, oui, en effet, je ne terminais pas toujours mes assiettes! Ma mâchoire inférieure est tombée d'étonnement...

Des petites victoires comme ça qu'on vous met dans les mains, c'est du bonus à chaque fois. Et je me suis rendue compte récemment… que j'avais faim le matin, et que je me mettais à déjeuner. Rien que ça!

Tu me vois, me préparant et dégustant un œuf à la coque avec des mouillettes toastées et beurrées, sur une assiette? Eh ben c'est le scoop de l'année, carrément.

Je souris en évoquant ça, parce que je ne savais pas que j'avais ces petits trésors dans ma valise… et que je me sens comme la gamine qui ouvre sa boîte à images à coller dans le cahier prévu, et découvre qu'elle a de plus en plus de quoi le compléter, parce qu'elle fourrait juste les images sous le couvercle, sans compter ses billes.

( Hé, on fait comment pour que la séquence " @Nom de la personne", apparaisse en orange?)
 
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pravda1917

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7 Avr 2019
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#52
@Clem' ( quand tu tapes un pseudo précédé du@(collé au pseudo) tu as normalement une « boîte » qui s’ouvre avec le pseudo de la personne évoquée il faut cliquer dessus. Cela permet à la personne de savoir qu’elle a été cité dans un post)

L’idée de mâcher pour donner le temps à l’estomac de transférer au cerveau la satiété semble évidente mais je n’ai plus depuis très très longtemps de sensation de faim ou de satiété.
Quand, pour un exercice sur la sensation de faim, j’arrête de manger volontairement longtemps pour ressentir la faim bah je ne la ressens jamais en fait. Je n’ai pas manger pendant trois jours comme ça (et j’ai repris parce que le nutritionniste m’a dit si au bout de trois jours vous n’avez pas mangé évidement il faut le faire). Les gargouillis et « serrage d’estomac » indiquant la faim je suis pas sure d’avoir jamais connue.
Idem pour la satiété, je m’arrête quand je le décide. Je n’ai jamais la sensation d’avoir trop manger, même quand objectivement même Hagrid aurait trop manger. Une fois il y a genre 2 ans j’ai eu une heure après un repas copieux mais pas tant que ça, l’impression que mon estomac allait exploser parce que trop remplis ( une douleur vraiment atroce) mais ça n’était jamais arrivé avant et ça n’est plus jamais arrivé depuis. Il m’arrive de ne pas finir mon assiette, d’avoir la sensation de n’avoir plus faim. En général une heure après je crève la dalle
 

Clem'

HP bien dans ses pompes (enfin trouvé ma pointure)
22 Sept 2019
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#53
@pravda1917 (hi hi, merci, bien vu!)

C'est toute une rééducation, c'est clair. Et tu mettrais cette problématique dans les mains de quelqu'un de compétent pour travailler même ces non-sensations, il se pourrait qu'il en sorte des choses intéressantes. Bosser sur le comportement avec le nutritionniste, c'est une bonne chose; et le psychologue complète le truc...

Par exemple, dissocier peu à peu l'appétit et la faim.

J'dis ça, j'dis rien, c'est pas à moi de t'analyser… Tiens-nous au courant, mon cœur est avec toi, car tu mènes un combat des plus durs et des plus complexes; parce que se sevrer de substances, d'alcool, (aussi une histoire de circuit de récompense), on commence à avoir des pistes… mais le sevrage de la nourriture, c'est impossible!
 

pravda1917

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7 Avr 2019
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#54
@Clem' ah mais j’ai commencé un suivie avec quelqu’un de compétent (après il y a tellement de choses qui polluent ce travail en ce moment que je suis pas sure que ce soit très efficace mais c’est une autre histoire)
Merci en tout cas et oui je viendrais donner des nouvelles
 

LuLa

That awkward moment between your birth and death
4 Jan 2019
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#57
@pravda1917 j'avoue que non... En plus là je suis partie quelques jours donc j'y ai plus trop pensé... Mais je me suis gavée pendant ces vacances alors le sujet va bientôt être remis sur la table si je puis dire.
 

Clem'

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22 Sept 2019
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#58
@pravda1917 Bien sûr! Là pour le moment, après une série d'examens, je bute sur le rapport de la psy, qui m''a fourré dans les pattes des questionnaires d'évaluation des risques de décompensation post-op, avec formulations agaçantes et à côté de la plaque; donc réponses de ma part, qui semblent dans le déni. Et elle a utilisé mon rapport à l'assurance-invalidité pour poser veto, d'après ce que je comprends.

Du coup, j'ai pondu une lettre résumant la situation et mon dossier, puisque ce n'est pas la première fois que j'ai le sentiment que ce dossier est lu en surface, même par la responsable de la consultation, et qu'ils comprennent là-bas tare pour barre.

Exemple: en avril, j'avais moi-même demandé un moratoire pour voir si mon poids continuait de descendre gentiment avec les bonnes nuits de sommeil que me donne la CPAP; en juin je demande de relancer la préparation pré-op parce que mon poids ne bouge plus, et que ma thyroïde ne répond pas plus au traitement. Et de pouvoir alors être opérée encore cette année pour que ça rentre dans les clous avec l'assurance, vu qu'avec les examens divers, j'ai allégrement pété le seuil de ma franchise… la doctoresse va alors chercher sa responsable...

… et je m'entends dire que ce n'est pas une bonne raison de précipiter les choses, juste pour moins payer de ma poche. Là, rouge pivoine, contenant ma colère qui monte devant le spectre de la condescendance que je vois pointer, je rectifie le tir diplomatiquement, on a dû mal se comprendre avec l'assistante: je ne veux rien précipiter, mais simplement remettre en route le processus que j'avais moi-même freiné. Ah, elle avait mal compris… il a suffi de ça pour qu'on remette en route la procédure d'examens divers et variés: fonction rénale OK, pas de diabète, etc. Mais elle a senti que je me foutais en rogne devant d'autres questions, et a été bien inspirée de me préciser alors que c'était pour refaire le tour de la situation. Moi, in petto ; mais, madame, tu lis mon dossier, ou pas???

Comme dit dans ma lettre, je réfléchis donc à changer d'équipe de consultation devant ces pétouillages multiples - je prospecte, j'ai des adresses… rencontre avec la doctoresse (en formation) et la psy en fin de semaine... on va voir ce qu'elles me proposent… et à toute fin utile, je vais demander copie de mon dossier.

Je vais leur demander si elles se rendent compte du pouvoir qu'elles ont, à partir de données collectées avec des outils douteux, qui plus est en se marchant sur le sac : mon psy à moi n'est pas une source d'évaluation fiable car en proximité émotionnelle, mais le rapport écrit par le même psy à l'assurance-invalidité, pour déterminer mon droit à une rente (autre but, autre formulation), ce serait plus fiable?

Sans déconner!
 
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pravda1917

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7 Avr 2019
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#59
@Clem' tu es en Suisse c’est ça? Je vois que ça marche aussi bien qu’en France...
Par contre si la rente d’invalidité vient pour l’obésité vos critères d’invalidité sont bcp plus larges que chez nous (ce qui est cool)
 
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Clem'

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22 Sept 2019
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#60
@pravda1917 En Suisse, pour les CHU, oui, je pense… lieu formatif, dont on peut donc tirer que les étudiants peuvent être pas mal aux pives avant de voler de leurs propres ailes.

Pour les critères AI, nan, c'était pas l'obésité qui était invoquée, mais mon pétage de plomb devant l'insurmontable connerie que sont devenus les soins depuis que les RH sont venus emmêler nos pelotes au lieu de rester s'occuper de leurs tricots.

( "Critères larges pour l'obésité" … :joy::joy::joy: …)
 
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