Pamphlet contre l’épreuve des fucking ENFANTS dans Top Chef

ChatChocolaté

Well-known member
4 Jan 2019
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#41
Ce n’est pas la première fois que je vois l’argument « mais si on remplaçait le mot "enfant" par "femme" ou "handicapé" ça ne passerait pas du tout" et je trouve qu'il est de mauvaise foi car il compare des notions qui ne sont pas comparables. Les enfants ne sont pas une catégorie discriminée. Vulnérable, oui, mais ce n'est pas la même chose.
La famille et les enfants sont encore largement portés aux nues dans notre société, voire considérés comme intouchables, ce qui fait qu'il est presque impossible de faire des blagues dessus. Ou alors en faisant de l'humour ultra-conventionnel, en prenant toutes les précautions d'usage ("j'aime pas les enfants, mais bon je sais que ce sont des êtres humains comme les autres et je comprends qu'ils aient besoin de crier parfois blablabla"), ce qui fait tout tomber à plat.
Sérieux, même le simple fait de dire qu'on n'aime pas les enfants provoque des levées de boucliers. Alors faire de l'humour dessus ? Ne prétendez pas que c'est possible, parce que ça ne l'est pas.

Les violences sur enfants sont une réalité, beaucoup plus répandue qu'on ne croit. Mais dans le même temps (et c'est peut-être un peu paradoxal ?) elles ne sont pas du tout acceptées par l'opinion publique. Personne ne va se dire que c'est OK de filer un coup de pied à son gamin parce qu'il a lu l'article de Kalindi (ou alors la personne a de toute façon un gros problème). Par contre, les violences sur les femmes ou les personnes handicapées sont largement banalisées, voire acceptées par une certaine partie de la population. Donc ce ne sont pas des choses comparables.

Chacun voit midi à sa porte, I guess. Moi l'article m'a bien fait rire, mais j'avoue que je suis assez friande de l'humour de @Kalindi :cretin: Personnellement, j'ai besoin de lire des articles comme ça en ce moment (j'en peux plus des trucs sur le confinement :ninja:)
Et puis ça fait du bien de voir une femme avouer qu'elle ne supporte pas les gosses (et en faire des tonnes), parce que, malheureusement, c'est encore un sujet tabou !
 

Leah P.

Routarde à durée indéterminée
3 Jan 2019
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ledeuxiemejour.blogspot.com
#42
@ChatChocolaté Pour le coup je suis pas du tout d'accord avec ton analyse. Les violences sur les enfants sont beaucoup plus banalisées que sur les femmes, dans l'espace publique c'est bien moins rare de voir un enfant se prendre une gifle ou une fessée ou se faire tirer le bras violemment ou se faire insulter que de voir une femme subir les mêmes sévices. Sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie les gens assument et revendiquent beaucoup plus les violences dites éducatives que les violences conjugales. Cf "une giffle/fesse e/douche froide n'a jamais tué personne"

Je sais pas si t'as suivi un peu les débats sur la loi d'interdiction de la fessée en France mais relis les articles si tu veux avoir une première idée de là où on en est aujourd'hui . Selon la fondation pour l'enfance 85% des parents ont recours aux violences éducatives.
 

Stefanovna

Well-known member
11 Jan 2020
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#43
@ChatChocolaté Pour le coup je suis pas du tout d'accord avec ton analyse. Les violences sur les enfants sont beaucoup plus banalisées que sur les femmes, dans l'espace publique c'est bien moins rare de voir un enfant se prendre une gifle ou une fessée ou se faire tirer le bras violemment ou se faire insulter que de voir une femme subir les mêmes sévices. Sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie les gens assument et revendiquent beaucoup plus les violences dites éducatives que les violences conjugales. Cf "une giffle/fesse e/douche froide n'a jamais tué personne"

Je sais pas si t'as suivi un peu les débats sur la loi d'interdiction de la fessée en France mais relis les articles si tu veux avoir une première idée de là où on en est aujourd'hui . Selon la fondation pour l'enfance 85% des parents ont recours aux violences éducatives.
Désolée de dévier complètement du sujet... je suis d'accord pour condamner les violences physiques faites aux enfants. Mais dans ce cas-là il ne faut pas faire les choses à moitié et ne pas laisser passer les comportements qui eux foutent vraiment en l'air la vie des enfants : télé, smartphone, malbouffe... Parce que c'est ça qui pourrira leur vie à long terme en les rendant débiles/obèses/diabétiques à 25 ans. Est-ce qu'elle n'est pas là, la vraie violence envers les enfants ?
 

A Kane

Well-known member
2 Jan 2019
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#44
Les violences sur enfants sont une réalité, beaucoup plus répandue qu'on ne croit. Mais dans le même temps (et c'est peut-être un peu paradoxal ?) elles ne sont pas du tout acceptées par l'opinion publique
J'imagine que ça dépend de ce que tu considères comme violence. Comme tu le dis, mettre des coups de pied à un enfant n'est, je pense, pas bien vu par la majorité des gens. Par si tu considères qu'une fessée, une claque, crier/insulter/menacer, etc. sont des violences, j'ai l'impression que la plupart des gens ne voient pas le problème. Il existe même encore en Suisse voisine le "droit de correction" pour les parents qui les autorise à avoir recours à des châtiments corporels pour sanctionner un comportement de l'enfant (= c'est légal de le taper (pas trop fort) si il a fait quelque chose avant). Plein de comportements qui sont vus comme violents quand ils prennent place entre adultes sont vus comme "normaux" quand c'est envers des enfants, alors que bon, si c'est violent envers un adulte, ça fait sens que ça le soit encore plus envers une personne qui est en situation de vulnérabilité/dépendance face à la personne qui lui fait subir..

Et suis déso mais dire "je n'aime pas les enfants", c'est aussi absurde que de dire "je n'aime pas les chinois". C'est hyper essentialisant et c'est attribuer à TOUS les membres du groupe les caractéristiques négatives qu'on aime pas chez certains alors qu'ils sont quand même tous différents entre eux. Autant je comprends tout à fait l'idée de ne pas VOULOIR d'enfants pour soi même, autant dire qu'on ne les aime pas alors que ce qu'on aime pas c'est pas eux, mais c'est certains comportements que les enfants ont souvent (mais que souvent beaucoup d'adultes ont aussi), j'ai beaucoup de mal.
 

ChatChocolaté

Well-known member
4 Jan 2019
224
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#47
@Leah P. Bah écoute on ne vit peut-être pas dans le même monde, mais je vois très rarement des enfants se faire gifler/hurler dessus/tirer violemment par le bras en public. Le seul souvenir que j'ai, c'est une femme qui engueulait fort son enfant dans la rue, et les gens autour étaient choqués (moi y comprise).
Par contre, il y a sans doute un écart générationnel en la matière. Les parents des années 50-60 considéraient certainement la violence envers leurs enfants comme banale, voire normale. Les parents actuels, non (on voit bien qu'on essaie au maximum de prendre le contre-pied de ce modèle, avec l'éducation positive par exemple).

@A Kane Même réponse qu'au-dessus. J'ai l'impression qu'on ne vit pas dans le même monde. Depuis quand la plupart des gens ne voient pas le problème de mettre une claque/insulter/menacer un gosse ? Des parents violents et démissionnaires, des cas sociaux incapables de gérer leurs enfants, il y en a et il y en aura toujours. Mais dire que les violences sur enfants sont acceptées de manière globale, systémique au sein de notre société, non, je trouve que c'est de la mauvaise foi.

Et pour le reste, je trouve ta comparaison avec les chinois assez foireuse :ninja:
Désolée (non) si ça dépasse ta compréhension, mais je n'aime pas LES enfants en général et c'est comme ça, point. Je suis quelqu'un qui aime le silence, le calme, et je ne supporte pas le bruit ni l'agitation des enfants. Je sais qu'il y a des gamins calmes, mais je m'en fiche en fait, leur compagnie ne m'intéresse pas et je ne suis absolument pas à mon aise avec eux. Et je ne suis pas la seule : il y a plein de gens qui n'aiment pas les enfants, et c'est justement avec des réactions aussi épidermiques qu'on n'ose pas en parler et qu'on en fait un sujet tabou. Alors que bon, on s'en tape au final, chacun son truc tant qu'on n'empiète pas sur la liberté des uns et des autres. C'est justement ce que je disais dans mon premier message : on n'a déjà pas le droit de dire qu'on n'aime pas les enfants (aussi absurde que ce soit :lol:), alors faire de l'humour là-dessus ? Laisse tomber. Les levées de boucliers qu'on voit ici pour une chronique qui devrait être prise au douzemillième degré (et qu'on retrouve à plus large échelle dans la "vraie vie") sont bien la preuve que les enfants ne sont pas une catégorie discriminée dans la société.
 

Margottine

Escalade la pyramide de Maslow
2 Jan 2019
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#48
. Les levées de boucliers qu'on voit ici pour une chronique qui devrait être prise au douzemillième degré (et qu'on retrouve à plus large échelle dans la "vraie vie") sont bien la preuve que les enfants ne sont pas une catégorie discriminée dans la société.
Oui d'ailleurs les multiples levers de boucliers contre les violeurs, les féminicides.. Montrent bien que les femmes ne sont pas discriminées :cretin: Ce n'est pas parce qu'on voit beaucoup de gens réagir à quelque chose qu'ils font forcément partie d'une écrasante majorité et puis entre ce que les gens pensent, disent penser et ce qu'ils font vraiment..

c'est justement avec des réactions aussi épidermiques qu'on n'ose pas en parler et qu'on en fait un sujet tabou
Je suis désolée, c'est une vraie question, mais est-ce que les gens qui n'aiment pas les vieux, les noirs, les homos, les trans, les femmes, ne pensent pas la même chose ? Qu'on les empêche d'en parler ? Où est la différence ? Pourtant c'est quand même légitime que des gens viennent les défendre quand ils sont victimes de propos discriminants ou haineux , non ? Alors pourquoi pas avec les enfants ? Je parle maintenant d'une situation globale, pas de cet article précis. Je comprends vraiment pas en quoi " je n'aime pas les chinois" sonne différemment que " je n'aime pas les enfants". On parle de deux groupes massifs de personnes dans lequel les individus ont beaucoup de similitudes, mais aussi des différences. J'essaie de comprendre, vraiment. On sera sûrement pas d'accord au final, mais ça me paraît si logique que j'aimerais voir comment est construite celle d'une personne qui pense le contraire:fleur:
 

La Dame

Ronchonchon
2 Jan 2019
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Ailleurs
#49
Parce que c'est ça qui pourrira leur vie à long terme en les rendant débiles/obèses/diabétiques à 25 ans. Est-ce qu'elle n'est pas là, la vraie violence envers les enfants ?
Parce que c'est aussi ultra classiste, et que tous les écrans ne rendent pas tousles enfants débiles, que l'obésité n'est pas forcément directement lié à la malbouffe. que tous les parents n'ont pas la possibilité d'offrir une alimentation d'un certains types à leurs enfants, on sait aussi que les privations peuvent causer de l'obésité.

Bref les jugements types café du commerce là ils sont raides.
 

ElizaBennet

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29 Avr 2019
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#51
J'ai plutôt eu l'impression à la lecture que cela correspondait au "personnage de plume" de Kalindi, qu'on retrouve souvent ses articles : égo-centré, aux opinions exagérées, adepte des formules pseudo-subversives... Clairement de l'humour, quoi. Ou alors, je n'ai jamais rien compris aux articles de Kalindi, auxquels je n'accroche justement généralement pas à cause de ce côté "admirez comme je suis cool/rebelle", et dans ce cas faudra tout me réexpliquer :shifty:.

Concernant l'humour anti-enfants ou le children-bashing, il me semble que c'est à la mode ces dernières années. J'ai l'impression que c'est souvent pour se mettre en valeur et se rassurer dans ses propres choix de vie, comme si aimer les enfants c'était se condamner à plus ou moins long terme au fameux chemin tout tracé "couple, CDI, maison, grande voiture, enfants, jardin, labrador".
C'est peut-être aussi pour se protéger de l'élan inverse, celui des parents qui assument leur éducation bienveillante, et qui du coup osent parler beaucoup plus librement de maternité/paternité, de sorte que ceux qui n'aiment pas les enfants ou se revendiquent childfree se sentent oppressés par cette prolifération de discours de parents sur de nombreux médias. Même sur Rockie, les articles sur la parentalité prennent une place très importante, alors que ce n'est pas la seule manière d'être adulte.
Quel que soit son camp, ça n'invalide pas la réalité de la violence faite aux enfants, alors humour ou pas, c'est quand même un sujet délicat à manier, qui peut vite heurter les sensibilités. En tout cas je ne crois pas que Kalindi cherchait à minimiser cette violence ou à la tourner en dérision.

En un mot : peace !
 

Leah P.

Routarde à durée indéterminée
3 Jan 2019
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ledeuxiemejour.blogspot.com
#52
@ChatChocolaté Mais du coup si tu vois pas le problème de tes yeux c'est qu'il existe pas ? Les chiffres des assos (85% des parents ont recours à la violence éducative), du nombre d'enfants tués tous les ans (sous estimé selon l'inserm), les débats sur la fessée qui s'éternisent dans l'espace public c'est juste de la mauvaise foi ?
 

Kit-tea

Well-known member
6 Jan 2019
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#53
@ElizaBennet J'ai eu la même impression, j'ai vu l’interprétation d'un rôle, une exagération, donc ça ne m'a pas choqué. Puis je ne comprend pas cette levée de fourche pour ça alors qu'en cette période de confinement, les meme de parents qui ne peuvent pas saquer leurs enfants, qui s'imaginent des scènes de violence irréalistes (ex un bazooka dans la gueule) envers eux, ça c'est drôle et ça passe sans problème. Serait-ce parce qu'elle est sans enfant ... ? :hesite:
Il aurait fallu éviter la blague du coup de pied et ça aurait fait moins polémique ...

Comme @ChatChocolaté je n'aime pas les enfants, je ne veux pas les cotoyer car ils me mettent mal à l'aise, ils sont bruyants, souvent destructeurs ... Et c'est normal, ce sont des enfants ! Mais c'est incompatible avec moi, ils me stressent. Je les place au même niveau que par exemple fumeurs, ou fêtards, etc. Ce sont des gens égaux, que beaucoup apprécient, mais moi je ne peux pas les côtoyer. Comparer un enfant à une minorité, c'est déplacé ... Un enfant c'est temporaire, il devient adulte ensuite, là ou un lgbt, une femme, un handi ne pourra pas ...

C'est cette mentalité pro-nataliste, vénération de l'enfant, comme exposé sur certains commentaires sur ce sujet, qui ne fera qu'augmenter ce child-bashing chez les femmes CF (et pas que d'ailleurs).
 

Margottine

Escalade la pyramide de Maslow
2 Jan 2019
1 911
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113
#54
les meme de parents qui ne peuvent pas saquer leurs enfants, qui s'imaginent des scènes de violence irréalistes (ex un bazooka dans la gueule) envers eux, ça c'est drôle et ça passe sans problème. Serait-ce parce qu'elle est sans enfant ... ? :hesite:
Ah bah perso ça me fait pas rire non plus, ça me gonfle tout autant, voire même plus, je suis cohérente dans mon manque d'humour :cretin: Une petite blague pour se moquer des parents qui n'en mènent pas large et se soutenir oui, râler à propos des situations que ça peut créer, de la fatigue et les caricaturer pour en rire... mais quand ça part en truc violent j'y arrive pas, là aussi je trouve que ça banalise et je bloque total. Et plus généralement évidemment que la violence envers les enfants quelque soit sa forme peut venir de parents, j'imagine même qu'elle vient en grande partie de parents...

Un enfant c'est temporaire, il devient adulte ensuite, là ou un lgbt, une femme, un handi ne pourra pas ...
Je ne suis pas sûre de comprendre ce que ça change. C'est moins grave parce qu'ils vont grandir ensuite ? Mais sur le moment ça reste grave. Et une fois adulte ça reste la même personne, et parfois avec un vécu qui peut continuer à être douloureux.
 
10 Jan 2020
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3
#55
Je te soutiens @Margottine il y un véritable problème de cohérence dans bons nombres des propos tenus ici.

Et puis j'ai un peu suivi Kalindi avec les vlogmag, podcast etc... Elle dit clairement qu'elle n'aime pas les enfants.
Et c'est en sachant ce contexte que là que je n'ai pas apprécie l'article. Son "personnage" à beau dos.

Et pour moi la comparaison "Je n'aime pas les enfants" avec "Je n'aime pas les asiatiques" ou toutes catégories est 100% légitime. Le premier est toléré quand au second ? Personnellement le seul que je tolère c'est "Je n'aime pas les cons".
 

Stefanovna

Well-known member
11 Jan 2020
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#56
Je te soutiens @Margottine il y un véritable problème de cohérence dans bons nombres des propos tenus ici.

Et puis j'ai un peu suivi Kalindi avec les vlogmag, podcast etc... Elle dit clairement qu'elle n'aime pas les enfants.
Et c'est en sachant ce contexte que là que je n'ai pas apprécie l'article. Son "personnage" à beau dos.

Et pour moi la comparaison "Je n'aime pas les enfants" avec "Je n'aime pas les asiatiques" ou toutes catégories est 100% légitime. Le premier est toléré quand au second ? Personnellement le seul que je tolère c'est "Je n'aime pas les cons".
Alors où situes tu la différence entre "j'aime pas les enfants" et "j'aime pas les cons" ?
 

Ecureuille

S'émerveille du monde
2 Jan 2019
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#57
J'aime pas les enfants non plus. On peut dire ce qu'on veut, qu'ils sont différents les uns des autres etc, j'en côtoie pas mal, et effectivement chacun est différent mais ça m'empêche pas de ne pas apprécier être avec eux. Ceux que je côtoie ont 5 ans et moins, j'en vois beaucoup moins des plus grands donc je parle surtout des petits. La demande d'attention permanente, le côté irrationnel de leurs demandes, les chouineries and co, bah ça me soule, c'est tout. J'irais pas les maltraiter ou les insulter hein, il m'arrive même de m'occuper des gosses de mes potes parfois et je le fais très bien et avec énormément de bienveillance. Je leur en veux pas à eux spécifiquement. Mais j'aime ma tranquillité, j'aime discuter entre adultes ou faire ce qu'il me plait quand j'en ai envie, je n'ai aucun intérêt pour eux, c'est comme ça c'est tout.
Et j'ai un enfant hein. Et autant je l aime plus que tout, autant tout ce qui fait d elle un enfant me gonfle au plus haut point. Je suis certaine de bcp mieux apprécier notre relation quand elle sera grande.

Et à côté de ça ça m'empêche pas de les considérer comme des personnes à part entière et d'éviter autant que possible la relation dominé/dominant, je les respecte, mais je ne recherche pas leur compagnie (même si dans les faits... :lol:), j'ai pas d'intérêt pour eux.
 

Tangerine

Énergumène & Synesthète
2 Jan 2019
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#58
C'est cette mentalité pro-nataliste, vénération de l'enfant, comme exposé sur certains commentaires sur ce sujet, qui ne fera qu'augmenter ce child-bashing chez les femmes CF (et pas que d'ailleurs).
Tu as tiré cette mentalité de commentaires qui défendent les enfants ?
C'est marrant parce que quand j'étais enfant, et que les adultes disaient que je faisais "chier" parce que la haut-potentiel que j'étais posait des questions et avait besoin de se dépenser, qu'on disait que j'étais chiante et stupide parce que "haha adultes sont quand même moins relou", je n'avais pourtant pas l'impression de gêner ou d'aider les child-free. Moi en revanche, je souffrais. Je trouve ce commentaire d'une mauvaise foi incommensurable. Déjà, personnellement, je suis la première à défendre les CF, le choix, etc. Mais aussi les enfants. On n'a pas à haïr, basher, se moquer d'une catégorie pour que l'autre soit libre. Ça me fait penser au célèbre "on peut plus rien dire" qu'on voit chez pas mal de gens qui refusent d'évoluer et/ou qui ne comprennent pas pourquoi on défend les femmes, entre autres.

Ensuite, la vénération de l'enfant en tant que mentalité n'existe pas, en France. Il y a la vénération de la maternité, le mode de vie "couple hétéro, 2 enfants" que l'on essaye d'enrayer en tant que modèle unique parce qu'il n'y a aucune raison qu'il ait une place aussi primordiale, mais l'enfant en soi est vu comme un objet qui doit fermer sa gueule, s'assoir, être sage à l'école, avoir des bonnes notes, être mignon, ne pas faire de vagues, ne pas pleurer etc... et qui pour certains parents est même vu comme une extension de soi. Quoi qu'il arrive, l'enfant est totalement vulnérable et dépendant de ses parents. Quand des parents vont engueuler les profs parce que leur enfant a été puni pourtant à juste titre, ce n'est pas l'enfant qu'il faut juger mais les parents, l'enfant écoute et répète. Si on lui dit toute sa vie qu'il est chiant parce qu'il est un enfant, il va chercher à trouver l'aval des adultes soit en étant exactement ce qu'on lui dit (on me dit que je suis chiant, on me colle cette image donc je vais l'être) soit en s'interdisant d'être un enfant (j'étais dans la 2ème catégorie). Un enfant, c'est un petit être avec de l'énergie, des émotions, et un cortex préfrontal pas encore suffisamment développé et à qui on disait sans arrêt de la fermer sans expliquer pourquoi. Maintenant, on lui accorde plus d'attention, on essaye de trouver des méthodes éducatives plus complexes et empathiques, ce qui vaut aux mamans un milliard d'explications vaseuses et autres avertissements de la part de soi-disant personnes bienveillantes (faut pas croire que parce qu'on a choisi d'être dans la "norme", on en chie pas des fois, hein! Allez voir le compte Garde Tes Conseils, sur insta) qui incite les gens à traiter les enfants comme des briques à coup de "laisse lea pleurer sinon iel va devenir chiant.e" quand on connait le stress provoqué par une non-assistance à à peine deux mois, etc. Il y a bien entendu, toujours des gens qui "vénèrent" leur enfant, mais on sait maintenant à quel point être un enfant roi n'aide pas les petit.e.s et le stress que ça peut provoquer.
Encore une fois, les adultes peuvent vivre des trucs très graves, bien sûr, mais le soucis des enfants c'est qu'ils sont vulnérables en tout point - psychologiquement, physiquement, socialement, financièrement etc. Un enfant ne pourra pas se casser comme ça de chez ses parents s'ils sont violents, n'arrivera pas forcément à appeler les numéros de secours, et pourra même ne pas être cru.e ou écouté.é par son entourage (je le sais, je suis passée par là).
Pourquoi on fait des enfants en sachant qu'iels seront dépendant de nous, si c'est pour leur reprocher plus tard ?

Bref, des fois ça me fait peur, je pensais qu'on était passé outre "les enfants sont une entité relou à part entière, un bloc que je déteste" et autant rire de ce que peuvent parfois provoquer les petits ou autre, ça ne me dérange pas, autant la moquerie pure je n'ai jamais cautionné donc je ne vois pas pourquoi je le ferais parce qu'il s'agit d'enfants. (Ce qui est dingue d'ailleurs, parce qu'en vrai j'adore l'humour noir)

Et si l'article de @Kalindi était isolé, ça ne me ferait rien, je me dirais juste "bon elle n'aime pas les enfants, je n'aime pas cet humour mais passons". Mais le problème, c'est que tout comme les blagues à caractère misogyne ne font pas rire parce qu'elles s'inscrivent dans un contexte de violence réelle, les blagues sur les enfants me font grincer des dents parce que je vois de la colère et presque de la haine PARTOUT depuis plusieurs années, et c'est de pire en pire. Maintenant, j'ai l'impression que dire qu'on a envie de tuer des enfants (pour rire) c'est encenser les CF. Eh bien je ne suis pas d'accord, l'humour a bon dos et on a le droit de ne pas aimer/vouloir d'enfants, mais mince (on le sent que je me suis retenue de dire merde ? :cretin:) est-ce qu'on peut ne pas vouloir d'enfants sans pour autant dire des horreurs sur eux ? Vous auriez aimé entendre ça, petit.e ? Vous auriez apprécié d'entendre/de lire que vous appartenez à un groupe à qui on a envie de donner des coups de pieds, et qui est si insupportable qu'on prend du plaisir à se moquer de vous sur internet sans comprendre pourquoi ?

Bon après je dois être trop dans la norme et sans humour mais franchement, ça me dépasse.
 
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Stefanovna

Well-known member
11 Jan 2020
64
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53
#59
Ensuite, la vénération de l'enfant en tant que mentalité n'existe pas, en France.
Bah bien sûr que si, c'est bien pour ça qu'on les met dans Top Chef, parce qu'on trouve ça mignon, rigolo, spontané. Moi comme beaucoup d'autres je trouve ça proprement insupportable mais plein de gens trouvent que justement c'est "rafraîchissant" , que ça "sort des règles et de l'ordinaire" et il y a eu des commentaires ici à ce sujet, des gens qui justement ont apprécié cet épisode pour la présence des enfants en tant que tel.

Ça me fait penser au parallèle avec les vieux, on n'a pas le droit de dire qu'on n'aime pas les vieux parce qu'ils sont vulnérables, alors que plein de gens ne supportent pas leur contact, soit par manque de patience et de tolérance, soit par angoisse qu'on nous mette sous le nez notre propre futur auquel personne n'échappera avec toutes ses joyeusetés.

J'ai l'impression qu'effectivement, aujourd'hui, on ne peut plus dire grand-chose sans que ça offense quelqu'un. Si je dis "je n'aime pas les lapins", on me répond "c'est mal de ne pas les aimer, parce qu'ils sont vulnérables et que les violences contre les lapins sont un fléau de notre société, vous n'avez pas lu les chiffres blabla".
Donc là on me répond, "oui mais un lapin et un humain ce n'est pas comparable" et là BAM l'antispéciste local vient nous faire la morale parce que le lapin est un animal comme l'humain et qu'une étude a montré que le lapin avait des émotions et ressentait de l'angoisse quand son wifi plante.

Sérieusement.
 
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CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
3 294
28 305
113
#60
@Stefanovna c'est un peu comme si on disait que la société vénerait les femmes, y a qu'à voir, dans le metro et les magasines, elles sont sur toutes les affiches, alors tu vois ça prouve bien qu'on les aime, les fââmes...

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Sur top chef, ca se discute, la question de la presence d'enfants. Moi je trouve que l'image du "chef" est profondement machiste : quand les hommes s'emparent de la cuisine, ça devient de la "haute cuisine" (un peu comme l'informatique, qui a longtemps été une affaire de femmes, donc méprisé, et hop les hommes s'emparent du truc et ca devient l'épine dorsale de la société...) et cela est a 1000 lieue de comment est vécue la cuisine chez les vrais gens, ou c'est 90 % du temps la meuf qui cuisine, et quand il y a une famille, qui fait ce qu'elle peut pour gérer les stocks, limiter le gâchis alimentaire et nourrir sainement sa famille tout en maitrisant le budget. Et qu'en plus tout le monde soit content. (Mais quand c'est un mec qui cuisine dans la vraie vie, les contraintes sont les mêmes). Il ne me semble pas hallucinant que la cuisine à la télé prennent un peu en compte des contraintes qui sont finalement assez proches de ce que vivent une partie de leurs spectateurs... Sauf que pour les gens qui regardent parce que ca vend du rêve, eh bien tout à coup ça n'en vend plus.
 
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