Mes conseils pour devenir une bonne cheffe

Une Rockie

Une Rockie Anonyme
25 Nov 2018
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#1
J’ai vite compris pendant mes études et au travers de mes expériences professionnelles, que je souhaitais faire un métier en contact avec les gens. Je ne me vois pas passer 8h par jour seule sans voir personne car j’ai besoin d’interactions humaines pour m’épanouir. Le management m’a toujours intéressé, notamment pour cet aspect social. Il y a un an, j’ai donc postulé pour être cheffe d’équipe en usine.
En prenant mon poste, j’ai réalisé que la théorie et la pratique n’ont rien à voir. J’ai changé de galaxie à la manière de Buzz l’éclair quand je suis passée de l’autre côté de la barrière. Et même si ça a été passionnant et très enrichissant, j’ai surtout eu de nombreux challenges à relever pour faire ma place et tenter de devenir une bonne cheffe.
Conseil n°1 : savoir écouter
C’est le conseil le plus bateau que l’on donne aux nouveaux managers. Quand je l’ai lu dans un manuel de management avant de commencer ce nouveau job, je me suis dit que c’était évident. Bien sûr qu’il faut...
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Mawouitewese

"La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie"
3 Jan 2019
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#2
Trés bon article. Qu'est ce que j'aimerais avoir une chef comme elle...le mien c'est tout l'inverse colérique, sexiste, agressif, condescendant.. j'aurais presque été tenté de lui partager l'article mais je sens que c'est pas la bonne idée...:cretin:

Je bosse en direction dans une très grande boite, et chez la majorité de nos managers, la plupart de ces conseils ne sont pas suivis. Par exemple, savoir écouter..ça semble évident et pourtant la plupart ne le font pas. La bienveillance, savoir dire les choses négatives mais aussi valoriser ses employés.. pareil. En tout cas cet article est vraiment bien et je pense qu'il faudrait qu'il soit envoyé à tous les managers de la planète. Ce serait une bonne référence!
 
You Rock !: Mau' et MmeFlamenco

Matteus

Vieux de la vieille
7 Jan 2019
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#4
C'est marrant parce que pour moi, être chef ou manager c'est vraiment deux fonctions différentes. Peut-être parce que je travaille dans une administration très hiérarchisée, mais pour moi lea chef-fe prend les décisions et les assume, là où lea manager gère la manière d'appliquer ces décisions. Quelque part la fonction managériale peut être diluée et partagée là où être chef-fe reste très liée à une personne.
Pour moi, du côté manager, j'ai un tryptique : écouter / comprendre / transmettre. Du côté cheffe c'est plutôt : décider / assumer / être exemplaire.
 

Juke

Active member
4 Jan 2019
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#5
C'est drôle de lire cet article aujourd'hui. Hier soir mon mari me parle d'une conversation qu'il a eu au travail. Le peu de femmes aux postes à la tête d'équipes, cheffes, managers, cadres, etc... sont des mauvaises cheffes la plupart du temps. Ce n'est pas un stéréotype que je balance là, mais une constatation de nos univers personnels, de nos familles, de nos entourages. J'en suis d'ailleurs dégoûtée, mais oui, je ne peux pas le nier, on remarque que la majorité des femmes cheffes sont des méchantes, colériques, égoïstes, manipulatrices, qui montent les gens les uns contre les autres, qui crééent des conflits et des ambiances malsaines... Je me dis, et donnez-moi votre avis là dessus, est-ce que ce ne serait pas tout à fait normal, je m'explique. La majorité (pas toutes hein) du peu de femmes dans de tels postes sont promues parce que justement, elles ont sont carriéristes à fond sans égards pour l'entourage (rien de mal à être carriériste, je met ici en avant un trait poussé à l'extrême, avec ses répercutions), se mettent beaucoup en avant sous le jour qui semble correspondre, ont les atouts pour sortir du lot et mettent tout en oeuvre pour justement avoir la place que d'habitude aurait reçu un homme (jusqu'aux fameuses promotions canapé, qui existent toujours...) jusqu'à tout chambouler ? Je me pose des questions, car honnêtement, nous avons rarement rencontré des cheffes différentes (c'est arrivé, mais c'est loin d'être la majeure partie). On dirait que les hommes au pouvoir (ou femmes du type méchantes au pouvoir d'après certains récits) ne donnent du pouvoir que majoritairement à ce type de femme, quand ils-elles "veulent" une femme... Les chefs hommes, y en a des tonnes qui sont bien, pourquoi tant de cheffes Maléfiques ? Ça me rend triste, que même moi je me pose toutes ces questions, que j'ose même en parler, que je puisse constater ça. Merde quoi, ça fait chier ! :crying:

 

Ann Ha

Well-known member
6 Jan 2019
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#6
@Juke est-ce que ce n'est pas lié à un biais sexiste dans vos univers professionnels qui ne permettent qu'aux femmes avec des défauts réputés masculins de s'imposer ? Là où je travaille (très grosse boîte) il y a une politique de valorisation des femmes à des postes de management et clairement elles sont plutôt plus compétentes une fois arrivées que les hommes. Et surtout elles apportent souvent (pas de généralité, il y a des contre-exemples évidemment) des modes de fonctionnement et des traits de caractère réputés féminins (communication non-violente, refus du concours de bites, écoute) qui, comme le dit l'article sont très bénéfiques à ces fonctions. Plus encore, je dirais que le fait qu'elles existent et qu'elles soient comme ça encourage davantage les managers hommes à adopter également ces traits-là. Et c'est cool.

Sinon, je suis bien d'accord avec l'article, je trouve que ça vaut aussi pour les subordonnés : plus d'écoute, moins de conflit, plus de compréhension et moins de rivalité, voilà qui nous permet d'avancer beaucoup mieux les uns avec les autres, non ?
 

MmeFlamenco

Well-known member
16 Jan 2019
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Espagne
#7
@Matteus c'est sûrement valable dans les grandes entreprises. Je travaille dans une entreprise familiale où l'équipe est composée du directeur/chef/propriétaire + sa femme + une collègue et moi. Donc c'est le patron, quoi. Dans mon cas ça veut dire la même chose chef, patron, manager, directeur, sheriff...
En plus il est un poil (!) macho et bizarrement entouré que de femmes.

@Juke Je sais pas si on peut dire que seules les femmes "maléfiques" arrivent à être manager, je pense surtout que souvent on attend plus d'une femme que d'un homme quand on lui donne des responsabilités, ce qui peut pousser certaines à être beaucoup plus autoritaires que leurs collègues masculins, pour prouver qu'elles "méritent" leur poste. Je grossis le trait et évidemment ça ne s'applique pas à tout le monde mais vous voyez l'idée.
 
You Rock !: Juke et Matteus
3 Jan 2019
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#8
@Juke Je ne sais pas dans quel domaine toi et ton mari travaillez, mais de mon côté c'est plutôt l'inverse (je travaille dans un établissement de la Recherche publique) : ma cheffe et mes supérieures féminines (ainsi que les autres cheffes d'équipe que je connais dans mon établissement et les institutions avec qui je travaille) sont plutôt empathiques, encourageantes, elles se donnent à fond pour leur équipe et défendent nos objectifs/postes/intérêts bec et ongles mais toujours avec des arguments bien étayés , tandis que certains de mes chefs hommes (pas tous heureusement) que j'ai pu croiser dans ma carrière étaient/sont beaucoup plus stressés et donc stressants, peu à l'écoute voire condescendants... Je simplifie un peu car personne n'est parfait et ça dépend surtout des caractères des gens mais franchement je m'entends bien mieux avec mes cheffes qu'avec mes supérieurs hommes en général :ninja:
 
You Rock !: Juke

Matteus

Vieux de la vieille
7 Jan 2019
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#9
@MmeFlamenco oui, je pense que mon ressenti là-dessus est très lié aux spécificités de mon boulot.

@Juke ça doit dépendre pas mal du milieu professionnel.
Perso j'ai eu plus de chefs que de cheffes et j'ai pas particulièrement vu de prépondérance des cheffes "méchantes". En revanche, effectivement, une femme cheffe, donc ambitieuse, carriériste et un minimum en recherche de pouvoir et de reconnaissance sera perçue de manière moins positive qu'un homme ayant les mêmes caractéristiques.
Après, à un certain niveau, y'a aussi ce phénomène des dirigeants qui vont favoriser les cadres sup les plus dénués de scrupules prêts à tout pour leur carrière (hommes comme femmes), donc on y retrouve des "méchants" des deux genres. Et peut-être que ce ressenti est accentué pour les femmes vu les stéréotypes de genre habituels.
 
25 Jan 2019
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#10
Je trouve, dans mon milieu en tout cas, que la plupart des supérieurs ne montrent pas de reconnaissance. Ils attendent souvent de faire toujours plus, mais savoir reconnaitre ce que les employés font de bien permettrait vraiment d'avoir une meilleure ambiance. Et je ne parle pas de passer son temps à tresser des lauriers, mais juste un "c'est bien", "j'apprécie ta façon de gérer les choses/travailler/parler au public..." de temps en temps.
Je trouve que ça manque souvent et que ça permettrait de supporter bien plus facilement les petits désagréments, ou les remarques éventuelles plus tard.

Et puis la remise en question... ça aussi, les chefs en manquent un peu.
 

Sansate

New member
8 Mar 2019
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#12
C'est marrant parce que pour moi, être chef ou manager c'est vraiment deux fonctions différentes. Peut-être parce que je travaille dans une administration très hiérarchisée, mais pour moi lea chef-fe prend les décisions et les assume, là où lea manager gère la manière d'appliquer ces décisions. Quelque part la fonction managériale peut être diluée et partagée là où être chef-fe reste très liée à une personne.
Pour moi, du côté manager, j'ai un tryptique : écouter / comprendre / transmettre. Du côté cheffe c'est plutôt : décider / assumer / être exemplaire.
C'est vrai que ce sont deux fonctions différentes, pour autant, je trouve que ce n'est pas forcément une bonne idée de scinder entre les personnes. Si un chef prend une décision sans se soucier de sa mise en pratique et que c'est le manager qui gère la mise en pratique et les conséquences de la décision, le chef n'a plus rien à assumer, justement. Et le manager s'en prend plein la figure si la décision est impopulaire, sans pour avoir autant la possibilité de l'adapter.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#13
Moi j’évolue dans un système matriciel. J’ai donc un manager avec qui je fais mon entretien annuel, me fixe des objectifs regarde l’évolution du travail dans l’équipe pour savoir si on doit embaucher, rechercher de nouveaux contrats,... Et je travaille pour un ou des chefs de projets et qui sont un peu comme des clients internes ou alors c’est moi je chef de projet et j’ai des clients externes.

Lorsque c’est moi qui suis chef de projet, je peux avoir des situations particulières comme être chef de mon manager.

J’ai déjà eu de mauvais chefs en particulier comme chefs de projets : pour eux c’était surtout des manques de qualités humaines basiques : absence d'ouverture d’esprit, manque de savoir vivre flagrant, manque d'honnêteté,... Comme on est assez autonome dans mon métier je ne remarque pas forcément le manque de maitrise des outils de pilotage d'équipe.
Globalement j’ai toujours eut des managers au moins corrects,

Personnellement, je ne suis manager de personne mais régulièrement chef, mais en règle générale, je passe beaucoup plus de temps sans être chef.
Toutes les fois ou j’ai été chef un temps significatif, c’est en règle général parce qu’on me confiait un junior pour le former. Et globalement ça ne me pose pas de difficulté mais souvent mes subordonnés sont issus du même moule que moi.

J’ai aussi le cas ou je suis chef opérationnel de gens qui ne sont pas de mon entreprise. Régulièrement c’est des intérimaires mis à disposition et je ne les choisis pas et parfois ça devient ultra dur de s’adapter à son équipe.
En ce moment, j’ai dans mon équipe, un chibani à quelques mois de la retraite, qui ne sait pas écrire français et le lit avec difficulté. Il a été plaquiste et maçon durant toute sa carrière, alors faire de la mise en service et de la qualification de systèmes automatisés complexes c’est pas vraiment son truc. Il a beau être bosseur, il est totalement inefficace même dans les tâches les plus simple qu’on doit réaliser.
 
Dernière édition:
You Rock !: Cactus
2 Jan 2019
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#14
@Juke
J'ai travaillé dans plusieurs domaines différents de ma vie et comme c'était souvent des domaines avec 80 à 95 % de femmes, j'ai majoritairement eu des femmes comme n+1 et n+2. Y a quand même eu à peu près 14 femmee au total (les deux niveaux confondus) contre 6 pour les hommes. Bah non seulement je n'ai constaté aucune différence mais en plus dans le bon sens : ils et elles n'étaient pas particulièrement méchant(e)s. Ah des nuls et des nulles, j'en ai vu. Et des compétents et compétentes aussi.

Ma n+1 est d'ailleurs tout l'inverse : on a 2 personnes dans l'équipe qui font de la merde et/ou qui ne font rien (selon leur humeur du jour) et même si elle est au courant, elle ne fait rien car elle a peur de la confrontation.

Ma n+2 n'est pas au courant mais quand elle est au courant qu'un salarié fait de la merde, elle est sévère mais juste. Et quand quelqu'un fait bien son travail, elle le reconnaît volontiers et a toujours des mots gentils pour nous féliciter et nous encourager à continuer !

J'en ai eu plusieurs autres comme ça de cheffes (mon correcteur automatique a corrigé cheffes en chèvres :yawn:) qui félicitaient et encourageaient, qui expliquaient avec diplomatie que j'avais merdé sur ce coup-là mais que je pouvais faire mieux.

Ça ne veut pas dire qu'elles étaient toutes parfaites, loin de là. Mais les hommes n'étaient pas forcément mieux.

Je n'ai qu'une petite expérience du management (stagiaires et volontaires en service civique) et j'ai trouvé ça dur. D'ailleurs dans mon activité bénévole, j'ai toujours refusé de passer la formation pour devenir cheffe. Se faire respecter, c'est pas évident quand t'as des gens en face de toi qui au mieux n'en ont rien à foutre de bien bosser, au pire ont à coeur de faire de la merde (si, si...).

Peut-être que certaines ont "besoin" d'être méchantes pour asseoir leur autorité car personne ne les prend au sérieux quand elles sont gentilles ? Moi j'évolue depuis plusieurs années dans des milieux majoritairement féminins donc y a moins de "concurrence" masculine mais dans des milieux où y a une égalité, voire où y a + d'hommes, c'est peut-être une "nécessité" d'être méchante pour pas se faire écraser ?

Édit : ortho. Rien et Bien, ça change un peu le sens de la phrase ^^'
 
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You Rock !: Juke

Mathilde

Couteau suisse chez madmoiZelle
3 Jan 2019
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Paris
#15
Je n'ai jamais été manager, ou alors de manière hyper informelle dans des réseaux associatifs où il ne fallait pas trop le dire, au risque de vexer les collaborateurs et collaboratrices... Par contre, j'ai été managée, au sein d'équipes, et j'ai appris une notion qui me semble primordiale aujourd'hui lorsque nous sommes dans cette position : manager son/sa manager.
Je me suis aperçue qu'effectivement, ça n'est pas inné de manager une équipe, donc de me manager non plus. D'autant plus que j'ai des besoins très précis et qui peuvent être déstabilisants. De fait, j'ai appris à mon tour à exprimer clairement mes besoins à mon/ma manager, lui dire quand son fonctionnement était bon ou moins bon, lui dire ce que je ressentais de ses interactions avec les autres membres de l'équipe... Bref, à le ou la manager, d'une autre manière bien entendu, à mon tour.
Je pense que c'est hyper important d'avoir ça en tête en tant qu'employé·e, tout comme en tant que manager, pour expliquer à ses équipes qu'il est important qu'elles lui fassent un feedback sur sa manière d'interagir, et prennent même les devants en le ou la guidant le cas échéant !
 
16 Mar 2019
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#16
J’ai eu de super managers qui savaient faire une critique constructive pour encourager à s’améliorer tout en exprimant leur gratitude pour le travail accompli.

Mais j’ai aussi eu une manager qui était tout le temps sur moi et qui me rabaissait. Je suis partie de là en dépression en ayant l’impression que j’étais stupide et que je ne saurais jamais retrouver un emploi. J’ai failli faire une crise d’angoisse avant un entretien quelques mois plus tard à cause de ça. J’étais même aller voir une psychologue pour confirmer que je n’étais pas stupide ou carrément déficiente intellectuelle.
 
You Rock !: Ann Ha

Matteus

Vieux de la vieille
7 Jan 2019
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#17
@Sansate je suis en partie d'accord.
D'une part parce que le sens de mon propos était surtout de dire qu'on peut être bon chef et mauvais manager ou bon manager mais mauvais chef (j'ai connu les deux : une personne était ok pour une partie de ses fonctions mais pas pour l'autre aspect).
D'autre part, parce que, justement, quand ces deux fonctions sont scindées, c'est au chef de prendre appui sur le(s) manager et estimer l'application possible de ses décisions. Après, je suis d'accord, c'est dans la vie idéale...
En vrai, j'ai eu des chefs qui ont de très vagues notions de management et préfèrent raisonner en termes comptables, des managers qui s'en sortent et assument la prise de décision quand ielles bossent avec des chefs qui sont incapable de trancher, des bons chefs qui sont humainement défaillants.... un peu de tout.
 
You Rock !: Sansate
#18
Des conseils précieux ! IL est vrai qu’en matière de management, il existe un fossé entre la théorie et la pratique. C’est en endossant le rôle de manager et en apprenant de témoignages comme celui-ci que l’on peut parfaire ce rôle. S’intéresser de plus près a la vie de ses collaborateurs, s’adapter à eux, choisir les bonnes formulations, etc. Autant de règles à appliquer si l’on veut mettre toutes les chances de son côté.
Merci pour cet article ! Simple et constructif.