Lettre à la future moi qui voudrait un deuxième enfant

Hibouillotte

Well-known member
1 Mai 2020
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J'ai l'impression qu'il y a une sorte de mythe autour des fratries : les frères et sœurs jouent ensembles, se protègent, tout le monde est heureux etc... Mais dans la vraie vie les choses sont beaucoup plus compliquées. Les enfants sont des êtres humains à part entière avec leur personnalité propre, donc des frères et sœurs peuvent ne pas s'entendre du tout. Sans compter que les relations familiales peuvent accentuer les choses (ex : rivalités, jalousie...).

Dans mon cas, je pense malheureusement que mes parents et moi-même aurions été plus heureux si ils n'avaient pas fait un deuxième enfant avec toutes ces idées que 2 enfants c'est bien, ils jouent ensemble etc... Je dis ça sans méchanceté pour mon frère. Mais je dois bien constater qu'il a un caractère compliqué + des problèmes psy depuis de nombreuses années. Mes parents et lui ne s'entendent pas bien du tout, et je sais qu'ils ont l'impression d'avoir échoué/raté quelque chose car les weekends en famille ont toujours étés remplis de disputes, crises etc... Aujourd'hui encore les repas où se retrouve en famille sont compliqués et tout peut basculer d'une seconde à l'autre. Mon frère n'a aussi jamais joué avec moi, il était plutôt du genre à être "méchant" avec moi (je met des guillemets car j'ai bien conscience que c'était surtout car il se sentait mal). Une fois jeune adulte on s'est mieux entendu pendant quelques années, mais c'est surtout car je l'ai énormément aidé avec ses problèmes psy (prise de rdv avec des pro pour lui, soutient...). Maintenant il va mieux et je n'ai plus de nouvelles. Mes parents me parlent de lui à chaque appel, 26 ans après sa naissance, ils sont toujours dépassés et perdus dans leur relation. ça les rend malheureux et je trouve ça très triste car je ne vois plus quoi faire/proposer pour améliorer les choses. Bref je me dis souvent que la vie aurait été plus simple pour tout le monde sans lui :erf:

Et bien évidemment je sais que c'est sur moi qu'on comptera en cas de problème de parents âgés. Mon frère n'arrive déjà pas à se gérer seul alors qu'il a plus de 25 ans... Et puis vu leurs relation, je doute qu'il ai envie de les aider un jour. Je pense même qu'il finira par couper les ponts et qu'une fois de plus ça sera à moi de gérer.

Désolée pour le pavé, mais c'était pour partager une expérience sur le fait que les fratries c'est pas toujours la joie et que certains enfants auraient préférés être enfant unique.
 

Onirinaute

Well-known member
16 Jan 2019
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Je suis l'ainée d'une fratrie de 3, et j'adore mes sœurs. Et je suis sûre que j'aurais été très contente en étant fille unique :cretin:
En grandissant, ma sœur la plus proche et moi, on se disputait tout-le-temps, c'était le conflit perpétuel, franchement j'ai bien plus de souvenirs de dispute que de jeux ensemble. Je suis pas très fière de ça mais c'est la vérité. J'étais une enfant qui avait des amis mais qui aimait aussi plein d'activités en solitaire, je suis pas sûre que j'aurais ressenti un manque en restant fille unique.

On a commencé à mieux s'entendre dès que j'ai quitté le domicile en fait, aujourd'hui on s'entend très bien, je suis contente qu'elles existent et j'adore les personnes qu'elles sont devenues, mais si elles n'étaient pas mes sœurs mais plutôt des amies ça serait peut être pas si différent...

Pour le sujet de la fin de vie, clairement mes parents auraient en horreur d'être un poids pour nous, et en principe ils ont assez d'argent de côté pour que ça n'arrive pas, ouf.
 

Kettricken

Hate is always foolish, love is always wise
3 Jan 2019
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Qu'on arrête de culpabiliser constamment les femmes de vouloir faire ce qu'elles jugent être le mieux pour elles.
Une femme de ma belle famille a faillit mourir lors de son accouchement. Et avoir un deuxième enfant aurait été très risqué pour elle. Elle a donc décidé de n'en avoir qu'un. Et ben y a quand même eu des gens, au courant de tout ça, qui ont réussi a lui dire que c'était dommage pour son fils et que peut être un autre hôpital pourrait mieux gérer les risques liés a d'un accouchement. Ou peut-être qu'une césarienne pourrait régler le problème. Alors même qu'elle était en paix avec sa décision et que... Ben elle avait faillit en mourir quand même.

Elle m'a d'ailleurs beaucoup déculpabilisée sur notre décision d'un enfant unique, nous disant de n'écouter personne et d'envoyer paître les emmerdeurs. En me disant aussi que elle, elle avait bcp privilégié les amitiés de son fils, proposant régulièrement a un ami ou l'autre de venir avec eux en WE ou vacances.
 

Zébule

Navigue en toute détente
13 Mar 2019
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Suis-je la seule à être gênée de voir dans les commentaires d'un article de ce type beaucoup d'injonctions sur les bonnes ou mauvaises raisons d'avoir un (deuxième) enfant ?
Si une des raisons qu'on a d'avoir un enfant est d'assurer ses vieux jours ou de ne pas se sentir seul, on a le droit. Si c'est de ne pas vouloir en laisser un seul gérer ce qu'on pense qu'il devra gérer, on a le droit.
 

FilledeLoup

Well-known member
8 Mar 2019
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@Hibouillotte Un "You rock" ne suffisait pas, je vis "exactement" la même chose.
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Et clairement cette histoire familiale participe à beaucoup de mes peurs et choix (terrorisée irrationnellement à l'idée d'avoir un garçon pendant ma grossesse + ma fille sera fort probablement enfant unique).
 

Vadim

Well-known member
5 Jan 2019
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@Hibouillotte au contraire j'ai l'impression que le mythe de la fratrie unie n'existe plus vraiment à mesure que l'on devient adulte.
Déjà on constate que les bisbilles entre jeunes enfants peuvent perdurer et s'aggraver avec le temps, et puis on voit les fratries de nos parents se déchirer sur les héritages ou autres... Je ne connais quasi plus aucune famille de mon entourage où il n'y a pas d'embrouille plus ou moins grave entre les frères et soeurs.
Comme je le disais j'ai adoré être enfant unique pendant l'enfance et l'adolescence, et c'est sûr que de voir ces situations de conflits (carrément glauques) dans les fratries de mes parents, ça les a même conforté dans le fait de n'avoir eu que moi.
Mais à côté de ça j'ai vu ma grand-mère et sa soeur être amies pendant 80 ans et c'était la relation la plus douce du monde. Que mes grand-parents soient morts et que ma mère ait toujours son frère à appeler, avec 60 ans de souvenirs communs, je trouve ça réconfortant.
Je suis d'accord avec @Zébule il y a autant de bonnes raisons (si tant est que ce soit un choix rationnel) de faire un enfant que pas du tout, d'en faire un plutôt que plusieurs, on pourra jamais coller à toutes les injonctions de toutes façons. J'ai beau avoir un enfant, je suis carrément d'accord avec des points de vue CF. Et des points de vue de familles nombreuses. On peut se retrouver dans des situations imprévues ou incontournables, les enfants uniques peuvent être hyper heureux de l'être ou pas, idem pour les fratries qui peuvent avoir des relations magnifiques ou se traîner des problèmes toute leur vie... C'est tellement imprévisible que chacun fait avec son bagage quoi...
(oui c'est très constructif comme conclusion :shifty:)
 

Ju_nosaurus

Well-known member
1 Oct 2019
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Ceux qui parle de leurs frères/sœurs avec des problèmes psy, ça me fais penser :
J'ai des ami.e.s qui m'ont dit sur le fait d'avoir un enfant unique "si il arrive quelques chose a ton enfant, tu n'en a plus" "si ton enfant décède c'est tellement dur que tu es content d'en avoir d'autre".
Alors petit 1 : dans tout les cas la perte d'un enfant et quelque chose d'horrible que je n'arrive pas à imaginer.
Petit 2 : j'y ai déjà pensé aussi, si mon fils décède, je n'ai plus d'enfant, retour à la case zéro. Théoriquement je ne serais plus mère alors que je vivrais la chose la pire au monde justement parce que j'étais mère, et c'est hyper effrayant et angoissant !

Mais, MAIS :
à chaque nouvel enfant que l'on fait, on s'expose au fait d'avoir un enfant sortant de la norme : handicape physique ou mental, plus ou moins ou moins lourds, hyperactivité, autisme, cancer, etc et je trouve ça également très effrayant.

Je suis la seule à avoir pensé à ça avant de faire un enfant ? Qu'il pourrait être malade, dépendant de moi toute ma vie ? Et que faire un deuxième enfant relancerai les dès du hasard de la maladie/bonne santé (même si on est d'accord une maladie peut se déclarer plus tard)
 

Kettricken

Hate is always foolish, love is always wise
3 Jan 2019
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@Zébule Mmm franchement, je ne sais pas.
Parler "d'injonctions à ceci ouà cela", c'est souvent quand des gens essayent de s'immicer dans les affaires de quelqu'un qui ne regarde qu'elle. Or ici, ça implique aussi un enfant
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Et ben c'est pas facile de se défaire de ça, moi ça m'a mis des années.
Alors ok, ça regarde pas les gens, mais je pense que ça peut être bien d'ouvrir la discussion sur le sujet. Sans asséner de jugement mais tenter de faire réfléchir les gens au fait que on ne sait pas ce dont les enfants auront envie, peut-être que leur avenir et leur bonheur sera à Shangai et c'est très bien comme ça aussi.

Je suis la seule à avoir pensé à ça avant de faire un enfant ? Qu'il pourrait être malade, dépendant de moi toute ma vie ? Et que faire un deuxième enfant relancerai les dès du hasard de la maladie/bonne santé (même si on est d'accord une maladie peut se déclarer plus tard)
Oh que non tu n'es pas la seule. Grosse angoisse chez moi (vivant déjà le handicap dans la génération du dessus).
 

ValleSoana

Well-known member
12 Nov 2020
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Suis-je la seule à être gênée de voir dans les commentaires d'un article de ce type beaucoup d'injonctions sur les bonnes ou mauvaises raisons d'avoir un (deuxième) enfant ?
Si une des raisons qu'on a d'avoir un enfant est d'assurer ses vieux jours ou de ne pas se sentir seul, on a le droit. Si c'est de ne pas vouloir en laisser un seul gérer ce qu'on pense qu'il devra gérer, on a le droit.
Je ne pense pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise raison d'avoir un enfant. C'est très personnel comme choix... et j'ai l'impression que la plupart des commentaires soulignaient juste qu'il ne faut pas en avoir (ou pas) simplement parce que l'entourage te dit d'en faire 1, 2, ou 10...

je me permets juste d'être en désaccord avec toi sur le fait de faire un enfant pour assurer ses vieux jours. Je trouve ça hyper égoïste, et surtout : si tu ne t'entends pas avec ton enfant? s'il s'expatrie à l'autre bout de la France ou en Australie? Je serais triste que mes enfants vivent loin de moi mais j'espère que je saurai respecter leur choix si cela arrive... Même si la loi te donne raison sur ce point et que tu dois assistance à tes parents, je détesterais me dire que je suis un poids pour mes mômes et qu'ils doivent me gérer. Je croise les doigts pour pouvoir anticiper les contraintes financières ou de handicap éventuels qui peuvent accompagner la vieillesse...
 

Zébule

Navigue en toute détente
13 Mar 2019
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@Kettricken en fait mon propos porte plus sur les raisons avancées par les gens pour justifier d'avoir des enfants, pas sur leurs actes (car j'avoue que je juge parfois certaines relations entre parents et enfants)
Quelqu'un qui dit qu'il veut un enfant parce qu'il trouve ça trop mignon pourra très bien se transformer en parent dictateur manipulateur. Quelqu'un qui dit qu'il veut un enfant car il ne veut pas vieillir seul pourra très bien être un parent aimant qui trouve ça super de parler par skype avec ses enfants à l'autre bout du pays ou du monde sans les faire culpabiliser.
Je sais pas si c'est clair :unsure:
En fait je veux dire que pour moi, dire qu'on veut une famille pour créer une solidarité familiale, ça n'est pas en soi quelque chose de négatif. La solidarité familiale ça peut être très beau comme très moche. Ca dépend de beaucoup de paramètres.

@ValleSoana pour préciser, assurer mes vieux jours n'est de mon côté absolument pas une raison d'avoir un enfant
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C'est plus que, en fait, c'est une raison qui historiquement est très présente et c'est assez facile pour nous de la juger négativement dans nos pays riches avec une forte assurance sociale. En soi, ça n'est qu'une raison rationnelle. On la juge négativement parce qu'on juge que ce n'est pas correct de penser aux enfants en termes matérialistes (pourtant on calcule bien ce qu'ils vont nous coûter) mais dans les faits, rien ne permet de dire qu'imaginer ça rendra notre enfant malheureux. Dans beaucoup d'endroits, c'est la normalité.

@Vadim oui je pense que les raisons profondes qu'on a d'avoir des enfants, on ne les connaît même pas nous-mêmes. Je pense que personne ne s'avouera que simplement se conformer à la norme peut en être une, et que ça ne veut pas dire qu'elle est mauvaise (et d'ailleurs se conformer à la norme peut rendre heureux).
 

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
Je ne pense pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise raison d'avoir un enfant.
Justement si, il y a des mauvaises raisons de faire un enfant:
-Tenter de sauver un mariage qui bat de l'aile.
-Avoir un humain qui nous servira de faire valoir ou de clone.
-Une cible pour assouvir impunément nos pulsions sadiques.
-Céder à la pression sociale sans être soi-même dans les dispositions adéquates.
-Contraindre le partenaire à une parentalité forcée

Dans des conditions comme celles-là, l'enfant risque d'avoir du mal à avoir une enfance équilibrée.
 
Dernière édition:

Zébule

Navigue en toute détente
13 Mar 2019
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@Merlu mais j'ai l'impression qu'on mélange les raisons et les motivations :unsure:
Ou alors c'est moi qui ne pige pas un truc.
Pour moi, les raisons que les gens avancent pour avoir des enfants c'est lorsqu'ils tentent de rationnaliser ce choix (ce qui est quelque chose de récent vu que pendant longtemps l'enfant n'était pas vu complètement comme un choix), quand ils cherchent à expliquer pourquoi d'un point de vue matérialiste avoir un enfant est le bon choix (ou non).
Les motivations ensuite c'est ce qu'on pense retirer comme récompense du fait d'avoir un enfant.
La principale pour la plupart des gens c'est quand même l'amour (ou le sentiment d'attachement, peu importe comment on l'appelle mais en tout cas le sentiment de bien-être qu'on ressent quand on a créé un lien avec un enfant).
Et ensuite il peut en effet y avoir des motivations beaucoup plus sombres, dont la loi cherche d'ailleurs à protéger les enfants.
On dirait que je chipote sur les termes mais c'est quand même vachement différent.

Les gens vont expliquer leurs raisons, mais pas leurs motivations surtout si elles sont sombres, car eux-mêmes n'en ont d'ailleurs peut-être pas conscience. Et les raisons qui sont données par les gens ne disent rien de leurs motivations, qui sont ce qui va vraiment impacter la relation avec l'enfant.

Et donc par exemple on peut juger quelqu'un dont on a l'impression que le mariage bât de l'aile mais qui veut faire un enfant en se disant "mais quelle mauvaise raison", alors que cette personne est peut-être principalement motivée par l'amour et créera une très bonne relation avec son enfant. On peut juger positivement quelqu'un qui dit vouloir un enfant car c'est le bon moment dans sa relation et matériellement alors que cette personne désire peut-être un faire-valoir.
 

Sylvie

Well-known member
16 Jan 2019
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@ValleSoana
Mais en fait de toute façon, qu’on choisisse d’avoir 0, 1 ou plusieurs enfants, pour moi c’est toujours « égoïste » au départ. Et c’est toujours un pari. Bien sûr on espère construire une famille aimante, et peut-être qu’on y arrivera ou pas...

Et pour revenir au sujet « assurer ses vieux jours », je pense qu’aujourd’hui en France il y a peu de gens qui font des enfants POUR assurer leurs vieux jours. On en fait pour plein d’autres raisons. Seulement le corollaire de faire un enfant et de réussir son « pari » de famille soudée, c’est que l’enfant, que ce soit obligatoire ou non, va devoir gérer la fin de vie, ne serait-ce qu’émotionnellement parlant.

Mes parents ne m’ont jamais fait sentir de besoin de ce côté-là mais je les aime et je ne me vois pas les laisser seuls terminer leur vie sans m’occuper d’eux. Malheureusement les conditions font qu’il y a un très fort risque que je ne puisse pas les aider à la hauteur de ce que j’aimerais (et je ne parle pas d’argent), et cette perspective m’attriste. Et sur le plan pratique, je devrai, même s’ils avaient tout préparé pour leur mort (ce qui n’est pas le cas), au moins gérer de la paperasse, vider leurs apparts, les vendre.

Après rien ne dit qu’un frère ou une sœur m’aurait aidé. Mais forcément on projette des choses dans son envie de famille. Il y a eu plusieurs témoignages plus haut de fratries qui ne s’entendent pas. Autour de moi je vois plutôt l’inverse. Donc oui je m’imagine la famille nombreuse comme quelque chose de positif là où une autre ne verra qu’un risque de conflit. Et donc quand je pense à la famille que je veux construire je ne le fait pas POUR assurer mes vieux jours mais je me dis que mes enfants, si on s’entend toujours bien dans 50 ans, souffriront de me voir vieillir et mourir. Et dans tous les cas ils devront s’occuper de certaines choses. Donc ça me rassure qu’ils soient plusieurs. Ça ne veut pas dire que je le fais pour ça.
L’idée qu’ils soient plusieurs me plaît de façon générale pour cet idéal de partage. C’est utopique et égoïste. Mais fait-on des enfants par altruisme ? Je ne crois pas.
 

FilledeLoup

Well-known member
8 Mar 2019
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@Ju_nosaurus Tu n'es absolument pas seule. Pendant la grossesse j'avais très peur de ça. Aujourd'hui encore, je suis un peu effrayée de vivre quelque chose comme ce que vit ma mère même si j'arrive à le mettre sous le tapis puisque j'ai une fille et non un fils (c'est pas du tout rationnel hein ce que je dis et j'en suis consciente). Ca me projette moins dans ma peur.
 
  • You Rock !
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Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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à chaque nouvel enfant que l'on fait, on s'expose au fait d'avoir un enfant sortant de la norme : handicape physique ou mental, plus ou moins ou moins lourds, hyperactivité, autisme, cancer, etc et je trouve ça également très effrayant.

Je suis la seule à avoir pensé à ça avant de faire un enfant ? Qu'il pourrait être malade, dépendant de moi toute ma vie ? Et que faire un deuxième enfant relancerai les dès du hasard de la maladie/bonne santé (même si on est d'accord une maladie peut se déclarer plus tard)
Au cas ou on y pense pas sois même avant, il y a la mesure de la clarté nucale lors de la première échographie pour nous le rappeler.
 

Ashley

Well-known member
16 Jan 2019
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J'ai trouvé l'article très intéressant, ainsi que vos échanges et réflexions.
C'est marrant (ou pas) mais les premiers mois (voire la première année au moins) de mon enfant je me faisait souvent cette réflexion qu'il ne fallait pas que j'oublie à quel point ça avait été dur. Je n'ai pas fait de dépression mais un vrai épuisement physique:gonk: (régime pendant la grossesse pour diabète gestationnel, sachant que je suis déjà très fine jai terminé la peau sur les os limite, puis allaitement avec encore perte de poids...). Et donc parfois je m'envoyais comme des "lettres mentales" à la moi du futur qui voudrait un autre enfant.
Car je m'étais toujours projetée avec deux voire 3. J'ai deux sœurs et on a une super relation ça doit jouer, mais j'ai aussi cette crainte ancrée en moi d'avoir un enfant unique (alors que ma meilleure amie l'est et l'a toujours bien vécu).
Et j'ai un souvenir très précis de quand mon enfant avait genre 2-3mois. J'étais penchée sur le lit au dessus de lit, épuisée, impossible de dormir la journée il fallait le porter quasi non stop, et marcher avec l'écharpe de portage. Bref je me penche au-dessus de lui et je me dis " et il faudra revivre tout ça, comment pourrais je me l'infliger ?".:crying:
Je continue à me prendre la tête sur 2eme ou pas. Je n'ai que 30 ans, et je me sens prête en ce sens que cela ne me fait plus peur. A condition que mon mari soit à fond pour se relancer, là ouije signe de suite Mais ce n'est pas le cas. Il m'a clairement dit que si cest pour faire 50/50 il n'est pas chaud. C'est honnête. Et au-delà des craintes "classiques" il ne ressent pas d'envie. Ben je suis sortie de la discussion soulagée. Car la décision finale ne m'incombe plus du coup. Et sera 1 seul enfant si mon mari reste sur sa position. Mais je continue de culpabiliser avec cette idée d'enfant unique (l'impression de le priver de qqch).