Les livres de non-fiction

triste_songe

Well-known member
3 Jan 2019
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#22
Tiens tiens, j'aime beaucoup ce nom: la non fiction. C'est assez parlant je trouve.
Enn bibliothèque municipale et universitaire, en France, c'est la méthode dewey qui est utilisée.
D'ailleurs, je me suis mise à chercher dans mes souvenirs quels étaient les Premiers ouvrages de non-fictions que j'avait lu et je me rappelle vaguement qu'en cinqième j'ai lu un livre de Yann Arthus Bertrand, je pense avoir lu aussi des recueils de poésie au collège, un bouquin de freud (juste les premiere page en fait) je ne saurais dire quand. Le premier non-documentaire auquel j'ai pensé, c'est une biographie de Jean Moulin en Premiere (on l'étudiait et ce type m'interressait alr j'ai voulu lire son histoire et ça ne me paressait pas bizarre du tout à l'époque.).
 

Albert

Le mieux est l'ennemi du bien.
13 Jan 2019
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#24
Je suis en train de lire Les lois naturelles de l'enfant, de Céline Alvarez (autour de la pédagogie Montessori).

Il faut passer outre le côté tête à claque de l'autrice (dur à dire exactement pourquoi elle fait cet effet) et l'absence assez régulière de citation des sources. Sinon c'est très inspirant et j'ai appris et découverts certains aspects de l'apprentissage des enfants que je n'avais pas imaginés.
 
You Rock !: triste_songe

Jeanne

Well-known member
4 Jan 2019
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Anywhere
#25
J'ai fini Eloge de la fuite de Henri Laborit.
Vu que je suis pas spécialiste en résumé et qu'il est difficile de le faire avec ce genre d'ouvrage, je vous mets la 4e de couverture :
" Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite. "Henri Laborit pose, à la lumière des découvertes biologiques, la question de notre libre arbitre, de notre personnalité même. La politique, la société, tout prend dès lors une autre dimension.

Melange de philosophie et sociologie politique, avec une pensée quand même bien teintée de marxisme (mais pas que), je l'ai trouvé vraiment super intéressant, notamment dans ses comparaisons/rapprochements entre la biologie (car il est, entre autre, biologiste) et les faits de société.
Et plus globalement, sa pensée me parle et il sait faire preuve parfois d'un bel élan littéraire (on trouve des pépites dans ses paragraphes ou dans ses phrases, de celles qui me nouent l'estomac)

Je conseille, c'est assez rapide à lire et assez éclairant. Je pense le relire un peu plus tard, dans quelques mois, pour voir comment j'ai digéré tout ça et si je peux voir encore plus loin.
 
You Rock !: Kitchie et CCCC

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#26
J’ai terminé récemment le livre "Histoire de l’alimentation" de Jacques Attali

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Ce livre raconte l’histoire de l'alimentation de la préhistoire à nos jours, aborde la situation actuelle et fait quelques prospectives et préconisations pour le futur. (Ce qui est à priori une marque de fabrique des livres de l’auteur).

Il est plus que correctement articulé et structuré de quoi ravir les “scolaires” et autres “cartésiens” (dont je fais partie).

Que ce soit la partie histoire, situation actuelle ou les préconisations, cela ne transcendera pas toute personne habituée au sujet car il n’y a rien de spécialement nouveau mais, le travail de synthèse est bien fait et bien sourcé. La proportion d’anecdotes est suffisante pour ne pas se trouver face à un texte scientifiquement trop lourd, tout en laissant l’impression d’un livre sérieux.

Soyons honnête, si on m’avait fait lire ce livre en aveugle et demandé l’auteur, j’aurai parié sur José Bové ou un autre cadre d’un mouvement écologiste tant la charge contre la malbouffe, les lobby de l’agro-alimentaire y sont soutenus dans le dernier tiers du livre. On y trouve même l’idée d’un tribunal pénal international pour juger les patrons de ces entreprises.

Cependant les anecdotes récurrentes concernant les repas d’affaires ou diplomatiques et leur cotés positifs qui ne collerait avec une provenance bovésienne de l’ouvrage. Il y a aussi un petit côté chauvin sur la diplomatie-gastronomie française avec les piques qui vont bien vers les Anglo-saxons qui trahissent l’identité de l’auteur.

Si les solutions et prospectives proposées n’ont rien de nouveau (augmenter la part d’aliments végétaux, diminuer les pesticides, manger des insectes) et certains constats intéressants comme l’influence des écrans sur nos repas et par ricochet relations sociales (le livre date de début 2019), la conclusion est la plus pénible à lire, où l’auteur appelle aux autorités pour faire tous appliquer tout de suite et à faire apprendre les annexes de son livre à l’ensemble des élèves français.
Ça fait ressortir l’image du conseiller occulte, de l’oligarque/technocrate anti-démocratique qui colle à mes préjugés sur le personnage. Ce qui donne un peu l’impression que ce bouquin a été publié pour prendre à témoins l’opinion comme s’il n’avait plus l’oreille directe du souverain, alors que sans ces quelques pages il pourrait être une synthèse intéressante.

En bref si vous tombez sur le livre et ne connaissez pas le sujet, n’hésitez pas. Si vous avez déjà étudié le sujet, rien de réellement nouveau à l’horizon.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#27
Ma lecture de la semaine : Le crépuscule des Empereurs de Francine-Dominique Liechtenhan
https://editions.ouest-france.fr/crepuscule-des-empereurs-9782737358456.html

Dans mon livre d’histoire de 3ème il y avait écrit que le 28 juin 2014 à Sarajevo, le Serbe Gavrilo Princip, abat à coup de revolver l’Archiduc François-Ferdinand héritier de l’Empire Austro-Hongrois et que c’est ce qui à déclenché la première guerre mondiale par la mécanique des alliances et par contrecoup la seconde.

Bien sur, la réalité n’était pas si simple c’est le thème de ce livre centré sur un portrait comparatif des trois derniers grands autocrates qui sont à l’origine de ce conflit : François-Joseph de Hasbourg, Guillaume II de Hohenzollern et Nicolas II Romanov dont les empires disparaîtront tous à la fin du conflit.
Y est abordé l’influence de leur parents (surtout leur mères), de leur épouses, de leur ministres, leur manière de penser et de travailler, de leur fuite en avant face au revendications de leur populations jusqu’à l’explosion finale après avoir déclenché la première guerre mondiale.

Le travail est sérieux et le livre agréable à lire. Relativement peu dense avec beaucoup de photos. Il y a des arbres généalogiques mais il manque pour moi quelques cartes pour les régions d’Europe centrale ou de l’est peu connues du public francophone : Galicie, Silésie,...

Parmi les choses surprenantes que j’y ai appris : Contrairement à Romy Schneider dans le film, la vrai Sissi (qui était marié au type qui déclenchera la première guerre mondiale tout en étant sa cousine (petits enfants de Maximilien de Bavière)) ne souriait jamais sur les portrait et les photos car elle avait les dents pourries… parce qu’elle ne voulait pas se laver les dents et mangeait plein de bonbons...
 
You Rock !: AprilMayJune et CCCC

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#28
Deux ouvrages traitant de chimie :

Réactions de Théodore Gray
http://home.theodoregray.com/bookproducts/reactions-autographed-copy
(Désolé j’ai pas trouvé la page de l’éditeur en français)
Ce livre est le troisième de l’auteur dans la même veine après atomes et molécules (que je n’ai pas lu mais je les ai ajoutés à ma liste).
C’est un ouvrage qui arrive à être agencé comme un beau livre avec moult schémas et photos, tout en contenant pleins d’informations justes et dont le niveau est accessible à un public généraliste. (Ceux qui ont pratiqué la chimie jusqu’en classe de seconde)
Et pleins de photos d'expérience à ne pas faire chez vous. (Dixit le mec qui rêvait de faire du propergol liquide chez lui lorsqu'il avait 15 ans)

Comment la chimie à transformé le monde par Sacha Tomic (Son nom donne trop l’impression que c’est un pseudo alors que visiblement c’est le vrai :LOL:)
https://lesquare-editeur.fr/page-collection/ouvrage-chimie(Tomic).html
Bien que le contenu de ce livre soit très intéressant, il est un peu trop franco-centré et il faut être sachant en chimie et en histoire si on veut le lire sans devoir faire des recherches annexes ou prendre des notes.
Je suis un peu mitigé sur le dernier chapitre (qui aborde la responsabilité de la chimie au regard des problèmes environnementaux actuels) et la conclusion tout en étant conscient que c’est très difficile à écrire.
Un livre à réserver pour un public plus restreint.
 

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
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#29
Petite incursion dans Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon (in Œuvres, éditions La Découverte, 2011). J'en avais lu surtout des extraits et des comptes-rendus, jcen entreprends la lecture complète. Vive le post-colonialisme.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#30
J’ai terminé récemment deux livres très intéressants et presque en miroir l’un de l’autre :
Le secret de l’Occident de David Cosandey (sous titré vers une théorie générale du progrès scientifique) et Sexe, Race et Colonies d’un collectif dirigé par Pascal Blanchard

Même si le premier couvre une période plus vaste son thème principal reste l’explication sur l’avance de l’occident dans le domaine scientifique et technique de 1420 à 1970.
Le second parle d’une des conséquences du premier : la maîtrise totale des océans qui va permettre le développement des empires coloniaux issue des pays européens, tout en s’intéressant au rapport entre la relation et la perception des autres via le sexe et la race majoritairement vu des sociétés colonisatrices et de ses répercussions dans le monde actuel.

Les deux livres vont s'intéresser à l'existence de causes internes et spécifique à “l’homme occidental” sur ses comportements vis à vis de la science pour un et du racisme,exploitation, esclavage,... pour l’autre.

La conclusion des deux ouvrage est qu’il s’agit principalement de causes externes, le contre exemple parfait dans les deux livres étant : Le Japon Meiji-Taisho-Showa aussi bien dans le développement technologique que dans son approche de la sexualité raciste et coloniale.

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@CCCC Si tu as terminé Fanon (et quand on pourra accéder de nouveau au bibliothèques)
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#32
Je viens de terminer “Le siècle rouge (1917-1989)” de Jean-Christophe Buisson.

C’est un livre sur le communisme écrit par un journaliste de droite. J’avoue qu’il m’a un peu déçu par son manque de profondeur d'analyse pourtant le 4ème de couverture et l’introduction vendaient du rêve (et les critiques. N'ont ils lu que l'intro ou suis je trop exigent ? :unsure:).
Le livre fait 400 pages, mais finalement se “réduit” à documenter des faits (il n’y a aucune analyse globale dans le livre) concernant les principaux mouvements communistes dans les sphères politique et culturelle à travers le monde.

Après comme il y a quand même du volume, il reste des tas de choses à apprendre. Ce qui m’a marqué

- C’est frappant de voir la vitesse à laquelle tout s'effondre : le bloc communiste est en expansion quasi continue de 1917 (révolution d'octobre) à 1984 (quand Sankara transforme la Haute Volta en Burkina Faso), seuls quelques rares territoires l’abandonne, tous suite à des interventions militaires étrangères (les républiques des années 20 comme la Bavière et la Hongrie, et Grenade en 1983). Tchernobyl apparaît plus que jamais comme un événement pivot. 3 ans après tout part de manière irrémédiable en cacahuète.

- Je n’imaginais pas la place qu’avait pu prendre le maoïsme dans le monde. Ça me donne envie de me renseigner plus sur le sujet. Aujourd'hui ça parait fou de voir comment un tel psychopathe a pu avoir autant d’influence. Autant je comprend totalement comment on peut adhérer à la pensé marxiste, qu’on puisse adhérer à certains concepts qualifiés de léninistes ou trotskistes ou des variantes titiste ou castriste. Mais vu de notre époque cette adhésion massive au maoïsme me laisse sans voix.

- C’est pas du Stéphane Courtois, on y voit bien que le niveau de violence communiste est souvent corrélé à la violence locale pré-existante. Lorsqu’ils ne prennent pas le pouvoir la répression est violente dans les pays à haut niveau de violence (Bulgarie des années 30, Indonésie de Suharto,...).