Le vieillissement de nos parents

Gringo

Anciennement Gringo
2 Jan 2019
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#2
Je commence: mes parents vont bien, mais mes beaux-parents pas vraiment. Ils n'ont jamais eu une bonne hygiène de vie (ils ont fumés pendant 45 ans et ont arrêté il y a trois ans, ils mangent beaucoup et mal) et ont le corps assez cassé par le travail ce qui les empêche de faire du sport.
Mon beau-père est un pur babyboomer drapé dans son indignation d'une privation de ses libertés: malgré le diabète, malgré l'hypertension, malgré les douleurs, c'est hors de question d'arrêter son verre de vin quotidien, c'est hors de question de réduire son apport en viande, c'est hors de question de manger plus de légumes, c'est hors de question de ne pas prendre une grosse part du gâteau plein de sucre. Son leitmotiv étant "faut bien mourir de quelque chose".

Ben on y est: il est à l'hôpital avec un rein en moins et sa situation se complique parce que la petite toux qu'il avait en arrivant pour se faire opérer, vient de partir en une belle infection et les médecins doivent s'arracher les cheveux: diabète non équilibré qui doit faire que ses vaisseaux doivent être dans un sale état et tous les antibio ne peuvent plus être administrés parce qu'il lui manque un rein et il ne faudrait pas flinguer le survivant.

Mon copain est au 36ème dessous, la mort de ses parents était une angoisse présente au fond dans son cerveau parce qu'il est réaliste sur le fait que ses parents n'ont pas toutes leur chances d'aller jusqu'à 95 ans, mais là elle est sur le devant de la scène.
Si jamais son père décède ou devient limité, il faudra qu'on les rejoigne ou qu'on les fasse venir près de chez nous: sa mère ne peut plus conduire et ne peut pas marcher longtemps, elle ne parle quasiment qu'à son mari car elle n'a pas d'amies. Il ne la laissera jamais se débrouiller seule.
 
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