Le topic des traducteur.ices

Tokage

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9 Oct 2019
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Hello les traductrices !

Dites, question pour une championne :sneaky:
Comment s'arrange-t-on pour trouver une traductrice native dans la langue cible ?

J'ai fait des études de langues et je connais donc plein de traductrices EN>FR, mais je cherche du FR> EN et je bloque :LOL:
 
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Ju'

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3 Jan 2019
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@Tokage Je suppose que tu le sais, mais normalement tous les traducteurs traduisent vers leur langue maternelle.
Pour trouver, tu peux chercher sur ProZ ou LinkedIn en tapant la combinaison de langues et le domaine par exemple, il y a aussi des groupes Facebook mais c'est plus aléatoire au niveau des réponses. Si tu es traducteur/trice, le groupe des traducteurs fr <> en est idéal vu que tu auras affaire à des vrais pros.
En général je te conseille de faire appel à ton réseau pour avoir des recommandations. Les traducteurs anglais > français connaissent aussi souvent des traducteur français > anglais, que ce soit pour des échanges de services, faire des recommandations aux clients ou tout simplement avoir de l'aide quand on bloque sur certaines traductions :happy:
 
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Lemon Curd

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5 Jan 2019
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@Tokage sur une combinaison courante comme ça je cherche sur Proz ou une association nationale comme ATA pour l’anglais par exemple. Si c’est une combinaison rare que je ne trouve pas là je vais sur LinkedIn
 
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Tokage

Well-known member
9 Oct 2019
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@Ju' @Lemon Curd super, merci! Je ne connaissais pas proz :happy: et bizarrement, en connaissant des gens qui font EN>FR, je n'en connaissais pas forcément qui faisaient l'inverse...

Du coup, question subsidiaire : comment se passe une prise de contact ? Y-a-t-il un système d'essai/ rémunéré ? A quoi faut il être attentive quand on repère quelqu'un ? (J'ai comme l'impression de demander des conseils de drague :unsure:)
 

Ju'

Well-known member
3 Jan 2019
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@Tokage Je suis personnellement contre les tests demandés par les clients directs (donc autres que les agences de traduction) car 1) ça ne te viendrait pas à l'idée demander un test à n'importe quel autre pro, c'est toi la cliente et non l'inverse ; 2) si tu fais appel à un pro, c'est que tu ne t'y connais pas / n'es pas pro donc je ne vois pas tellement quels seraient les "critères d'évaluation". Personne ne veut mettre en jeu sa réputation. Après effectivement si c'est un super long document, tu peux demander au traducteur de te renvoyer le début par exemple, pour voir si le style te convient, mais sache qu'il aura quand même dû lire et analyser l'entièreté du document, et que ça sera sûrement répercuté sur la facture aussi. N'oublie pas non plus que vous resterez en contact tout au long du projet, si besoin il te posera des questions.

Donc pour commencer, je te dirais de contacter quelqu'un qui a des recommandations/ avis. Ensuite tu contactes la personne (téléphone ou mail) en exposant ton projet, tes besoins, la deadline, à qui sera destiné le texte final, demander la dispo du traducteur. Il est aussi primordial de joindre le texte à traduire pour que le traducteur puisse l'analyser et faire un devis (tu peux l'envoyer après la prise de contact si tu veux en savoir plus avant, mais sache que tu ne pourras pas avoir de devis précis si le traducteur n'a pas accès au document). Pose toutes les questions qui te viennent. Normalement le traducteur doit te renvoyer un devis + ses conditions générales à signer pour valider le projet.
Tu peux contacter plusieurs traducteurs pour avoir différents devis, mais je te conseille de ne pas en contacter trop. Il vaut mieux bien cibler avant (avec un traducteur reconnu spécialisé dans le domaine de ton texte), que de se retrouver à choisir le moins cher, parce qu'on est toujours tentés de choisir le moins cher, mais de se retrouver avec une traduction bof.
Aussi pense à demander si le traducteur fait appel à un relecteur / correcteur. Par exemple moi je précise toujours que je ne fais que la traduction. En pratique, je me relis bien sûr, mais cela n'a rien à voir avec le fait qu'un autre spécialiste relise derrière et peaufine ensuite le texte si besoin.

Concernant les listes de traducteurs, je viens aussi de penser à l'annuaire de la SFT, la Société française des traducteurs, qui est reconnue et la référence en France. Les membres doivent vivre en France il me semble mais peuvent être de langue maternelle étrangère, donc tu y trouveras sûrement la perle rare.

J'espère que je n'ai rien oublié, je laisse mes collègues compléter si besoin !

Et désolée pour le manque de smileys, je suis sur portable.
 

Lemon Curd

Well-known member
5 Jan 2019
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@Tokage tout comme ma collègue :cretin:
Tu peux essayer de trouver 2-3 profils qui t’intéressent, regarder leurs qualifications (diplômes, expérience), chercher sur LinkedIn ceux que tu auras repérés ailleurs pour avoir éventuellement plus d’infos, et voir qui a des disponibilités.
 
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Cassandre

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6 Fev 2019
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Bonjour ! Je veux reprendre la traduction mais avec le statut auteur plutôt qu'auto-entrepreneur cette fois-ci (le domaine de trad le permet) mais je ne comprends pas du tout comment débuter avec ce statut qui a l'air très différent, malgré les explications sur les différentes sites (maison des artistes etc). En fait comment ça se passe si je veux accepter un contrat de traduction mais en tant qu'auteur ? Quelles sont les démarches ? Je dois m'inscrire quelque part ? Il me faut un numéro de SIRET ?
 

Ju'

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3 Jan 2019
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@Cassandre J'ai trouvé ce site qui a l'air pas mal pour en savoir plus sur la traduction littéraire et notamment le statut de traducteur auteur et sinon sur cet autre site tu as la différence entre les différents statuts possibles quand on est traducteur. Il faut de toute façon être déclaré pour pouvoir exercer, quelque soit le statut.
Par curiosité, pourquoi souhaites-tu faire ce choix-là ?
Il me semblait que cela relevait plutôt du type de traduction proposée comme la traduction littéraire ou la traduction audiovisuelle (je te mets le lien vers le site de l'ATAA, l'Association des Traducteurs/Adaptateurs de l'Audiovisuel) que d'un choix personnel. Je suppose que tu trouveras aussi des infos sur le site de la SFT, la Société Française des traducteurs. N'hésite pas à nous tenir au courant !
(J'ai aussi l'impression que c'est beaucoup plus compliqué niveau démarches / cadre de contrat d'être sous statut d'auteur que AE, mais je n'y connais rien donc ça m'intéresse !).
 
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Cassandre

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6 Fev 2019
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@Ju' Tout d'abord car les revenus perçus par le biais du statut d'auteur sont compatibles avec le versement de l'ARE, alors que le versement est dégressif pour les revenus en tant qu'auto-entrepreneur, et les cotisations ne sont pas les mêmes (pas de CFE à verser en tant qu'auteur vs micro-entreprise par exemple).
Cela dépend bien du type de traduction, mais mon domaine est considéré comme technique et audiovisuel donc je peux traduire les documents avec les deux statuts (j'avais celui d'auto-entrepreneur mais franchement vu les tarifs pratiqués et les cotisations prélevées j'étais très perdante :/ )

Merci pour les sites, je vais éplucher ça et essayer d'y voir plus clair, et tenter d'appeler directement l'URSSAF si vraiment c'est toujours pas clair... Mais il semblerait qu'il y ait eu pas mal de changement en 2019 pour les auteurs.

Ce que je ne comprends pas c'est que l'affiliation à l'AGESSA pour les auteurs n'est pas immédiate (à l'inverse du statut auto-entrepreneur qui est rapide à obtenir), du coup je comprends pas du tout comment on bosse sur des contrats en attendant d'être affilié ? Je suppose qu'on se déclare effectivement mais auprès de quel organisme ? On a quand même un numéro de SIRET ? Bref je reviendrai faire un récap ici quand j'en saurai plus !
 
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Gingerbraid

C'est un endroit rêvé pour les oiseaux
10 Mar 2020
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Bonjour :happy:
J'ai l'impression qu'il y surtout des personnes dans la traduction sur ce topic, mais si par hasard il y en a qui ont fait le choix de l'interprétation /interprétariat ou connaissent des gens qui travaillent dans ce domaine, est ce que vous avez eu des difficultés à trouver un travail après votre formation ?

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Lemon Curd

Well-known member
5 Jan 2019
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@Gingerbraid tu voudrais faire quoi du coup, de l’interprétation de conférences, de la liaison, les deux ? En indépendante, en interne ?
J’ai fait un Master en interprétation en candidate libre (j’avais déjà un boulot), mais je n’ai pas travaillé avec ensuite, sauf deux-trois petits jobs. Pas faute de travail, seulement parce que j’ai déménagé juste après et que c’était plus facile pour moi de vendre mes compétences en traduction puisque j’avais déjà de l’expérience, et ensuite j’avais un job bien payé et pas envie de devoir être géographiquement flexible (quoi que chez moi c’est pas le boulot qui manque) (j’ai bossé comme chef de projet et la difficulté c’était plutôt de trouver des interprètes qui ne soient pas surbookés). L’interprétation c’est assez bien payé, ici c’est $250-500 la demie-journée, $500-900 la journée en général (de mes souvenirs)
Regarde sur Proz, tu as aussi des groupes fb d’interprètes, tu y trouveras plus d’informations concrètes.

Sinon j’ai pas l’impression que les débouchés soient limités en traduction, au contraire. C’est pas évident de trouver de bons clients au début c’est sûr (je suis en plein dedans), mais le boulot, il y en a. Et dans plus de domaines que je ne peux même en imaginer. En 10 ans de métier j’ai bossé en interne et en free-lance dans des domaines variés, j’ai jamais eu de difficultés à avoir plus de boulot que nécessaire (sauf en ce moment, mais se lancer en free-lance en plein covid après 3 ans où je n’avais pas le droit de faire de jobs en free-lance c’est pas la situation la plus favorable, et même comme ça j’ai pas rien, j’ai commencé en octobre avec quelques petits projets, le mois dernier j’ai été complètement bookée, et ce mois-ci à 35 % je dirais, si rien ne tombe la semaine prochaine)
 
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Ju'

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3 Jan 2019
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@Gingerbraid Comme le dit @Lemon Curd la traduction comme l'interprétariat ne sont pas du tout des secteurs bouchés à mon avis. Il y a tellement de demande ! Comme tu parles de postes, je suppose que tu parles de jobs salariés, je ne connais personne qui bosse en salarié dans ce domaine mais je sais qu'il y a du boulot en tant que freelance !

Je vais parler de ce que je connais, la traduction indépendante, mais je pense que c'est pareil niveau interprétariat en indépendant aussi !
C'est sûr qu'il vaut mieux se spécialiser mais une fois lancé.e, tu peux en vivre sans problème :happy: Je dirais que les premières années sont les plus difficiles, le temps de se faire une bonne base client mais après ça roule assez bien.
Je termine ma 3e année et j'ai réussi à me tirer un bon salaire tous les mois cette année malgré le covid. Par contre, effectivement il y a des mois plus creux que d'autres et tu as moins la sécurité financière qu'en étant salarié.e ! (Par exemple pour moi actuellement décembre est tout pourri alors que l'année dernière j'avais bossé à mort).

Je te conseille aussi Facebook (groupes) et Proz (forum), tu y trouveras beaucoup d'infos. Pour les offres d'emploi, l'Apec est pas mal !
 
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Gingerbraid

C'est un endroit rêvé pour les oiseaux
10 Mar 2020
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@Lemon Curd et @Ju' merci beaucoup à toutes les deux pour vos réponses /! :) je vais regarder les groupes que vous mentionnez c'est génial !
Effectivement cela m'avait passablement étonnée cette histoire de débouchés réduits dans la traduction , d'autant qu'à l'époque je pensais vraiment faire un choix de carrière raisonnable .... Mais maintenant que j'y pense la plupart de mes camarades déçus visaient un poste fixe de salarié en effet, plutôt qu'une carrière en free-lance. Et pour répondre à ta question @Lemon Curd les deux m'intéresseraient (interprétation de conférence et liaison), dans mon ancienne école on préparait officiellement des interprètes de conf mais je crois qu'il y avait aussi des modules pour s'entraîner à l'interprétation de liaison. J'aimerais mieux dans l'idéal trouver un poste de salariée mais j'explorerais aussi la piste free-lance bien sûr :) merci en tout cas, ça m'ouvre des horizons, c'est top !
 
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Lemon Curd

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5 Jan 2019
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@Gingerbraid les seuls interprètes salariés que j’ai connus c’était dans les OI. Je sais pas quel type d’entreprise embauche des interprètes en interne.
 

Tokage

Well-known member
9 Oct 2019
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@Ju' @Lemon Curd merci pour vos réponses ! (Mes notifs me font la gueule, je ne lis vos messages que maintenant)
Ju', une question me vient à tes réponses (pure curiosité personnelle, pour le coup): qu'entends-tu par relecture pour peaufiner le texte ? Est-ce dépendant du contexte ? Du style ou de la destination du texte ?
 

Lemon Curd

Well-known member
5 Jan 2019
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@Tokage il est toujours préférable d’avoir une deuxième paire d’yeux, par sécurité parce que l’erreur est humaine, et parce que le relecteur peut aussi avoir des idées différentes et suggérer des améliorations.
Personnellement j’apprécie beaucoup de travailler avec des relecteurs avec qui je peux avoir un échange pour aboutir à la meilleure version possible, surtout sur des textes publicitaires etc.
 

Ju'

Well-known member
3 Jan 2019
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@Tokage Comme dit @Lemon Curd, la relecture est très appréciable, ne serait-ce parce qu'on peut laisser des coquilles, mal comprendre quelque chose, ou tout simplement être moins attentif pour x raison et traduire moins bien ou moins naturellement. En général le processus est : traduction, relecture (avec les deux textes en vis à vis) et "final eye" (relecture finale avec uniquement le texte final pour vérifier la disposition du texte, si toutes les modifs ont bien été appliquées, s'il ne reste pas de coquilles)...
Je pense qu'un bon travail de traduction peut rarement se faire avec un seul traducteur. C'est à la fois rassurant et enrichissant de voir qu'un relecteur qualifié passe derrière nous :happy: (forcément il arrive que certains fassent du zèle et modifient à tout va pour rien mais la majorité sont très pro).
J'aime aussi beaucoup faire de la relecture entre mes traductions, ça permet de rencontrer des formulations différentes des siennes, du vocabulaire différent, c'est aussi moins long et prenant. Ça permet aussi de prendre un peu de recul par rapport à son travail je trouve. Enfin bref, vraiment une partie du processus à ne pas négliger !