Le topic des childfree

12 Juil 2019
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Je rejoins @Kitchie sur le côté « un enfant amène une baisse de la qualité de vie mais compensée par le bonheur d'avoir un enfant ». J'ai même du mal à me dire qu'on les rend jaloux avec notre Childfreeisme. Pour avoir pas mal de jeunes (et moins jeunes) parents autour de moi (j'ai 34 ans), c'est plutôt une incompréhension que génère ma position de childfree. J'ai surtout des remarques du genre « c'est étrange parce que je trouve ça ultra épanouissant d'avoir des enfants » plus que de l'envie de retrouver sa vie d'avant. J'ai l'impression au contraire qu'aucun parent que je connais n'aimerait revivre sa vie d'avant vu ce que ce que leur apporte une vie avec des enfants malgré les inconvénients.

Quant à la question de la liberté, c'est une question que je me pose souvent en ce moment après une séparation avec une femme absolument parfaite à mes yeux, mais qui veut des enfants. Je me demande sincèrement s'il vaut mieux une vie avec des enfants et où je serai moins libre ou une vie de liberté sans enfants où je m'emmerderai profondément parce que j'ai déjà vécu plein de choses géniales et que plus grand chose me passionne autant qu'avant. Bref une vie de surmenage avec des moments de bonheur intense ou une vie d'ennui profond où on fait ce qu'on veut.
 
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Safinette

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4 Jan 2019
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@Kitchie je suis toujours très partagée, bon j'ai peu d'amii/e/s qui se plaignent de leur situation de maman autour de moi.
Mais quand c'est le cas, j'ai du mal, d'un côté je me dis "tu l'as choisi" d'un autre je me dis "ce n'est pas une raison pour ne pas l'écouter"....je veux dire on fait tous des choix, qui, sans les regretter pour autant sont parfois difficiles à assumer.
Nouveau job/achat de maison/changement de conjoint/départ pour le tour du monde....et même si c'est un choix et même s'il est réfléchi, y'a des jours ce n'est pas facile.
Alors faut pas que ça soit tout le temps un comparatif "ta vie est mieux que la mienne/tu as de la chance/etc" mais du coup écouter quand même est compatir ne me parait pas déconnant.
 

Kitchie

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3 Jan 2019
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@Melou et @hubert12
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@hubert12 je n’ai pas vraiment dit que la baisse de la qualité de vie était compensée par le bonheur d’avoir un enfant. Au contraire si certains parents vivent mal la liberté des childfree c’est que pour ces gens là ça ne compense pas tout à fait, même s’ils ne vont pas jusqu’à regretter leur choix. Me concernant le bonheur d’avoir un enfant ne compenserait pas du tout la baisse de ma qualité de vie, raison pour laquelle je reste childfree
 
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4 Jan 2019
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Je trouve ça inquiétant et triste que la peur de l'ennui pousse à faire des enfants...
Que le manque de sens à notre vie pousse à faire des enfants.
Non seulement je trouve ça décrédibilisant pour les childfrees, mais aussi pour les parents, et en plus bonjour la pression sur les pauvres gosses... Au final on s'emmerde alors on crée des humains pour avoir des poupées vivantes pour avoir quelque chose à faire mais on pense pas à ce que cesdits enfants vont faire une fois grands à leur tour...
Ca doit être très épanouissant pour certains bien sûr, ceux qui veulent des enfants, ceux qui ont ça en eux, mais déjà dans les gens qui VEULENT des enfants t'as des milliers de mauvais parents, pourquoi prendre ce risque quand on en veut pas juste par peur de s'ennuyer et de pas avoir de sens à la vie ? :erf:
J'avoue que j'ai vraiment beaucoup de mal à imaginer que faire des enfants = but ultime, sens à la vie tout trouvé...
S'emmerder au point de vouloir des enfants je trouve ça vachement égoïste comme raison d'avoir des enfants...

Et j'ai l'impression aussi que l'idée de donner du sens à sa vie, de mériter sa vie en gros, implique de souffrir.
Je déteste cette idée, en quoi une vie faite de plaisirs faciles serait moins gratifiante ? En quoi une vie de parent serait forcément la vie de souffrances et d'altruisme tout juste nécessaire pour non seulement qu'on aime ça mais qu'en plus on ait l'impression d'avoir accompli quelque chose ?
Pardon mais pfff ça me déprime cette idée je trouve ça triste en fait :(

En plus vous vous rappelez de l'article "J'aime ma fille mais je regrette de l'avoir eue" ?
Pour certains parents ce sacrosaint Bonheur d'avoir Enfanté est un mythe. Pour certains si c'était à refaire ils le referaient pas. Ils disent : j'aime mon enfant, bien sûr que je l'aime, mais j'aurais préféré pas l'avoir.
Regretter d'avoir eu un enfant est 10000 fois pire que regretter de pas en avoir eu je trouve. Pour des raisons morales, éthiques, écologiques, économiques, j'en passe et des meilleures. C'est que mon avis certains penseront p'têt l'inverse.

Et si on se fait chier, pourquoi tout de suite se regarder le nombril & se reproduire ?
Y a tellement de gens déjà là qui ont bien besoin de compagnie, d'aide. Les résidences de gériatrie pleurent après des bénévoles pour les petits vieux. Les refuges pour animaux croulent de pauvres bêtes mises en prison alors qu'elles ont strictement rien fait (et que parfois c'est même lié au fait que le couple voulait un enfant que l'animal a été mis au refuge). J'ai un ami qui part une fois tous les deux-trois ans aider dans un orphelinat dans un pays très pauvre. Y a tellement de bénévolat à faire, si on cherche à donner un sens à sa vie. Personnellement je trouve ça beaucoup plus intéressant et altruiste que d'avoir un enfant.

Quant au fait que les gens qui ont des enfants n'envient pas les childfrees j'en suis vraiment pas si sûre.
@hubert12 j'ai l'impression que c'est ta rupture récente qui te fait parler comme ça, j'espère que tu trouveras bientôt de l'apaisement. Sinon c'est possible que tu aies changé d'avis et que tu sois plus childfree et dans ce cas je te souhaite une belle aventure de parentalité si c'est la voie que tu décides de prendre.

J'avais écrit une longue réponse cette nuit mais j'ai effacé, mais je retape en gros ce que je disais.
Je suis certaine que les parents envient parfois les childfrees sinon ils feraient pas de réflexions amères. Pas au point de vouloir changer de vie, et encore, y en a pour qui c'est certainement le cas (encore une fois sinon comment on explique les parents démissionnaires qui se barrent du jour au lendemain...). C'est humain d'envier, d'être jaloux. C'est normal d'avoir une pointe de jalousie quand on a passé une soirée de merde, gosses malades, qui dorment pas, qui font leur mission sur cette planète de faire en sorte que personne dorme, qu'on a un-e ado qui fait la gueule à peu près 2 jours sur 3, un-e partenaire de merde qui fait la gueule autant que son ado et qu'on voit un-e childfree débarquer et se plaindre de sa fatigue parce qu'hier iel a été à la séance nocturne du spa super prisé en ville puis voir un concert de jazz live au bar à vin et qu'iel est rentré à passé 23h30, dur dur. Je pense que les commentaires aigris viennent de là sinon on n'aurait pas de commentaires aigris. "Pfff profite parce qu'une fois que t'as des enfants..." pour la version sympa, et pour la version vraiment aigrie "Tu sais pas ce que c'est la fatigue tant que t'as pas eu d'enfants, MOI je suis fatigué-e". Ca veut pas dire qu'ils changeraient leur vie avec la nôtre, QUOIQUE selon les circonstances je suis certaine que certains donneraient leur rein pour échanger de place rien qu'une journée.

Mais c'est normal et tout à fait humain. Un parent va être jaloux d'un autre aussi à certains moments. En tant que childfree je suis parfois jalouse d'une copine childfree qui fait des tas de trucs de fous de sa vie que je fais pas parce que je suis une grosse paresseuse. J'échangerais pas du tout ma vie avec elle parce que sincèrement rien qu'à regarder son Instagram je suis épuisée à sa place :lol::lol::lol: mais parfois quand je suis dégueu en pyjam' à 10H30 un dimanche encore dans le lit et que je vois qu'elle est allée prendre un brunch dans un endroit hyper raffiné au même moment, j'ai une pointe de jalousie. Pas au point de me lever et d'aller me laver (grands dieux non !!! :lol::lol: c'est sous-estimer mon Pouvoir d'Inertie !!!) mais au point de me dire "ça doit quand même être cool d'avoir tant d'énergie et un si grand cercle social." (Au même moment je reçois un message d'une amie me proposant un verre au soir et je soupire parce que j'ai pas du tout envie de bouger ce jour-là :lol: vous voyez le genre).
Tout ça pour dire oui on peut être jaloux, on peut envier, ça veut pas dire qu'on veut forcément changer de vie ou qu'on regrette la sienne.
Quand je me promène dans les rues de ma ville, que j'emprunte les ruelles, que je vois ces rues droites et perpendiculaires à perte de vue, avec tous ces arbres et les petits escaliers en colimaçon devant les maisons... j'ai un immense sentiment de bonheur, de calme et de paix qui me rappelle que clairement je vis la vie que je devais vivre et que j'aime vivre. :jv:

Les amis qui comprennent pas parce qu'ils trouvent ça épanouissant & que c'est que du bonheur, ben tant mieux pour eux, mais je pense sincèrement PAS que ça soit épanouissant & que du bonheur quand t'en veux pas mais que t'en fais un peu par dépit parce que tu te fais chier. Ca me semble la recette parfaite pour une DPP. J'ai vraiment du malllll avec ce genre de personnes aussi qui sous prétexte de vouloir te comprendre, te culpabilisent & te font te sentir mal ("Je respecte hein mais je comprends pas comment on peut vouloir passer à côté d'un tel bonheur, tu te rends pas compte tant que t'en as pas eu, je dis pas ça pour que t'en aies mais c'est la meilleure chose du monde" gee thanks Micheline). Ca ne s'explique pas !!! J'ai PAS envie. Ca m'attire pas. Si ça t'épanouit tant mieux mais c'est PAS fait pour tout le monde. Moi ça m'épanouirait absolument pas. Pourquoi faire des enfants quand je peux adopter des chiens en plus ?!?! :drama:


Edit -- une image valant 1000 mots :cretin:
 

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Kitchie

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3 Jan 2019
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Comme @Scarlett O'Hara ce qui m’angoisse au plus haut point dans cette histoire de donner un sens à sa vie en ayant des enfants (argument courant s’il en est) c’est le poids qu’on fait porter sur les petites épaules frêles de ces petits êtres: Donner un sens à la vie de leurs parents. Waouh! Rien que ça! On s’étonne après que les enfants soient des réceptacles aux névroses de leurs parents et que certains parents revivent leur vie par procuration à travers celle de leur progéniture. Ça y est vous m’avez foutu l’angoisse pour la journée là :ROFLMAO:
Et juste un autre point, il est vrai qu’une vie de plaisirs faciles n’est pas moins louable qu’une vie de souffrance mais il est vrai aussi que ça n’est pas parce que quelqu’un est childfree qu’il a forcément la vie facile, c’est une vision de parent débordé ça, nous aussi on a nos problèmes.
 
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4 Jan 2019
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@Kitchie tout à fait !! Faut arrêter à un moment avec l'idée que seuls les parents sont débordés, seuls les parents ont de vrais problèmes, seuls les parents savent ce que c'est que le don de soi. J'ai de fucking gros problèmes pour le moment je vais peut-être me faire virer de mon pays :yawn: si un parent venait me dire "Oui fin bon après ça va quoi moi j'ai pas dormi depuis six jours et j'ai du caca sur les mains" sérieusement je lui fais manger son caca de bébé qui sent "si bon, si bon"

Pareil aussi l'idée que childfree = plein de temps & d'argent.
Bah non on peut être childfree et se retrouver à bosser 45H/semaine dans un supermarché pour 1.200 par mois dans une ville hyper chère et se retrouver obligé de vivre en colocation pas par choix mais par manque de moyens...

On peut être childfree et pas aimer voyager ou pas aller voir des concerts de jazz live dans des bars à vins.
On peut être childfree et kiffer rester chez soi à poutrer Crash Team Racing Nitro Fuel en buvant de la bière bon marché tout son dimanche et déprimer à 17h parce qu'un dimanche n'est pas réussi si on déprime pas à 17h en pensant que demain c'est reparti. (Exemple très spécifique qui ne vise absolument personne et certainement pas moi la 1re bien sûr ahem ahem)
Y a souvent cette image du coup que childfree = fait plein de trucs axés plaisir, toujours actif, investi soit dans sa carrière, soit dans des voyages, a plein de potes, vit une vie frivole faite de voyages, de thune claquée à trois fois rien, de plaisirs immédiats.



On peut être tout ce qu'on veut en étant childfree c'est ça qui est tellement beau & génial !!
 
4 Jan 2019
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@Melou pour ce que ça vaut je te sentais pas du tout dans le jugement et je n'ai pas l'impression non plus que tu aies sous-entendu que la plupart des gens faisaient des enfants parce qu'ils s'ennuyaient, je te rassure ton message n'est pas passé comme ça du tout ! (en tout cas pour moi ! :fleur: )
J'ai bien compris que c'était une réflexion personnelle, en retour ma réponse était "générale" sur le fait de faire des enfants parce qu'on s'ennuie, je parlais certainement pas pour toi ! :fleur:

Pour ceux qui disent que ça donne du sens à leur vie je veux bien les croire mais encore une fois ça doit sûrement être des gens qui VOULAIENT des enfants, qui en ressentaient le besoin profond au fond d'eux. Une fille m'a une fois dit qu'elle se sentait incomplète, comme si elle avait un trou dans le coeur qui serait rempli que quand elle aurait des enfants. Je veux bien la croire à défaut de la comprendre parce que dans le fond j'ai pas à la comprendre, si je la comprenais je voudrais des enfants moi aussi j'imagine. Je me demande dans les gens qui font des gosses "par ennui" et impression "d'avoir fait le tour" à un moment, la proportion de ceux qui se sentent plus complet, ceux qui ont l'impression que ça a donné du sens à la vie, comparé à ceux qui se disent "etttt merde on a fait une boulette".

Edit - d'autant qu'il y a toujours le risque non-négligeable d'un enfant profondément autiste, lourdement handicapé, quand les gens veulent des enfants ils s'imaginent un enfant en excellente santé mais c'est la lotterie complète au final... et même s'il sort en excellente santé, quid d'un accident ou d'une maladie grave dans la prime enfance... trop de risques à mon sens quand on est pas sûrs & certains qu'on en veut.

Oui je sais on devrait m'appeler Helen Lovejoy :drama:
 

Carlawn

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7 Jan 2019
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@Melou @Scarlett O'Hara Alors c'est ma théorie, mais je pense qu'il y en a une petite partie qui ont en effet la parentalité en eux. Ils le savent depuis l'enfance qu'ils deviendront parents. Ils ont déjà trouvé "leur mission" en quelque sorte et on ne peut rien y changer. Mais je crois que la grosse majorité des gens sont entre les deux et se cherchent.
Une fois à l'âge adulte, les circonstances de vie font que la majorité va être amenée à avoir des enfants. Parce qu'on est dans une société qui prône la natalité. Mais ça n'a rien d'une évidence pour une partie d'entre eux, alors ils cherchent des raisons rationnels pour justifier leurs choix. Mais faire des enfants- ou pas, ça ne devrait pas être un choix rationnel. Tu l'as au fond des tripes, ou tu ne l'as pas.:nerd:
Si on se déconstruisait tous, je pense qu'il y'aurait plus de gens pour se rendre compte que c'est peut-être pas fait pour eux. Je dis ça, parce que j'ai l'impression que plus le niveau de vie augmente dans un pays (donc plus t'es libre de faire tes propres choix, et non pas des choix dictés par la nécessité de survivre), plus il y a de gens revendiquant le fait d'être CF.

Mais je crois qu'en tant qu'humain, on a tous besoin de s'accrocher à un moment dans notre vie (surtout quand c'est la merde) à quelque chose qui nous dépasse, une sorte d'idéal, si on ne veut pas sombrer. Y'en a qui se tourne vers l'idéal "je vais élever mes gosses de la meilleure manière possible". D'autres se tourneront vers la religion, la politique, l'art, l'engagement social etc.
Mais quelque soit le chemin qu'on choisit, on se plantera tous à un moment donné :lol:
 

Clem'

HP bien dans ses pompes (enfin trouvé ma pointure)
22 Sept 2019
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Lausanne
Riches échanges, toujours respectueux, j'adore vous lire.

Ma sœur a toujours voulu être mère, elle a ça dans les tripes, et elle a élevé 3 garçons qui sont de très belles personnes, les trois ont choisi des voies artistiques sans pour autant crevoter de misère, et sont assez bien dans leurs godasses. Quelque part, je me dis qu'elle semble avoir quêté autant un père pour ses futurs enfants qu'un compagnon, et pourquoi pas. Pour avoir un bout de vie commun, un projet commun c'est assez indispensable, surtout ce projet-là.

Mais ça ne donne pas toutes les garanties, le père est alcoolique et a bien dérapé - au propre comme au figuré, rentrer complètement torché de soirée et se retrouver sur le toit à 4 00 du mat' en appelant les copains aussi bourrés que lui pour tirer la voiture du fossé avant que la maréchaussée s'en mêle, il l'a fait suffisamment de fois - avant que ma sœur et lui embrayent le premier bébé - pour qu'elle puisse réviser sa copie. Il emmenait en courses l'aîné le samedi matin, pour pouvoir boire ses premières bières tranquille au café ensuite, le gosse devant un sirop… et ma sœur enrageait, elle le prenait en photo quand il cuvait débraillé sur le canapé du salon, et lui montrer ensuite à quoi il ressemblait... Il en est à son troisième mariage, et avec un gosse de plus à ses deux derniers mariages. Bref.

Le mieux à faire quand on a pas envie de faire quelque chose et que ça ne relève d'aucune nécessité regardant la survie (bosser par exemple), c'est de ne pas le faire.

Moi ce qui m'interpelle beaucoup plus, c'est ce besoin de valider ses choix en écrasant ceux qui n'ont pas fait les mêmes, avec des remarques péremptoires, bateau, des justifications de les faire… ou tout ce qui peut prendre la place de l'enrichissement que chacun peut tirer de belles relations amicales.

Pas trop le genre d'amitié où on se valorise mutuellement sur ses choix, ses réalisations, où on se tire les uns les autres vers le haut, et où quand on se perd sur sa propre route, on peut se confier sans redouter de se voir balancer que tout se résout avec la parentalité, et que sinon, on s'est raté.
 
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Safinette

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4 Jan 2019
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@Melou pareil je n'ai pas senti de jugement.
Continue de te poser des questions c'est la meilleure façon d'avancer.
Et puis perso j'ai 30 ans, y'a deux ans j'ai validé mon master en VAE et maintenant j'aimerais changé complètement de carrière en reprenant mes études, donc j'ai envie de dire qu'à priori tu n'es pas obligé de tout arrêté à l'âge adulte (tu n'es pas non plus obligé de te prendre la tête)
J'ai aussi "découvert" qu'à l'âge adulte tu pouvais apprendre plein de nouveau truc, des cours de dessins, de coutures, de kravmaga, de langues...bref pendant longtemps (jusqu'à mes 25 ans) à l'âge adulte y'avait plus de cours (sinon tu te retrouvais avec les tous petits), et tu devais apprendre des choses utiles à ton boulot!
Donc j'avais repris les langues (mais j'aime bien)....et puis j'ai rencontré des gens qui faisaient un an de kilting et stop...et j'étais en mode whaaaaat :eek: mais tu deviendras jamais champion si tu arrêtes...et les gens m'ont regardé bizarre et un nouveau monde d'apprentissage s'est ouvert à moi, depuis j'ai essayé plein de truc, que je ne continuerais surement pas; mais c'est chouette!
 

Kitchie

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3 Jan 2019
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@Safinette en effet il y a un nouveau mode d’apprentissage qui s’est mis en place. J’ai découvert ça pour le sport. Dans mon enfance on commençait un sport très jeune et on n'arrêtait pas pour espérer faire des compétitions et les remporter. Si à 15 ans on n’était champion de rien, on arrêtait le sport. Aujourd’hui tout sport se commence à tout âge et pour toute durée. C’est moins facile pour les sports collectifs quand même, les assos restent reservées aux gens qui savent bien jouer et non aux débutants.
 

Safinette

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4 Jan 2019
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@Kitchie
Oui! pour moi aussi c'était ça. Re prendre un sport adulte ça voulait dire que tu allais pas gagner;....mais au final on s'en tape! Mais j'avais aussi été formaté comme ça. Ma maman me disait tout le temps "quand on commence quelque chose on le finit"....oui mais je peux pas "finir" le violon et le tennis...et elle continue de me dire "c'est dommage que tu aies arrêté, tu avais un bon niveau"...ouais mais ça ne me fait plus plaisir...donc je vois pas l'intérêt d'avoir un bon niveau si c'est pour le faire par contrainte.

Pour les sports co j'ai fais du volley et du hand en débutante, dans la section loisir ils s'en foutent, et ensuite si tu progresses tu pouvais passer en section compétition...donc même ça, suivant où tu es, tu peux trouver.
 
You Rock !: CCCC et Tartoflan
4 Jan 2019
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@hubert12 j'écris toujours des messages super longs, sorry :red:

Je sais pas si tu connais Reddit et ce subreddit en particulier mais tu pourrais y trouver, à défaut de réponses, des gens qui se posent les mêmes questions que toi et des témoignages positifs ou négatifs de childfrees qui ont changé d'avis !
Sinon tu peux aussi poster sur le topic "Espace de discussion parents/enfants", je sais que sur le forum y a certaines mamans ex-childfrees qui sont immensément heureuses maintenant et c'est cool pour elles. Histoire d'avoir plusieurs sons de cloche !

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Onirinaute

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16 Jan 2019
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@hubert12 J'allais te suggérer la même personne :cretin:
Par contre @Kettricken a eu une "révélation" avant de devenir mère, et c'est pour ça qu'elle l'est devenue en fait, pour moi ce n'est pas tout à fait pareil que de ne pas être trop chaud pour être parent (ta situation?), et de se lancer quand même (pour son conjoint par exemple, ou par la force des choses)

Paradoxalement j'aurais tendance à penser que les "exs-cf" auraient plutôt tendance à aimer la parentalité quand ils se lancent dedans (si c'est pas forcé, quand ils changent réellement d'avis), puisqu'ils sont largement au courant des inconvénients mais que les aspects positifs l'ont quand même emporté pour eux