La veille des arnaques en parentalité - pseudo-sciences, objets gadgets et culpabilisations inutiles

Weena88

Luna Loufoca Lovegood
2 Jan 2019
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www.ungrandmarche.fr
@(parenthèse) franchement, je ne sais pas, mon mari n'a "perdu" son avance qu'en 4ème année de médecine, et plus parce que ses facilités ne lui avait jamais appris à travailler :sweatdrop:
Actuellement, nous avons mis notre fils en filière bilingue, en espérant justement qu'avoir une immersion en deuxième langue l'occupe et le "ralentisse" :lol:. Cette année, il a fini le programme de CP en janvier alors que ces camarades finissaient de rattraper le retard du confinement et la maitresse lui donne deux feuilles d'exercices par session .... et encore parce qu'il a la chance d'être dans une petite classe où la maitresse peut lui donner "un programme à la carte"
 

Eglantine

Les deux, mon capitaine.
3 Jan 2019
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@(parenthèse) J'apporte mon petit témoignage là-dessus, à la fois en tant qu'ex-sauteuse de classes, soeur de quelqu'un qui a refusé un saut de classe, et enseignante dans une formation du supérieur qui voit défiler des lycéens inquiets de leur orientation.

Déjà, je confirme ce que dit @Melys pour l'ennui au collège et au lycée - personnellement j'ai continué de m'ennuyer pendant toute ma scolarité parce que j'apprenais vite, donc dès qu'une nouvelle notion était abordée je l'assimilais plus vite que le rythme de progression proposé et je finissais par m'ennuyer. Certains profs ont d'ailleurs compris ça et me donnaient de la lecture en rapport avec leur matière pour quand j'avais fini les exercices. J'ai arrêté de m'ennuyer en prépa (et d'ailleurs ça m'a fait tout drôle que d'un coup ça ne soit plus "facile", j'ai eu un peu de mal à m'adapter).

Je ne pense pas qu'on puisse vraiment faire de généralités sur si le saut de classe est utile ou non. Il a été mis en oeuvre pour moi et refusé pour mon frère car moi j'étais très mal dans ma classe dès la première année de maternelle (le scénario classique de l'enfant de 3 ans et demi qui sait lire et compter et fout le boxon en classe car il s'ennuie comme un rat mort), alors que quand l'instituteur de mon frère a proposé qu'il saute le CM2 il était heureux dans sa classe, il avait juste des facilités et il en profitait pour en faire le moins possible :cretin: Là où je vivais beaucoup plus mal l'ennui.

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Weena88

Luna Loufoca Lovegood
2 Jan 2019
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www.ungrandmarche.fr
@Eglantine :worthy: et qu'on parle plus des passerelles :
- tu peux commencer par un BTS parce que le concret ça te rassure, puis rentrer en L3 parce que finalement, tu veux faire des études longues. (ça m'aurait peut-être éviter de me faire virer d'une école d'ingé pas faites pour moi)
- tu peux commencer une école d'ingénieur et choisir de te réorienter en licence sans perdre d'année grâce au système d' UE et de crédits
- même que tu peux valider des acquis pas du tout universitaire pour gagner des crédits
- t'as aussi le doit de complètement changer de voies à la fin de tes études si t'as la thune ou les parents pour
etc, etc, etc
 

Bistre

Well-known member
11 Jan 2019
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Mais moi je pensais que tous les enfants s'ennuyaient à l'école, quel que soit leur niveau scolaire... enfin je veux dire, qu'on y arrive facilement ou pas, ça intéresse qui d'apprendre des tables de multiplication ou des règles grammaticales ? Même en comprenant l'intérêt c'est rébarbatif et ennuyeux.

L'avantage d'être "douée" (scolairement) pour moi c'est que du coup je ne m'ennuyais que à l'école puisque je n'avais pas besoin de retravailler à la maison.
 

Hello

Qwerty.
4 Jan 2019
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@Bistre en tant que non surdouée, oui je confirme on s'ennuie aussi :lol: Et ca me saoulait aussi que le.a prof répète 40 000 fois le meme truc pour ceux qui ne comprenaient pas, parce qu'on avait pas tous le meme niveau meme en classe européenne où l'accès se faisait sur une sorte de concours, il y avait une différence de niveau. Mais en vrai, quand le.a prof réexpliquait aux autres c'était cool parce que je pouvais jouer au morpion ou pendu avec mon pote :shifty:
 

Zébule

Navigue en toute détente
13 Mar 2019
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Oui je suis bien d'accord, l'ennui n'est à mon avis pas lié aux facilités, c'est multifactoriel et fortement lié à la personnalité.

Perso je me suis moins ennuyée dans mes cours de maths ou physique du secondaire où je pigeais vite que dans mes cours de physique statistique, d'astrophysique ou de dynamique de l'atmosphère où je pigeais presque rien du premier coup (comment ça ces équations avec 150 variables et tenant sur 30 lignes de tableau ne sont pas limpides ? :lunette:) et donc j'accrochais pas et mon esprit vagabondait bien loin.
Pi en plus comme dit @Bistre ça veut dire qu'il faut tout se retaper après.

Bon moi j'avoue que j'ai globalement du mal avec l'idée de distinguer les gens selon leurs facilités cognitives ou leur capital socio-culturel dès le jeune âge. Ça vient bien assez vite.
 

Miya

Well-known member
29 Juin 2020
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Personnellement j'en ai toujours un peu voulu à mon père d'avoir refusé que je saute des classes :stare:
Je me suis ennuyée toute ma scolarité, avec toujours des résultats excellents et surtout je ne me suis jamais sentie en réelle adéquation avec mes camarades, je m'entendais bien mieux avec les personnes plus âgées (d'ailleurs encore aujourd'hui mon copain a 7 ans de plus que moi...).
En comparaison mon copain, HPI également, a sauté deux classes et a également fait une partie de sa scolarité dans des classes "spécial HPI". On a pas mal discuté de nos expériences respectives, et bien qu'il soit impossible de savoir ce que ça aurait donné de manière rétrospective, je pense que j'aurais été plus heureuse si j'avais pu bénéficier du même parcours.
 

Eglantine

Les deux, mon capitaine.
3 Jan 2019
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@MaisonBleue Je me demande si on ne pourrait pas créer un topic spécialement sur cette discussion, vu que ça a l'air de quand même mobiliser du monde, et que ça me semble quand même en marge du topic existant le plus proche du sujet (qui regroupe HQI mais aussi TSA, TDAH; et qui est plus centré sur "je suis dans cette situation" que "mon enfant").

Après, je ne sais pas si c'est vraiment entièrement du HS. On est quand même partis des mythes sur les enfants HQI/HP/précoces/zèbres/whatever, qui ont des conséquences bien concrètes sur les possibles décisions de leurs parents qui peuvent se retrouver perdus ("Est-ce que mon enfant a un fonctionnement fondamentalement différent des autres", "Est-ce que l'élément X ou Y est potentiellement un signe que mon enfant est concerné", "Est-ce que le saut de classe est pertinent ou non ?"). Mais vu qu'on est effectivement en train de dévier, il y a peut-être matière à un topic entier, et on peut se recentrer sur les mythes sur les freins, les neurosciences et les accessoires "indispensables" :D

Edit: Je me tâte à supprimer mon message précédent, je pensais apporter des éléments aux ibterrogations de Weena mais dis-moi si ça n'a pas sa place ici.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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@Eglantine Je crois qu'il en existe déjà un :
 
  • You Rock !
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Rose

Pas citer.
6 Jan 2019
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Je ne sais pas trop ce que je vais dire, je sens que quelque chose me titille mais je pense que je vais surtout lancer des question. (Au sujet des diags HP, des enfants dits « atypiques ».).

- Est-ce que le test de QI et le concept de HP sont une bonne chose ? Est-ce qu’on en veut dans notre société (tels qu’ils sont souvent décrits aujourd’hui) ?
Je m’explique: je trouve qu’il permet uniquement de performer un score mais qu’il ne diagnostique rien (dans le cadre du HP, parce qu’à la limite il peut mettre en lumière des difficultés). Une fois le test passé et brillamment réussi, ca ne dit rien sur rien. A part qu’il classe la personne parmi les meilleures. Cela ne règle aucune difficulté préexistante et ça rajoute un fardeau égotique à gérer (sa propre construction mais aussi l’ego des autres chaque fois qu’on parlera de son QI. Sujet franchement délicat.)

De ce fait, je ne suis pas sure d’être favorable à l’intégration du HP dans le sac des « enfants atypiques ». Pas qu’un enfant HP ne puisse pas avoir de difficultés mais il me semble que le score de QI ne dit rien de la typicité ou non de l’enfant et que ce serait plutôt par ses difficultés ou ses différences observables et non diag par le QI (puisque le test ne diag aucune difficulté dans le cas du HP, c’est littéralement le principe) qu’on devrait entrer dans le sujet.

Bref, ce sont des réflexions qui sont venues me chatouiller à la lecture de l’intitulé du topic posté par @Chocovore. Le sujet entend faire un amalgame entre différentes réalités qui me semblent pas sûr le même plan.

Je trouve que c’est un peu le résumé du problème. Les professionnels qui font passer les tests aux enfants dits « HP » et qui font penser aux parents que de ce fait, leur enfant est particulier, différent, et qu’un score de QI élève est comparable et même proche d’un diagnostic de TDA-H, de dys- ou d’autisme. Le score de QI met en lumière des facilités quand on parle d’un enfant HP. Les diagnostiques d’autisme, de dys- ou de tda-H eux, sont posés par des médecins en observant des manifestations de difficultés voire de handicap.
Je réfléchi en écrivant mais je crois que je pense que le rapprochement entre HP et les autres n’est pas forcément pertinent. (Ce qui n’empêche pas les parents d’enfant HP de venir parler des difficultés particulières de leur enfant, parce que bien sûr être HP n’empêche pas d’avoir des difficultés mais ça n’en est pas une en soi, contrairement à ce que certains professionnels essaient de faire croire). Voilà désolée c’est un peu brouillon du coup. J’espère avoir réussi à exprimer ce que je voulais dire et surtout poser l’interrogation qui me trottait dans la tête.
 

charberlotte

Well-known member
25 Jan 2019
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Merci pour ce sujet decouvert il y a quelques jours (il m'a fallu du temps pour rattraper tous les message :D)!!

J'ai une petite question sur la diversification (ma fille a 7 mois): au vu de notre situation (famille internationale: maman francaise et papa italien, nous vivons en Angleterre et notre fille est nee en Italie), on a eu pas mal d'infos differentes (du milieu medical mais de mon cote aussi de livres et comptes insta).
Mon conjoint est coeliac mais moi je n'ai pas trop d'allergie reconnue. La tante de mon conjoint est une pediatre a la retraite (en italie) et nous a dit d'attendre 1 an avant d'introduire le gluten (mais elle voulait aussi qu'on attende 7-8 mois avant d'introduire de la nourriture autre que le lait maternel...) mais la pediatre en France nous a dit qu'on pouvait commencer vers 6 mois. En Angleterre ca a l'air plus ou moins tranquille (oui vous pouvez essayer vers 6 mois).
Ma question est: comment s'y retrouve t on avec ces differents avis medicaux? Est ce qu'on doit se mettre a lire les revues medicales et verifier la rigueur scientifique ou est ce qu'on fait juste comme on veut?

J'ai un peu du mal a savoir comment faire et j'ai toujours eu un peu peur des groupes facebook et autres (souvent parecequ'il y a beaucoup de personnes qui font culpabiliser parcequ'elles savent mieux que les autres et je n'aime pas trop me stresser [et vos messages du debuts de topics de m'encouragent pas trop a les rejoindre]).

merciii (j'interromps un peu votre discussion sur les enfants pour l'ecole est facile... ;) )
 

Weena88

Luna Loufoca Lovegood
2 Jan 2019
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www.ungrandmarche.fr
Je suis d'accord avec @Rose , un enfant doué au niveau scolaire ne veut pas dire atypiques :hesite:. Alors certes le forum est une loupe grossissante, mais y'a qu'à voir le nombre de personnes pour qui la question d'un saut de classe s'est posée et tout ce qui en découlent :halp:
 

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