Je regrette d’avoir donné ce père-là à mon fils

Une Rockie

Une Rockie Anonyme
25 Nov 2018
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#1
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J’ai 33 ans, un petit gars de 3 ans, et je suis en couple avec son père depuis bientot 11 ans. Récemment sur le magazine, une Rockie parlait de son regret, parfois, d’avoir eu sa fille. Et cela m’a troublée. Car si je ne regrette pas d’avoir eu mon fils (bon ok, sauf quand il pique une crise), je regrette parfois… de lui avoir donné un tel père.
Alors, entendons-nous bien : je ne suis pas une femme battue. Je vais bien et je fais en sorte que tout fonctionne pour le mieux pour notre fils. Je pense que mon témoignage est très classique en fait, et qu’il est peut-être le reflet de ce qui se passe dans pas mal de couples ou familles.
Dès les premières semaines de notre histoire, je savais que ça allait être un poil compliqué entre nous. Les dix années et quelques d’écart, le milieu où nous avons...
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Dernière édition par un modérateur:

Clara Gribouille

Well-known member
19 Mar 2019
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Kortrijk
#3
Salut,
En lisant ton temoignage je compatis car j'ai vécu une situation similaire... C'est complexe, très complexe. Moi je l'ai quitté aux deux ans de notre fils (après qu'il m'est trompé en plus des genres de choses que tu racontes, phrases dénigrantes, mots blessant) je ne regrette pas du tout de l'avoir quitté, ça à été autrement compliqué après disons. Est-ce que tu sais que ton compagnon est un PN, je pense que oui si tu va voir une psychologue. Ça peut réellement t'aider de lire des livres à ce sujet je te conseille ceux de Christel Petitcolin surtout celui pour protéger ton enfant : enfants de manipulateurs comment les protéger, ça peut être dur à lire mais ça va te donner des clés. Courage. Moi aussi je regrette d'à voir fait un enfant avec cet homme. En tout cas tu mérite le bonheur
 

Safinette

Well-known member
4 Jan 2019
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#4
Bon courage madame rockie qui témoigne :hugs:

J'ai aussi vécu avec un gars un peu comme ça, pendant 3 ans, donc je connais la difficulté de s'éloigner de ces personnes hautement toxique (souffler le chaud le froid tout le temps, devoir rester sur ses gardes car on ne sait pas ce qui va "tomber", ne pas être soi).
C'est lui qui voulait un enfant très très fort, et heureusement je suis Childfree, donc 0 envie!

Mais il avait déjà 3 enfants d'une précédente union, et déjà dans ses récits on sentait qu'il était là pour jouer un peu le weekend, mais le reste du temps rien...(Môssieur avait un travail prenant LUI), et il s'était barré pour bosser à 800km d'eux (?!? et non ce n'était pas une obligation impérieuse pour avoir un travail qui lui permettait de subvenir à sa famille, c'était juste que pourquoi pas).
Alors je n'ai jamais compris l'envie d'en faire encore un autre, pour faire la même chose.

Néanmoins comme tu le dis madame rockie qui témoigne, ne reste pas juste pour ton enfant. Pour être enfant de parents divorcés sur le (trop) tard, ça ne rend pas les enfants plus heureux de voir leur parent malheureux ensemble.
Mais c'est difficile, alors suis ton coeur à toi, prends le temps de te retrouver et de te construire petit à petit sans lui (tout en restant avec lui) et tu pourras prendre une décision éclairée (celle que tu souhaiteras pour ton bien être).

Beaucoup de courage à toi ! mais n'oublie pas, tu mérites d'être bien traitée et d'être heureuse!
 

Ecureuille

S'émerveille du monde
2 Jan 2019
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#5
Une tonne de câlins et de soutien à l'auteure, ce que tu décris semble assez dur à vivre. Je comprends la difficulté à prendre une décision drastique. Tu mérites d'être heureuse et ton fils mérite aussi une maman heureuse. J'espère que tu trouveras un moyen de rendre ton quotidien plus facile... beaucoup de courage à toi et effectivement je pense que beaucoup de jeunes parents sont dans ce genre de situation...
 
24 Jan 2019
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#6
Bonjour la Rockie anonyme qui a écrit ce témoignage.

Je suis dans une situation très similaire à la tienne. Je me suis beaucoup retrouvée dans ton récit. Et moi aussi je suis bordélique et je manque d'assurance hihi. Nous aussi un fossé de différences nous sépare. Et moi aussi si j'étais mon amie je me dirais de prendre les jambes à mon cou.

Monsieur est un peu moins virulent dans ses propos mais d'avantage colérique et du type à casser des choses.
J'ai fait un deuxième enfant avec ce père imparfait avec -entre autres- l'idée qu'en cas de séparation je ne voulais pas que mon aîné soit seul. J'en aurais bien voulu d'avantage, des enfants, mais après réflexion ce ne serait pas une sage décision.
Après lui avoir suggéré de se faire aider à gérer son comportement inadapté, il m'a dit que c'était à moi de me faire aider. Alors ça a été mon feu vert et je suis allée consulter une conseillère conjugale sans lui en parler, histoire d'avoir un avis extérieur, professionnel et objectif sur ma situation. Assez rapidement, elle m'a réorienté vers une association traitant de violences conjugales car elle se demandait si telle n'était pas la situation. J'ai beaucoup communiqué avec cette association, sans jamais pouvoir mettre ou ôter ce mot "violence". Mais depuis, j'ai fait des progrès. J'ai commencé à en parler à des amies, sans toujours rentrer dans les détails, mais pour ne pas rester seule avec mon problème et pouvoir être soutenue quand j'en ai besoin. J'ai aussi préparé un sac d'urgence au cas où je devais soudainement partir avec mes bambins sous le bras. Et je réunis des preuves au cas où je devrais me battre pour avoir la garde des enfants. J'ai surtout réussi à lui faire comprendre que si il continuait à repousser mes limites je ne resterai pas. Et je constate une légère amélioration.
Tout ça pour dire que ta décision de rester est valable, tout comme celle de partir le sera un jour peut être. Nous avons une balance dans laquelle nous pensons le pour et le contre. Aujourd'hui ta balance pèse plus lourd du côté de "je reste" avec ce que tu mets dedans, dont le besoin formulé de ton fils d'avoir ses parents ensemble.
Cette image m'a aidé, de me dire que si je n'étais pas prête à partir maintenant, ça ne me condamnait pas à rester au cas où la situation ferait pencher ma balance de l'autre côté un jour.

Enfin, bonne continuation et si tu as envie de discuter avec quelqu'un dans une situation semblable je suis là.
 

Mawax

Well-known member
8 Jan 2019
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#7
A toi la rockie qui témoigne je t'envoie plein de courage. Je ne peux qu'imaginer ce que ça peut être et je pense être encore bien loin de la réalité.

Je comprends tout à fait que l'envie de ton fils de former une famille à vous trois pèse lourdement en faveur de ton non-départ, mais je mettrais un bémol à cela : je suis convaincue qu'un enfant se trouve mieux lorsque ses parents sont divorcés mais heureux chacun de leur côté plutôt qu'avec des parents qui restent ensemble pour offrir un cadre traditionnel à leur enfant mais que l'ambiance est chargée de tensions.
Je ne dis pas que tu dois le quitter, je ne connais de loin pas tous les tenants et aboutissants de ta situation, c'est juste à mon sens un argument qui mérite d'être pris en compte, qu'il fasse pencher la balance en faveur d'un départ ou qu'il ne modifie pas l'équilibre de la balance !
 

Hippocampe

Active member
27 Mar 2019
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#8
Bravo à cette personne qui témoigne, tu es extrêmement courageuse :O Déjà, pour avoir surmonté cette situation (elle n'est peut être pas tout à fait réglée, mais tu as agis pour la changer), mais aussi pour avoir témoigner!

Et je voudrais aussi remercier toute l'équipe de Rockie, qui nous propose des témoignages aussi précieux. Je vois passer pas mal de sujets un peu tabous, notamment sur le couple ou la parentalité, et c'est tellement important d'en parler. Donc merci à l'équipe pour ça, et merci à toutes les Rockies qui témoignent!
 
5 Juin 2019
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#9
Merci à la Rockie pour ce témoignage très intéressant.
Je ne sais pas si ça peut t'aider dans ta décision, mais la réaction de ton fils ne veut pas forcement dire qu'il vivrait mal une séparation. Les premiers jours/semaines seraient probablement assez difficile a cause des changements d'habitudes, mais n'est ce pas mieux que de grandir en voyant sa maman rabaissée et triste? Mes parents se sont séparés quand j'avais un an et demi/2 ans, et je n'en ai pas souffert. Grandir avec des parents séparés n'était pas vraiment un souci pour moi car je ne me souviens pas de la période 'parents ensemble'.
 

Pimprenelle

Well-known member
3 Jan 2019
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Maine-et-Loire
#10
Courage à toi ! J'espère que tu finiras par trouver de la sérénité dans ta vie future.

Pour avoir été l'enfant d'un couple qui s'est déchiré pendant des années, je suis tellement mieux maintenant que mes parents sont séparés. Avoir une famille c'est cool, avoir une famille qui se déchire sans cesse dans laquelle les adultes sont malheureux... c'est Horrrible !

J'ai moi aussi supplié ma mère de rester avec mon père et elle l'a fait et c'était une erreur selon moi. 1) les enfants ne devraient pas se mêler du couple parental 2) la culpabilité que j'ai porté pendant longtemps d'empêcher ma maman d'être heureuse était incroyablement dure.

Courage à toi sur le chemin de ta vie!
 
8 Mai 2019
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#11
Une thérapie de couple pourrait peut-être vous permettre d'avancer plus sereinement? Car si une seule personne du couple va voir un psychologue et pas l'autre, elle aura beau faire tous les efforts du monde, il risque de ne pas y avoir grand effet.
En tout cas, je vous souhaite beaucoup de courage. Vous êtes courageuse de rester avec cet homme principalement pour votre fils, et de faire passer son bonheur avant le vôtre (n'est-ce pas là le propre des mères)? :fleur:
 
3 Jan 2019
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#12
Pfou... J'ai ressenti plein de choses en lisant ce témoignage.

Ce qui m'abasourdit peut-être le plus c'est le mec qui maintenant pousse pour faire un deuxième, après avoir dit tout ça, fait tout ça, en rapport avec le premier... :facepalm:

Ou alors il a peut-être commencé à prendre conscience qu'à force de mettre sa compagne à l'épreuve comme ça, elle devait envisager de partir, et que c'était sûrement l'enfant qui la motivait à rester... et que d'en avoir deux ça pèserait du coup doublement dans la balance ?
 

Dalia

Well-known member
27 Mar 2019
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Hauts-de-Seine
#13
Wow ce témoignage m'a beaucoup touché parce que je me suis beaucoup retrouvée dedans.

Pareil, le père de mon enfant ne s'est pas trop investi avant l'arrivée du bébé. Avec le recul je pense qu'il n'était pas prêt mais qu'il savait que même au bout de 6 ans de relation, je le quitterais car c'était devenu un besoin de fonder une famille. Il m'engueulait pendant la grossesse soit parce que j'étais tout le temps fatiguée, soit parce que je faisais le ménage et que ça allait me fatiguer (mais se bouger le cul pour faire le ménage, ça ne lui est pas venu à l'esprit !!). C'est moi qui ai acheté tous les meubles de la chambre de mon fils, qui ai lavé/repassé/rangé les vêtements que l'on m'avait donné pour les premiers mois.

L'accouchement s'est pas très bien passé (je me suis noyée dans une baignoire sans surveillance...), et quand jai eu enfin la péridurale, je claquais des dents, j'avais les lèvres bleues parce que j'étais trempée avec juste la blouse d'hôpital. On m'a demandé d'appeler mon conjoint car c'était pour bientôt. J'ai appelé et j'ai demandé de m'apporter ma couverture en laine car j'avais froid. 1h plus tard il n'était toujours pas là ! Monsieur prenait son temps,il buvait son café !!!
Pareil au moment de la naissance c'était le moment émouvant pour tout le monde. Tres prévenant au début, on me disait que j'avais de la "chance" que mon conjoint se lève la nuit.

En revanche au bout de 10j ça s'est dégradé, il préférait faire une soirée apéro avec ses potes au lieu de rentrer plus tôt. J'avais des phrases assassines du style "mais pourquoi tu ne lui parles pas pendant que tu le changes? Le pauvre tu le laisses dans le silence comme ça ?" (Heu bah après la 6ème couche de la journée et la fatigue...). Quand on était en public il prenait mon fils tout le temps dans les bras pour paraître le bon père, et javais l'impression qu'on pensait que j'étais une mauvaise mère (presque impossible de prendre mon bébé dans les bras dans ces moments là) ; mais dès que l'on rentrait à la maison il ne s'en occupait plus du tout oO
Comme toi, je ne savais pas non plus quand l'atmosphère de la pièce pouvait changer. J'en ai des tonnes des phrases assassines qui me restent en mémoire.

J'ai essayé de le quitter en septembre de l'année de naissance de mon fils (il avait 5 mois) et c'est lui qui nous a quitté fin octobre quand mon fils faisait des allers et venues à l'hôpital et me réveillait toutes les 15min la nuit. Il est parti, en emmenant sa machine à café et son enceinte, même pas ses chemises, car "il avait pas le temps". Au bout de 3 semaines jai su qu'il s'était mis avec une ukrainienne en découvrant une nuisette au fond du sac à langer de mon fils.

J'ai eu la chance incroyable d'être extrêmement soutenue par ma famille, de ne pas avoir de soucis financiers. Mais malgré ça, ça a été très dur car mon fils a passé les 4 mois d'hiver chez le médecin ou aux urgences.

Malgré ça, et avec le recul, je suis persuadée que c'est la chance de ma vie. Jai rencontré quelqu'un quand mon fils a eu 10 mois. Mon fils a 2 ans et son beau-papa il le voit tous les jours, il l'aime très fort et cest réciproque. J'ai eu le "père" idéal que jai toujours voulu pour mon enfant dans mon nouveau conjoint. Je pense que c'est plus facile quand ils sont tout petits car ils ont pas trop la mémoire. Pour lui il a toujours connu son beau-papa.
Comme toi je ne voulais pas me séparer du père de mon enfant car je pensais que c'était son bonheur avant tout ; mais je tiens à dire qu'il y a eu une vraie différence de nervosité de mon bébé entre son père a la maison, et son beau-papa à la maison.

Si tu as besoin de soutien psychologique ou des questions ou quoi, tu peux m'écrire en mp.

Édit : moi aussi un deuxième c'était hors de question avec le père de mon fils. Jai changé d'avis avec mon nouveau conjoint ^^
 
Dernière édition:
7 Juin 2019
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Toulon
#14
Chère Rockie Anonyme,
Ne laisse personne te faire croire que tu n'es pas assez bien pour être heureuse.
Tu as toi aussi le droit au bonheur. Comme n'importe laquelle d'entre nous.
Ne reste pas uniquement par peur ou culpabilité.
La vie est belle.
Je te souhaite le meilleur.
 

Chopin

Pizza, pizza, dans mon estomac
2 Jan 2019
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Paris
#15
Merci Rockie pour ton témoignage émouvant ( et qui me met en fureur contre ton homme mais ça, c'est de ma faute et pas de la tienne).
J'espère que tout va s'arranger pour toi, dans le sens que tu veux toi parce que c'est ce qui compte.
Il y a une phrase que ma psy m'a dit un jour et qui pourra peut-être te faire déculpabiliser, dans un sens ou dans l'autre.
"Madame, votre enfant a avant tout besoin que vous alliez bien" ( dans la situation précise où j'évoquais qu'une séparation pour cause de malheur parental était destructeur pour un enfant et que je ne me sentirais pas de porter ce poids).
Plein de bises :jv: Quoi que tu fasses et même si on ne se connaît pas, tu as tout mon soutien dans tes choix.
 
7 Juin 2019
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#18
Merci pour ce témoignage. Il fait beaucoup écho à ma situation, non pas pour ce que je vis actuellement dans mon couple, mais parce que j'y retrouve beaucoup de la situation de mes parents, et donc celle que j'ai vécue en étant enfant.

J'ai énormément de souvenirs de mes parents en train de se disputer. Je crois qu'ils se hurlaient dessus au moins une fois tous les deux jours, généralement pour des choses de la vie quotidienne (les tâches ménagères arrivant en tête de liste). En tant qu'enfant cette situation me terrorisait, je ressentais beaucoup de peur car la colère de mes parents me semblait difficile à expliquer. A côté de cela, il y avait très peu d'affection entre mes parents (et, par ricochet je pense, envers mon frère et moi).

Je pense qu'ils ne s'aimaient plus, ou d'une manière assez toxique, mais qu'ils n'arrivaient pas à mettre fin à leur couple. Cela n'a fait que se dégrader avec les années, jusqu’à ce qu'ils divorcent (enfin !) lorsque j'avais 21 ans.

Le plus difficile dans cette histoire, c'est que rien n'était clairement dit. Malgré la mauvaise entente apparente, on ne prenait jamais le temps de s’asseoir pour discuter calmement de ce qui n'allait pas.

Il faut savoir que les enfants sont calibrés pour décoder le langage non verbal de leurs parents, tout simplement parce qu'on a besoin de comprendre cela pour survivre en étant bébés. Donc on capte très bien tout ce qui n'est pas dit mais qui s'exprime par le non-verbal. Ce que je veux dire par là, c'est que si tu n'es pas bien dans ton couple, les effets sont déjà là de toute façon, tu n'as aucune chance de pouvoir le cacher à ton enfant.

Un de mes premiers souvenirs remonte à ma première année de maternelle, j'avais une meilleure amie, et les parents de celle-ci venaient de divorcer, elle avait passé la journée à pleurer à cause de ça. En rentrant à la maison, je suis allée voir ma mère et je lui ai dit "vous ne divorcerez jamais vous pas vrai ?".

Ma mère m'a rassurée, comme tu l'as fait, c'est-à-dire, en se résignant. Avec le recul, je comprends que ce dont j'avais besoin, ce n'était pas qu'on me dise "on restera toujours ensemble" mais "quelle que soit notre situation, on sera là pour toi, on t'apportera l'amour et la sécurité dont tu as besoin parce qu'on t'aime et qu'on veut prendre soin de toi".

Leur relation s’est peu à peu dégradée, et j’ai souvent repensé à ça en me disant « j’espère qu’ils ne restent pas ensemble à cause de ce que j’ai dit à ce moment-là » mais sans jamais oser aborder le sujet avec eux.

Je suis très heureuse qu’ils aient réussi à divorcer, et le fait de vivre tout ça fait que je mets aujourd’hui énormément d’importance sur le fait d’avoir des relations authentiques et sincères avec ceux dont je me sens proche. Cela étant, j’en ai énormément souffert en étant enfant et adolescente, et en lisant ton témoignage j’ai ressenti beaucoup de colère contre toi.

Je te souhaite de réussir à avoir une vie de famille épanouissante et où tu te sentes en accord avec toi-même. Je pense que ton témoignage est déjà un beau pas vers plus d’authenticité, j’espère que tu continueras ce chemin, certes complexe mais tellement gratifiant. <3
 
Dernière édition:

PomPom

Active member
7 Juin 2019
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#19
En lisant ton témoignage, je retrouve l'histoire de mes parents...

ma mère à tenu 25 ans dans la même situation que toi!
mais elle à eu 3 enfants !
Aujourd'hui elle culpabilise beaucoup de nous avoir infligé de tels situations et un tel père.
Nous faisons notre possible pour l'aider, pour qu'elle reprenne confiance en elle et en la vie.

Ce qui m'interpelle le plus c'est dans les dernières phrases : douleurs chroniques et grande fatigue !
écoute ton corps il te parle ! écoute ton inconscient il te parle !

Je sais, rien n'est facile et la vie est compliquée ! mais personne ne peux te priver d'un autre style de bonheur.
Tu as 33 ans et toute ta vie devant toi ! Alors prend confiance en la vie et surtout en toi !

Bienveillance et gros câlins
 

La ronflette

Active member
17 Jan 2019
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#20
Ce témoignage m'a beaucoup touché, plein de courage à la Rockie qui témoigne. J'aime beaucoup la métaphore de la balance utilisée par @Mawax, même si aucune solution n'est parfaite, pour l'instant tu penches d'un coté de la balance et tu assumes cette décision avec beaucoup de force et de courage. Et l'équilibre peut évoluer et la balance basculer, et à ce moment là je suis sûre que tu affrontera les choses une par une, comme tu le fais au quotidien face à ton conjoint. Rien n'est insurmontable et tu mérites d'être heureuse.
Je t'envois plein d'amour et de soutien !:fleur: