Je ne supporte plus qu’on me dise : n’y pense pas, ça viendra tout seul

Une Rockie

Une Rockie Anonyme
25 Nov 2018
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#1
Pendant longtemps, je n’ai pas voulu d’enfants. Et puis un jour, j’ai eu envie de devenir mère. J’en ai parlé à mon compagnon. Un peu surpris par ce revirement, il m’a proposé de nous donner le temps de la réflexion. Pour lui, cela lui permettait de décider s’il se sentait prêt ou non et pour moi, de m’assurer que ce désir soudain était réel et non pas le fruit de la pression sociale.
Une fois le délai de réflexion passé, il était clair pour moi que ce désir d’enfant était fortement ancré. Je le ressentais au fond de mes tripes, je ne pouvais pas l’ignorer.
Arrêter sa contraception pour essayer d’avoir un bébé
On s’est mis d’accord avec mon compagnon et j’ai arrêté ma contraception. J’étais sous stérilet au cuivre depuis de nombreuses années et, naïvement, je pensais qu’au bout de quelques mois, puisque mon corps n’avait pas eu à subir de traitement hormonal, ce serait bon, un bébé se serait niché dans mon ventre.
Tout aussi naïvement, je m’étais dit que la pléthore d’activités...
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Sundown08

Active member
4 Jan 2019
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#4
Comme je te comprends. Il y a tellement de choses qu'on découvre dans ces moments-là ! Après ma fausse-couche précoce, j'ai changé de gynéco. Le nouveau est top. Et la première chose qu'il m'a dit après m'avoir oscultée : "bon tout va bien de ce côté-là, mais prenez votre temps, si vous ne vous sentez pas prête à retenter tout de suite attendez. Ensuite je dois vous prévenir qu'une grossesse peut être longue à arriver. Dans cet hôpital notre politique est de ne rien tenter avant 2 ans d'essai ou 3 fausses-couches". Et bien au moins je savais à quoi m'attendre. Je n'ai pas eu à attendre si longtemps, mais les montagnes russes dont tu parles je les ai vécues... C'était très désagréable. Je suis moins sortie pour ne pas avoir à affronter les questions des autres...

Avec le recul, certaines analyses faites avec un psychologue me reviennent. Aujourd'hui nous décidons quand nous ne voulons pas d'enfants. Les moyens de contraception sont plutôt efficaces... Du coup on a du mal à accepter de ne pas décider du moment où le bébé arrive. Dans mon cas je trouvais que c'était tout à fait ça (mais je n'en fais pas une généralité).

Alors je ne sais pas quoi te souhaiter pour apaiser ton mal-être... Mais dans tous les cas ça fait toujours du bien d'en parler et tu seras toujours la bienvenue sur ce forum pour partager. :cupidon:
 
4 Jan 2019
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#5
"N'y pense pas"... Quand la première chose que tu dois faire TOUS les matins avant quoi que ça soit d'autre c'est prendre ta température. Quand ton livre de chevet c'est ton carnet et ton thermomètre...
Quand t'en viens à espérer que le gyneco te trouve un problème quelque part (un petit, qu'on peut régler) justement pour ne pas entendre cette petite phrase..

Je suis heureuse que tout ceci soit derrière moi aujourd'hui et je souhaite à toutes celles qui sont en essais de voir apparaître ce fucking + sur leur test et que tout aille bien (nan parce qu'en plus après avoir galeré pour l'avoir on a déjà perdu toute notre insouciance alors la grossesse source de stress aussi)
 

Ann Ha

Well-known member
6 Jan 2019
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#6
Je crois que la situation décrite dans ce témoignage est ma hantise... J'ai été tellement traumatisée par les récits de femmes en galère pour avoir des enfants que je me suis longtemps construite en me disant que je n'essaierai pas d'en avoir, que je construirai ma vie autrement. Et puis le temps passe, finalement ma vie s'y prête bien et je commence à penser à enlever la capote. Et j'ai peur de ne pas y arriver...
Plein d'amour et de courage à la Rockie qui témoigne. Je connais pas mal de femmes pour qui ça a pris deux ans. Je ne saurais pas quoi dire pour t'apporter du réconfort, mais ton témoignage m'a beaucoup touchée. :jv:
 
3 Jan 2019
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#7
Je suis en plein dedans.
Ma première grossesse j'ai arrêté la pilule et je suis tombé enceinte au 3ème cycle. C'était super rapide surtout que tout le monde m'avait dit qu'après une contraception hormonale ça pouvait prendre du temps.
On essaye de faire le 2ème après quelques mois sous stérilet cuivre, naïvement comme la rockie le témoigne je pensais que ça aller aussi vite... ça fait 6 mois qu'on essaye. C'est surement pas grand chose par rapport à des couples qui attendent des années, surtout que moi JE SAIS que tout marche, donc je n'ai qu'à attendre que ça veuille bien marché. Et pourtant je ressens les même sensations de montagnes russes, j'essaye de me forcer à ne pas y croire mais voilà elles me narguent ses règles, à arriver à l'heure en plus.
Au départ mes amies me demandaient où ça en était, souvent, jusqu'au jour ou je leur ai dit que ça me minait un peu le moral et que je leur annoncerai quand la nouvelle sera là, que d'ici là je préférai qu'on n'en parle pas.
Je souhaite bon courage à toutes celles qui attendent. Après j'ai un crédo que je m'applique à moi même "chaque chose arrivent quand elles DOIVENT arrivées" ça m'aide à tenir, surtout que ça s'est souvent vérifié

:calin::fleur:
 

Juludo

La femme est l'avenir de l'Humanité
14 Jan 2019
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Amiens
#8
Chère Rockie anonyme, tu n'es pas seule et ô combien je te comprends.

Si je témoigne ici, c'est parce que depuis maintenant 1 an et 4 mois, nous essayons d'avoir un bébé et comment dire... mère nature se montre difficile à convaincre. J'ai beau essayer de ne pas y penser, de ne pas me mettre la pression, tout comme toi, chaque période de règles est une déception, une douleur qui me ravage et me donne envie de pleurer et/ou de tout envoyer promener. Et je ne parle pas des rares fois où l'espoir pointe son nez parce que ô miracle j'ai une semaine de retard et que je me met à faire des plans sur la comète (liste de prénoms...). Mais tel un astéroïde les règles arrivent et viennent détruire tout ça.

Les bonnes âmes qui viennent te dire que "ça va se faire", "il faut laisser faire la nature", " plus tu y penses moins ça viendra"... Je pense que ce sont les mêmes bonnes âmes qui disent aussi alors que tu viens de te mettre en couple "alors quand est-ce que vous nous faites un bébé". Parfois tu aurais bien envie de les faire taire, de leur dire que leur psychologie de comptoir tu n'en peux plus. Heureusement comme toi, j'ai un amoureux sur qui je peux compter et qui me protège et m'épaule dans ce long périple.

Pourtant notre vécu est diffèrent parce que cette attente si longue et si difficile je l'ai déjà vécu une fois. A 30 ans, j'ai eu un cancer du col de l'utérus et le médecin m'avait annoncé qu'après tout le traitement et la conisation, la route pour avoir un bébé serait longue. En habituée des combats mon chéri et moi avions décidé de tenter notre chance en arrêtant toute contraception. Au final après des mois et des mois d'attente, le test est devenu positif. C'est vrai, j'ai cette chance d'avoir eu un bébé. Mais recommencer à nouveau ce périple semé d'embûches, recommencer à m'angoisser du test négatif, recommencer à écouter les bonnes âmes te dire que c'est dans la tête, que si tu stresses ça ne viendra pas, que l'angoisse n'aidera pas... c'est d'une violence inouïe.

Et puis forcément comme maintenant j'ai 37 ans et que j'ai déjà un enfant, les bonnes âmes deviennent un peu des langues de vipères aussi. J'ai parfois le droit à "en même temps tu as 37 ans donc vouloir un enfant à cet âge..." ou "Tu en as déjà un, c'est déjà pas mal". Oui c'est vrai j'ai 7 ans de plus, mon corps, mes ovules, mes ovaires et mon utérus ont 7 ans de plus mais mon désir d'enfant lui n'a pas pris une ride ! Et oui, c'est vrai j'ai la chance, et je la mesure grandement après ton témoignage, d'avoir déjà un enfant pourtant ce nouveau bébé trotte dans ma tête et je n'arrive pas à l'en faire partir.

J'essaye avec l'aide de ma psy, de ma gynéco (très compréhensive) et de mon amoureux de continuer à positiver, de continuer à combattre la dépression qui revient comme une vague. J'essaye de me concentrer sur ma famille, mon petit garçon de 5 ans. A ce jour, je ne me suis pas encore mis de date butoir pourtant je sais bien que d'ici un an ou deux si nous n'arrivons pas à avoir ce bébé alors il me faudra me résigner, il me faudra enfermer ce désir dans un coin de mon coeur.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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#9
Touchant témoignage qui éclaire une des zones de non-dits : essais bébé, fausse couche, début de grossesse difficile quand dans la “culture populaire” tout se résume au beau ventre rond de fin de grossesse et ensuite le petit bébé dans le berceau.

Quand on se lance dans l’aventure de la parentalité, on oublie ne sait souvent pas que même quand tout va bien il n’est pas anormal de tomber enceinte après de nombreux mois d’essais. (cf. le message de @Sundown08)
Moi je n’ai l’a appris qu’en lisant “J’attends un enfant” de Laurence Pernoud (même si c’est plus elle qui le dirige depuis des années) c’est dans le premier chapitre.
Mais ce bouquin je ne l’ai acheté qu’une fois la grossesse connue….:hesite:

Et comme toujours lorsqu’on est concerné soit même on ne va pas se projeter dans la réalité des études scientifiques basées sur l’ensemble de la population: On attribue de manière apocryphe à Staline la citation “La mort d’un homme est une tragédie, la mort d’un million d’homme est une statistique”.

Dans la même logique dans une vie de parents on a bien souvent un, deux voir trois enfants, rarement plus. On partage les trucs qui ont fonctionnés pour nous.* Je pense qu'une partie des gens qui disent cette phrase sont de toute bonne foi.
Je l’ai moi aussi entendu plusieures fois, bien avant d’avoir notre propre projet d’enfants en forme de témoignage de la part d’autres couples qui attendaient ou avaient eut des enfants.

Mon conseil serait d'éviter les gens un poil toxique qui mettent la pression sur tel ou tel méthode “parce que si ça à marcher pour moi c’est comme ça qu’il faut faire” mais c’est valable pour tous en fait.

Il y a l’équivalent en amour “tu rencontreras la bonne personne, lorsque tu t’y attendras le moins”. Pour moi ça a totalement été le cas mais ce serait idiot de le globaliser à toutes les relations.

Plein de courage à la personne qui a témoigné.

@Cmoilechat Ton message me rappelle pourquoi nous on en parle pas autour de nous pour un éventuel deuxième. Ici les montagne russes c'est plutôt moi, mais c'est surtout si j'ai la possibilité de placer mon congé paternité et d'être là pour un tout petit entre deux gros chantiers.

*Et pourquoi pas une idée d’article sur les “les échecs des projections dans la parentalité” en mode “avant j’avais des principes maintenant j’ai des enfants”. Parmi les nôtres : on souhaitait privilégier le portage, et bien non, bébé préférait la poussette.
Ego, estime de soi, concours tacite à être un parent modèle : je remarque qu’on a souvent plus de mal à partager ses “échecs” de parents que ses “réussites”.
 
3 Jan 2019
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#10
@Chocovore j'en ai parlé à très peu de monde, vraiment à mes amies très proches qui comprennent (et retiennent) de fait que je n'ai pas envie d'en parler :)

A et rien à voir et plus léger, mais alors le jour où vous tiendrez un test de grossesse comme la dame de la photo, vous vous laverez bien les mains après :yawn:
Oui imaginer la dame avec des doigts parfaits mais recouvert de pipi m'a fait rire, que voulez vous .... :ninja:
 

UranusMarie

Well-known member
2 Jan 2019
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Landes
#11
J'ai beaucoup aimé ce témoignage car je m'y suis totalement retrouvée. Ca a été la pire période de ma vie, ces deux années à attendre, sans que rien ne vienne. A entendre les questions des gens : "alors, c'est pour quand le bébé ?" et autres.
Je recommande à toutes les personnes dans ce cas de se faire aider / suivre par un psychologue pour pouvoir en parler. Et se dire que ce N'EST PAS UNE HONTE de ne pas réussir à tomber enceinte. C'est un coup de pas de chance. Ca ne veut pas dire qu'on ferait de mauvais parents ou autres. C'est juste pas de chance...

Et bizarrement, pour nous, ça a marché quand on allait enfin se lancer dans la PMA, et quand on savait qu'on allait être enfin aidés. Comme quoi...

Bon courage à tous ceux qui sont dans cette situation difficile, qui fait douter de soi, de son corps, et parfois de son couple...

:hugs:
 

Saria

Well-known member
3 Jan 2019
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#12
Cet article fait tellement de bien ! Pour ma part, 14 mois avant d'avoir la première, 12 avant de tomber enceinte du deuxième, avec ces montagnes russes, ces peurs... D'ailleurs à chaque fois j'avais mis une date butoir à nos essais car je ne voulais pas vivre ça indéfiniment. Et hors de question de faire un petit troisième, pour plein de raisons, mais aussi parce que je ne veux plus jamais revivre cette période où on est tellement focalisée sur l'attente, les signaux que nous envoient notre corps, qu'on ne profite plus de petits moments de bonheur du quotidien.

Et c'est vrai, on n'en parle pas assez, du fait que parfois, ça prend du temps mais c'est normal ! Et quand je confiais mes angoisses d'être stérile les gens, soit riaient gentiment (sans se moquer de moi hein, c'était vraiment gentil, de toute façon je ne parle pas aux gens pas gentils ^^) ou me disaient, comme dans l'article : il faut penser à autre chose, arrêter de stresser. A la fin, je leur répondais calmement pourquoi cette phrase était culpabilisante pour la mère. La plupart tombaient des nues car ils ne soupçonnaient pas que cette phrase pouvait avoir un impact négatif.
 

Mawax

Well-known member
8 Jan 2019
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#13
Chez moi ça a mis 1 an... enfin avec une première fausse joie au bout de 6 mois mais qui s'est transformée en fausse couche précoce. Les montagnes russes j'ai connu aussi, et après cet incident avec en plus la crainte que si le test était à nouveau positif, il ne faudrait quand même pas m'emballer parce que ça ne voudrait pas dire que l'ovule se serait bien accroché.
Courage à la lectrice :fleur:
 
9 Jan 2019
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#14
Soutien inconditionnel à celles qui traversent ça. Ici on a mis plus d'un an avant que ça prenne, les montagnes russes émotionnelles à chaque cycle, cette peur d'être stérile (en plus mon cheri en a déjà deux). Des problèmes de kystes ovariens réguliers qui m'ont amenés jusqu'à avoir une coelioscopie il y a deux ans. Tout le monde me rabachait "c'est dans la tête", alors que toi après chaque rapport tu te dis que c'est peut être bon, que tu espères quand les boobs te font mal et que t'as trois jours de retard.
J'avais pris rdv pour une hystérosalpyngographie (combien de points au scrabble?) pour vérifier que je n'avais pas les trompes bouchées, et finalement, après un passage à l'hosto pour une supposée rupture de kyste (douleurs insoutenables etc), ils m'ont fait passé un bêta HCG et j'ai appris la bonne nouvelle la veille de mes 30 ans. Ca n'a pas empêché les gens de me redire ensuite "bah t'as vu, c'était juste dans ta tête!!!"

Maintenant on attend l'arrivée du petit bout de chou, en savourant cette victoire.

Un gros calin et plein d'amour à toutes et à tous (c'est pas facile pour le conjoint en général non plus)
 

Pixy

Member
3 Jan 2019
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Lyon
#15
Je compatis tellement avec la personne du témoignage :cupidon: :hugs:
« N’y pense plus, ça viendra tout seul » -» c'est très maladroit de dire une telle phrase, les gens ne se rendent pas compte de l'impact que cela peut avoir sur les concernés. L'intention n'était sûrement pas mauvaise, mais c'est triste de constater que de manière générale les gens peuvent faire culpabiliser sans le vouloir, au lieu d'être juste une oreille attentive et réconfortante , comme en aurait peut-être eu besoin à ce moment-là la personne du témoignage.

Ce texte m'a beaucoup touché et j'envoie juste plein de câlins et de réconfort à l'auteur du texte:hugs:
 

MmeFlamenco

Good things take time
16 Jan 2019
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Salamanca
#16
Salut Rockie anonyme et merci pour ton témoignage ! On en parle beaucoup sur le topic "Désir d'enfant & parcours vers la parentalité" et mon premier conseil pour celles et ceux qui ont envie d'en parler ou de lire des témoignages c'est d'y faire un tour. Vous pourrez voir qu'on est beaucoup dans ce cas, à avoir commencé les essais il y a plusieurs semaines/mois, alors on en parle et on se soutient, sans se juger. Ça fait du bien !

C'est normal de se sentir seul(e) face à tout ça car personne ne t'en parle jamais. C'est tabou, donc t'as l'impression que pour les autres tout s'est bien passé, que c'est ta faute, tu le vis comme un échec alors le jour où tu auras réussi tu n'en parleras plus non plus (du moins, c'est le cas pour la plupart des couples). C'est un cercle vicieux...
En plus on insiste tellement sur la contraception et les dangers d'une grossesse non désirée (et il faut continuer à le faire ! ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit) qu'on a tendance à croire que c'est facile de tomber enceinte. C'est le cas pour certains couples, par pour tous. C'est le cas pour certaines fois, pas à chaque fois. Par exemple, nous on a eu une grossesse surprise il y a plusieurs années (qui s'est terminée en fausse couche mais c'est un autre sujet) du coup j'étais persuadée qu'on y arriverait facilement le moment venu. Ça va bientôt faire deux ans qu'on a commencé les essais et franchement ? C'est interminable.

J'imagine que les personnes qui te disent "n'y pense plus, ça viendra tout seul" le font avec toutes les meilleures intentions du monde. C'est clair que c'est pas bon d'en faire une obsession, et de vivre aussi intensément les espoirs et les déceptions. Mais on ne peut pas s'en empêcher, surtout nous les femmes qui vivons ça dans notre corps et qui finissons par être attentives à chaque changement, chaque détail. Dans mon cas je préfèrerais qu'on me dise "ça finira par marcher" plutôt que "n'y pense plus". C'est impossible, au bout de plusieurs mois, de ne plus y penser. Parce que toutes les étapes par lesquelles passe un couple qui attend un bébé, toi tu les as déjà vécues. D'une certaine manière, tu l'attends déjà ce bébé. T'as déjà pensé à comment tu allais annonce la grossesse, tu as déjà réfléchi aux prénoms, à la déco de la chambre. Parfois même tu te prives de prévoir certains trucs "au cas où tu serais enceinte". Toi dans ta tête tu es hyper prêt(e) et c'est frustrant de voir que le corps ne suit pas et que tu n'as aucun contrôle là-dessus.

Bref, plein d'amour à celles et ceux qui sont dans le même cas :calin: Ça finira par marcher !
 
5 Fev 2019
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#17
Bonjour à toutes.
Ce matin, en lisant cet article j'ai eue la larme aux yeux ... tellement proche de ce que je vis depuis presque 2 ans.
J'ai enlevé mon stérilet au cuivre en juin 2017. Mes cycles ont toujours été hyper stable et la d'un coup, j'avais des cycles à rallonge. L'an passé, un ovule à été fécondé, sauf qu'il a décidé de mourir et de rester bloquer dans ma trompe. Des semaines de douleurs, d'inquiétude, de rendez vous gyné dans une clinique remplis de femme enceinte. Après cette épisode, passage obligatoire par la pilule pendant 4 mois (Pour éviter les GEU)
Et depuis, je pleure à chaque fois que j'ai mes règles.
Mon homme ayant déjà 2 enfants, si il y a problème, ça vient sans doute de moi, ce qui rajoute à ma culpabilité.
J'ai donc décidé de prendre rdv avec ma gyné... à suivre ...
 

Titga

Member
4 Jan 2019
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#18
Cette Rockie a totalement raison lorqu'elle dit qu'on ne nous prépare pas à ce que l'attente puisse être loooongue et difficile (dans le milieu médical, on considère qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter s'il n'y a pas de grossesse avant 2 ans d'essai, rare sont les médecins qui acceptent de rechercher une éventuelle infertilité avant) je suis passée par là aussi, (et ait eu un parcours PMA) et ça a été d'une souffrance et solitude extrême. J'ai trouvé beaucoup de réconfort dans les forums. N'hésite pas à y aller comme le propose @MmeFlamenco il y a beaucoup d'écoute et de solidarité :) Courage!
 

Ekalos

Sing for the morning and for the rest of the Day
4 Jan 2019
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#19
Je vous lis vraiment avec suprise et émotion. Au risque de me répéter, je n'avais pas conscience que cela puisse être aussi éprouvant. J'ai grandi dans l'idée qu'avoir un enfant est une gêne et un problème (dans le sens : un enfant non-voulu) et arrive, justement, beaucoup trop facilement. J'ai alors repensé à une amie qui a voulu un enfant et qui a essayé pendant un an et j'ai regretté de lui avoir demandé où ça en était.
 

Pixy

Member
3 Jan 2019
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Lyon
#20
Bonjour à toutes.
Ce matin, en lisant cet article j'ai eue la larme aux yeux ... tellement proche de ce que je vis depuis presque 2 ans.
J'ai enlevé mon stérilet au cuivre en juin 2017. Mes cycles ont toujours été hyper stable et la d'un coup, j'avais des cycles à rallonge. L'an passé, un ovule à été fécondé, sauf qu'il a décidé de mourir et de rester bloquer dans ma trompe. Des semaines de douleurs, d'inquiétude, de rendez vous gyné dans une clinique remplis de femme enceinte. Après cette épisode, passage obligatoire par la pilule pendant 4 mois (Pour éviter les GEU)
Et depuis, je pleure à chaque fois que j'ai mes règles.
Mon homme ayant déjà 2 enfants, si il y a problème, ça vient sans doute de moi, ce qui rajoute à ma culpabilité.
J'ai donc décidé de prendre rdv avec ma gyné... à suivre ...
Oh Tigrouclaire :hugs:! C' est ta faute quand tu n'as plus rien à manger parce que tu n'as pas fait les courses, mais là ce n'est pas de ta faute . je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais il est important que tu déculpabilises.
Parfois le corps ne réagit pas de la manière qu'on souhaiterait, c'est difficile à accepter et la culpabilité viens vite. Je ne pourrai sûrement jamais ressentir à 100 % ce que tu vis, mais ton témoignage m'as beaucoup attristée pour toi, n'hésite as à en parler, à laisser sortir les émotions qui se présente, et je souhaite tout de même t'envoyer tout le réconfort que je peux et te dire d'avoir du courage, j'espère que ton souhait finira par aboutir:fleur::cupidon: