Une Rockie

Une Rockie Anonyme
25 Nov 2018
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Publié initialement le 19 mars 2019
Après cinq ans d’amour et de bonheur, je suis tombée enceinte un peu par surprise. J’avais 28 ans et je ne voulais pas vraiment d’enfant. Je ne m’étais jamais projetée en tant que mère, mais je n’étais pas définitive sur le sujet. Je me disais que je n’étais pas prête, que peut-être qu’un jour le désir d’enfant se réveillerait, ou non, mais qu’en tout cas, là tout de suite, ça ne me disait vraiment rien.
Nous faisions assez peu l’amour avec mon compagnon et le sexe était loin d’être central dans notre relation. Après neuf ans de pilule, j’ai eu envie de redécouvrir le fonctionnement naturel de mon corps et j’ai donc décidé, en accord avec lui, d’arrêter la pilule. Nous nous sommes promis de « faire attention » et d’utiliser des préservatifs les jours risqués...
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Dernière édition par un modérateur:

Cactus

Aïe ! Ça pique !
2 Jan 2019
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Merci beaucoup pour cet article. Ça me conforte dans l'idée que ce n'est franchement pas mon truc ^^' ! Comme j'aime (enfin !) ma vie comme elle est, je préfère ne pas prendre le risque d'y insérer un petit être humain dépendant et ainsi devoir calquer mon rythme sur le sien (et celui de l'école et autres joyeusetés), jouer inlassablement aux mêmes jeux faciles, me battre pour faire enfiler une paire de chaussures, etc.

À coup sûr je le regretterais en pensant avec nostalgie à ma vie d'avant et à tout ce que j'ai dû sacrifier depuis.

Plein de gens parlent de ces bons moments qui effacent les mauvais et ce témoignage montre bien que non, ce n'est pas toujours le cas.

Avant la contraception, un enfant n'était pas forcément une bonne nouvelle, un cadeau, le plus grand bonheur. C'était juste un truc normal, parfois même une plaie quand il s'agissait dune énième bouche à nourrir dans une famille pauvre. Sous prétexte que maintenant y a la contraception, la société a transformé ça en objectif de vie, en rêve magique et épanouissant mais surtout, un objectif universel et si tu ne le partages pas, t'es trop bizarre.

Pourtant, de moins de en moins de femmes font des enfants dans les pays riches. Accès facilité à la contraception, environnement de vie relativement sûr et confortable, possibilité d'avoir un travail rémunéré donc une indépendance financière, et parfois on peut même avoir des loisirs (un peu moins vrai au Japon je crois). Et pof! La natalité diminue. Ok, je caricature, c'est multi-factoriels mais y a quand même une part de vrai. On peut donc remplir sa vie autrement qu'avec un enfant mais bizarrement, si les conditions de vie et les droits ont drastiquement évolués, les mentalités bougent à peine.

Faudrait que la parole se libère et qui y ait beaucoup plus de témoignages sur le sujet. Pas forcément sur Rockie hein ! Je parle de manière générale.

Ma belle-famille m'a encore saoulée avec ça ce week-end, c'est pas gagné...

C'est fou que les gens ne comprennent pas que ce qui les rend heureux EUX ne rend pas forcément TOUT LE MONDE heureux.
 

Ophelie

Active member
7 Mar 2019
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J'aurai pu écrire cet article... Je me suis beaucoup reconnue dans ce que tu as écrit, ma fille va avoir 3 ans, je suis divorcée, je la garde une semaine sur deux, je considère que c'est une chance car je peux souffler et profiter quand elle n'est pas là. Je l'aime et j'adore la voir s'épanouir mais comme toi j'ai hâte qu'elle grandisse et qu'elle soit plus indépendante. Merci de mettre en avant ce sujet tabou, ça fait du bien de voir que l'on n'est pas seule dans ce cas là.
 

Iscambe

L'orange dit "Pas de quartier !"
6 Jan 2019
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Merci pour cet article. Je m'y retrouve à 100%. J'ai une fille de 4 ans moi aussi. Et même si je l'aime du plus profond de mon âme... si c'était à refaire, je ne retomberais pas enceinte. Tous les mots de la postante ont résonné en moi et c'était impressionnant. J'ai beau savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas, je n'ai jamais rencontré une femme qui le vive (ou qui accepte de le reconnaître). Donc ce témoignage m'a fait un bien fou. Merci :)
 

Safinette

Well-known member
4 Jan 2019
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Je trouve ce témoignage d'une part super courageux, et d'autres parts d'utilité publique.
Comme @Cactus je ne veux pas d'enfant, et ça me rassure un peu de voir que ce n'est pas automatiquement le truc ultime à faire dans ta vie.

Mais surtout !!! pour toutes ces mamans (et papas bien sûrs) qui galèrent dans leur quotidien, et qui de temps en temps ou tout le temps ont cette pensée "et si je l'avais pas fait? je serais mieux? je serais bien mieux dans ma vie"
J'ai fais le soutiens moral de deux copines qui venaient de fabriquer un enfant, les deux au bord du gouffre (l'une pendant 3 ans) et qui venait me voir car elle savait que je ne les jugerais pas, me dire que c'était horrible, que c'était une grosse erreur, qu'elles n'auraient jamais du...et ensuite à quel point elles étaient des mauvaises mères de penser ça, qu'elles n'étaient pas normales etc etc....(mais les deux aiment aussi leur enfant)
Et ce sentiment était là, justement parce qu’il n'y a pas de témoignages comme celui là, qu'ils sont trop rares.

Donc big up !

@Füchsli j'imagine que ça ne doit pas être facile effectivement, et c'est violent. Mais là je pense que la rockie du témoignage semble plus posée que ça, et saura l'exprimer de façon délicate et au moment venu. En tout cas il faut effectivement l'espérer pour sa fille.
 

Ipoire

Haaan
3 Jan 2019
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Moselle
@Safinette

C'est un super témoignage, mais je rejoins @Füchsli , peu importe si c'est dit avec les bons mots et à un âge où on pourrait prendre du recul, je ne pense pas que ce soit utile de le dire à ses enfants.
Je pense que c'est très difficile à comprendre de la part d'un enfant qu'on l'aime mais qu'on aurait préféré sa vie sans lui, quelque soit son âge, même adulte. Avec toute la bienveillance du monde il se sentira quand même rejeté (ce n'est que mon avis).

Donc j'aurai tendance à dire l'éduquer pour qu'il n'ait pas peur d'avoir le choix, de dire que les enfants c'est pas une évidence et un merveilleux voyage pour tout le monde mais ça peut l'être aussi.
Mais lui dire ça ne serait qu'exprimer qqch qui ne regarde que soi, et je n'en vois pas l'intérêt pour l'enfant (comme je dis on peut aussi lui dire qu'il a tjs le choix etc, sans lui donner son avis personnel sur la question).

Du coup je ne parle même pas du cas où c'est répété depuis l'enfance...

Et en voyant les commentaires je suis très contente que ce genre de témoignage existe, c'est tabou et ça doit faire du bien à ceux qui s'identifient de ne pas se sentir seuls.
 

Monade

Well-known member
3 Jan 2019
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Merci pour ce témoignage, je ne suis pas encore fixée sur la question mais je sais qu’on peut tout aussi bien souffrir de ne pas avoir des enfants que d’en avoir et c’est bien de le rappeler parfois!
 

Onirinaute

Well-known member
16 Jan 2019
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Il me semble reconnaître l'autrice, et dans tous les cas gros cœur sur toi, c'est pas facile d'être solo avec aucun relai et encore plus quand être mère ne t'epanouis pas... Et malgré ça tu fais au mieux pour ta fille :fleur:

Je ne veux pas d'enfants, alors peut être que c'est plus facile à entendre pour moi mais je ne suis pas d'accord que ce regret soit quelque chose à ne jamais dire à son enfant. Pas pendant l'enfance ou l'adolescence c'est sûr, mais je pense qu'une relation apaisée entre adultes peut permettre d'avoir cette discussion sans faire souffrir.
Je n'ai aucun doute sur l'amour de mes parents, et je suis assez grande pour m'intéresser à leur vécu en tant que personnes, leur ressenti lorsqu'ils avaient mon âge. S'ils me disaient que j'étais un accident ou qu'ils auraient sans doute préféré une vie sans enfant finalement, je crois que je serais prête à l'entendre, justement parce qu'ils m'ont prouvé mille fois qu'ils m'aiment et qu'ils sont là pour moi.
 

Tartoflan

Ne pas citer, merci !
26 Jan 2019
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Merci pour ce témoignage, touchant de sincérité (je pense aussi avoir reconnu la Rockie derrière ;)).
On a un sacré paquet de tabous à démonter dans cette société quand même.
 

Julie Naud

Member
19 Mar 2019
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Ce témoignage je l'ai déjà entendu auprès de collègues. Je pense à l'une d'elles notamment, qui aime sa petite fille mais a aussi beaucoup de mal à se trouver du temps pour elle. Elle regrette. Alors peut être que ces femmes n'étaient pas prêtes et c'est tout. Je comprends que ça puisse paraître effrayant à entendre, surtout si on se met à la place de l'enfant. Mais moi c'est l'inverse qui me fait peur : qu'une mère se sacrifie pour son enfant en le plaçant au centre de sa vie et s'oublie.
Dans tous les cas c'est vraiment une décision qui ne se prend pas à la légère.
 

Ipoire

Haaan
3 Jan 2019
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Moselle
@Onirinaute
Effectivement le fait que tu ne veuilles pas d'enfants doit influencer ton avis car tu peux entendre qu'on ne puisse pas en vouloir, tout comme le fait que j'en veuilles (et que je sois sur le point d'accoucher:ROFLMAO:), oriente forcément le mien.

Du coup j'entends tout à fait ton point de vue, mais finalement chaque choix (le dire ou non à l'enfant) donnera un résultat différent sur chaque couple parents / enfants, en fonction des caractères de chacun. (Donc surement aucune bonne ou mauvais solution comme souvent dans les relations sociales ?)


Et je voudrais dire je trouve ça assez merveilleux de pouvoir débattre sur ces sujets avec des personnes dans la bienveillance et dans le respect, merci rockie !

J'imagine assez peu cette conversation avec n'importe qui.
 

Margottine

Escalade la pyramide de Maslow
2 Jan 2019
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Il me semble aussi reconnaître l'autrice. Dans tous les cas : tu es une femme (bon et une maman) qui déchire. Je te trouve très forte de réussir à prendre tant de recul sur ta situation et de toujours parvenir à faire de ton mieux. Plein de câlins sur toi et je souhaite de tout mon coeur que tu puisses vivre plus "confortablement" les autres "âges" de la vie de ta fille.
 

Füchsli

Well-known member
4 Mar 2019
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Je trouve ce témoignage d'une part super courageux, et d'autres parts d'utilité publique.
Comme @Cactus je ne veux pas d'enfant, et ça me rassure un peu de voir que ce n'est pas automatiquement le truc ultime à faire dans ta vie.
J'espère pour sa fille qu'elle ne l'exprimera pas. Quels que soient les mots qu'elle utilise ou la manière dont elle le fait, ça peut être plein de bienveillance, c'est quand même très violent. Personnellement j'aurais préféré que ma mère passe moins de temps avec nous ou trouve des solutions pour vivre mieux sa vie de son côté et passer des moments qualitatifs et pas quantitatifs avec ses enfants plutôt que de l'entendre régulièrement dire que si elle pouvait elle reviendrait en arrière et ne ferait pas d'enfants. Ça ne nous concernait pas. C'était à elle de faire en sorte d'être bien dans sa vie et de nous laisser être bien dans la nôtre.
Ceci étant dit, je comprends tout à faire qu'on puisse regretter, moi-même parfois j'ai peur de pas aimer suffisamment ma fille et de regretter mais je ne me permettrais jamais de lui dire.
 
Dernière édition:

Mushi

Well-known member
3 Jan 2019
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Je crois que même quand on est prêt à être parent, on a quand même des moments où l'on regarde en arrière et où l'on est nostalgique de sa vie "d'avant eux". Moi je suis maman de deux puces de 8 et 4 ans,séparée tout récemment du papa avec qui on s'entend bien et avec qui j'alterne la garde de mes filles une semaine sur deux, ce qui m'a permis au fond de me défaire un peu de ce sentiment dans la mesure où j'ai retrouvé une certaine liberté de n'être que moi et pas la maman de une semaine sur deux! Mais oui j'ai eu envie par moment de retrouver cette vie d'avant mes filles, d'avant les contraintes liées à elles. Pour autant c'était très réfléchi notre décision de devenir parents,moi à 30 ans,un âge où j'avais eu le temps de mûrir ce désir. Et moi j'ai eu cette vague d'amour fou pour chacune d'elles à leur naissance, et cet amour surpuissant et inconditionnel ne m'a jamais quitté, il a grandit en même temps qu'elles, c'est dire si je ne conçois plus ma vie sans elles! Mais j'ai béni chaque moment où elles sont devenues un peu plus indépendantes,lâchant un peu plus maman pour que je puisse me retrouver un peu plus aussi. Je suis à peine moins impatiente de les voir grandir aujourd'hui, la faute à (grâce à ?) la séparation d'avec leur père! J'aurai tendance à y voir une bénédiction dans cette séparation moi,quand on a la chance de pouvoir lâcher prise une semaine sur deux... c'est peut être ça le secret d'un réel équilibre entre vie de parent et vie tout court?!
 

Mawax

Well-known member
8 Jan 2019
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Merci pour ce témoignage :fleur:

J'ai aussi une fille de 3 ans, presque 4, et si je suis encore mariée avec son père aujourd'hui on n'est pas passés loin du divorce (manque de sommeil, irritabilité, etc.). Et je me dis régulièrement que ma vie serait tellement plus simple sans enfant ! J'ai l'impression que les bons moments ne compensent pas du tout les mauvais liés au quotidien (mettre ses chaussures, faire ce qu'on lui demande, etc.) dont elle n'a pas conscience, elle vit encore dans l'instant présent.
J'ai aussi l'impression de ne pas être une assez bonne mère, de m'énerver trop facilement (j'y travaille, mais quand elle rappelle pour la 5e fois parce qu'elle ne veut pas dormir - uniquement quand le papa est sorti - je craque et je m'énerve alors que je ne devrais pas).

Je pense que ce qui me manque principalement de ma "vie d'avant" c'est la liberté. La liberté de sortir quand je veux, de déménager si je veux, d'aller vivre à l'étranger sur un coup de tête... ce ne sont pas des choses que j'aurais forcément refaites, mais j'en avais la possibilité. Bien sûr c'est toujours faisable mais c'est beaucoup plus compliqué. Et les enjeux sont différents quand il y a 1 ou 2 adultes à gérer et quand on est responsable d'un enfant.

En tous cas je suis certaine que toutes celles qui ont témoigné sont de super nanas et de super mamans qui font de leur mieux pour offrir le meilleur à leur enfant même si c'est souvent compliqué et on peut regretter cette arrivée.
 

PingouinMasqué

Well-known member
8 Jan 2019
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C'est exactement pour ce genre d'article que j'attendais de voir Rockie venir au monde.

Ma mère a fait un peu l'inverse : elle a fait des enfants parce qu'elle n'avait rien "de mieux à faire" et, je cite : "si j'avais eu une carrière, je n'aurais sans doute pas fait d'enfants, en tout cas pas aussi jeune et certainement qu'un seul".
Je suis la seconde.
Et honnêtement, même si elle ne me l'avait jamais dit avant mes 26 ans, je m'en doutais un peu. On n'est jamais dupe quand quelqu'un a besoin de respirer, on le ressent; et franchement je ne l'ai pas mal vécu que ma mère me dise ça, je l'ai juste sincèrement plainte.
Est-ce que je regrette d'être venue au monde? Non. Est-ce que j'en veux à ma mère? De ça, non, du tout, au contraire je suis plutôt admirative de l'éducation qu'elle m'a donné vu son état d'esprit.

Je ne veux pas forcément d'enfants, je ne sais pas si j'en voudrais un jour, et quand je vois les parents autour de moi, j'ai les deux extrêmes et ça fait réfléchir. Je pense que oui, il faut aussi être conscient-e-s de ça quand on se lance dans la parentalité.
Merci infiniment pour ce témoignage!

Edit : orthographe
 
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Albertine

Classic shit.
3 Jan 2019
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Dans les champs.
Merci à la Rockie, ce témoignage est d'utilité publique :hello: A insérer entre toutes les publications facebook du style "être maman est la plus belle chose qui me soit arrivée". Bien sûr que c'est vrai pour un partie des mères, mais le discours contraire n'a pas d'échos et je trouve ça dommage.

J'ai deux enfants de bientôt deux ans, et si je ne regrette pas de les avoir eu, j'attends également de pouvoir partager des choses plus "intéressantes" avec eux. Je me suis bien reconnue dans cette phrase à propos des jeux d'enfants en bas âge : "Si vous saviez comme ça me gonfle ! Je le fais hein, et avec le sourire en plus. J’y mets autant de cœur que je peux mais je ne peux pas nier le fait que je fabrique cet intérêt. Au plus profond de moi, ça me gonfle, j’ai envie d’être ailleurs, de faire autre chose, seule ou avec un·e autre adulte. " :whistle::sneaky:

Je trouve aussi que quand on aime être seul.e, ça peut être une vraie épreuve d'être sans cesse sollicité.e. On anticipe rarement ça avant d'avoir son premier enfant, on le sait "théoriquement", mais effectivement les impératifs d'organisation, la sollicitation continue et les activités sans réel intérêt (autre que celui de partager et de faire plaisir à l'enfant) représentent ici 80% du temps avec eux. J'ai super hâte qu'iels fassent plus de trucs de leur côté, et de partager des choses qui me font plaisir à moi aussi : voyager, aller au resto, cuisiner, écouter et parler de musique, échanger sur des bouquins, visiter des châteaux ou des expos sans avoir à sacrifier ma visite pour ne pas qu'ils déménagent tout le lieu... ;)

Je pense aussi que si on se "passe" de l'éducation bienveillante, ça doit être plus "facile" d'élever un ou plusieurs enfants, dans le sens où autorité sans trop de dialogue + beaucoup d'écrans + peu d'efforts de jeux ou de sorties partagées, etc. Bah forcément c'est moins relou. Je ne m'épanouis pas forcément dans la majorité des interactions que j'ai avec mes enfants pour l'instant, mais je pars du principe qu'iels n'ont pas demandé à être là, et donc que c'est normal que j'essaie de faire au mieux dans la mesure où ça reste gérable pour moi.
 

Nolwenn

Member
21 Fev 2019
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Merci pour ce témoignage ! Je l'ai dévoré, parce que je suis vraiment en train d'hésiter à faire le deuxième, pour le même genre de raison. C'est sans doute moins difficile pour moi qui ne suis pas mère célibataire, mais ce sentiment d'étrangeté face aux autres mères qui ne se posent pas la question, et qui semblent même "aimer ça", quand moi je suis dans l'abnégation et la patience...
Tu dis que la joie de découvrir cette petite personne ne compense pas la galère générale de la puériculture.... C'est un peu ça qui m'interroge aussi.
J'ai l'impression que non, ça ne peut pas compenser, parce que ça ne se situe pas sur les mêmes dimensions. Et que donc ce qu'on perd n'est pas compensé, et que ce qu'on gagne est incommensurable.