J’ai un grand frère caché de 20 ans mon aîné

Bamboue

Well-known member
12 Juin 2020
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#2
"mais, de l’autre côté, je vois la tristesse que c’est pour ma mère de porter ça, et j’ai du mal à pardonner à mon frère. "
J'ai pas bien compris en quoi la rockie a du mal à pardonner à son frère, pardonner quoi? Effectivement ça doit être extrêmement douloureux pour ses parents les conséquences d'avoir abandonné cet enfant. D'un autre côté, c'est totalement compréhensible que ce "frère" en veuille à ses parents biologiques. C'est évident pour personne ce genre d'histoire mais j'ai globalement pas trouvé sympa les propos envers ce "frère" et ça m'a dérangé
 

Vie2Scorpion

Well-known member
16 Déc 2019
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#3
@Bamboue je pense que pour cette rockie il y a un avant/après l'appel du frère. La volonté de ce frère (qui est totalement compréhensible) de retrouver ses parents biologique à créer des changements dans la vie de la maman et du coup de la rockie qui ne connait pas du tout ce frère.

Je comprends qu'elle ai dû mal à le considérer comme son frère. Loin des yeux, loin du coeur surtout quand on ne se connait pas.
Mon père est loin de moi depuis 20 ans et a donc été absent depuis mon adolescence. L'écart de temps entre les moments partagés et les moments d'absence est devenu trop important pour qu'il est une vrai place dans ma vie. Il reste mon père mais même s'ils savent qu'il existe, ce n'est pas vraiment le grand père de mes enfants...
 

Calipo

Well-known member
27 Mar 2019
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#5
Techniquement une personne qui a été adoptée par voie d'adoption plénière, càd sans maintient aucun d'un quelconque lien avec les parents biologiques ne peux hériter de ces parents. Cette personne héritera en revanche des parents qui l'ont adopté au même titre qu'un enfant naturel.

Donc pas besoin d'avoir peur que cet homme leur prenne une part d'héritage.

J'ai aussi la chance d'avoir un frère "surprise". Bon très clairement on a pas été élevés ensembles, on a eu des enfances très différentes mais c'est mon frère c'est tout. Sa relation avec notre père le regarde, sa relation avec nous c'est encore autre chose.

Il est régulièrement en demande d'informations, d'histoires, il aime regarder les photos. Et je le comprends. Parce que moi j'ai toujours su d'où je venais, à qui je ressemblait. De qui je tiens mes yeux, ma démarche, et mon caractère aussi.

Mon frère veut juste un morceau de ce qui est aussi son histoire, que notre père le veuille ou non. Je pense aussi que ça le rassure de savoir que même s'il habite très loin et ne nous voit que rarement, il a un clan à qui il appartient malgré notre histoire familiale compliquée.

Je suis un peu glacée par ce témoignage en fait. Comme si cette madz et sa famille n'envisageaient cet homme que comme une vieille verrue du passé qui a eu l'audace de se repointer. J'ai l'impression qu'il n'y a aucune empathie pour lui en tant qu'être humain à la recherche de réponses et je trouve ça triste.
 

GrumpyBunny

Well-known member
3 Jan 2019
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#6
Ce témoignage est vraiment intéressant. Ça m’a fait me questionner sur ma façon de réagir si jamais ça nous arrivait. Bien sûr je ne saurais jamais, mais si je devais me projeter je crois que ma réaction serait similaire à la Rockie du témoignage. C’est pas forcément une bonne réaction, mais j’ai déjà pu l’avoir par le passé quand quelqu’un faisait irruption dans mon « clan ». Quand des amis me présentent une nouvelle personne, quand on cousin ramène sa copine pour la première fois, etc... face à la remise en question des limites du groupe par « surprise » je crois que le replis sur soi est assez instinctif pour moi.
Je comprend que la Rockie ne le considère pas comme son frère, c’est difficile de se dire qu’on a un frère alors même qu’on ne peut pas mettre de visage dessus. Et aussi ça rentre en « compétition » en quelque sorte avec le statut de frère de ses autres frères et sœurs (y’a pas de mot équivalent à « siblings » en français? ) qui eux sont familier et avec qui on a partagé de longues années et tisse une relation (bonne ou mauvaise).
ca aurait été génial d’avoir un témoignage miroir de la part du frère du coup, voir ce qu’il se passe de son point de vue.
 

Doremi

Well-known member
5 Jan 2019
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Indiana
#7
Je suis complètement d'accord avec Calipo. J'ai été assez troublée par le manque d'empathie envers le frère inconnu, et le fait qu'il soit blamé alors qu'il est l'une des victimes principales de cette histoire.
Mon fiancé est né en Corée du Sud et a été abandonné à la naissance. Il a été adopté aux Etats-Unis à l'âge de sept mois. Sa mère adoptive, ma belle-mère, vient de décéder d'un cancer à Noël. Depuis, encore plus qu'avant, je peux voir qu'il est attiré par la Corée et qu'il aimerait bien retrouver ses parents biologiques. Même si ces derniers étaient riches, je sais qu'il ne voudrait pas toucher un centime d'eux. Il a ses propres parents et ne cherche pas à les remplacer, mais il aimerait découvrir une partie de son identité qu'il ne connait pas et qui lui a beaucoup manqué en grandissant. Est-ce qu'ils lui ressemblent physiquement, au niveau du caractère? Est-ce qu'il a des frères et soeurs? Il se pose ces questions très souvent. Je suis sûre que ça lui ferait du bien de pouvoir les rencontrer, pour avoir enfin cette "closure" dont il a besoin. Ce serait merveilleux que sa famille biologique ait assez d'empathie pour comprendre son besoin de les connaitre et fasse un effort pour l'acceuillir. Il aurait au moins la satisfaction de savoir que sa famille biologique l'aime ou en tout cas accepte son existence, même s'il n'en fait pas partie. Si sa famille biologique le rejetait, ça me ferait très mal au coeur parce qu'il est formidable et qu'il mérite de connaitre son histoire.
Chacun est libre de réagir comme il veut, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer mon fiancé à la place de cet homme et ça m'a un peu attristée.
 

Clèves

Le spleen n'est plus à la mode
4 Fev 2019
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#9
Je suis embêtée parce qu'en même temps j'ai pas envie de juger une situation familiale compliquée, d'autant qu'il ne m'est jamais rien arrivé de tel, mais euh wow tant de sympathie manifestée envers ce "cinquième élément" ! Je trouve ça dur pour lui en fait, je condamne pas l'abandon en soi parce que ba on est pas toujours prêt et/ou enclin à élever un enfant, mais en même temps on peut comprendre qu'il ait besoin de réponses. Je trouve ça assez parlant que la première mention concrète qu'on a de lui c'est quand les parents biologiques se demandent s'il pourrait venir perturber l'héritage. En fait, on a le sentiment qu'il est juste un problème gênant pour toute cette famille, et bon peut-être que ça peut se comprendre, mais ça m'a quand même rendue triste pour lui.
 

Picassoux

Well-known member
11 Mar 2019
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#10
D’un côté, je crois que je comprends parfaitement ce que ressent cette rockie vis à vis de son frère inconnu. Mes parents se sont séparés quand j’avais un an et j’ai vu mon père le week-end quand j’etais Toute petite puis une fois de temps en temps jusqu’à mes 6ans je crois, dans un lieu encadré et surveillé, un truc dans les 2h par mois, peut être un peu plus mais j’en ai pas grand souvenir. La différence avec cette rockie c’est que j’ai « connu mon père », mais d’apres Les papiers du divorce (et de tout ce qui a suivi pour ma garde mes visites etc...), c’est moi qui ait demandé à ne plus le voir. Et d’après ma mère on lui avait rapporté de l’ecole primaire que quand on me posait la question du père je disais qu’il était mort. Et même si je me souviens pas de grand chose, je sais que quand je le voyais j’etais Pas à l’aise, et depuis que je le vois plus c’est un inconnu, aujourd’hui j’ai 29 ans et dans ma tête, je n’ai pas de père, c’est tout. Pour moi il n’existe pas, ça a toujours été « pere inconnu », et ça me fait toujours bizarre qu’on me rappelle que je suis née d’une mère et d’un père, pour moi y a un truc qui bloque, genre « ah oui tiens, c’est vrai, il y a eu une deuxième personne qui a participé au fait que je sois là, avec cette vie ».
Et d’un autre côté, j’ai une petite sœur, de mon père. Je l’ai vue 3 fois quand elle était bébé parce que la mère nous a contacté après leur séparation. J’avais 11/12 ans, et après qu’un inconnu m’a donné une sœur avec une femme aussi inconnue, et la rencontrer, ça a été très perturbant. Et le temps que je me fasse à l’idee, la mère a déménagé et n’a plus jamais répondu aux appels. Elle avait plus besoin de nous, elle m’a effacé de la vie de ma sœur.
Donc je sais que j’ai un père mais je vis comme si je n’en avais jamais eu, et je sais que j’ai une sœur que j’aimerais rencontrer un jour, à qui j’aimerais pouvoir répondre aux questions qu’elle doit se poser sur notre père, mais qui ne sait probablement même pas que j’existe, et qui ne voudrait sûrement pas voir sa vie bouleversée par une sœur de 10ans son aînée. D’un côté j’aimerais me mettre sérieusement à sa recherche, mais d’un autre je me dis que je n’ai pas le droit de lui imposer mon existence, je ne suis pas sa famille. Donc je comprends totalement les sentiments de la rockie, qui a été bouleversée d’apprendre qu’il y avait un nouvel élément dans l’arbre généalogique et qui ne peut que vouloir continuer sa vie en ne voulant pas y penser, et je comprends que ça puisse être dur pour elle de voir ce frère demander à rencontrer ses parents alors que ça les fait souffrir.
 

BBmage

Well-known member
22 Jan 2019
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#11
Merci beaucoup pour ce témoignage très intéressant. Je ne suis ni de l'un ni de l'autre côté et je ne sais pas vraiment comment je réagirai dans une situation comme celle-là. Je pense que comme la Rockie, j'aurais une réaction de repli et de rejet tellement cela viendrait bouleverser mon quotidien et mes certitudes.

Cependant, une chose me gêne dans le comportement de ce frère. Autant je peux comprendre qu'il veuille chercher à avoir un contact avec ses parents biologiques pour avoir un bout de son histoire (même si je pense qu'il faut aussi savoir entendre le "non", comprendre que c'est trop douloureux et ne pas forcer les parents dans l'instauration d'un lien), autant je trouve qu'il est très déplacé d'aller enquêter sur ses frères et sœurs biologiques et d'aller attendre l'un d'eux à la sortie de son travail... Surtout sans savoir si les enfants sont au courant, débarquer en mode "coucou je suis ton frère caché, nos parents veulent pas m'intégrer à la famille alors me voilà" je trouve ça vraiment inadapté, et je peux comprendre qu'en apprenant ça, ça accentue le sentiment de rejet de la part de la fratrie.

Après encore une fois, je ne suis pas à la place de cet homme et je ne le serais jamais, donc la seule personne à laquelle je puisse éventuellement m'identifier, c'est à la Rockie. Ce qui fait que je projette mes idées sur cette histoire, là où une personne qui est à la place / fréquente une personne qui est à la place de cet homme aura probablement plus d'empathie pour lui que pour la famille d'en face. En définitive, c'est une situation qui est difficile pour tous, et si j'entends qu'il faille faire preuve d'empathie pour cet homme qui cherche ses racines, il en faut également pour cette famille qui voit son quotidien et sa cellule familiale complètement bouleversés par cet événement.
 

LuLa

That awkward moment between your birth and death
4 Jan 2019
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#12
J'ai un peu du mal avec certaines réactions sous cet article qui juge la manière dont la Rockie qui témoigne a vécu et vit ce secret de famille. Même si elle nous raconte une partie de son histoire, on n'a pas tous les éléments pour dire si c'est bien ou mal de ressentir ce qu'elle ressent. Et puis depuis quand on doit poser une caution morale sur ce que les gens ressentent? Moi aussi j'ai compris qu'elle était inquiète pour la santé mentale de sa mère. Elle insiste aussi sur l'histoire franco-allemande qui a eu un impact non négligeable sur beaucoup de familles après guerre et je crois que c'est un élément pertinent à prendre en compte aussi.

Ce qui est intéressant dans ce secret de famille, c'est qu'il interroge les liens entre frères et sœurs. Le sang ne fait pas tout.
 
Dernière édition:

Eif

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5 Jan 2019
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#14
Honnêtement, sans vouloir être désobligeante envers la Rockie, je n'ai pas honte de dire que j'ai trouvé ses mots choquants. Je ne pense pas que j'aurais osé écrire cet article.

La victime de cette histoire c'est bien ce "cinquième élément" (sans commentaire...) qui n'avait rien demandé à personne lorsqu'il est venu au monde. Ce n'est plus un secret pour personne que grandir sans connaître ses origines peut être très douloureux alors un peu d'empathie serait bien le minimum. Quelle douleur pour lui de réussir à retrouver ses géniteurs et d'apprendre qu'il a une grande famille pour se voir une fois de plus rejeté (après 12 ans il n'a même pas rencontré sa fratrie...). C'est un double rejet, un double abandon. Il est traité comme un paria et c'est vraiment triste pour lui.

Franchement, je pense qu'il est venu chercher un tout autre héritage que celui dont ses géniteurs s'inquiétaient mais il vaudrait mieux pour lui qu'il laisse tomber. Après tout ce temps je ne suis pas sûre que ça vaille la peine de s'obstiner pour des gens qui ne lui accordent pas vraiment d'importance.
 

Kitkat

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25 Jan 2019
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#15
Je suis peinée pour tout le monde. Je ne vois pas comment la maman de la rockie et le frère aîné peuvent aller bien tant qu'ils n'auront pas trouvé une relation apaisée. Sa mère a du sans doute refouler tout ça au plus profond d'elle même et ça a du être un choc de voir son premier fils réapparaître, mais ce n'est pas la faute de ce fils s'il existe.
Il existe, elle l'a abandonné à la naissance, et c'est comme ça, c'est la vérité, elle n'a pas à culpabiliser, elle a fait au mieux pour elle et le bébé. Mais le fait de refuser l'existence de ce fils au point de ne pas lui donner de prénom, c'est à la fois terrible pour lui, mais aussi pour elle, comme si c' était vraiment honteux, et qu'il ne fallait surtout pas en parler. Pourtant il n'y a rien de honteux. Il n'y a pas de quoi se cacher. Et pour lui, je pense que ce serait juste énorme d'être reconnu, et pas juste rejeté comme une anomalie. Je pense vraiment que tout le monde a à y gagner.
D'ailleurs, même s'il disparaissait de leur vie, ça n' arrangerait rien. Sa mère continuerait de vivre avec ce sentiment de honte et de rejet de sa propre histoire. Peut-être qu'elle préférerait que rien de tout ça ne soit arrivé, et que ce fils n'existe pas, mais prétendre qu'il n'existe pas et essayer coûte que coûte de nier son existence ne change rien au passé ni au présent. Enfin, c'est comme ça que je le perçois.
En tout cas courage à la rockie qui a témoigné, cette situation n'est pas facile. Sans doute qu'elle n'aura jamais une relation équivalente avec ce frère aîné que celle qu'elle a avec le reste de sa fratrie, mais j'espère qu'un jour elle pourra au moins s'autoriser à lui donner un prénom et que l'histoire de sa famille ne sera plus tabou mais acceptée avec bienveillance.
 

pravda1917

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7 Avr 2019
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#16
Je vais sûrement passé pour une extra-terrestre mais je ne comprends pas qu’on considère le premier enfant du couple parentale de la Rockie comme un frère des 4 autres.
C’est l’enfant biologique des parents mais pour moi, un frère, c’est un membre de la famille avec qui on a un socle commun minimum autre que la génétique. On sait qu’il existe et il a connu l’éducation d’au moins l’un de nos deux parents.
Il y a la possibilité peut être aussi de choisir que certains ami-e-s ou cousin-e-s soient comme des frères et sœur mais là il s’agit d’un choix.
En l’occurrence, la Rockie n’a pas été élevé avec cet enfant biologique et celui ci n’a pas été élevé par ses parents biologique. Pour moi ce n’est pas un frère.
Mon père a été abandonné de façon plus que degueulasse par son père et pendant une partie de mon enfance débarquait dans ma vie des fils d’appelons le Sasha (mon grand père que je considère comme tel parce que je connais son existence, je porte son nom, quand je parle de lui je l’appelle par son prénom -c’est peut être con mais ça à une importance pour moi et le rapport que mon père a avec lui... histoire très très compliqué)... Une fois l’un d’entre eux à débarquer carrément mort vu qu’il a juste été signifié à mon père la mort d’un homme qui avait le même père que lui (Sasha, dans sa grande mansuétude, ayant pris soin de déclarer tous ses enfants avant de se barrer)...
Jamais je n’ai considéré ces personnes comme des oncles, des tantes ou quelque membres de ma famille... se sont les autres enfants de Sasha et les multiples preuves que ce mec était un beau dragueur mais côté paternité c’était pas le top, même si certains des ses enfants ont été un peu élevé par lui.
Je considère que mon père est fils unique même si il a grandi une partie de son enfance avec les enfants de son premier beau-père, mais ceux-ci pour des raisons que je ne connais pas ont disparu de l’équation au moment du divorce entre ma grand-mère et son mari.

Ce genre de réactions, que se soit le témoignage ou les commentaires me font penser que c’est pas plus mal que mon mari ne veuillent pas adopter. Si pour les gens, quelqu’un qui a le même patrimoine génétique que soi est un frère, ça ferait qu’un enfant adopté ai deux famille, et je n’aurais pas pu vivre avec ça (parce qu’il n’aurait pas été envisageable pour moi de ne pas dire à mon enfant qu’il est adopté ou qu’il y ai un quelconque secret de famille autour de ça)
 

Carys

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20 Juin 2020
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#17
@pravda1917 Je comprends ta réaction mais le truc, c'est que nos jours, des gens qui ont "deux" familles, c'est hyper courant. Et l'adoption n'est pas seule cause, loin de là. Entre les divorces, les remariages, les redivorces. Perso, j'ai eu une fratrie avec les enfants de ma première belle-mère (non génétique donc) en plus de ma fratrie "biologique" de base. Je n'ai pas grandi avec les enfants de ma belle-mère mais ils font/ont fait partie de la famille d'une certaine manière, sur le papier et pour l'entourage.

J'ai même une amie qui a vécu avec les enfants que son beau-père (remarié 3 fois dont la dernière avec sa mère) avait eu de son premier mariage, puis avec ceux qu'il avait eu de son second quand ils ont eu l'âge de décider où ils voulaient aller, puis son beau-père et sa mère ont eu des enfants ensemble...Bref, plein de fratries, plein de familles,, pas toujours biologiques. La sœur qu'elle préférait était d'ailleurs une de celles qui n'avait aucun lien de sang avec elle.

Après oui, je considère que si on a le même patrimoine génétique, on est de la même famille (même sans avoir aucune relation). C'est juste une autre forme de famille. La famille biologique, la famille de cœur, la famille sur les papiers, tout ça ne se recoupe pas nécessairement. On peut en avoir des tonnes en même temps et on ne prévoit pas ce que la vie nous réserve. Après, ce dont tu as peur, c'est peut-être que ton hypothétique enfant aient quatre parents de cœur au lieu de deux ? C'est humain mais même avec un enfant biologique, rien n'assure qu'il nous appréciera à l'âge adulte comme parent. (Je m'exprime mal et j'espère ne pas te froisser sur un sujet aussi sensible).
 

pravda1917

Well-known member
7 Avr 2019
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#18
@Carys les exemples que tu donne sont des choix. Je n'ai aucun problème avec le fait de faire le choix de considérer qui ou qu'est-ce comme étant de sa famille, mon parrain n'a absolument aucun line génétique avec moi, il n'a plus du tout de lien avec mes parents et pourtant il est plus un oncle pour moi que ne l'a jamais été mon oncle. ma famille a pas attendu la "normalisation" des familles recomposées pour en être une (l'histoire de mon père est très compliquée mais le fait est que sa famille est le fruit de plein de mariage et de divorce et d'amitié).

Cela dit dans la position de la Rockie qui témoigne, je n'aurais pas considéré le premier enfant de mes parents comme mon frère, en tout cas pas avant avoir partagé du temps avec lui et peut être jamais. Et, si il avait débarqué au boulot de ma soeur sans prévenir il y aurait eu peu de chance que j'accepte de le voir.

Je ne crois pas au fait que les liens de sang sont plus fort que les autres, ils le sont si on le décide mais sinon c'est la construction de la relation qui fait qu'on est ou pas de la même famille. SI j'avais adopté un enfant il n'aurait pas été moins mon enfant que s'il partageait mon ADN, s'il avait, par la suite rechercher ses parents biologiques et construit une relation avec eux et éventuellement ses frères et soeurs sans m'inclure dans l'histoire, je n'aurais jamais considéré ses gens comme faisant partie de ma famille. Alors que si un-e compagne-on avait déboulé, lui aurait fait partie de la famille.

Je trouve que ce genre d'idées (les liens biologiques sont indéfectibles) amène des gens à se faire torturer par un parent et à ne pas partir parce que "c'est ma mère"...

Après je confirme qu'en lisant d'autres que moi, je me rends compte que mon point de vu est assez singulier et de fait je suis contente de ne pas avoir tenter l'aventure de l'adoption parce que le but n'était ni de souffrir ni de faire souffrir un enfant qui serait devenu le mien et qui n'aurait pas les mêmes conceptions des choses
 

Lol'ô

Well-known member
6 Jan 2019
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#19
Merci pour ce témoignage, qui pose beaucoup d'interrogations.
Il est relativement courant d'avoir un frère ou une sœur avec qui on partage un parent, mais les deux, c'est vraiment particulier.
Je ne me pose pas comme un juge, mais plutôt comme quelqu'une qui a 4 enfants, aurai aimer en avoir plus, commence une relation avec un homme qui a une histoire particulière, et, qui est prête à accueillir une fratrie qui ne lui appartient pas.
J'ai toujours eu envie d'avoir un frère, j'aurai tellement aimé qu'on m'en sorte un d'un chapeau de magicien .....
Je comprends la douleur de la maman qui a du abandonner son enfant, et qui ne peut plus l'accueillir maintenant. Dans ce témoignage, il me manque ce qui ne me regarde pas : pourquoi, n'est-il pas possible pour les parents d'avoir une relation avec leur enfant ? Peut-être aussi : qu'est-ce qui motive la fratrie à refouler un autre frère ? (je ne nie pas que ce frère semble manquer de tact)
La seule question que je m'autorise à poser à la Rockie, c'est ; est-ce qu'elle est certain que sa mère ne souffre pas de ne pas pouvoir accueillir son enfant dans sa famille. En tant que mère, il me semble que pour moi ce serait le plus difficile à assumer, que mes enfants refusent un frère.
(Je dis ça, mais ma soeur a une belle fille, et leur rencontre aux 18 ans de celle-ci s'est mal passée, et ses enfants n'ont pas non plus envie d'avoir de relation avec elle. Mon beau-frère en souffre.)
 

pravda1917

Well-known member
7 Avr 2019
667
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#20
@Lol'ô tu pense que globalement il y a plus de demi-frère et demi-sœur (je n’utilise jamais ce terme normalement mais là c’es pour être plus explicite) que de frère et soeur?
Je me demande s’il y a des stat sur ce genre de questions parce que je suis super étonnée qu’on puisse spontanément penser ça (peut être que mon étonnement vient juste de la réalité de mon entourage et que je ne vois pas plus loin que celui-ci)