J’ai peur de perdre mes amies après avoir eu un enfant, help !

Léona B.

Well-known member
30 Août 2019
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J'aime beaucoup cette série d'articles que je trouve toujours très drôles, frais et plein de bon sens bienveillant :jv:
 
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Fauw

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3 Jan 2019
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Mon but n'est pas de retourner le couteau dans la plaie, et je m'excuse par avance si je blesse quelqu'un, mais je vois bien dans le topic des CF que c'est plus souvent l'inverse qui se passe. J'entends la souffrance de chacune et le bouleversement lié à l'arrivée d'un enfant, il ne faut pas oublier que c'est quelque chose que l'on choisit (contrairement à la pandémie que l'on subit).
Les mamans trouveront toujours d'autres mamans pour discuter, c'est plutôt facile de trouver des forums grossesse, bébé, astuces... Même Rockie qui se disait en dehors de ces dictats en est la preuve, il y a du bébé PARTOUT, tout le temps, sans cesse !
En attendant, les nullipares se retrouvent isolées, incomprises et sans soutien, surtout pendant le covid. Les mamans pouponnent, les autres sont sans interaction et pointées du doigt concernant leur choix.

Il faut un peu d'empathie de la part de tout le monde et de la bienveillance, mais c'est se voiler la face de croire que l'arrivée d'un enfant ne changera rien, cela change absolument tout, et fatalement les amitiés également.
 

Lolita

Petite mais féroce
3 Jan 2019
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@Matriochka
Je suis assez d'accord avec toi sur les torts partagés.
J'avais une amie CF qui disait systématiquement à chaque fois qu'on se voyait qu'elle ne voulait pas d'enfant, pas entendre parler d'enfants, pas fréquenter des enfants, etc. (Je précise que je ne parlais pas d'enfants, et j'étais même célibataire quand je l'ai rencontrée donc la question ne se posait pas trop, et que je ne l'ai jamais fait chier avec ça, chacun son truc). Du coup, je n'en parlais pas.
Mais du coup, maintenant qu'on essaie d'avoir des enfants, qu'on fait des travaux à la maison pour avoir une chambre pour les enfants, qu'on est suivis en PMA car on n'arrive pas à en avoir naturellement, il y a un moment où je ne vois pas comment parler de ce qui se passe dans ma vie sans le mentionner à un moment. Et comme elle m'a clairement fait comprendre que j'abusais d'en parler, bah on ne se voit plus vraiment et c'est devenu plus "une connaissance" qu'une amie. Je vois pas trop l'intérêt d'être amies si je dois cacher ma préoccupation numéro 1 tout le temps...
 

Onirinaute

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16 Jan 2019
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@Fauw @Matriochka bien sûr il faut que les deux parties fassent des efforts.

Être une bonne amie (ici sans enfant), c'est écouter quand notre amie nous parle d'un truc qui nous intéresse bof mais qui est important pour elle.
Mais être une bonne amie (ici mère) c'est aussi ne pas parler QUE de sujets qui n'intéressent pas notre amie, s'intéresser à ses passions à elle également et aller soi même demander des nouvelles aussi.

Personne (ou alors peut être que c'est pas plus mal de les éjecter de votre cercle) ne vous en voudra de parler un peu de votre grossesse ou de votre quotidien avec un bébé, de ne pas être disponible du tout pendant 2 mois avec un nouveau né.
Par contre à l'inverse, n'avoir que ce sujet de conversation, ne jamais initier les contacts pendant un an et demi, ne pas s'intéresser à ce qui se passe dans sa vie à elle... Ben oui, pas impossible qu'en face votre amie n'y trouve pas son compte.
 

Joséphine

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25 Jan 2019
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Je ne suis pas childfree, je n'ai pas encore d'enfants, mais je perds mes amies qui en ont. Je ne suis pas du tout contre parler de leurs enfants, j'aime savoir comment ils vont. Mais elles n'ont juste plus le temps... Je les vois se concentrer sur leur famille, leurs parents et frères et soeurs, et c'est tout. J'ai quelques messages de temps en temps parce qu'elles culpabilisent...
Alors on s'éloigne. J'en suis franchement triste. Le covid n'aide clairement pas à garder contact. ça m'empêche également de rencontrer d'autres personnes.
 

Pimprenelle

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3 Jan 2019
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Étant jeune maman, je reste très copine avec mes copines qui ne sont pas gênées que j'en parle car effectivement c'est la préoccupation numéro 1 ! (Je ne parle pas que de ça non plus hein).
Mes autres copines c'est un peu plus compliqué car si elles ont du mal à accepter que je parle de ça, je vois pas pourquoi moi je dois accepter qu'elles me parlent de trucs qui les passionnent et pas moi.

Oui je trouve que c'est donnant-donnant et qu'on ne peut pas exiger d'une amie qu'elle écoute tous nos petits problèmes quotidiens genre boulot, amis, etc et à côté ne pas vouloir lui accorder la même chose. Ça me semble très égoïste.

Par exemple j'ai une copine qui est passionnée par son boulot, parle tout le temps de ce qu'elle y fait. Bah je vais pas lui dire d'arrêter parce que moi ça me saoule quand même. Je suis contente pour elle au contraire, et je trouve ça cool.

Pour le manque de temps et de contact je pense aussi qu'il faut savoir faire preuve d'empathie avec les jeunes parents qui sont dans un tourbillon tel qu'ils ne peuvent même plus penser à eux même, donc les autres n'en parlons pas...

À mon avis ça revient peut être quand les enfants grandissent, il faut savoir être patient des 2 côtés.

Après je ne blâme pas les CF car j'ai moi même été saoulée par certaines potes qui parlaient beaucoup trop de leurs enfants selon moi. Forcée de constater aujourd'hui que mon bébé d'amour c'est tout ma vie et que je saoule les autres maintenant ! :cretin:

Bref, je trouve qu'en amitié on met beaucoup les jeunes parents dans des cases de "oh les relous ils sont beaucoup moins funs et ils pensent qu'à leur gosse"... C'est quand même vachement dur à vivre dans un moment où on aurait besoin de beaucoup de soutiens et de continuer à avoir des propositions pour voir ses potes !
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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Ici par rapport à mes amis, je n’ai pas senti de décalage mais j’étais pile au milieu du peloton des naissances et on a quasiment tous eu des enfants en même temps (enfin pour ceux qui étaient et sont restés en couple). Lors de mon mariage, seulement 2 couples sur une quinzaine avaient des enfants, maintenant il n’y en a plus que deux qui n’en ont pas.

Du coté de ma femme et de ses amies, elle se situait aussi dans une seconde vague d’enfants et une de ses amie proche à donné naissance à son premier enfant 6 mois avant le notre, donc pas vraiment de décalage non plus.
 
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Fauw

Well-known member
3 Jan 2019
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Et beh, je vois que vous avez eu des expériences assez violentes des 2 côtés :eek:
La grande question est de savoir si ça vaut le coup de s'accrocher à des amitiés d'une certaine époque, ou bien faut-il accepter que nous changeons tout au long de notre vie et que ces amitiés ne sont pas éternelles ? Vous avez 4 heures :geek:

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Je pense que nous les nullipares pouvons devenir "extrémistes" car nous sommes confrontées absolument tous les jours au fait que si nous n'enfantons pas, nous ne sommes pas de vraie femmes :facepalm: alors oui, une énième histoire de bébé nous sort parfois par les yeux car tout le monde se mêle de notre utérus ^^

Mais cela n'excuse en rien des propos violents que certaines mamans ont pu entendre !! C'est très dur d'accepter qu'une amitié change littéralement du jour au lendemain, que ce soit d'un côté ou de l'autre, alors encore une fois, une dose d'empathie pour tout le monde !
 

Ada Lovelace

La joie de vivre et le jambon
4 Jan 2019
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C'est marrant, j'ai pour l'instant deux couples d'ami qui ont des enfants et je n'ai pas l'impression que ça change grand chose pour l'instant. On se prend des nouvelles et tout, mes amis qui ont un bébé de 3 mois m'envoie tout le temps des message pour prendre des nouvelles et tout (enfin tout le temps, on s'entend hein, mais très régulièrement). Après j'ai vraiment une vision assez "libre" de l'amitié, je n'ai aucun problème avec ne pas communiquer pendant plusieurs mois et puis reprofiter de se revoir quand ça arrive. Je n'a pas du tout de ressentiment envers quelqu'un qui ne prend pas de nouvelles, pour moi ça ne veut pas dire qu'il n'est plus mon ami, simplement, on est tous pris dans le tourbillons de nos vies et j'essaie au maximum de profiter des moments qu'on a.
Après, les propos que vous rapportez des deux côtés sont effectivement assez violent, je trouve qu'on peut dire gentiment de parler de sujet varié plutôt que d'être focalisé sur un seul par contre, refuser un sujet tout de go, eh bien, pourquoi tu es ami.e avec une personne si tout un pan hyper important de sa vie ne t'intéresse pas du tout (et quand je parle d'intérêt, je ne parle pas d'avoir envie de la même chose hein simplement d'être intéressé par son ami.e en général).
 

Aribeth

La roue tourne
6 Jan 2019
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La naissance de mon premier enfant a été un tel bouleversement dans ma vie que j'avais besoin d'en parler beaucoup, comme pour exorciser. Quand même, du jour au lendemain, on passe de soi avec soi même à : l'annexe d'un nourrisson qui a besoin de nous jour et (le pire) nuit. Ça occupe tellement tout l'espace temps que je comprends. C'est beaucoup d'amour et en même temps très difficile, d'où les discours qui peuvent paraître contradictoires.

Et au milieu de tout ça mes amis parents ont été plus compréhensifs que les non parents c'est vrai, avec eux j'ai tenté de me brider, mais comment parler d'autre chose quand tu fais que ça de tes journées ?

Et puis... Ça passe... Les conversations reviennent vers d'autres choses que les enfants, en général quand tu comptes l'âge en années et plus en mois, c'est que tu es en train de sortir de là.:cretin:

A la naissance de mon deuxième enfant, je n'ai pas replongé comme au premier. Moins stressée, je ne cherchais pas des infos ou à me rassurer.

Par contre d'expérience certaines amies qui soupiraient d'énervement dès que le bébé d'une autre était mentionné : ces mêmes amies se sont retrouvé quelques années plus tard à donner l'âge de leur bébé en SEMAINES et à décrire la couleur de son caca, alors... :taquin:
 

Calipo

Well-known member
27 Mar 2019
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Dans l'absolu avec mes copines mamans ça ne me dérange pas du tout de parler de leurs enfants, ni de comprendre que les voir veut souvent dire voir l'enfant avec puisque c'est une part essentielle de leur vie.

Moi je les aime bien les gremlins. Grâce eux il y a toujours des biscuits, des bonbons et des compotes chez mes copines, ils ont des rires extras quand ils sont petits et quand ils grandissent on leur achète des chiots et des trampoline avec lesquels je peux m'amuser, parfait.
Mais je reste une adulte sans enfant avec des intérêts pas toujours compatibles avec les enfants et l'envie d'avoir d'autre sujets de conversation de temps en temps.. (j'exclu les premiers mois des bébés, c'est le tunnel, les parents dorment 3h par nuit ils ont le cerveau en carafe les pauvres).

Donc assez naturellement les personnes avec qui j'ai perdu le contact sont celles avec qui il n'était plus possible de faire quoique ce soit qui ne soit pas en rapport avec leur enfant. Pas de conversation, pas de soirées, pas de sortie, tout devait toujours tourner autour de leur progéniture. Et si tu voulais parler d'autre chose 5min ou suggérer un plan de resto ou de sortie entre adultes c'était juste pas possible (et d'ailleurs suggérer ce genre de chose à une mère était proprement monstrueux selon ces personnes). Bah moi j'en ai pris mon parti et je suis passée à autre chose.

L'amitié ça ne peut pas être seulement à sens unique. Il faut que chacun y trouve son compte et donc fasse un effort d'adaptation sinon malheureusement on se perd de vue.
 

Altheea

Well-known member
6 Fev 2019
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Liège
En même temps on en revient toujours aux même conclusions , dans ce type de débats, il faut de la communication, de l'écoute et de la bienveillance des deux côtés si on veut qu'une amitié persiste alors que les modes de vie change et évolue.

Personnellement en plus d'être childfree, je suis pas mal tocophobe et donc tout ce qui se rapporte aux aspects "physiques" de la grossesse à tendance à me coller des angoisses, résultats quand j'ai eu des amies enceintes, j'ai du leur demander clairement de ne pas partager ce genre de détails avec moi en leur expliquant pourquoi et globalement ça c'est bien passé des deux côtés. A côté de ça elles savaient aussi que j'étais là bonne personne à contacter si elles voulaient juste oublier leur grossesse deux heures en parlant d'autre chose alors que beaucoup de gens autour d'elles étaient focus sur leur état et qu'en cas d'urgence je serais là pour les aider.

Et pour l'après on va dire que j'ai mon lot d'obligation aussi donc personnellement je ne vis pas si mal qu'on se voit moins, après je comprends que les agendas soient différents.
 

Astipalaya

Take me home tonight
29 Déc 2020
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Suisse
En fait j'ai l'impression que le problème concerne surtout les femmes :hesite: parce qu'elles doivent tellement se taper la charge mentale et tout que c'est déjà difficile de les voir, parce que le papa ne va pas tarder l'enfant pour qu'elle aille voir ses amis :hesite:
J'ai une amie qui a un fils, et la seule fois où je l'ai vue, c'était avec son fils, elle était sensée venir à nouvel an une fois mais elle a annulé, quelque chose en rapport avec son fils. Moi j'ai jamais été ultra proche d'elle, mais j'ai une amie qui la voit plus et à chaque fois il faut une activité "enfant-compatible" parce qu'il faut qu'elle le garde parce que le père visiblement c'est un peu compliqué de garder son propre fils le temps d'une soirée.
Alors que bah lui de son côté, il a gardé toutes ses amitiés intacte, parce qu'il sort toujours de temps en temps se murger la gueule avec ses potes et je pense que quand il arrive ses potes lui disent "alors ton petit va bien" et il doit dire "oklm oui le petit va bien" et bim, fin de la conversation, ils peuvent se murger comme avant :lol:
Alors que ma pote, bah déjà son fils sera la, et comme elle s'en occupe à 95% forcément que ça va être un sujet prédominant de la conversation.

Moi ça me fait super peur que toutes amies aient un enfant, parce que ça veut dire qu'elles ne feront plus d'apéro avec moi, certes je pourrais les voir, mais ça sera au parc avec les enfants ou n'importe où avec les enfants, parce que leur mecs vont jamais garder les enfants pour qu'elles viennent faire des soirée avec moi, même si les pères sont "progressistes" il y en a quand même pas des masses qui vont proposer de garder l'enfant le temps d'une soirée pour que, sans parler d'aller faire la fête, la mère aille juste au restau :hesite:
Et bon, me voir sera plus du tout la priorité des jeunes mamans, c'est normal, mais voilà pourquoi ça m'angoisse d'avance d'arriver dans cette période :lol:
 

Coco l’asticot

Well-known member
12 Jan 2019
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@Astipalaya je veux pas faire la relou mais ça arrive aussi souvent que les mamans ne veulent pas « laisser » le bb soit parce qu’il va trop leur manquer soit parce qu’elles ont pas confiance . Moi qd je sors je sais que je vais retrouvé un peu l’appart en bordel et le bb avec des moustaches de chats dessinés sur la tête par exemple, mdr
 
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Serena Snape

Sugar, cream or cyanide ?
10 Jan 2019
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Je me fais l'effet d'être une cold hearted bitch quand je lis certains de vos commentaires, mais de mon côté je trouve assez logique de s'éloigner de ses amis avec le temps. C'est un constat qui ne me touche pas particulièrement, j'ai l'impression que c'est simplement dans l'ordre des choses. On évolue chacun selon nos aspirations, on change, on ne regarde pas dans la même direction. A mes yeux, c'est plutôt rassurant qu'on ne soit plus les mêmes que lorsqu'on était ados/très jeunes adultes et qu'on ne soit pas éternellement figés dans cette même dynamique.

Ça m'est très personnel, mais à l'approche de la trentaine, j'avoue que je perçois les amitiés comme un agrément, un lien à avoir de temps en temps avec des gens que j'aime bien, mais pas comme un aspect essentiel à ma vie dans lequel j'aurais beaucoup d'énergie à investir. 13 ans ont passé pour mes potes de lycée comme pour moi, il reste les souvenirs bien sûr, mais on a chacun nos préoccupations/priorités/responsabilités du quotidien (qu'on avait pas quand on était ados, donc). Si on s'appelle une fois tous les 3 mois pendant 20 minutes, ça me va. Je n'aimerais pas sentir que les liens avec eux deviennent une contrainte pour que "tout reste comme avant", entretenir le truc à tout prix, être dispo alors qu'on est pris dans le tourbillon de nos routines. On passe au second plan les uns pour les autres, ça me semble naturel. Cela dit, j'ai un couple d'amis qui est CF et que j'ai rencontré beaucoup plus récemment ; pour autant ça me paraîtrait totalement incongru de les voir tous les 15 jours.

Je me demande si les remarques instrusives, violentes ou non sollicitées des 2 côtés ne pourraient pas justement venir d'un contact très/trop régulier. On s'accapare l'autre, on a l'habitude de lui donner son avis sur ses choix et son quotidien, on s'accroche à ce qu'était la relation à un moment M sans vouloir voir que les choses changent, on prend des aises et une place qui n'est pas forcément la nôtre. J'ai tendance à penser que garder une certaine distance, même avec les gens qu'on apprécie (famille, amis), est plutôt sain et évite les prises de tête.

Au sujet des enfants, je suis misophone et maniaque, donc c'est un peu compliqué de les accueillir chez moi sans angoisser (surtout quand ils sont très jeunes). Mais je ne me vois pas rejeter complètement ces petits êtres qui ont tant d'importance dans la vie de mes proches. Du coup on essaie de trouver des compromis le cas échéant pour que ça se passe bien, ils sont à l'écoute de mes troubles mais je comprends aussi que c'est pas toujours pratique de venir sans les enfants. De mon côté, je n'ai pas l'impression que les naissances autour de moi aient changé grand chose en définitive. Les parents ont toujours besoin de voir plein de monde, alors que je suis toujours aussi asociale et qu'il faut toujours me prévenir 72h à l'avance pour venir boire le thé à la maison (en plus j'ai déménagé à des centaines de kilomètres de ma région natale). Les "freins" pour se voir sont souvent venus plus de moi que d'eux. En soi, la naissance d'un humain de plus ne m'émeut pas et ne m'intéresse pas particulièrement ; mais si un de mes proches est tout content d'avoir réalisé son rêve de parentalité, par extension je me réjouis pour lui. Je leur souhaite du bien (obviously), donc je suis contente de savoir qu'ils concrétisent leurs projets quels qu'ils soient, même si ceux-ci sont très différents des miens et que je ne les "comprends" pas. Ça ne me dérange pas spécialement d'écouter les monologues à base d'enfants (après tout, ils écoutent aussi mes diarrhées verbales au sujet de mon couple, mes chats ou mon jardin alors qu'ils s'en foutent totalement :lol:). Ça n'empêche pas de parler d'autres choses sur lesquelles on se retrouve davantage. Et même si, au pire, ça n'a pas été le cas cette fois-ci, ça ne me choque pas spécialement.

Je pense que ça peut continuer à bien se passer en essayant de trouver un équilibre qui convienne aux 2 parties et en évitant les punchlines pas très cool sur les choix de l'autre. En faisant aussi le deuil de ce que cette relation a été par le passé, pour essayer d'en aménager une nouvelle qui sera forcément différente. Parce que oui, fatalement, les années passent, les choses changent et les gens aussi. Je crois qu'on devient plus spectateur de la vie de nos amis qu'acteur, pour moi c'est plutôt bon signe, ça montre qu'on a pris notre envol, mais je comprends que tout le monde ne le voie pas comme ça. J'imagine que les choses sont plus faciles si on accorde la même place que l'autre à l'amitié et aux relations en dehors du foyer (qu'on les trouve secondaires ou au contraire indispensables).
 

Clèves

Y en a même qui disent qu'ils l'ont vue voler
4 Fev 2019
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@Serena Snape Je suis à la fois d'accord et pas d'accord avec ta vision : les liens d'amitié évoluent et il faut s'adapter à leur transformation dans le temps au lieu de s'accrocher obstinément à ce qui a été, c'est aussi mon avis (d'ailleurs je trouve que c'est valable pour toutes les relations, pas seulement l'amitié). Les relations qui durent, c'est celles où on peut évoluer ensemble. Je pense effectivement que si on s'attend à ce que tout reste comme quand on était ado ou étudiants, on sera déçu tôt ou tard. Mais cette idée de l'amitié qui serait secondaire voire accessoire m'attriste un peu, je trouve que c'est dur quand on est célibataire de se dire que les relations qu'on entretient sont forcément secondaires à l'esprit des personnes auxquelles on tient (ce qui n'est évidemment pas de la faute des personnes en question, c'est juste la vie quoi, mais ça peut faire mal). Je me demande s'il n'y a pas des personnes qui se mettent en couple uniquement pour pallier ce manque, d'ailleurs. En ce qui me concerne, même en couple, j'ai besoin d'entretenir des rapports privilégiés avec d'autres personnes. Bref, je pense qu'il y a un juste milieu entre s'accaparer nos proches et simplement avoir envie/besoin qu'ils fassent une place pour nous dans leur vie, même si les trains de vie de chacun font qu'on ne peut pas s'appeler tous les jours pendant des heures comme on a pu le faire au lycée.

Après je comprends aussi que c'est ta vision personnelle donc je cherche pas à débattre sur quelque chose qui t'est propre, juste apporter mon point de vue sur la place qu'on peut donner aux liens d'amitié quand on a un taff, un.e conjoint.e, des enfants, des obligations familiales, etc.
 

Serena Snape

Sugar, cream or cyanide ?
10 Jan 2019
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@Brunehilde
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@Clèves en effet, c'est ma vision des choses, qui dépend entièrement de ma situation personnelle, de mon mode de vie et de celui de mon entourage, de mon rapport général au monde extérieur. Si certains paramètres n'étaient pas ce qu'ils sont, j'aurais peut-être un point de vue et des attentes/besoins complètement différents. Personnellement, cette "distance" ne m'empêche pas de leur garder une place privilégiée, d'avoir une pensée pour eux, d'apprécier de les voir un peu ou de leur consacrer du temps s'ils en ont besoin. Justement, c'est moins compliqué pour moi de m'investir dans ce cas là si, à côté de ça, on n'est pas en contact permanent et qu'on garde une certaine liberté dans nos échanges. Bref, en tout cas ce n'était pas du tout une vérité générale ou un "mais enfin, lâchez vos potes !" et j'espère ne pas l'avoir formulé comme ça. Je n'y avais pas vraiment pensé, mais je comprends que ça puisse être un peu touchy hors contexte, quand on n'a pas une vue d'ensemble complète sur la situation des uns et des autres (celles des personnes qui lisent un post et celle de la personne qui l'a écrit).
 

Clèves

Y en a même qui disent qu'ils l'ont vue voler
4 Fev 2019
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Bref, en tout cas ce n'était pas du tout une vérité générale ou un "mais enfin, lâchez vos potes !" et j'espère ne pas l'avoir formulé comme ça.
Non, pas du tout, je l'ai pas compris comme ça :fleur: J'aime bien ce que tu dis sur le fait que c'est justement en te laissant de l'espace pour respirer que tu peux être l'amie que tu veux être. Je pense que c'est vrai pour la plupart des gens et qu'il faut en effet garder à l'esprit qu'on ne gagne rien à oppresser les autres (ou à se contraindre soi-même d'être quelque chose qu'on est pas pour satisfaire ses ami.e.s). Et je trouve d'ailleurs que ce que tu décris de ta manière d'être en amitié est tout à fait valable et constitutif de belles relations donc finalement je pense qu'on est d'accord au fond !
 

Kettricken

Hate is always foolish, love is always wise
3 Jan 2019
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Mais cette idée de l'amitié qui serait secondaire voire accessoire m'attriste un peu,
Pareil. Je suis d'accord aussi avec l'idée que les amitiés doivent pouvoir évoluer. Mais comme les relations familiales et le couple d'ailleurs. Mais pour autant, mes amis sont très importants. Je connais certaines d'entre elleux depuis plus de 20 ans. Et ils ont été ma tribue pendant la longue période de célibat qu'a été ma vingtaine.
Ensuite, on s'est éloigné. Géographiquement, puis parce que le quotidien était prenant, puis certains ont eu des enfants ou des jobs ou des relations amoureuses très prenantes... J'en ai perdu en cours de route et ils me manquent toujours quelque part tellement j'ai considéré qu'ils faisaient partie de ma famille. Mais effectivement, pafois c'est plus sain d'acter que si on se rencontrait aujourd'hui, on ne serait plus ami

Bref tout ça pour dire que je trouve dommage l'idée que l'amitié doit forcément être moins importante que le couple ou la famille.
Pour autant, je suis tout autant d'accord que l'amitié ne doit pas devenir une série de contrainte parce que ça n'est pas sain

Pour les amitiés CF-parents, j'ai eu très peur de ça en tombant enceinte car entourage majoritairement CF/childless. Au final, l'amie que j'aurais perdue dans l'affaire n'était pas CF. Et je ne pense pas l'avoir perdue uniquement pour ces raisons, donc à mes yeux, le passage dans la parentalité est plutôt un révélateur de certaines tensions sous jacentes
Pour les autres, c'est clair que j'ai été moins présente et moins souple dans mes possibilités de présence pendant un an ou deux. Ca commence à redevenir plus facile sauf que bon, paf le covid.
 

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