J’ai 29 ans, je m’automutile, mais je me soigne

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
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Devant ton nez
#3
Il me semble qu'on utilise aussi le terme "autoblessure", plus proche de la réalité puisque ça n'implique pas obligatoirement de la mutilation.

Moi, c'est la psychophobie intériorisée qui m'y pousse parfois. Quand je fais ou dis une bêtise, très souvent du fait de ma neuroatypie, je me tape la tête contre les murs ou en me donnant des gifles, comme pour "punir" mon cerveau d'être aussi "détraqué".
 

Faol

Suddenly, pineapples
3 Jan 2019
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#4
Ca m'a fichu une petite claque, ce témoignage... Je ne me suis jamais considérée comme m'automutilant, mais il y a quand même beaucoup de choses décrites qui font écho en moi, qui me font me dire "Et si..?" Mais je ne le fais pas dans le but de me faire du mal, enfin je ne crois pas, donc c'est différent, non ?
Mon ex-amoureux avait déjà avancé le terme d'automutilation devant certains de mes comportements. Je ne sais pas trop quoi en penser... Après, je sais que je ne suis pas bienveillante avec moi-même. Je n'y arrive pas. Je me reproche beaucoup de choses, et ça m'arrive parfois, comme @Merlu, de me donner des claques quand j'estime avoir fait quelque chose de stupide (je suis neuroatypique aussi d'ailleurs, tiens, même si "léger" si j'ose dire). Mais à part ces rares événements, je ne me fais jamais consciemment du mal, je n'aime pas ça, même si des fois ce n'est pas l'envie qui me manque... Mais je me brûle sous la douche (à cause de mon eczéma), et j'ai plein de marques rouges au niveau de mes bras et mon décolleté parce que je me tripote la peau parfois pendant 15, 20, 30 mn à ces endroits, dans un état un peu second, quand je suis anxieuse (enfin, je suis anxieuse un peu tout le temps, mais disons... Quand j'ai le temps de me concentrer dessus).
Je ne sais pas...
 

Freya

New member
10 Avr 2019
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#5
Je fais plus ou moins la même chose. Je fais de la dermatillomanie, quand je suis stressé j'ai ce "réflexe" de touché mes bras (j'ai aussi de la kératose) ou mon visage (surtout le long de la mâchoire) et quand je sens des "petites bosses" j'ai ce besoin de les faire disparaître. Pendant des crises, il m'arrive parfois de passer 30 min à m'examiner le visage, je ne vois même pas le temps passer.
Je réalise très bien que c'est de l'auto-mutilation et j'arrive à me contrôler la plupart du temps surtout quand je vais sortir ou que je vais voir quelqu'un parce que je sais que je vais laisser des marques et que le fait de toucher à mon visage comme ça ne fait qu'empirer les choses, mais le besoin que j'ai de le faire dépasse complètement la logique.
Quand je sens une "crise" arriver, j'essaie de me distraire, je lis, fais du sport, je trouves un moyen de m'occuper les mains pour qu'elles ne dérivent pas dans des zones "dangereuses" mais je ne réussi pas toujours. J'hésite à appeler ça un combat de tous les jours mais l'habitude est tellement ancrée que je dois m'en empêcher chaque jour, parfois plusieurs fois par jour.
 

Lisopaïne

Well-known member
21 Déc 2019
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#6
Je n'avais jamais pensé à ma dermatillomanie comme de l'automutilation. Sûrement parce que ça ne me fait pas mal, et en général ça ne saigne pas.
Pourtant, effectivement, ça abîme mon corps.
Et puis dans le mécanisme, c'est effectivement plus proche de l'automutilation que du TOC chez moi... c'est à dire que c'est plus "addictif", ça me met dans un état de transe et je ressens de la satisfaction à le faire. Pis bon mes épaules sont assez ravagées...
A méditer donc...
 
7 Fev 2019
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#8
Pour les gens qui en auraient besoin, je me permets de poser ça là (je serai peut être accusée d'auto promotion mais si ça peut aider...) : j'ai fondé un magazine en ligne dédié à la santé mentale, Insane. On y trouve des conseils, des infos, des témoignages... C'est encore tout jeune (1 an et demi), mais voilà, c'est gratuit et sans pub, et mon espoir c'est que ça puisse aider autant de gens que possible.

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