Espace de discussion parents / childfree

2 Jan 2019
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Je le redis ici mais purée les CF vous êtes des warriors a supporter le corps médical !
J'ai envie de leur péter les genoux quand je vois les remarques que vous vous mangez ! J'hallucine complètement !

Sinon hier je me suis sentie très TRÈS childfree quand dans le train je me suis retrouvée dans la même voiture que le groupe "enfant voyageant seul.e.s" . C'est comme pour les avions, la sncf les prend en charge etc... j'avais envie de me lever, d'aller les voir et de leur dire bien dans les yeux "crie encore une fois et je te balance par la fenêtre du train en marche. C'est clair ?". J'ai 2 week end par an ou je voyage SEULE, ou je peux regarder ma série SANS être interrompue. C'est pas pour que des morveux me gâche ce moment :yawn:
(Et je dis tout ça en ayant conscience qu'un jour, des passagers penseront la même chose de ma morveuse a moi. Sauf que pour une fois qu'elle n'était pas avec moi j'aurais aimé en profiter a 100% :yawn: #mereindigne )
 

Kaliémis

Well-known member
5 Nov 2019
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Hello c'est intéressant ces discussions et échanges parents/non parents..
Je suis mère (entre autres) et les amies dont je suis très proches ne le sont pour la plupart pas... Par choix, chemin de vie. Parfois avec joie, d'autres avec résignation,et certaines avec peine.
Alors j'adore être mère, et je n'aurais pas aimé ne pas le devenir. J'adore mes copines qui ne veulent pas d'enfant et on ne se frite pas, je me demande pas secrètement comment ça se fait ni me dis qu'elles vont changer d'avis. J'adore aussi mes amies qui n'en ont pas et en souffrent et qui viennent quand même me voir avec mes trois enfants, dont un bébé trop mignon qui leur fait envie.
Je comprends les raisons qui poussent à ne pas vouloir d'enfant, qu'elle soient philosophiques, idéologiques ou tripales.
Il y a aussi le grand tabou de celles qui sont devenues mère et qui trouvent que c'est la pire décision ou expérience de leur vie. Au moins les childfree ont entamé une réflexion qui fait qu'elles savent qu'elles n'en veulent pas. Même si bien sûr certaines femmes en voulaient vraiment un et après le regrettent car on nous leurre à mort sur l'épanouissement que peut représenter un enfant.
J'ai eu peu d'amies mères, parce qu'elles me soulaient la plupart et récemment j'ai rencontré des nanas mamans qui ne semblaient pas avoir vu leur réflexion et leur personnalité avoir fondu en devenant mères. Et c'est sympa aussi. Souvent les enfants sont un peu plus grands (j'ai 35 et mon chéri est plus vieux que moi) ce qui fait qu'on sort de la zone mon bébé est le centre du monde. Bizarrement, je vais beaucoup en section parentalité parce que j'ai pas envie de souler mes potes CF (j'en ai que 3 en fait dans les très proches) ni mes potes qui n'en ont pas eus ou en voudraient sans y arriver ou sans avoir le géniteur pour. Au moins là c'est une section réservée et j'ai pas de scrupules à parler allaitement, nuits, éducation...

Je ne sais pas si ça prend trop de place sur rockie mais en tous cas moi je suis arrivée parce que même sans connaître l'ancienne version j'aimais justement que la parentalité soit là parmi d'autres éléments de la vie, et pas LE point central même si j'ai aimé le ton et le fait de pouvoir parler parentalité sans que ce soit horrible comme sur d'autres forums.

Et je trouve super qu'il y ait un espace childfree pour qu'il y ait une sorte de communauté et de compréhension parmi les femmes ou hommes qui conçoivent leur vie sans enfant.

Plus jeune, je ne voulais pas d'enfant . Assez vite j'en ai souhaité, sans que ce soit une obsession et j'ai eu la chance d'en avoir sans trop de difficultés. La vie m'a apporté un bébé surprise pour mes 34 ans alors que mes grands sont grands. Et je savoure cela. A fond, plus que les premiers qui étaient un frein aussi à la vie que j'avais dessinée dans la tête, mes aspirations libertaires.
Mais jamais jamais je ne prends mon parcours personnel et ma vie de famille comme une sorte d'idéal ou de référence. Car c'est une vie qui peut être très chiante, pleine de contraintes et c'est vrai que tout tourne autour des 3. Et mes potes CF en effet, je ne les convaincs pas parce que je les aime aussi avec leurs convictions et leur chemins et parce que concrètement je pense qu'elles seraient malheureuses dans ma vie. Elles font de l'art, ont pas d'horaire, partent en voyage quand elles veulent, lisent et étudient beaucoup. Je trouve leur vie aussi belle que la mienne, aussi remplie, aussi valable. J'ai peut-être, encore que, plus de mal à comprendre mes amies qui n'ont pas de père pour en faire un et qui aimeraient plus que tout fonder une famille, alors que peut-être elles profiteraient mieux de la vie en voulant créer autre chose comme univers, même si je comprends le désir d'enfant, comme je l'ai vécu moi-même.

C'est différent d'ailleurs de dire j'adore/je refuse/ je déteste être mère que dire j'adore / je refuse/ je déteste avoir des enfants. Ça se rejoint mais dans le fait d'être mère on dirait qu'il y a un rapport au rôle social. On devient mère. Quand on exprime son avis en axant sur le fait d'avoir des enfants, ce n'est pas le fait d'être mère qui est interrogé (genre je rate ma vie si je ne deviens pas mère. . Ou bien je n'ai aucune envie de devenir une mère) mais le rapport à l'enfant... J'adore être en lien avec des enfants que j'ai créés/élevés et que j'aime.. ou je n'ai pas envie de transmettre, d'avoir les contraintes liées aux enfants, d'avoir la charge ou la responsabilité de... Les deux façons d'exprimer les choses disent des choses différentes.

Je ne suis pas sûre en fait de kiffer être mère. Mais je kiffe vivre avec mes enfants. Certaines c'est le contraire. Elles sont fières d'être mères mais ont du mal avec la vie avec leur enfant. Et parmi mes potes childfree l'une le dit clairement, elle n'a pas envie d'être une mère alors qu'elle aime les enfants des autres . Et l'autre le dit plutôt sur le plan purée un gosse mais qu'est ce que tu voudrais que j'en fasse sérieux ? J'aime pas les enfants, bon un peu ceux des copains, je les tolère. D'ailleurs elle a 52 ans et a coupé court à plusieurs grossesses. Et avec elles, je sais que je peux être gaga de mes enfants sans qu'elles me jugent mais je sais aussi que si je leur parle de moi, en dehors de mon rôle de mère, elles vont être super présentes et ne pas me réduire à cela comme pour elle c'est pas le truc important dans qui je suis.

Je sais pas si je suis claire...
 
Dernière édition:

Kettricken

Hate is always foolish, love is always wise
3 Jan 2019
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Je voulais signaler aux CF un des derniers épisodes du podcast Bliss Stories. Vu qu'il s'agit d'un podscast sur la maternité, il y a peu de chances que les CF l'écoutent mais cet épisode, le 55, est un interview de Fiona Schmidt qui est CF et qui étonnament gère le compte Instagram "Bordel de mère".

Je trouvais certains de ses propos intéressants.
Bon le début du podcast n'est pas particulièrement intéressant car il s'agit juste d'une discussion sur le fait que mais oui, une femme peut ne pas désirer d'enfant. C'est un peu des platitudes.
Mais dans ce que j'ai trouvé plus intéressant, c'était par exemple quand elle raconte qu'elle a eu tendance, pour qu'on lui foute la paix, à coller aux stéréotypes qu'on colle au CF. Elle a ainsi clamé longtemps qu'elle détestait les enfants alors qu'elle les adore. Parce que dire "je ne veux pas d'enfant" suscite déjà assez d'incompréhensions sans ajouter derrière "j'adore les enfants ceci dit'".
J'ai aussi aimé ce qu'elle raconte de l'évolution de sa relation aux parents. Comment elle a aussi pendant longtemps collé aux parents les stéréotypes habituels du type "une femme qui a un enfant ne devient plus que mère". Parce qu'être CF est tellement dur d'un point de vue social qu'elle s'est sentie obligée d'entrer en opposition. Et qu'elle a changé son fusil d'épaule ensuite.

Bref, au cas où ça en intéresserait certaines :
https://www.bliss-stories.fr/2019/10/28/episode-55-fiona-je-ne-veux-pas-denfant/
 
Dernière édition:

asticot d'ivoire

j'ai (encore) mangé trop de cookies
28 Fev 2019
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Dublin
@Kettricken je me demandais à ce propos si j’étais une des rares CF à écouter assidûment le podcast Bliss? (j’ai d’ailleurs hésité à partager ici cet épisode ici).

Je me suis beaucoup retrouvée dans l’expérience de Fiona Schmidt, m’étant moi aussi conformée à une certaine idée que j’avais de la femme CF pendant plusieurs années. J’ai accepté le fait de beaucoup aimer les enfants sans vouloir me reproduire et depuis, je vis bien mieux les interactions que je peux avoir même avec des personnes très pressantes aux sujets du couple/enfants.

Je suppose que c’est une évolution assez classique au final et que ça fait partie du processus d’acceptation de ce que certaines personnes pourraient considérer comme des « paradoxes ». C’est malgré tout très chouette que des femmes expriment d’une manière tout à fait honnête leur évolution vis à vis de leurs propres croyances et de ce que cela implique en termes de relation avec les autres.

Bref, merci pour le partage!
 

Kitchie

Well-known member
3 Jan 2019
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@Kettricken c’est étonnant parce qu’en tant que childfree j’avais plutôt l’impression inverse que tu pouvais dire que tu ne voulais pas d’enfant mais à condition d’ajouter ensuite « mais attention j’adore les enfants » (ou variante j’adore les enfants des autres, j’adore être marraine/tata, mais je n’en veux pas à moi), sans quoi tu passais vraiment pour un monstre sans coeur.
@asticot d'ivoire non ça n’est pas une évolution classique, moi je suis childfree et les enfants ça n’est toujours pas mon truc, moins il y en a autour de moi mieux je me porte, même si certains enfants peuvent me sembler agréables de par leur personnalité (mais c’est rare).
 

Kettricken

Hate is always foolish, love is always wise
3 Jan 2019
1 947
21 014
113
@Kitchie J'imagine que ça dépend fort des gens.
Au moins, quand tu dis que tu les détestes, on "comprend" : ah c'est une sorcière
Si tu dis que tu les adores, là tout le monde va se jeter sur toi en mode : ben alors, pourquoi t'en fais pas ?!

Moi ma position à l'époque était "je n'en pense rien, je n'en fréquente aucun, j'ai pas vraiment d'opinion sur les enfants". C'était pas le coeur du sujet pour moi
 

Kitchie

Well-known member
3 Jan 2019
171
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@Kettricken je ne dis jamais que je les déteste à personne, ça va pas, j’ai pas envie de me faire lapider sur la place publique :LOL:
Je me contente de ne pas ajouter le fameux « mais j’adore les enfants ». Mais ça n’empeche pas les gens de vouloir t’en coller dans les pattes pour voir si un instinct maternel ne se réveillerait pas par hasard (ou pour se convaincre que tu n’es pas vraiment une sorcière parce que par ailleurs tu ne corresponds pas vraiment à l’image qu’ils se font de la sorcière).
 

Onirinaute

Well-known member
16 Jan 2019
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@Sohranna
J'ai lu pendant mon sous marin quelque chose qui m'a fait réagir : la colère généralisée contre les hommes, ces créatures aveugles à l'investissement et à l'épuisement de leurs compagnes dans la charge parentale.
Tu sais ça ne me choque pas du tout que tu en arrive à des bouffées de colère pareille, en vrai moi qui ne vit rien de tout ça, rien que de lire ce que certaines racontent ça m'arrive de le penser. Je suis triste et enragée que ce soit SI répandu, SI banal...

Pour tout dire, à une époque où j'avais un peu moins poussé ma réflexion sur le child-freeisme, je me suis dit que j'aurais peut être pu aimer être père, mais mère jamais :lunette: (Bon j'ai pas sérieusement envisagé cette option et le modèle de laisser mon conjoint gérer presque toute la charge ne me plairait pas non plus)

Depuis que je vous lis je me méfie tellement des pères de mon entourage, et j'en vois aussi des exemples partout... Celui qui adore ses enfants et ne veut pas partir en vacances sans eux, mais c'est sa compagne qui va mal dormir et ne pas avoir une minute à elle... Celui qui bosse beaucoup "pour qu'ils puissent être à l'aise et travailler moins" plus tard, sans voir son fils grandir et sans voir que sa femme n'en peut plus là, maintenant... Celui qui fait une "blague" à un couple d'amis que oui oui il faut que Madame allaite, avec un clin d'œil pour dire à Monsieur qu'il faut qu'il dise que c'est très important parce que comme ça, lui, il dormira tranquille...

Bref ça me désole, ça m'énerve, et je vous trouve très résilientes :fleur: et moi je me dis que j'ai bien de la chance de ne pas avoir d'envie d'enfant parce que sinon bah j'en chierais :lol:
 
1 Oct 2019
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@Sohranna
J'ai lu pendant mon sous marin quelque chose qui m'a fait réagir : la colère généralisée contre les hommes, ces créatures aveugles à l'investissement et à l'épuisement de leurs compagnes dans la charge parentale.
Tu sais ça ne me choque pas du tout que tu en arrive à des bouffées de colère pareille, en vrai moi qui ne vit rien de tout ça, rien que de lire ce que certaines racontent ça m'arrive de le penser. Je suis triste et enragée que ce soit SI répandu, SI banal...

Pour tout dire, à une époque où j'avais un peu moins poussé ma réflexion sur le child-freeisme, je me suis dit que j'aurais peut être pu aimer être père, mais mère jamais :lunette: (Bon j'ai pas sérieusement envisagé cette option et le modèle de laisser mon conjoint gérer presque toute la charge ne me plairait pas non plus)

Depuis que je vous lis je me méfie tellement des pères de mon entourage, et j'en vois aussi des exemples partout... Celui qui adore ses enfants et ne veut pas partir en vacances sans eux, mais c'est sa compagne qui va mal dormir et ne pas avoir une minute à elle... Celui qui bosse beaucoup "pour qu'ils puissent être à l'aise et travailler moins" plus tard, sans voir son fils grandir et sans voir que sa femme n'en peut plus là, maintenant... Celui qui fait une "blague" à un couple d'amis que oui oui il faut que Madame allaite, avec un clin d'œil pour dire à Monsieur qu'il faut qu'il dise que c'est très important parce que comme ça, lui, il dormira tranquille...

Bref ça me désole, ça m'énerve, et je vous trouve très résilientes :fleur: et moi je me dis que j'ai bien de la chance de ne pas avoir d'envie d'enfant parce que sinon bah j'en chierais :lol:


C'est exactement ce que j'avais dis à mon conjoint quand on avait commencer à parler bébé, "être père me semble plus facile... On fait comme ça?! Je veux bien si je suis le papa!". Bon vu que c'est moi qui ais l'utérus, pas possible hein :LOL: Mais il est effectivement possible de mieux répartir les tâches. N'empêche que le congé maternité après naissance (/congé de l'avilissement et de la perte d'autonomie) c'est forcément pour la maman... Comme la plupart des gens le savent déjà, le congé paternité est vraiment à revoir!

Et tu fais bien de te méfier des papa, le nombre de copains qui sont partant pour un deuxième, voir un deuxième rapproché (alors que leur copine ne veulent pas tout de suite) alors qu'ils ne sont pas souvent la: bosse en restauration ou commerce, donc rentre soit dans la nuit, soit vers 20h quand le rush est passé et c'est la maman qui a récupéré les enfants/bains/repas/couché... Un peu facile je trouve (même si je comprends qu'ils ne veulent ou puissent changer de boulot et d'horaire).

Après dans le sens inverses j'ai des copines qui ont a tout pris voulu prendre un temps partiel, parfois au détriment du papa. Lui aurait bien aimé passer du temps avec son enfant, mais vu que la maman c'était toujours vu "s'occuper de ses enfants" et ben ça lui parait logique que se soit elle, sans même vraiment envisager que le papa aurait souhaitais le faire (conditionnement de la société). Et du coup le papa ne peut pas le faire pour des raisons d'argent (parce que 2 à réduire l'activité c'est rarement possible). C'est dommage aussi je trouve !

Perso, on a tout mis a plat avant (avec rectification au fur et à mesure):
-ok pour faire un enfant mais pas si monsieur était en libérale -absent de 7h30 à 20h30-: donc il a prit un boulot avec du 8h/16h ou il y a que des mamans d'ailleurs (cliché) dans lequel il s'épanoui bien plus!
- il a prit une 80% et moi je suis a temps plein mais en ayant regroupé mes heures sur 4,5 jours.
- il y en a un qui dépose le petit chez la nounou, l'autre qui le récupère.
- chacun a le droit à 1 ou 2 soir par semaine d'absence (activité ou sortie)
- les tâches concernant notre fils son répartie plutôt équitablement, il n'y en a pas un qui fait out et l'autre rien ou peu
- pendant l'allaitement régulièrement c'est monsieur qui recoucher le monstre qui ne dormait jamaiiiis

Et si on fait le 2eme, pendant mes 10 semaines post naissance il prendra un congé sans solde pour être la!! :drama::egyptian::cheer::supermad:
 

Safinette

Well-known member
4 Jan 2019
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Coucou tout le monde

J'ai une question (j'ai hésité à la poser sur le forum CF, mais dans l'ensemble j'aime bien les débats ici aussi)

J'ai l'impression que du fait de n'avoir pas d'enfant avec mon conjoint rend mon couple "moins sérieux" aux yeux des autres.
A noter que je m'en fous, mais que ça me surprends un peu.
Mon conjoint a déjà eu deux enfants (grands maintenant), et suivant les personnes à qui j'en parle, j'ai l'impression que son couple d'avant était un vrai couple et pas le nôtre
Déjà que j'ai emménagé "chez lui" ...j'ai encore des gens qui me disent que du coup je ne suis pas chez moi (ça, ça me dérange beaucoup plus)

Mais voilà, chers CF avez vous déjà ressenti ça? Chers parents avez vous ce "jugement" et si oui pourquoi?

Merci à tous et bonne soirée
 

Ecureuille

S'émerveille du monde
2 Jan 2019
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@Safinette Je pense que pour la plupart des gens, un enfant et la concrétisation concrète de l'amour d'un couple. De leur point de vue, ne pas faire d'enfant avec son/sa partenaire veut peut être dire que votre relation est une "aventure" puisque "pas assez sérieux pour envisager de procréer".
Perso en tant que parent je pense que ce point de vue est débile :lunette: je considere mes amis en couple sans enfants comme des couples à part entière :coiffe:
 

Eferia

Well-known member
2 Jan 2019
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Nantes
www.amazon.fr
@Safinette : pour moi, le fait d’avoir ou non des enfants n’a rien à voir avec la solidité d’un couple.
A la limite, ça peut avoir du sens pour une personne, au cas par cas: par exemple, j’ai su très vite que je voudrais des enfants avec mon compagnon actuel, alors que je n’en voulais surtout pas avant: dans mon cas perso, le fait d’avoir des enfants est donc un indice de la solidité de mon couple, mais je me verrai pas appliquer ce raisonnement aux couples que je vois autour de moi. C’est un indicateur ni plus ni moins valable que nombres d’autres: le temps passé ensemble, le fait d’avoir des choses en commun, adopter un animal, voyager ensemble, etc...
et puis y’a qu’à voir le nombre de couples qui explosent avec des enfants, ça montre bien que ça ne soude pas forcément :) ça dépend des gens!
 

Emy Snape

Sugar, cream or cyanide ?
10 Jan 2019
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@Safinette je ressens pas vraiment ça, non. Faut dire qu'à part notre childfreeisme, on est complètement conformes aux injonctions et aux stéréotypes du couple tradi : je le connais depuis la moitié de ma vie, première et seule relation pour l'un et l'autre, j'ai emménagé chez lui quand j'avais 18 ans, temps libre qu'on consacre surtout l'un à l'autre, maintenant le combo proprio + maison + jardin + animaux + un CDI et une voiture chacun + mariés. Et nos personnalités pas très fun qui font que les gens s'imaginent spontanément que notre childfreeisme est hyper réfléchi, hyper intellectualisé et hyper calculé avec tout plein d'arguments en béton comme pour tout ce qu'on décide (sauf qu'il est en partie viscéral, donc du coup même pas).
Bref on répond à toutes les injonctions un peu surcotées de l'adulte responsable et barbant, qui s'engage sans aucun doute, qui n'aime qu'une seule personne dans sa vie, qui a un quotidien bien rangé et tout cliché, qui ne voit que par son couple. "Ils veulent pas d'enfant, bon OK ça passe, ils cochent toutes les autres cases".

L'injonction au grand amour, à la maturité, à l'indépendance, etc. sont à mon sens aussi fortes que l'injonction à avoir un enfant au final, c'est tout un package.

Quand je sors aux gens qu'entre autre on voit pas l'intérêt d'avoir un enfant parce qu'on se suffit à nous-mêmes et qu'on préfère se consacrer l'un à l'autre, qu'on aime notre relation telle qu'elle est sans ajouter une 3ème personne dans l'équation, ils sont généralement en mode ":puppyeyes:". Objectivement je sais pas si on s'émerveillerait autant du choix d'une femme qui dit ne pas vouloir de gamin pour continuer à voyager seule, à rencontrer des partenaires, à entreprendre une carrière prenante. Même si ma vie est très clichée (et qu'elle me convient très bien comme ça), je suis quand même très perturbée par ce double discours. La société a encore des progrès à faire en matière de déconstruction, mais là on s'éloigne du sujet.

Après je pense que cette idée du couple sans enfant moins "sérieux" que celui avec enfants vient d'une poignée de parents qui partent du principe qu'ils ont tout vu et tout vécu parce qu'ils galèrent avec leur gosse, qu'ils se lèvent la nuit et qu'ils en prennent pour minimum 18 ans, qu'ils ont la sensation d'avoir éprouvé leur couple. Alors certes l'arrivée d'un enfant c'est un gros chamboulement et ça demande des efforts d'adaptation que ni mon conjoint ni moi n'auront jamais à faire, obviously. De mon côté j'ai aussi vécu d'autres choses solo ou en couple, des épreuves par lesquelles tous les parents ne passeront pas. Un couple sans enfant n'a pas nécessairement moins d'expérience des épreuves, juste une expérience différente. Comme dit @Eferia, les indicateurs de la solidité du couple sont très variés. Pour moi ça n'a pas trop de sens de comparer les aspirations, les personnalités et le parcours des uns et des autres.
 

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
1 957
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113
@Safinette C'est marrant, ce matin je discutais avec une collègue très très cool qui me disait "mon copain a emmené notre voiture au garage" et je me suis dit "tiens c'est étrange, elle parle de son copain alors qu'ils ont 3 enfants ensemble..." et je trouve qu'effectivement, une fois qu'on a des enfants, si on n'est pas mariés on a peut-être plus tendance a dire "mon/ma compagne.on" ou quelque chose comme ça. En même temps je me suis dit "c'est cool, elle est pas prise de tête".
Oui, je crois que la société en général a tendance peut-être à trouver que les couples sans enfants sont moins "sérieux" ou moins "matures"... Je le déplore...
 

Lolita

N'oublions pas ceux qui nous nourissent
3 Jan 2019
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@CCCC C'est marrant ta remarque sur le mot «copain». On n'a pas d'enfants et on n'est pas mariés, mais j'ai toujours eu du mal à appeler monsieur mon «copain», ça me semble faux, ça me faisait même bizarre quand les gens en parlaient avec ce terme. Bon au bout de 3 mois, j'ai utilisé «mon mari» par inadvertance, et maintenant on est ensemble depuis assez longtemps pour que je l'utilise sans vergogne. Si je dis «mon copain», j'ai l'impression de parler d'un pote de sport ou d'un plan cul.
Peut-être parce que mes parents ne sont pas mariés et qu'après 40 ans de vie commune, le mot «copain» paraît insuffisant à représenter la relation.
Mais paradoxalement, ça ne me choque pas que les gens l'utilisent même lorsqu'ils sont «installés»
 

*looloo*

Well-known member
3 Jan 2019
1 857
11 488
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:yawn: oui je dis "mon copain", mon conjoint c'est pour les adultes et je suis pas une adulte moi (oui ça va faire 8ans qu'on est ensemble, on a un appart, deux gosses et un monospace :fear:) je pourrais éventuellement dire "mon partenaire de pacs" mais c'est bizarre :hesite: "mon compagnon" c'est bien trop sérieux, nan mon copain c'est très bien :lunette:
C'est marrant parce que lui dis "ma femme" :yawn:
 

Emy Snape

Sugar, cream or cyanide ?
10 Jan 2019
359
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@CCCC @Lolita j'ai jamais utilisé le mot "copain" non plus. Comme on était amis avant de se caser ensemble, pour moi ce terme dépeindrait pas vraiment l'évolution de notre relation. A 18 ans quand les gens me parlaient de mon "copain", je rectifiais toujours "non c'est mon conjoint :drama:" d'un p'tit air suffisant. Je trouvais que c'était décidément trop classe de pouvoir employer ce mot, ça faisait très officiel, un peu pompeux, c'est bien mon genre.
Je m'autorise à l'appeler "mon mari" depuis que je lui ai fait ma demande, étrangement ça comptait pour moi de pas utiliser ce terme avant, parfois j'aime bien jouer sur les mots. Comme on s'est mariés assez récemment, l'homme a pas changé son habitude et continue de dire "ma compagne" pour parler de moi, ça me dérange pas (ou peut-être qu'il me traite de harpie quand j'ai le dos tourné, mais tant que je le sais pas c'est OK).

Après ça m'étonne pas spécialement d'entendre parler de "copain" même si le couple a des enfants et/ou vit ensemble depuis des lustres, idem pour les gens non-mariés officiellement qui se disent "mari" ou "femme". Tout ça a le symbolisme qu'on veut bien lui donner. Ça étonne toujours un peu les gens de nous voir nous adresser l'un à l'autre par les diminutifs de nos prénoms, après 9 ans de cohabitation on a toujours pas pu/voulu se reparamétrer là dessus, donc bon chacun son truc.

J'avais pas nécessairement associé le côté plus "pointilleux" des mots pour désigner sa moitié et la présence d'enfants du coup.