Enfants uniques : vécus, expériences, témoignages...

Melo Win

Appelez moi Ygerne
2 Jan 2019
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Enfant unique au rapport, fille d'un fils unique et d'une fille presque unique (12 ans d'écart), maqué avec un fils unique ...

J'ai plutôt bien vécu mon enfance. Un peu gâtée mais pas trop non plus, la solitude ne me fait pas peur (voir je la chéri parfois). J'ai pu ressentir un manque parfois, pendant mon enfance, mais c'est surtout parce que j'avais peu d'enfant dans mon entourage familiale proche. Pas de cousin/nes. C'est peut-être ce qui m'a le plus manquer, plus qu'un frère ou une sœur.
Ce qui a été difficile aussi, c'est d'être l'unique réceptacle des angoisses de mon père. De ce point de vu, j'ai été assez couvé. Cela dit ça ne m'a pas empêché de dépasser cela, mais j'ai mis du temps.

Ce qui me fait peur aussi, c'est qu'avec le temps, on réalise qu'on est presque la seule "famille" de nos parents. Par exemple, pour Noël, si on ne le fête pas avec eux, ils sont seuls, de chaque côté. De même, avec la vieillesse, on va se retrouver chacun à devoir gérer ça seul. Cela dit, je tempère aussi cette idée car je constate que même quand il y a fratrie, il arrive régulièrement que ce genre de problématique retombe sur une seule personne.

Et pourtant, même si je l'ai bien vécu, nous donnerons probablement un frère ou une sœur à notre fils. C'est quelque chose sur lequel on a été rapidement d'accords. En partie pour les raisons évoquées ci-dessus.

Une de mes interrogations, c'est comment gérer les relations fraternelles alors qu'on ne l'a pas vécu soi-même. J'en avais discuté avec une copine qui m'avait dit que peut-être notre configuration pouvait être une force pour offrir des relations harmonieuses parce qu'elle constatait qu'elle projetait inconsciemment dans ses enfants ses propres relations avec ses frères.
 
16 Jan 2019
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#45
Bonjour!
Fille unique ici et petite fille unique du côté maternel. Je n'ai pas mal vécu le fait d'être "seule" mais vu que mes parents étaient très occupés par leur travail quand j'étais petite et que je passais donc 80 % de mon temps éveillé chez ma nounou j'ai un gros problème d'accroche émotionnel avec ma mère... Et ça dure depuis des années! Tout chez elle m'agace (ses réactions, ses tentatives d'intrusion dans ma vie privée, le fait qu'elle me demande de l'appeler souvent alors que j'en ai aucune envie...) et le fait que je lui ressemble beaucoup physiquement n'arrange pas les choses... :erf:
Je ne sais pas si c'est lié au fait que je sois fille unique mais malheureusement je pense que ça nous fait beaucoup de mal à toutes les deux :dunno:
 

Spiroulette

Well-known member
3 Jan 2019
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#46
Hello!

Fille unique, je n'en ai pas particulièrement souffert jusqu'à mes 24 ans je dirais... J'ai toujours su m'occuper seule et je jouais souvent avec les enfants de mon quartier qui avaient le même âge.
J'avais juste du mal quand je voulais jouer aux jeux de société (c'est revenu assez souvent par ici :cretin:) car mes parents ne voulaient pas y jouer. Ironiquement maintenant j'ai du mal à y jouer alors que mon copain adore ça :yawn:. Il a lui 3 frères.
L'été, plus petite j'avais mes cousines et par la suite mes parents emmenaient ma meilleure amie avec nous :).
J'ai toujours aimé écouter les adultes parler donc quand mes parents recevaient des amis, je ne m'ennuyais pas.

J'ai été gâtée oui mais pas pourrie :shifty:. Mes parents ont toujours su mettre des limites et souvent les gens qui me rencontrent et apprennent que je suis fille unique s'étonnent du fait que je ne sois pas chiante/égoïste :lol: No shit... Quest-ce que ça peut m'énerver ce genre de réflexion... La seule chose qui a je pense joué c'est le fait que j'ai été assez possessive en amitié. Je considère un peu mes amis comme ma famille donc bon... J'ai appris à me calmer mais c'est vrai que les déceptions amicales sont toujours très dures à vivre pour moi.

Aujourd'hui honnêtement je trouve ça dur. Parce que je vois mes parents vieillir, et que je me sens seule à devoir "gérer" ça. Je n'ai personne avec qui partager ces craintes là.
De plus je ne veux pas d'enfant et mes parents (surtout ma mère en fait) ont du mal avec ça. Elle commence à se calmer mais c'est vrai que je culpabilise énormément à cause de ça alors que mon copain lui a 3 frères sur qui se reposer :lol:.