Enfants uniques : vécus, expériences, témoignages...

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
1 968
16 032
113
#1
Hello !

Que vous soyez vous-même enfant unique, conjoint d'enfant unique, ou parent d'enfant unique (par choix ou non), je vous propose un sujet où nous pouvons discuter de cette configuration familiale vers laquelle on pointe souvent un doigt accusateur.
J'ai hésité à poster ça sur le forum "parentalité", mais vraiment j'aimerais aussi que les personnes enfant unique qui ne sont pas parent (pas encore, ou childfree) puissent discuter de leurs ressentis.
Parce que les stéréotypes de Tanguys et d'enfant-roi, ça va bien 5 minutes !
 

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
1 968
16 032
113
#2
Je commence donc. Je coche presque toutes les cases...

Ce contenu est réservé aux membres inscrit.es. Inscris-toi par ici.

Ce contenu est réservé aux membres inscrit.es. Inscris-toi par ici.

Ce contenu est réservé aux membres inscrit.es. Inscris-toi par ici.
 

GabrielleG

Keep calm and crochet on !
4 Jan 2019
96
187
33
#3
Hello !
Merci pour ce topic !
Je suis pas enfant unique, j'ai deux soeurs de deux ans de moins mais... Etant enceinte de mon premier et ne voulant pas de second, on commence déjà a nous saouler pour le second alors que j'ai pas encore accouché.
Du coup je veux bien lire des témoignages d'enfant unique...
Merci !
 
5 Jan 2019
1 949
12 102
113
aucoindelatre.home.blog
#4
Hello !
Je suis enfant unique et je fais partie de ceux qui l'ont bien vécu. En réfléchissant un peu pour ce topic, j'ai eu l'impression que les autres cherchaient absolument à me faire avouer que j'étais malheureuse de ne pas avoir de frère et soeur. Pourtant, c'est un manque que je n'ai jamais ressenti.

Je suis d'une nature calme, j'aime être seule et j'ai toujours eu assez de créativité pour m'occuper toute seule. J'ai sans doute dû être pourrie gâtée aux yeux des autres parce que j'ai jamais eu à partager mes affaires (ce qui ne m'empêche pas pourtant d'être généreuse avec les autres).

Après oui, j'ai des côtés égoïstes et j'ai toujours de la peine avec les gens de mon âge. Des fois, j'avoue ne pas trop comprendre pourquoi cela crée autant d'histoire d'être enfant unique; sans doute parce que je l'ai toujours bien vécu.
 

GabrielleG

Keep calm and crochet on !
4 Jan 2019
96
187
33
#5
@Scaretale Oui voilà, en quoi c'est un mal ?
On peux très bien en tant que parents vouloir se consacrer a l'éducation d'un seul enfant et lui apporter plus de choses, plus d'attention que si il y en avait deux ou trois.
Ou voir même ne pas se sentir le courage d'en élever plusieurs.
 

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
1 968
16 032
113
#7
@GabrielleG oui, voilà, on pense parfois qu'une fois qu'on à un enfant les gens vous lâchent la grappe, mais en fait ils continuent en vous demandant quand est-ce que vous faites un deuxième. Bon, Je n'ai pas non plus subi de pressions de la part de mon entourage, je crois que me la suis surtout mise moi-même, ayant grandi dans le mantra "les familles nombreuses, y'a qu'ça de vrai".
@Scaretale merci tu me rassures ! On peut avoir une bonne relation avec ses parents même quand ils sont en supériorité numérique ;) ... J'ai parfois l'impression de mettre trop de pression sur ma fille, et je me dis que peut-être je lui en mettrais moins si elle avait des frères et soeurs ? Mais probablement pas, en fait.
 
Dernière édition:
5 Jan 2019
1 949
12 102
113
aucoindelatre.home.blog
#8
@CCCC Après, il y a aussi le caractère des parents qui ne change pas suivant le nombre d'enfants. J'en ai lu/entendu des histoires d'enfants couvés/mis sous pression/qui s'entendait bien avec ses parents alors qu'ils avaient des frères et sœurs. Donc y a quand même une part de la vie d'enfants qui ne dépend pas du fait qu'il soit unique ou non :)
Suffit que je compare à une de mes amies enfants uniques, sa vie c'est tout le contraire de la mienne et son ressenti aussi.
 
You Rock !: Mad_Ame

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
1 968
16 032
113
#9
@Scaretale oui, en fait ça confirme ce que je veux croire : le fait d'être heureux, le fait de se construire de manière harmonieuse, peut se faire quelle que soit la configuration familiale, et être enfant unique n'est nullement un obstacle. Peut-être même que ça n'a carrément rien à voir. (Ouf ! Je culpabilise déjà moins, ça peut paraître dingue mais au fond de moi j'ai cette croyance qu'on ne peut pas être heureux sans frères et soeurs)
 

Brekkenth

Active member
10 Jan 2019
51
223
33
#11
La croyance du bonheur si on a une fratrie est très fausse en plus. J'ai une amie qui a une soeur et je pense qu'elle aurait vraiment préféré être enfant unique cela lui aurait évitée de se sentir jugée et rejetée en permanence sur tous ses choix de vie par sa soeur (juste par jalousie).
 
You Rock !: CCCC et Scaretale

Mad_Ame

Guerrière de mère en fille
5 Jan 2019
728
7 628
93
#12
Enfant unique du côté de mon père et aînée d'une fratrie de 3filles du côté de ma mère. J'ai 8 et 9 ans d'écart avec mes petites soeurs.
Je l'ai déjà dit du côté topic des parents mais, même si j'aime mes soeurs, j'aurai vraiment préféré rester fille unique (mais le choix ne m'appartenait pas donc). Elles m'ont vraiment pourri mon enfance et (cumulés avec les choix douteux de ma mère) j'ai longtemps voulu vivre avec mon père (malheureusement pas possible car travail de nuit....toussa toussa).

Bref le fait est que je suis à mon tour mère et que si mon conjoint rêvait d'une belle petite famille de 3-4 enfants, j'avais concédé pour 2max, et finalement notre unique exemplaire actuel lui a fait changer d'avis! Pour mon plus grand bonheur :D notre fille restera fille unique probablement pour toujours.
 

AngèleLN

Hold me closer tiny dancer
1 Avr 2019
688
4 538
93
#13
Je suis également fille unique et je l'ai très bien vécu ! D'ailleurs je pense que c'est grandement pour ça que je ne veux avoir qu'un enfant.
Mes parents m'ont traité certes avec beaucoup d'attentions mais pas non plus comme une enfant gâtée dans le mauvais sens du terme. Ils ne cédaient pas à mes caprices après j'étais aussi une enfant assez facile à gérer (je n'ai jamais fait de crises d'ados par exemple). J'aimais joué seule, je n'aime pas le bruit et les cris de trop. Je n'ai pas grandi en me sentant seule non plus, j'ai fait du sport en commun très tôt, ce qui faisait que j'ai du apprendre à vivre en équipe et à partager.
 

CCCC

Cessez ces "C" !
20 Jan 2019
1 968
16 032
113
#14
Merci, franchement vous révolutionnez ma vie ! Je me rends compte qu'il y a très peu d'enfants uniques dans mon entourage proche, à part mon conjoint. Donc difficile d'avoir d'autres sons de cloche.
J'ai parfois l'impression de mettre trop de pression sur ma fille parce que c'est la seule, mais en fait c'est peut-être une déformation de mon passé de famille nombreuse où je me disais "si je meurs, c'est pas grave, mes parents seront pas trop tristes parce qu'ils ont d'autres enfants". o_O je ne me mettais pas du tout la pression :)
 
M

Mainlinh

Guest
#15
Hello,

je suis enfant unique également. Mes parents étaient ouverts à plusieurs enfants mais la vie en a décidé autrement. :drama:
Ce contenu est réservé aux membres inscrit.es. Inscris-toi par ici.

Je l'ai très bien vécu, ce ne m'a pas du tout empêché enfant d'avoir des amis, de voir mes cousins.ines. Et j'ai une très bonne relation avec mes parents et j'ai été une enfant facile à gérer aussi. Grandir comme ca m'a rendu très vite autonome et indépendante, que ce soit pour le jeux, que pour les taches de la maisons (pas de partage de vaisselle entre la fratrie héhé) et maintenant dans mon travail c'est une qualité très appréciée qui m'a emmenée très loin dans mes études.

Quand les gens autours de moi le savent, souvent j'ai le droit au couplet de l'enfant gaté, l'enfant roi, ou encore de l'enfant qui s'est ennuyé toute son enfance. Oui, alors non. Merci ca va. A la limite j'ai connu le manque à l'adolescence d'un.e grand frère/soeur qui m'aurait aiguillé dans des choix musicaux ou vestimentaires, mais je pense que chaque ainé connait ca ! :happy:

En grandissant quelque chose m'a frappé par contre. Si je suis enfant unique, ca veut dire que la nouvelle génération passera par moi, si je n'ai pas d'enfants alors mes parents ne connaitrons pas la joie d'être grand parents par extension. Si elle arrive un jour, mes enfants hypothétiques n'auront pas de cousins.ines direct mais plus éloignés. De mon coté en tout cas, car mon compagnon à 4 frangins... Et si jamais la maladie ou le deuil tombe, et ils tomberont tôt ou tard, je serai seule de ma génération dans la famille directe et fatalement beaucoup moins disponible pour prendre soin que une fratrie qui se relaye.
Mais ca, c'est la 30aine qui approche et la pression sociétale qui me travaille je pense !
 

LittleWolf

New member
13 Avr 2019
2
7
3
#16
Enfant unique aussi (et je le vis très bien, si ça peut en rassurer quelques uns). J'aime beaucoup le fait d'être seule dans ma "fratrie" : j'apprécie de, quand je rentrais chez mes parents, de pouvoir apprécier un calme, un silence reposant, après une journée entourée par le brouhaha, les cris, les rires... calme que je ne retrouve que très peu chez des amies ayant des frères et sœurs.

J'ai aussi été frappé il y a 2-3 ans à peine (j'ai à peine la vingtaine pourtant) par le fait que c'était à moi "d'offrir" la chance à mes parents d'être grands-parents. Sans moi, ils ne le seront jamais, et j'avoue que cela ne me rassure pas. Cela m'a fait me poser des questions comme et si je ne trouvais pas d'homme avec qui faire ma vie ? et s'il ne voulait pas d'enfant ? si notre situation ne permettait pas d’accueillir le dit-enfant ?
J'envie mes cousins, qui sont issu de fratrie de 2 à 3 enfants, qui, eux, ont le choix (à mes yeux). Ils peuvent toujours compter sur l'un ou l'autre de leurs frères/sœurs pour faire de leurs parents grands-parents. Ce qui n'est pas mon cas.
 
5 Jan 2019
1 949
12 102
113
aucoindelatre.home.blog
#17
C'est vrai que je ressens aussi la pression de donner des petits-enfants à mes parents, mais plus le temps passe, moins j'en ai envie. Et j'estime que ce n'est pas un poids que quelqu'un a le droit de me faire porter, c'est un choix qui me revient seule. Je ne vais pas mettre au monde un enfant juste pour faire plaisir à mes parents au risque de rendre au moins deux personnes malheureuses.

Je ne sais pas si mes parents ont fait le deuil de probables petits-enfants, mais je crois qu'ils ont bien compris qu'ils n'en auront sans doute pas.
 

Hypatie

Summer is coming
20 Mar 2019
1 690
816
113
#20
Je suis fille unique également

Je l´ai assez mal vécu pendant mon enfance. Je demandais toujours un petit frere ou une petite soeur a mes parents. Certains ont des amis imaginaires bah moi j´avais des soeurs imaginaires.

Pourtant j´étais bien entourée par mes parents et mes grands-parents (je suis petite-fille unique du coté de ma mère). Donc j´ai grandi dans un univers d´adulte. Et j´aurais bien aimé avoir un autre enfant avec qui partager ça (parce que les parties de monopoly seule c´est pas ouf) mais inventer de nouveaux jeux et s´occuper seul ça développe l´imagination (enfin je me suis quand meme bien souvent ennuyée et quand quelqu´un me disait :"mais celle/ceux qui ont des freres/soeurs se disputent" je répondais "Bah au moins ça passe le temps")
Pareil, dans les moments tendus que peut traverser une famille (dispute de papa/maman,...) on se retrouve seul.e entre les parents et j´ai pendant un temps fait l´arbitre entre mes parents, été la confidente des deux cotés quand ils ont traversé une mauvaise passe

Parce que oui ce sont les enfants qui trinquent quand les parents se disputent voire se séparent et pour un enfant unique c´est encore pire, cela veut vraiment dire être seul face aux problèmes des grands. je pense que quand on a un frere ou une soeur c´est plus simple parce qu´on a une personne qui est exactement dans le cas que nous et qui peut nous comprendre.

Le fait d´être enfant unique joue aussi sur le caractère : je suis très possessive et jalouse (surtout pendant l´adolescence) puisque j´avais l´habitude qu´on ne regarde que moi, de ne pas préter mes jouets bref de ne pas avoir à partager quoi que ce soit. J´ai surtout gardé un coté très solitaire et indépendante.

J´ai toujours eu des ami.e.s à l´école et en dehors. Mais ainsi va la vie beaucoup sont partis de mon cercle de proches (éloignement géographique,..) Ce qui n´est pas le cas d´une fratie et je continue de penser que ça doit être génial d´avoi quelqu´un de son age qui sera là tout au long de la vie. Une valeur sure.
Bien sur, j´ai des cousins mais qui s´éloignent pour fonder leur famille

Etant pessimiste de nature je me demandais souvent comment je m´en sortirais si mes parents mourraient. C´était un de mes cauchemars récurrents (je crois que je regardais trop de films avec des orphelins ^^), ça m´a poursuivit jusqu´à mes 20ans où je me sentais suffisament indépendante pour m´assumer sans personne au cas où. Meme si bien sur il y aurait eu toute ma famille pour m´aider. Mais que voulez-vous, je suis très pragmatique.

Il y a surtout pas mal de pression. Vous avez parlé dans ce topic du fait d´être responsable de la "grand-parentalité" de vos parents, c´est le cas même si mes parents ne me mette aucune pression là dessus il y quand meme quelque chose qui me rappelle que si je n´ai pas d´enfants notre famille partira avec moi.
Mais le plus dur pour moi, c´est de devoir réussir coute que coute pour ne pas décevoir les parents (très bonnes notes à l´école suivie de grandes études, ...)
J´ai énormement culpabilisé quand je suis partie étudier à 4h de route de chez eux, puis quand je suis partie en stage à l´étranger.
Je pense que cela dépend des parents et de la façon de ressentir les choses. Par exemple, une amie m´a confié culpabiliser car elle ne se sentait pas à la heuteur de son frère ainé.

Mes parents ont dépassé la cinquantiane et ils ont tous les deux des métiers assez physique et je commence à redouter le moment où je devrais m´occuper d´eux quand ils seront vieux tant sur la présence physique et morale que financièrement. Ca commence déja un peu mais pour l´instant ils peuvent se gérer seul (je vois comment ça se passe avec mes grands-parents, il faut toujours courir après les rdv médicaux, les visites de ci et là, quand mémé va bien c´est pépé qui s´est fait un bleu).
Ma mère ne conduit pas en ville donc elle doit se faire accompagner avec quelqu´un pour chaque visite chez un spécialiste.
Comme je suis en plus petite-fille unique je devrais aussi m´occuper de ma tante et mon oncle qui n´ont pas d´enfants.
Et ensuite gérer seule les obsèques, le deuil ... (je vous ai dit que j´étais pessimiste (mais réaliste aussi)
Un peu dur à assumer quand on est seule surtout si derrière il y a en plus une carrière et des enfants. Bref ma vie risque d´être folklo dans une quinzaine d´année.

Aujourd´hui ça va mieux j´ai 23ans et j´apprécie de retrouver mes parents seule, dans le calme.
Je sais que je ne veux surtout pas d´enfant unique. Mais malgré tout ce que je viens de dire j´ai quand même eu une belle enfance et de la chance d´être bien entourée par mes grands parents , mon oncle, ma tante maternels mais aussi mes cousins du coté paternels

En me relisant cela peut sembler assez triste mais je me rends compte que je n´ai pas eu les désacréments d´une fratrie qui ne s´entend pas (pas de jalousie, de discordes,..) et surtout que j´ai pu avoir une relation privilégiée avec mes parents.
Et il ne faut pas le nier, financièrement mes parents ont pu sans mal m´aider pour mon logement pendant mes études alors qu´ils auraient surement du faire plus attention si nous étions 2 ou 3. De même, j´assume complètement le fait d´avoir été pourrie-gatée (et de l´être encore), mais mes parents on réussi cette prouesse de me gater tout en m´apprenant la valeur de l´argent, ce qui n´est pas le cas de la plupart des enfants uniques que je connais.
Il faut dire aussi que c´est bien plus simple de vivre avec un enfant. Ainsi mes parents m´emmenais partout : en voyage, chez leurs amis, parfois au travail, .... Mes grands-parents m´ont aussi gardé sans mal (c´est toujours plus simple de s´occuper d´un enfant de de 3)

Personnellement je ne recommande pas le choix d´un enfant unique mais je peux le comprendre.
Maintenant je suis la fille chiante qui a peine arriver le premier bébé demande : "c´est pour quand le deuxième?"
 
Dernière édition: