Ecrire des contes en inclusif et non-genrés

Ekalos

Like science-fiction, but in real life
4 Jan 2019
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#1
Coucouuuuuuu coeur sur tout le monde. :jv:

Je suis actuellement en train d'écrire des contes à partir de structures existantes : je prends les structures narratives avec les épreuves et objets symboliques, que je respecte au poil près. J'ai juste adapté le genre des personnages : je change le sexe une fois sur deux, mettant ainsi en scène des couples mixtes et mettant les genres symboliques dans des situations différentes.

Je me pose maintenant la question de la méthode de ma démarche et je voudrais savoir si vous avez des règles d'orthographe de l'inclusif, des références en terme d'écriture non-binaire ou d'une écriture sans étiquette de genre (même si je mets parfois en scène des contraires de genres symboliques, dans le sens que le féminin et le masculin existent en tant que forces dans chaque personne). J'aimerais faire ce travail en faisant un compromis avec la grosse symbolique ésotérique des contes.

Merci de toute aide et merci de m'avoir lue!
 
5 Jan 2019
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Lyon
navisseli.tumblr.com
#2
Concernant les pronoms à la troisième personne, je trouve que le plus simple d'utilisation est "iel", "læ", "é.e"
Exemple : J'aime beaucoup cette personne, iel est très sympathique. Je l'ai rencontré.e à une fête. Je læ trouve très gentil.

Il existe d'autres pronoms neutres comme le "ille" québécois (exemple 1), "ul" (exemple 2) et "ol" (exemple 3), qui sont moins utilisés.
Exemple 1 : Ille aime particulièrement les raviolis épinards-ricotta.
Exemple 2 : Dominique ? Ul est dans le secteur du commerce, non ?
Exemple 3 : Ol a déjà 5 ans... Ol a grandi d'un coup !


Il y a plusieurs possibilités concernant l'orthographe inclusive :

- On peut inclure juste un genre supplémentaire, le genre neutre, et on continue à accorder tout le reste selon la grammaire classique. C'est le degré 1 disons, celui où on respecte le genre des gens mais où on ne rend pas spécialement la langue plus inclusive. Cela se fait avec (exemple 1) ou sans (exemple 2) féminisation du langage.
Exemple 1 : Tu connais Bex Taylor-Klaus ? J'adore cet.te acteurice !
Exemple 2 : Iel est médecin, si tu ne te sens pas bien, tu peux aller læ voir.

- On peut accorder en genre et en nombre avec tous les sujets du participe, ou bien appliquer la règle de proximité. J'ai tendance personnellement à préférer la première solution.
Exemple 1 : Les étudiantes et les étudiants de philosophie sont convié.es au rendez-vous annuel du master.
Exemple 2 : Les chiens, les chats et les hirondelles sont très belles.

J'ai un petit répertoires de mots inclusifs aussi sur mon ordi :)

Confrère, consoeur, confrères, consoeurs : conadelphe, conadelphes
Celui, celle, ceux, celles : cellui, celleux
Crucial, cruciale, cruciaux, cruciales : cruciale, crucialaux
Etranger, étrangère, étrangers, étrangères : étranger.e, étranger.es
Faux, fausse, faux, fausses : fauxe, fauxes
Frère, soeur, frères, soeurs : adelphe, adelphes
Gent, gente, gens, gentes : gent.e, gent.es
Maître, maîtresse, maîtres, maîtresses : maître.sse, maître.sses
Monsieur, madame : minestre, minestres
Neveu, nièce, neveux, nièces : adelphide, adelphides

Ton projet de contes, ça me fait penser à un poème "test" d'écriture inclusive qui s'appeler "li dragan et li chevalei" ou un truc comme ça, c'était vachement chouette.
 
Dernière édition:
You Rock !: Aughra et Ekalos