Comment ne pas être défaitiste ?

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
1 687
5 834
113
32
Devant ton nez
Ce n'est un secret pour personne, je n'ai pas un tempérament très optimiste.

Avec le recul, j'ai l'impression que ça agit sur moi comme une drogue: ça me détruit, ça me pousse à détruire les autres, mais en même temps, j'ai beaucoup de mal à m'en passer. Je ressens souvent un besoin viscéral de l'exprimer, et parfois je l'exprime carrément (il faut dire que mes tendances dépressives et les désillusions que j'ai connues dans le militantisme n'aident pas), et forcément, ça fait des étincelles (c'est vrai, qui a envie de s'entendre dire qu'iel se bat pour rien ?).

Clairement, ça me bouffe, et ça me rend toxique. Et comme je sais que je ne suis pas le seul à avoir ce tempérament, je me suis dis que je pourrais en faire un topic afin de discuter des moyen de se libérer au cas ou d'autres auraient aussi l'impression de se faire bouffer par cette attitude.
 

Ann Ha

Well-known member
6 Jan 2019
2 361
24 864
113
31
Je comprends ce que tu veux dire. Chez moi c'est par périodes. Je pense que ce qui m'aide le plus, c'est d'essayer d'identifier quelle émotion ça suscite en moi quand il y a un article/un commentaire/la réaction de quelqu'un qui me donne envie d'être négative. En général chez moi c'est un sentiment d'envie, ou d'injustice. Quand quelqu'un est très positif sur quelque chose pour lequel j'ai eu une expérience négative, je me dis que ce n'est pas du tout l'expérience que j'ai eue et que ce n'est pas possible qu'elle ait une expérience positive là où pour moi c'était difficile. Je trouve ça inenvisageable parce que injuste. Or, on est tous différents, on ne vit pas les choses de la même manière, et puis aussi c'est une question de chance.
Alors maintenant j'essaie de renverser mon état d'esprit. Quand je me dis "c'est injuste qu'elle arrive à voir les choses de cette manière", j'essaie de me forcer à penser "quelle chance elle a de réussir à voir les choses de cette manière". J'essaie d'avoir de l'estime pour l'expérience des autres, et de me forcer à ne pas penser : "s'il a une bonne image de XX, c'est qu'il n'a pas compris ce qu'était XX en vrai (sous-entendu comme moi je l'ai compris)". Alors qu'en vrai, qu'est-ce que j'en sais que c'est moi qui ai le mieux compris ?

Bref, ça te paraîtra peut-être overbisounours comme réponse, mais je trouve que la positivité et la bienveillance ça s'exerce. Quand on se force à considérer que les autres sont par défaut dans le vrai, on finit par moins les critiquer.

Etrangement, c'est quelque chose que j'ai beaucoup exercé au boulot. En encadrant des gens, en relisant des livrables d'autres personnes. Au début j'avais toujours très envie de tout changer, et puis quand je me force à me dire "je ne corrige que s'il n'y a aucun moyen qu'il ait vraiment voulu dire ça", ça fait beaucoup moins de corrections et les gens sont contents d'avoir moins de corrections.
Ça veut dire aussi que je suis moins souvent prise à critiquer alors qu'en fait l'autre avait raison. Et c'est bon pour la crédibilité, et pour le capital sympathie de manière générale. Ça me semble toujours hypocrite par moments, mais j'essaie d'être sincère quand même, juste de donner systématiquement le bénéfice du doute à l'autre.
 

Anaïs*

"If it's not okay, it's not the end."
26 Jan 2019
79
277
53
28
Merci pour cette discussion. J'ai l'impression d'être une personne hyper toxique, parce que je suis très exigeante (d'abord avec moi mais par extension je finis par l'être avec les autres), et en ce moment je travaille aussi sur la positivité, la bienveillance, l'empathie. J'ai l'impression de flinguer la vie des gens. Pourtant ils sont précieux à mes yeux, mais je m'écoute trop et je n'arrive pas à respecter leur besoin de respirer.
J'adore tes conseils/expériences @Ann Ha , c'est hyper inspirant pour moi en ce moment, j'aurais besoin d'en lire plus des comme ça.
 

Mai Léo

Well-known member
14 Jan 2019
25
219
28
"Un moyen de se libérer" : on peut se tourner vers la philosophie, ou chercher une aide professionelle. Si on est dépressif-ve, ca ne va pas partir par magie.
J'ai appris dans mon cas que la dépression est liée à une incompétence totale à voir, accepter et satisfaire mes propres besoins. Je ne sais pas si c'est le coeur du problème dans toutes les dépressions, en tout cas je me disais aussi beaucoup "je m'écoute trop" alors que c'était le contraire, et "je bouffe les autres", ce qui est un effet de la dépendance émotionnelle qu'on développe quand on ne s'écoute pas. Souvent les autres n'ont pas tant besoin de respirer que de ne pas être responsables de nous et de notre bonheur.

La thérapie m'aide à présent. Et j'ai réalisé que je ne pouvais pas prétendre profiter de la vie ou être optimiste tant que ma santé mentale serait mauvaise, donc c'est devenu pour moi la priorité. Tant pis si je n'ai plus d'argent pour certains loisirs : tant que j'irai mal, je ne saurai pas vraiment en profiter.

J'ai beaucoup de compassion aussi pour le "burn-out militant". Mais je pense qu'on ne se bat jamais pour "rien". Tellement de causes ont avancé grâce au militantisme ! Mais c'est un travail d'une vie, et parfois un travail qu'on fait et dont on ne verra jamais les fruits, mais ils profiteront aux générations suivantes.
 

Nastasja

Well-known member
27 Fev 2019
124
876
93
Avant j'avais cette propension à voir tout en noir et à être pessimiste, du fait des expériences vécues et du milieu dans lequel j'évoluais.
Si j'avais des conseils à donner, ce serait de commencer par identifier les contextes, milieux, personnes qui nous font du mal (quand c'est bien ça la source de notre négativité, par exemple un ami toxique) et de couper avec autant que possible.
Aussi, le conseil de @Ann Ha ,identifier les pensées négatives et de leur donner une alternative, c'est généralement efficace à terme.
Il y a d'autres choses comme les thérapies personnelles qui peuvent aider (psychothérapies, hypnose, EMDR etc). J'ai conscience que ça coûte de l'argent, mais c'est une piste à explorer si on a un budget pour ça. En tout cas ce n'est jamais une honte de faire appel à des professionnel-les de la santé (je me permets d'ajouter ça parce que je sais que les hommes sont souvent conditionnés à ne jamais rien dire, et c'est dangereux pour eux).
S'il y a pathologie (bipolarité, dépression etc) je dirais que c'est carrément vital.
Sinon, apprendre à se faire plaisir (self-care, à ne pas confondre avec hygiène de vie), ce n'est pas forcément avec des choses très compliquées ni très chères (ça peut être juste se poser pour lire un livre avec un bonne tisane ou sortir prendre l'air, ou mettre une musique qu'on adore). La vie est trop courte pour qu'elle soit pourrie 100% du temps!
Au niveau du militantisme, hmm, ça n'est jamais inutile, c'est juste que c'est long. En tout cas, il ne faut pas avoir honte de relâcher ou d'abandonner plus ou moins le sien si on sent que ça met la santé mentale en danger. L'altruisme c'est très beau, indispensable même, évidemment, mais on doit toujours se préserver avant tout! il y a toujours quelqu'un qui pourra venir militer à notre place, par contre, si notre santé se dégrade à un point de non-retour, elle est irremplaçable.
Aussi, je partage un truc qu'on m'a dit l'autre jour et que j'avais trouvé très puissant: on a le droit de se tromper, de ne pas réussir du 1er coup. Et on a aussi le droit de faire autant d'essais infructueux qu'on veut et peut.

En tout cas bravo pour ta démarche @Merlu ; force et courage!

Edit: je pense qu'il faut aussi fuir les réseaux sociaux, surtout Twitter Facebook et Instagram (dans cet ordre).
 

Nylah

Ne pas me citer, merci !
23 Juil 2020
226
1 679
93
Hello !
Je me reconnais beaucoup dans ce que vous dites...

Je suis quelqu'un d'assez défaitiste. J'ai une peur bleue d'être la fille toxique et qui se plaint toujours - j'ai eu une période très difficile où j'ai tout perdu et de laquelle je n'en suis pas encore totalement sortie. J'essaie de relativiser en me disant que l'environnement ne dépend pas de moi (crise économique, harcèlement vécu, la longueur des démarches judiciaires et j'en passe...). Je travaille énormément sur moi depuis le premier confinement. J'ai commencé à aller mieux en sachant ce qui me rendait si mal et en mettant un nom sur mon handicap pour pouvoir mieux l'expliquer. J'ai un trouble dissociatif identitaire, il se peut donc que je bug complètement et ignore mon entourage en étant dans un état second. Parfois, il m'arrive de dire des trucs et de ne pas m'en rappeler. Ça m'empêche d'être productive, j'ai du arrêter mes études à cause de ça et j'ai même été virée d'un stage, ce qui a été pour moi assez traumatisant pour moi. À l'époque, je n'avais pas connaissance de mon TDI donc j'ai commencé à avoir très peur du monde du travail.

J'ai finis par me dire que j'allais finir seule avec des chats aux crochets de l'état car beaucoup pensaient que je n'en avais juste rien à foutre de ce qu'ils disaient/faisaient alors que pas du tout, simplement je suis dans l'incapacité de réagir. Une fois que j'ai compris que non, je n'en avais pas rien à faire des autres et que je n'étais pas inapte socialement, ÇA M'A ENLEVÉ UN MÉGA POIDS d'identifier ça ! Mes amis sont au courant, ma famille aussi et maintenant j'en avertis les gens que je rencontre histoire de ne pas passer pour quelqu'un d'impoli. Mes relations sociales s'en portent nettement mieux, ça m'a redonné foi en l'humanité de voir que les autres comprennent. J'ai finis par me dire que c'était OK de vivre avec un TDI et d'avoir quand même une vie sociale (enfin hors confinement). Et puis que j'ai réussi à dépasser ça, je me dis que je vais réussir à chercher et trouver un boulot. Je suis en plein dedans.

J'ai aussi fini par me désabonner de tous les trucs féministes, j'ai même bloqué des comptes sur Insta car je me suis rendu compte que ça me collait des crises d'angoisses. J'en pouvais plus de recevoir des notifs non demandés dans mon fil d'actus d'histoires de viol de type celles de Julie qui me faisaient pleurer d'un coup et qui me mettaient dans un bad mood. Le féminisme m'a beaucoup aidée pour ma reconstructrion, mais militer me demande trop d'énergie maintenant. J'ai aussi viré (ou tout du moins je me suis désabonnée) des groupes de soutien. On imagine pas le nombre de personnes qui viennent dire sur facebook qu'elles veulent se suicider ou autres. C'est dramatique, sans doute égoïste de ma part de dire ça car j'ai aussi posté des messages parfois désespérés, mais je me sens vachement mieux depuis que je ne vois plus ce type de messages. J'ai aussi arrêté d'écouter les infos. J'en avais pris l'habitude quand j'étudiais le journalisme, ça m'a vite sapé le moral. Vous avez aussi remarqué qu'il n'y a que des mauvaises nouvelles à la TV ?

J'ai arrêté de demander la permission ou l'aval de ma famille, aussi, qui me voit toujours comme une ado handicapée alors que je suis plus proche de la trentaine que de mes 15 ans. J'ai arrêté de leur parler de mes projets, des mes rêves ou même de mes angoisses puisque de toute façon, je sais que je ne serais jamais écoutée ou prise au sérieux. Entre les "ça n'est pas pour toi / tu vas le regretter / tu vas te faire interner (oui oui) / tu n'y arriveras jamais / je ne te crois pas / personne ne te croira" et j'en passe, il y a de quoi devenir folle. J'ai arrêté de leur dire quoique ce soit et depuis la vache, je suis beaucoup plus légère et j'ai moins de ressentiments envers moi-même.

J'ai aussi commencé à faire des to-do lists et à noter 3 choses positives chaque jour et je médite beaucoup. Ça fait un bien fou au moral et la méditation me permet d'observer les choses telles qu'elles sont !

Pour résumer, je conseille de :

- Identifier ce qui nous rend défaitiste : un problème qui s'éternise, un soucis de santé, des personnes nocives
- Identifier ce que l'on peut modifier et ce que l'on ne peut pas modifier
- se désabonner de tous les comptes/groupes négatifs sur instagram/facebook et autre
- Ne pas attendre les encouragements d'autres personnes qui n'ont pas confiance en nous
- Noter des choses positives chaque jour, même les plus simples !
- Dans la mesure du possible, essayer d'être objectif(ve) face à une situation qui nous stresse.

Maintenant je me sens beaucoup plus sereine, j'arrive à entamer des projets, des relations. Ça m'a pris trois ans pour en arriver là et j'ai encore beaucoup de taff à faire pour arrêter d'être tout le temps défaitiste et de tuer mes projets dans l'oeuf (coucou l'autosabotage).
 

PetitPaton

Well-known member
31 Jan 2019
43
393
93
Je dirais "tout simplement" en ajustant sa loupe de perception du monde et de la vie qui nous entoure à une vision plus micro que macro. Quand je regarde le monde dans sa globalité j'ai clairement l'impression qu'on va tous mourir demain et que tout est désespéré, irrattrapable et que je ne manque pas de trouver des raisons de détester le genre humain, mais quand je regarde à mon niveau, ma vie à moi ... Bah je n'ai pas à me plaindre du tout, je suis heureuse en ce moment, j'ai accompli des choses très chouettes et j'ai encore pleins de projets à mon échelle, et surtout j'ai une vie qui me convient et me correspond, ça tombe bien c'est justement sur ma vie et à mon échelle que je peux avoir un impact et que je peux travailler à rendre MON quotidien meilleur et aider les autres aussi. Donc oui il y a pleins (trop) de choses qui peuvent me rendre défaitiste dans le monde mais si j'arrive à me construire un cocon, une vie qui me plaît alors je fais abstraction du reste et je ne suis plus défaitiste (pour quelques temps du moins :yawn: )
Avec le recul je remarque que j'ai pu être très très dépressive voire toxique tellement j'étais négative, triste et déprimante (forcément), par le passé, parce que je n'étais pas bien dans ma vie, dans ma peau, que je remuais tout le temps le fond le plus noir de mes pensées et que ça rejaillissait sur tout le reste et surtout sur les personnes qui m'étaient proches. Maintenant que je me suis construit une vie qui me plaît et dans laquelle je me sens bien, que j'ai pleins d'espoirs pour la suite, que j'ai le temps de m'intéresser à pleins de choses, je ne tombe plus dans ces travers. Mais ça prend du temps et ça demande beaucoup de travail sur soi, je sais que j'ai un fond pessimiste et ça fait partie aussi de ma manière de voir le monde (j'aime beaucoup Schopenhauer :LOL:) et je l'accepte.

Ce contenu est réservé aux membres inscrit.es. Inscris-toi par ici.
 
Dernière édition:

Merlu

Le troisième type, c'est moi
18 Fev 2019
1 687
5 834
113
32
Devant ton nez
@PetitPaton Ce genre de méthode ne marcherait même pas pour moi, parce que même en me focalisant sur ma vie, c'est pas joyeux: solitude, vie pro au point mort, précarité, addiction aux écrans, vie associative et artistique réduite à néant par les circonstances (c'est sympa quand tes seules bulles d'oxygène sont toutes des activités interdites), découragement, dépression, TSPT. Bref, je ne peux même plus me raccrocher à ça.

J'ai aussi un rapport conflictuel au sentiment d'impuissance. Me dire que je dois accepter un truc parce que je ne peux rien y faire me fait bouillir encore plus, et ça me démange d'avoir des accès de violence envers la personne qui me le dit.

Bien sûr, je me coupe un maximum des actus, mais je ne peux pas y échapper complètement, elles finissent malgré tout par s'imposer à moi. Ce qui fait que j'apprends régulièrement des choses que j'aurais aimé ne jamais savoir, ce qui me met parfois à un cheveu de la crise suicidaire (ne vaut-il pas mieux disparaître immédiatement qu'être le spectateur impuissant d'un monde irrémédiablement en voie d'autodestruction ?).

Si vous vous demandiez pourquoi j'avais pour lubie de décourager tout le monde, vous avez la réponse, ce n'est qu'une réponse avec mes tripes à toute cette souffrance.
 

Armus

Well-known member
16 Sept 2020
201
1 440
93
Quand on est plus sensible et réceptif que la majorité des gens à ce qui nous entoure, on prend de plein fouet la moindre info, le moindre problème négatif. Surtout s"il y a addiction aux écrans, ce qui n'aide pas à échapper à l'actualité et à la connerie humaine.
Pour sortir de là, un pas après l'autre faut se concentrer sur ce qui est positif. Ce n'est pas facile du premier coup, c'est une pensée qui se construit et la négativité ne partira jamais vraiment mais ça permet d'équilibrer la balance.
Pour cela il faudrait déjà identifier ce qui procures du plaisir qu'il soit physique ou intellectuel.
Une fois trouvé il faut le cultiver et l'enrichir. Ça demande un effort mental constant c'est clair mais cette hypersensibilité qui fait qu'on développe une vision négative et un comportement toxique peut être utilisé inversement pour être réceptif au positif.
Ce contenu est réservé aux membres inscrit.es. Inscris-toi par ici.
Je ne dis pas que ma méthode est miraculeuse et qu'elle a changé ma vie du tout au tout mais depuis que j'ai affiné ma perception de ce qui me fait du bien, je suis beaucoup plus calme intérieurement, moins négatif, moins à bacher les autres que je trouvais trop optimistes. J'ai ma propre source interne d'optimisme, quand je pense à quel point le monde est dégueulasse et certaines personnes stupides je me focalise sur ce que je trouve beau et ça fonctionne pour moi.
@Merlu Je ne sais pas si ça va t'aider mais j'espère que tu trouveras une façon de voir les choses différemment
 

Ann Ha

Well-known member
6 Jan 2019
2 361
24 864
113
31
@Merlu Tu as l'air d'avoir conscience de l'impact potentiel que peuvent avoir tes prises de position sur les autres. Est-ce que tu ne peux pas essayer juste de modifier un peu ton mode d'interaction pour le moment ? L'idée n'étant pas de régler un problème dépressif (pour ça je pense qu'une aide professionnelle peut être plus utile), mais juste de réussir à ne pas déverser sa colère sur des individus (qui ont eux-mêmes des problèmes à régler et sont potentiellement aussi déprimés, donc peuvent être touchés très profondément quand ils reçoivent un commentaire très négatif) ?
Essayer d'apprendre à apprécier l'optimisme des autres. Car tu dis que tu te renfermes sur des informations négatives (médias et autres), mais je pense que notre esprit nous entraîne à ne prendre en compte que le pire, et à chasser les informations positives comme inintéressantes. C'est un exercice conscient, je trouve, de prendre en compte les informations optimistes ou positives. Peut-être que tu n'arriveras pas tout de suite à les accepter comme valables, mais déjà leur laisser la possibilité de s'exprimer te permettra d'en voir davantage fleurir.
 

Kurmad

Well-known member
7 Jan 2019
251
1 364
93
J'ai longtemps fait semblant d'être super enthousiaste au boulot, parce que j'avais un ami qui l'était tout le temps et que je trouvais ça agréable.
À force de faire semblant il s'est passé 2 trucs :
- Les gens se sont imaginés que j'étais vraiment comme ça, et les collègues les moins râleurs se sont naturellement rapprochés.
- J'ai renforcé artificiellement les schémas de pensée positive.

Après des mois, je me suis rendue compte que je sortais petit à petit de ma dépression.
Aujourd'hui, ça fait plusieurs années, et j'ai tendance à râler beaucoup moins qu'avant. Je fais moins d'efforts pour hyper-positiver tout le temps (c'est épuisant d'aller contre sa nature), mais les gens me disent souvent que je suis une personne enthousiaste et souriante, donc ça m'a durablement transformée. Et mentalement, je me sens beaucoup mieux.

J'essaye aussi de faire confiance aux gens a priori et non pas a posteriori, et à me mettre à leur place au lieu de les juger. Même quand ils ont des intérêts contraires aux miens.
C'est dur, on n'apprend pas à faire ça en France, on préfère tout critiquer.
 

Caroline

Well-known member
12 Jan 2019
116
420
63
Je viens de prendre connaissance du topic. Ça me parle bcp. Merci vraiment pour vos partages
 
  • You Rock !
Reactions: Nastasja

Derniers messages