Chère Daronne, le père de mon bébé se fout de ma tronche, que faire ?

KtyKonéko

adulte à temps partiel & autrice de fanfiction
@KrissDeValnor
en général, le baobab était déjà là avant, enraciné avec un bon gros chouya de misogynie plus ou moins inconsciente "c'est des trucs de femmes qui savent faire cela d'instinct"... sauf que je n'ai pas le chromosome du ménage / maternage
c'est le même genre de personne qui voit un évier plein mais nous répond quand on fait le reproche de ne pas avoir fait la vaisselle : "bah? fallait me le dire"
En ce qui me concerne, il m'a fallu plusieurs années, et quelques coups de gueules pour lui faire comprendre que non, ça ne se fait pas tout seul... et que moi non plus, je n'aime pas passer l'aspirateur

d'ailleurs, vous remarquerez que le mot paternage n'existe pas
 

meta

Well-known member
18 Juil 2019
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Salut, j’ai juste une question, je n’ai pas compris dans l’article ce qu’était le "archétype du mâle en manque de reconnaissance sociale" ? Je ne vois pas trop le lien avec la suite. Merci !
 

A Kane

Well-known member
2 Jan 2019
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@KrissDeValnor j’avais lu je sais plus où que la naissance d’un enfant a tendance à rendre inégalitaire mêmes les couples qui avaient une répartition des tâches ménagères à peu près ok avant la naissance. Il me semble que c’est en partie dû au fait que la femme travaille souvent moins en tout cas au début, et que du coup elle se trouve à prendre en charge la majeure partie des tâches liées à l’enfant + éventuellement le conjoint refile une partie de ses tâches ménagères « parce qu’il travaille lui ».

Je pense que clairement il y a cette idée répandue que quand t’es en congé mat c’est un congé, et tu ne fais « rien » ou « pas grand chose » qui joue, mais j’ai du mal à excuser les pères même si c’est peut-être une conséquence du patriarcat, parce que c’est une conséquence qui les arrange bien..
 

pouty_jin

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2 Jan 2019
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Tahiti
@A Kane je te rejoins complètement sur l'aspect "vacances" que certain·es associent à tort au congé post-natal... Non seulement c'est crevant parce qu'il y a un bébé dont il faut s'occuper, mais faudrait pas oublier que c'est aussi (et surtout en fait, de mon point de vue) fait pour te remettre de l'accouchement/grossesse...

J'aime pas le côté médicalisé du terme mais si on pouvait parler de convalescence - ou approchant - plutôt que de congé, ça changerait peut-être l'image que l'on en a...
 

Mai Léo

Well-known member
14 Jan 2019
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@meta je crois que ça fait référence au cliché de certains hommes qui en devenant pères vivent plutôt mal le fait que tout ne tourne pas/plus autour d'eux.
Le lien avec la suite, ce serait le fait que cet homme cliché boude et se désengage de la paternité pour bien montrer qu'il est contrarié et qu'il a besoin d'attention et de reconnaissance.

C'est juste mon interprétation.
 

Margot

Un jour après l'autre
8 Fev 2019
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@Kettricken @schizophrenia J'ai clairement observé ce "conflit de loyauté" entre le boulot et la famille chez mon conjoint. (Et ça me rend dingue car moi je n'ai pas la possibilité de faire ce choix (l'aurais-je fais ? :ninja: ).)
Clairement il a l'impression qu'il ne peut pas faire l'impasse sur le boulot (sauf urgence évidemment), j'ai l'impression qu'il ne veut pas faire de compromis sur son implication au boulot au quotidien. Que ça ne rentre pas dans le champs du possible.

Alors que c'est un conjoint et un papa impliqué, qui a quand même pris sa part du boulot pendant le post partum et avec qui on a partagé les nuits à mon retour au boulot.

Mais au quotidien, il ne réduit pas son investissement au travail alors que je considère que j'ai dû le faire. (ET C'EST PAS JUSTE !!!! :non::non::crying::crying::crying: )
 
Dernière édition:

KtyKonéko

adulte à temps partiel & autrice de fanfiction
@Mai Léo
ya du vrai dans ce que tu écris

:vieux:(il y a ±24 ans) un soir en rentrant du boulot, mon mari m'a fait le reproche que je ne m'occupais plus de lui comme avant (avant la naissance de notre fils)...
j'avais passé la journée à m'occuper du bébé-qui-pleure-tout-l'temps et qui ne dort presque pas (couchée à 3h du matin la veille), je n'avais même pas eu le temps de me doucher, j'étais à la fois crevée, déprimée, dépitée (mon épisio me faisait mal) et de mauvaise humeur... autant dire qu'il a regretté son reproche, il a même fait la vaisselle !

moralité : j'ai eu l'impression, pendant une partie de la petite enfance de mon fils, de devoir faire l'éducation du fils, et celle du père... soupiiiiiiiiiiiiiiir