LuLa

Oeuvre au noir
4 Jan 2019
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Je trouve ces mesures tellement timorées... Trop de trucs passifs et pas assez de véritables actions. Par exemple pour les passoires thermiques il faudrait mettre en place un véritable chantier de rénovation des bâtiments sur tout le pays (et donc prévoir et organiser main d’œuvre et matériaux pour que ça prenne pas 25 ans), en plus ça sera très bon pour l'économie parce que ça ferait bosser les professionnels de ce secteur. Au lieu de juste faire une petite mesure d'obligation à partir de 2023.
 

Chocovore

éclair au chocolat
9 Jan 2019
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@LuLa Pourtant notre bon premier ministre qui traîne ses guêtres dans les hautes sphères du pouvoir depuis des années a dit que si on avançait pas c’était à cause des des gens qui voulait faire une écologie dogmatique et punitive.
Alors qu’interdire les terrasses chauffées en 2021 au plus tôt, on sent une réelle volonté politique...:troll:

J’ai pas trop compris l’idée d’appauvrissement des sols par la bétonisation de l’article. Je ne vois pas comment bétoniser un endroit fait diminuer la quantité de minéraux dans le sol ailleurs. A part à essayer de cultiver directement sur le béton ? Est ce que c’est en rapport avec l’érosion accélérée du au ruissellement ou c’est un point de vue global à l’échelle du pays.:hesite:
 

Velvet

Active member
3 Fev 2019
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Pour la rénovation énergétique des bâtiments, il ne faut surtout pas mélanger l'obligation de rénovation des passoires thermiques demandée par la convention et le "décret décence" dont il est question dans l'article avec l'échéance du 1er janvier 2023 :

• la mesure de la convention demande l'interdiction de la mise en location des logements correspondant à l'étiquette F ou G du diagnostic de performance énergétique du DPE > soit 7,4 millions de logements actuellement, dont 3,1 millions en location dans le parc privé

• la version actuelle du décret "décence" propose de retenir un seuil de consommation bien supérieur au seuil de l'étiquette G (+ de 500 kWh d'énergie finale par m2 et par an ): cela concernerait seulement entre 145 000 et 232 000 logements dans le parc locatif privé actuel... Un chiffre dérisoire donc par rapport à l'enjeu réel des passoires énergétiques.

Concrètement, le gouvernement profite de la complexité du sujet (pas évident de comprendre les différents niveaux de consommation des logements...) pour faire passer le décret en cours comme une application de la mesure demandée par la convention, alors qu'en fait... Pas du tout, ça n'a rien à voir.

Les professionnels de la lutte contre la précarité énergétique estiment qu'il faudrait un seuil deux fois plus bas pour que le décret permette vraiment aux locataires qu'ils accompagnent de réellement pouvoir se retourner contre leur bailleur.

Source : cet article du CLER, un réseau associatif qui rassemble notamment des associations de lutte contre la précarité énergétique et des professionnels de la rénovation ; ou encore cet article du Réseau Action Climat

Une consultation publique est en cours d'ailleurs sur le projet de décret, jusqu'à demain, pour celles et ceux qui comme moi trouveraient ça scandaleux et auraient envie de le dire ;)

A noter par ailleurs que contrairement à ce qui est avancé par "Pauline J." dans l'article, les demandes de la convention sur la rénovation prennent bien en compte la nécessité d'un échelonnement dans le temps et d'un accompagnement financier pour que ça ne soit pas une mesure injuste socialement. Et concernant les bailleurs sociaux, sensibiliser les locataires aux éco-gestes, c'est un début, mais concrètement, quand les gens ont froid parce que leur logement n'est pas isolé, la seule chose qui marche, c'est de faire des travaux, point.

[NB pour Rockie : ça serait cool quand vous faites intervenir quelqu'un que vous présentez comme "experte décryptage", ce soit une personne identifiable et dont on puisse mieux mesurer le niveau de connaissance du sujet...
Surtout sur un sujet aussi sensible que l'application des propositions de la convention, où il faut vraiment pouvoir regarder de très près ce qui est sérieux dans les propositions du gouvernement et ce qui relève de l'enfumage - un boulot assez énorme que les ONG font avec beaucoup de rigueur !]
 

TiteMésange

New member
18 Jan 2019
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Pour la rénovation énergétique des bâtiments, il ne faut surtout pas mélanger l'obligation de rénovation des passoires thermiques demandée par la convention et le "décret décence" dont il est question dans l'article avec l'échéance du 1er janvier 2023 :

• la mesure de la convention demande l'interdiction de la mise en location des logements correspondant à l'étiquette F ou G du diagnostic de performance énergétique du DPE > soit 7,4 millions de logements actuellement, dont 3,1 millions en location dans le parc privé

• la version actuelle du décret "décence" propose de retenir un seuil de consommation bien supérieur au seuil de l'étiquette G (+ de 500 kWh d'énergie finale par m2 et par an ): cela concernerait seulement entre 145 000 et 232 000 logements dans le parc locatif privé actuel... Un chiffre dérisoire donc par rapport à l'enjeu réel des passoires énergétiques.

Concrètement, le gouvernement profite de la complexité du sujet (pas évident de comprendre les différents niveaux de consommation des logements...) pour faire passer le décret en cours comme une application de la mesure demandée par la convention, alors qu'en fait... Pas du tout, ça n'a rien à voir.

Les professionnels de la lutte contre la précarité énergétique estiment qu'il faudrait un seuil deux fois plus bas pour que le décret permette vraiment aux locataires qu'ils accompagnent de réellement pouvoir se retourner contre leur bailleur.

Source : cet article du CLER, un réseau associatif qui rassemble notamment des associations de lutte contre la précarité énergétique et des professionnels de la rénovation ; ou encore cet article du Réseau Action Climat

Une consultation publique est en cours d'ailleurs sur le projet de décret, jusqu'à demain, pour celles et ceux qui comme moi trouveraient ça scandaleux et auraient envie de le dire ;)

A noter par ailleurs que contrairement à ce qui est avancé par "Pauline J." dans l'article, les demandes de la convention sur la rénovation prennent bien en compte la nécessité d'un échelonnement dans le temps et d'un accompagnement financier pour que ça ne soit pas une mesure injuste socialement. Et concernant les bailleurs sociaux, sensibiliser les locataires aux éco-gestes, c'est un début, mais concrètement, quand les gens ont froid parce que leur logement n'est pas isolé, la seule chose qui marche, c'est de faire des travaux, point.

[NB pour Rockie : ça serait cool quand vous faites intervenir quelqu'un que vous présentez comme "experte décryptage", ce soit une personne identifiable et dont on puisse mieux mesurer le niveau de connaissance du sujet...
Surtout sur un sujet aussi sensible que l'application des propositions de la convention, où il faut vraiment pouvoir regarder de très près ce qui est sérieux dans les propositions du gouvernement et ce qui relève de l'enfumage - un boulot assez énorme que les ONG font avec beaucoup de rigueur !]
Je plussoie ! Merci @Velvet . Je vais voir ton lien pour la consultation.
J'ai été voir, mais je ne comprends pas trop ce qu'il faut faire, notre avis n'est pas vraiment demandé ? Et j'avoue j'ai eu la flemme de tout lire, c'est la proposition hyper a minima dont tu as parlé c'est ça?
 

Velvet

Active member
3 Fev 2019
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Je plussoie ! Merci @Velvet . Je vais voir ton lien pour la consultation.
J'ai été voir, mais je ne comprends pas trop ce qu'il faut faire, notre avis n'est pas vraiment demandé ? Et j'avoue j'ai eu la flemme de tout lire, c'est la proposition hyper a minima dont tu as parlé c'est ça?
Alors je viens d'aller voir et ça semble déjà ne plus être possible :(
 

Haleyo

Well-known member
21 Juin 2019
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@Chocovore

Je suis agronome et je me pose la même question que toi : en quoi le béton appauvrit les sols environnants ?

Ce que je sais, c'est que le béton tue le sol (enfin les organismes vivants dans le sol) qu'il recouvre.

Il peut également augmenter l'érosion des sols environnants, puisqu'il empêche l'eau de filtrer dans le sol qu'il recouvre et donc, cette eau va en plus grande quantité sur les sols alentours, augmentant les risques d'érosion (voire d'innondation en cas de grande articialisation, cf les inondations observées ces dernières années dans le Sud Est de la France). L'érosion réduit la couche superficielle du sol qui contient notamment la matière organique (qui fait la richesse d'un sol dans le language courant). Peut-être que c'est ce mécanisme que "l'experte" citée essayait d'exprimer dans l'article ?

En outre, j'ai déjà entendu (sans être capable de citer mes sources, donc c'est à prendre avec des pincettes) que le béton dégage des substances toxiques dans les sols environnants, alors peut-être que ces substances toxiques détruiraient une partie de la biodiversité des sols et par voie de conséquence les appauvriraient à long terme ?

Je ne maitrise pas la plupart des sujets dans cet article, mais j'avoue être assez mal à l'aise quand, sur un sujet que je pense un peu maitriser, je lis des choses quasi-fausses (c'est à dire qui sont partiellement vraies mais écrites d'une manière qui amène le lecteur à comprendre quelque chose de faux), ou tellement mal expliquées que moi même je ne les comprends pas.
Il me semble qu'il serait important de clarifier les chaines argumentatives apportées par chacune des parties, notamment lorsque l'on aborde des sujets techniques, objets de débats.
 
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