Hypatie

Summer is coming
20 Mar 2019
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J'aimerai bien voir un article "comment pécho en 2021"
Parce que si les relations amicales ont changé, les histoires amoureuses sont encore plus compliquées (difficile de rencontrer qqun, de voir son plan cul,...). Bref je trouve la vie bien plus difficile pour les célibataires que pour les couples.
 

Natylia

Bisounours mais je me soigne
22 Avr 2019
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Totalement d'accord avec toi @Hypatie !

Perso j'ai eu (un peu) de chance, même pendant le premier confinement j'ai pu voir du monde grâce au boulot (en étant volontaire pour garder des enfants de soignants, par contre, les vacances de printemps ont été les plus longues de toute ma vie :erf: ). Comme j'ai des amis proches au boulot ça aide ! Pour le 2e confinement ça a été un vrai plus pour moi, puisqu'on était en présentiel tout le temps, et c'est clairement ça qui m'a aidé à tenir...
Par contre, il est clair qu'avec d'autres amis (ceux de la fac surtout) on a quasi pas communiqué... (bon, on a l'habitude de ne se voir que quelques fois dans l'année, mais là pour certains ça commence à faire très loin !) et je ne sais pas comment on arrivera (ou non) à réellement renouer.
 

Koala

One life to live
19 Jan 2019
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"Pendant le confinement : un repli sur le couple au détriment des amitiés"
Euh oui je confirme à 100%.
Ayant la bonne idée de redevenir célibataire fin 2019, je trouve cette pandémie particulièrement difficile pour nous qui avons l'impression d'être devenus la dernière des priorités de leurs potes en couple, qui préfèrent privilégier leur nana/mec et leur famille (ce que je peux comprendre).
Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression de mendier un peu l'amitié/la disponibilité de mes potes, qui sont malheureusement pour moi, peu nombreux à être célibataires :LOL:
Je pensais que le problème venait de moi mais cet article me rassure un peu !
 

Rinoch'

Well-known member
4 Mar 2019
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J’ai plutôt l’impression que le cercle de connaissances va se réduire, mais que c’est toujours dans les coups durs qu’on voit qui sont les vrais amis. Donc ce confinement permets de faire un écrèmage ^^
Les vrais amitiés, même si elles peuvent s’estomper un peu pendant le confinement, reprendront normalement après.
 

Matilda

Well-known member
5 Jan 2019
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Effectivement, ce confinement a fait que ma principale interaction sociale depuis septembre c'est mo' copain... Je travaille, mais seulement à mi temps du coup je vois mes collègues qu'en début de semaine, et on est pas super potes non plus même si je les aime bien. Et surtout, avant le. Premier confinement j'étais dans la situation post études supérieures : je suis restée dans la ville où j'ai fait mon Master (pour ledit copain) et toutes mes amies sont parties travailler ailleurs. Du coup mon objectif c'était de rencontrer du monde et de me faire de nouveaux amis... Et bien clairement c'est resté lettre morte. Je connaît vaguement des personnes, mais c'est loin d'être des amis. Et puis avant d'inviter les gens chez toi c'est plus naturel j'ai l'impression d'aller d'abord boire des verres en café ou dans des bars... Vraiment super pénible.
Je comprends celles et ceux qui sont celibs. En vrai ça a toujours été ma ha'tise d'être en couplé et de n'avoir presque pas d'amis en dehors de ce couple et c'est totalement ce que je vis là, donc c'est pas idéal, mais en même temps je ne me sens pas seule, j'apprécie sa présence quotidienne, alors que si je traverser cette période en habitant seule je pense que j'aurais vraiment le moral à zéro.
 

Lilebulle

Well-known member
13 Fev 2019
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1er confinement j'ai vécu avec mon copain, sans aucun souci... Repli sur nous deux même si déà de base on était plutôt un duo sans trop de vie sociale.
Deuxième confinement... je l'ai quitté :D Du coup j'ai pu constater à quel point j'avais un entourage amical merveilleux <3 Et j'ai pu voir à quel point les confinements ou couvre feu sont terribles et combien il est compliqué de vivre sans lien social physique. Vivement que ça cesse tout ce bazar. (courage à tous, perso je préfèrerai être seule qu'en coloc avec mon ex :D )
 

Zcrevette

Well-known member
11 Mar 2019
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Le confinement m'a permis de faire le tri. Enfin en tout cas ça m'a permis de ne plus me sentir obligée.
J'ai un socle d'amis depuis le collège. J'ai l'impression qu'on est restés amis parce qu'on l'a toujours été.
Mais depuis plusieurs années je sentais un décalage. Décalage qui m'a fait souffrir de plus en plus.

Ce groupe a toujours été composé des personnes très différentes. Les moitiés ont toujours été accueillies et intégrées.
Et justement, petit à petit, un couple a commencé à prendre l'ascendant sur tout le reste du groupe. Quand il fallait prendre une décision : où est ce qu'on va boire un coup, ce qu'on fait... ce couple pesait plus et petit à petit imposait ses décisions.

Pendant quelques temps, j'ai travaillé dans une autre région. j'étais moins présente, parce que j'étais loin. On me l'a reproché, j'étais partie. J'ai eu des réflexions loin d'être bienveillantes. Mais je me suis surtout rendue compte que beaucoup de choses étaient imposées par ces deux personnes.

La vie a continué et j'ai continué à les fréquenter. Encore une fois, ce sont mes amis de toujours. Mais, j'ai tiqué de plus en plus sur des comportements. Je me suis sentie encore plus en décalage. Et puis ce manque de bienveillance m'a sauté au visage. En réalité je souffrais énormément de ne plus me "retrouver" dans ce groupe.

Je suis devenue maman et j'ai été un peu exclue. Plus invitée, plus d'appels, plus de sms. Ca a été rude. Et puis j'ai traversé une période très difficile. Je pensais pouvoir compter sur ces personnes et on m'a laissé tomber. J'ai écrit que j'allais mal et que j'avais besoin d'aide et on ne m'a rien dit, on ne m'a pas tendu de main. Perso, j'ai un ami qui me dit qu'il va mal, une amie qui traverse une période difficile, si cette personne compte pour moi, je lui tends la main du mieux que je peux. C'est un peu ça qui fait la différence entre les amis et les copains. Ca a été terrible pour moi.
J'ai remonté la pente. Mais à ce moment j'ai aussi compris qu'il fallait que ça s'arrête. Mais ce n'est as dans mon tempérament de dire merde. De tirer un trait sur 20 ans d'amitiés.

Pendant le premier confinement, je me suis retrouvée en tête à tête avec mon mec et mon fils et c'était chouette. Et j'ai pris conscience des gens qui me manquaient vraiment. Ceux avec qui tu as vraiment envie d'échanger et d'avoir des nouvelles, de savoir si ça va. Ces personnes n'en faisaient pas partie. Et vu qu'il y avait nécessairement de la distance sociale, ça m'a permis de nouer des liens plus forts avec d'autres membres de ce groupe. De créer une autre forme de relation que collective et sous la houlette de certaines personnes. Ca m'a aussi permis de découvrir qu'on avait dit du mal de moi (alors je m'en doutais mais j'ai pu le lire, après avoir été ajouté par maladresse à une conversation de groupe).

Et finalement après avoir souffert pendant des années de ces amitiés toxiques qui ne fonctionnent qu'à un sens (tu peux donner mais n'espère pas recevoir), il y a eu un déclic cet été. La distance qui avait été imposée par le confinement m'a permis d'y voir clair, de comprendre que je me battais pour des amitiés qui n'en étaient pas.

J'ai alors arrêté de prendre des nouvelles. Vu qu'il n'y a que moi qui en prenait, aujourd'hui il n'y a plus d'échanges. Il n'y a plus eu de soirées donc j'ai arrêté de me torturer à trouver des excuses pour ne pas y aller. Et maintenant je ne cherche plus d'excuses.

C'est dur de tirer un train sur plusieurs amitiés vieilles de 15/20 ans mais c'est salvateur. Ce n'était plus des amitiés.
Et puis comme je le disais, j'ai noué d'autres relations. Je me sens seule parfois, mais je fais tout pour y trouver mon compte. J'ai soif de nouvelles relations, mais je me dis que ça viendra en temps voulu (et bon pas forcément en temps de COVID).

Pour conclure, le confinement même s'il a été dur à bien des égards, m'a permis de prendre le recul nécessaire et de générer des déclics.
Une amitié toxique ça peut vraiment ronger. Aujourd'hui je me sens vraiment plus légère et apaisée.
 

Weena88

Luna Loufoca Lovegood
2 Jan 2019
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www.ungrandmarche.fr
C'est intéressant, perso, je ne l'ai pas du tout ressenti comme ça, depuis que nous nous sommes lancés dans la vie active (et dans la vie de famille, ça a coïncidé avec la fin des études de médecines -en internat donc en logement de groupe- de mon mari), ben on a bien vu que la temporalité n'était plus la même, les bandes de copains du lycée et/ou de fac se sont éparpillés un peu partout, les enfants se sont multipliés, il était donc de plus en plus difficile de se retrouver tous ensemble :dunno:.
On a gardé des liens avec ceux avec qui on avait le plus d'affinité même si on ne se voit qu'une fois tous les 12/18 mois, des fois, on ne s'appelle pas pendant 6 mois, puis un peu plus régulièrement (bizarrement, y'a plus de coup de fils en été qu'en hivers :lalala:), mais ça reste des copains.

Par contre, on a aussi développer un nouveau réseau d'amis plus proche géographiquement avec la scolarisation des enfants. Pendant le confinement, on a surtout beaucoup échangé par mail/texto, les bons plans, les astuces, les sites internets, etc. Et on a été bien content de pouvoir se retrouver un petit comité quand les mesures les plus draconienne ont été levé. :happy:
 

Kniphofia

Au fond du jardin
3 Jan 2019
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Mon cercle social était déjà très réduit depuis plusieurs années, parce que j'avais fait un gros tri dans les "copines". Je n'ai jamais réussi à voir mes collègues préféré.es en dehors du travail, malgré moult tentatives. Pendant le confinement, j'ai surtout eu des nouvelles de ma mère :goth: et d'une amie plus âgée qui vit loin. Je me suis rendue compte que cette amie vieillissait, me racontait plusieurs fois les mêmes histoires, détaillait la vie de ses enfants et petits-enfants, que je ne connais pas, et que ça ne m'intéressait pas...
Bref depuis mars, j'ai l'impression que je suis à fond dans mes centres d'intérêt/loisirs et que les interactions sociales ne me manquent pas tant que ça. Au travail, les relations se sont dégradées et je n'ai aucun plaisir à les côtoyer.
J'aimerais rencontrer de nouvelles personnes sympas cela dit mais comment dire, les possibilités de sorties sont compromises pour un bon bout de temps encore !
 

elly10

Well-known member
16 Déc 2020
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Merci pour cet article c'est vraiment intéressant!

J'ai l'impression comme dit plus haut que le confinement "écrème": à ce jour, je garde surtout le lien avec les Ami.e.s (avec un grand A). Celleux avec qui j'ai été confiné, celleux pour lesquels je suis partantes pour traverser Paris avec ma brosse à dents et ma culotte pour dormir chez eux et quand même les voir malgré le couvre feu, celleeux que je fais l'effort d'appeler après une journée sur écran avec la tête qui explose. Pour le coup on se voit moins en grand groupe et plus à 2 ou 3 et du coup ça permet des échanges vraiment profonds. Pendant le confinement on s'est raconté nos vies comme jamais! A l'inverse, les potes, les amis d'amis, les bons collègues, celleux avec qui ont est ravis de boire une bière en terrasse à 19h00 ont un peu disparu (en même temps que les bières et les terrasses quoi...).

Je me suis aussi recentrée sur ma famille, j'ai l'impression de "redécouvrir" ma fratrie (mon frère, ma sœur et leurs conjoint.e.s). Je passe aussi énormément de temps en couple (confinée à 2 dans un studio) mais on venait de passer 3 ans d'expatriation où on a été très très proches pour cause de vie sociale restreinte (inexistante au début même) donc on était "entraînées".

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J'ai eu la chance de rencontrer tout de même de nouvelles personnes: j'ai repris une activité hospitalière au moment de la première vague (et l'hôpital est un lieu où les liens se créent vite) et j'ai adhéré à plusieurs associations/ collectifs (battre le pavé par 3 degrés ça crée des liens aussi!).
 

Ada Lovelace

Well-known member
4 Jan 2019
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@elly10 Tout à fait d'accord avec "l'entraînement" de l'expatriation. Je trouve que ça nous avait permis de découvrir une autre manière de vivre l'amitié, les relations familiales, en s'appelant souvent en visio etc... Et franchement, je n'ai pas du tout l'impression d'avoir restreint mon cercle amicale par rapport à avant la pandémie (j'ai toujours été plutôt qualité > quantité, je n'ai jamais eu un million de potes), et mes amitiés sont plus solides que jamais.

Bon après, ça ne veut pas dire que le confinement et la pandémie en général ne fait pas souffrir, et j'ai hâte qu'on puisse retrouver une vie sociale (et une vie en général) un peu plus insouciante, mais je n'ai pas remarqué de changements profonds dans mes relations.
 

Nancy Drew

Well-known member
6 Jan 2019
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Personnellement, c'était plus l'expatriation que le confinement en soit le problème. Pendant le premier, je ne travaillais pas beaucoup et j'étais chez les parents d'une amie à la campagne. Maintenant, je suis en coloc (mais pas trop top) et dans 10 jours je suis officiellement dans mon propre appart. Je fais du téléenseignement depuis le 11 janvier (la rentrée chez nous) et on risque de rester comme ça jusqu'à Pâques. J'avoue que ça ne me dérange pas trop trop. Certes, j'aurai aimé pouvoir continuer à rencontrer de nouvelles personnes et me faire des ami.e.s. Mais au moins d'être à la maison fait plus passer la pilule des cafés, cinéma et asso fermés. Au moins, tout le monde est à la maison sans ami.e.s... Et j'ai plus de temps pour mes ami.e.s à distance et ma famille. Je prends la chose avec philosophie. Si je perds des ami.e.s, ce sera plus parce que je supprimerai définitivement WhatsApp (j'ai vraiment des potes qui me font presque du chantage parce que ça les soûle d'"apprendre à utiliser" une autre appli de messagerie). Je préfère en rire. Je me dis que dans deux semaines, j'aurai mon appart' définitivement, ma pièce bureau que je peux fermer quand j'aurai fini de bosser. Et donc plusieurs pièces dans lesquelles je pourrai naviguer au lieu d'être enfermée dans 10 m2. (Désolée pour celleux qui le sont, je pense fort à vous) Je serai au calme sans un coloc qui utilise toute la bande passante pour ses jeux en ligne... J'ai un travail, un toit sain sur la tête. Même si je vis bientôt complètement seule, j'aurai mes livres et mes sims pour me tenir compagnie... Et j'irai peut-être me chercher un chat au refuge un peu plus tôt que prévu!
 

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